Michel Boyon

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Michel Boyon
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Biographie
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Michel Boyon, né dans le 17e arrondissement de Paris[1] le 30 avril 1946, est un haut fonctionnaire français spécialiste du secteur de l’audiovisuel, avocat depuis 2013.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un agrégé de grammaire et d'une enseignante en lettres, d'histoire et de géographie, Michel Boyon, ancien élève du lycée Buffon à Paris, est diplômé de l'Institut d'études politiques[Lequel ?] (1965), puis élève de l'École nationale d'administration, promotion Robespierre (janvier 1968 - mai 1970)[2].

Michel Boyon est membre du Conseil d'État : auditeur (1970), maître des requêtes (1977), conseiller d'État (1989). Il est notamment commissaire du Gouvernement auprès des formations contentieuses (1981-1986) et président de la 2e sous-section du contentieux (2001-2003).

il est conseiller technique au cabinet de Michel d’Ornano lorsque celui-ci est ministre de l'industrie et de la recherche (1976-1977), ministre de la culture et de l'environnement (1977-1978) et ministre de l'environnement et du cadre de vie (1978-1981)[2].

Il devient directeur de cabinet de François Léotard au ministère de la Culture et de la Communication en 1986-1988, où il est l’un des principaux concepteurs de la loi Léotard, qui pose les fondements de la régulation sociale et culturelle de l'audiovisuel et permet également la privatisation de TF1[3].

Il est administrateur de France 2 de 1993 à 1996 et de l'Agence France-Presse de 1994 à 1998.

Il est président de Radio France de 1995 à 1998, mandat au cours duquel il crée notamment la radio Le Mouv' à Toulouse. Jean-Marie Cavada lui succède.

Jusqu'en 2003, il est le premier président du Conseil de prévention et de lutte contre le dopage, autorité administrative indépendante créée par la loi n° 99-223 du 23 mars 1999, devenu l'Autorité française de lutte contre le dopage en vertu de la loi n° 2006-405 du 5 avril 2006.

Chargé par le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin d’une mission sur la télévision numérique terrestre (TNT), puis d’une mission d’accompagnement de la mise en place de la TNT (2002 – 2003), il est nommé directeur du cabinet de ce dernier à Matignon du au . Le 1er octobre 2005, il devient président de Réseau ferré de France, établissement public chargé de la gestion des infrastructures ferroviaires.

Le , il est nommé, pour six ans, à la tête du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) en remplacement de Dominique Baudis[4]. La télévision numérique terrestre est progressivement substituée à la diffusion analogique, qui disparaît complètement le 30 novembre 2011, comme l'a prévu la loi n° 2007-309 du 5 mars 2007. Le 27 mars 2012, le Conseil sélectionne six chaînes pour une diffusion nationale en haute définition et en clair qui commence le 12 décembre suivant : HD1 (groupe TF1), 6ter (groupe M6), RMC Découverte (groupe Nextradio TV), Chérie HD (groupe NRJ), Numéro 23 (Pascal Houzelot), L'Équipe HD (groupe Amaury).[5],[6].

Olivier Schrameck lui succède en janvier 2013.

Par décret du , il est admis à la retraite du Conseil d’État.

Depuis septembre 2013, il est avocat au cabinet Jeantet (Paris)[7].

Il est officier de la Légion d'honneur et commandeur des Arts et des Lettres.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] Annuaire des Participants et Intervenants, sur le site sgpresse.fr
  2. a et b Michel Boyon, sur le site csa.fr
  3. Stratégies, no 1300, sur le site strategies.fr
  4. Décret du 24 janvier 2007 portant nomination du président et de membres du Conseil supérieur de l'audiovisuel
  5. Trafic de fréquences TNT : il y a un loup zelot !, lyoncapitale.fr, 8 avril 2015
  6. Pascal Houzelot, l'inconnu le plus célèbre du PAF, lesechos.fr, 1er juin 2015
  7. « La belle victoire de Michel Boyon », Le Figaro, encart « Le Figaro et vous », samedi 4 / dimanche 5 avril é015, page 36.

Liens externes[modifier | modifier le code]