Michel Boyon

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Michel Boyon, né dans le 17e arrondissement de Paris[1] le , est un haut fonctionnaire français spécialiste du secteur de l’audiovisuel, avocat depuis 2013.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un agrégé de grammaire et d'une enseignante en lettres, d'histoire et de géographie, Michel Boyon, ancien élève du lycée Buffon à Paris, est diplômé de l'Institut d'études politiques[Lequel ?] (1965), puis élève de l'École nationale d'administration, promotion Robespierre (janvier 1968 - mai 1970)[2].

Michel Boyon est membre du Conseil d'État : auditeur (1970), maître des requêtes (1977), conseiller d'État (1989). Il est chargé du centre de documentation (1973-1976). Il est commissaire du Gouvernement auprès des formations contentieuses (1981-1986) et président de la 2e sous-section du contentieux (2001-2003).

il est conseiller technique au cabinet de Michel d’Ornano lorsque celui-ci est ministre de l'industrie et de la recherche (1976-1977), ministre de la culture et de l'environnement (1977-1978) et ministre de l'environnement et du cadre de vie (1978-1981)[2].

Il est directeur du cabinet de François Léotard au ministère de la Culture et de la Communication en 1986-1988, où il est l’un des principaux concepteurs de la loi Léotard, qui pose les fondements de la régulation économique, sociétale et culturelle de l'audiovisuel et permet également la privatisation de TF1[3].

Il est membre du jury du concours national d’agrégation de droit public en 1991-1992.

De 1993 à 1996, il préside la commission d'aide à la presse instituée par le décret du 6 août 1993.

Il est administrateur de France 2 de 1993 à 1996, de l'Agence France-Presse de 1994 à 1998 et de la Réunion des musées nationaux de 1996 à 2003.

Il est président de Radio France de 1995 à 1998, mandat au cours duquel il crée notamment la radio Le Mouv' à Toulouse, et coprésident du Festival de Radio France - Montpellier. Jean-Marie Cavada lui succède.

Jusqu'en 2003, il est le premier président du Conseil de prévention et de lutte contre le dopage, autorité administrative indépendante créée par la loi no 99-223 du 23 mars 1999, devenu l'Agence française de lutte contre le dopage en vertu de la loi no 2006-405 du 5 avril 2006.

Chargé par le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin d’une mission sur la télévision numérique terrestre (TNT), puis d’une mission d’accompagnement de la mise en place de la TNT (2002 – 2003), il est nommé directeur du cabinet de ce dernier à Matignon du au . Le 1er octobre 2005, il devient président de Réseau ferré de France, établissement public chargé de la gestion des infrastructures ferroviaires.

Le , il est nommé, pour six ans, à la tête du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) en remplacement de Dominique Baudis[4]. La télévision numérique terrestre est progressivement substituée à la diffusion analogique, qui disparaît complètement le 30 novembre 2011, comme l'a prévu la loi no 2007-309 du 5 mars 2007. Le 27 mars 2012, le Conseil sélectionne six chaînes pour une diffusion nationale en haute définition et en clair qui commence le 12 décembre suivant : HD1 (groupe TF1), 6ter (groupe M6), RMC Découverte (groupe Nextradio TV), Chérie HD (groupe NRJ), Numéro 23 (avec Pascal Houzelot dont il soutient la candidature), L'Équipe HD (groupe Amaury)[5],[6]. Olivier Schrameck lui succède en janvier 2013[7].

Par décret du , il est admis à la retraite du Conseil d’État.

Depuis septembre 2013, il est avocat au cabinet Jeantet (Paris)[8].

Il préside, depuis 2006, le conseil d'administration du CELSA (École des hautes études en sciences de l'information et de la communication) à l'université Paris Sorbonne. Il est administrateur de la Fondation Simone et Cino del Duca depuis 1999 et de la Fondation Long Thibaud depuis 2011. Il préside aussi, depuis 2013, l'association culturelle franco-italienne Eurovisioni et la commission de gestion de la Caisse de retraites du personnel de la Comédie-Française. Depuis 2015, il est membre du conseil d'orientation de l'association "Presse et pluralisme", qui organise des opérations de mécénat à l'intention des organes de presse.

Il est élu le 27 mai 2016 membre titulaire de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer.

De 1983 à 1986, il préside l'Association des membres du Conseil d'État. Il est officier de la Légion d'honneur, commandeur des Arts et des Lettres, officier des Palmes académiques et officier du Mérite agricole.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] Annuaire des Participants et Intervenants, sur le site sgpresse.fr
  2. a et b Michel Boyon, sur le site csa.fr
  3. Stratégies, no 1300, sur le site strategies.fr
  4. Décret du 24 janvier 2007 portant nomination du président et de membres du Conseil supérieur de l'audiovisuel
  5. Trafic de fréquences TNT : il y a un loup zelot !, lyoncapitale.fr, 8 avril 2015
  6. Pascal Houzelot, l'inconnu le plus célèbre du PAF, lesechos.fr, 1er juin 2015
  7. « Olivier Schrameck, un politique pur sucre pour la présidence du CSA - L'actu Médias / Net - Télérama.fr », Télérama.fr,‎ (lire en ligne)
  8. « La belle victoire de Michel Boyon », Le Figaro, encart « Le Figaro et vous », samedi 4 / dimanche 5 avril é015, page 36.

Liens externes[modifier | modifier le code]