Denis Payre

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Denis Payre
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Denis Payre en 2013.
Naissance (58 ans)
Lyon, Drapeau de la France France
Nationalité Française
Formation

Denis Payre, né le à Lyon, est un entrepreneur et homme politique français. Fondateur des sociétés Business Objects et Kiala, il s’engage dans la vie associative en créant Croissance Plus et finance des startups.

En 2013, il fonde le parti politique Nous Citoyens, dont il prend la présidence. En 2021, il adhère au parti Les Républicains et annonce sa candidature au congrès LR pour l'élection présidentielle de 2022.

Situation personnelle[modifier | modifier le code]

Origines et formation[modifier | modifier le code]

Denis Payre est le fils d'un ingénieur et d'une assistante sociale[1] et l'arrière petit-fils de soyeux lyonnais[2].

De 1983 à 1985, il est scolarisé à l’ESSEC, où il vit ses premières expériences d’entrepreneur. Il crée une liste d’étudiants dans le cadre de l’association pour le logement des étudiants de l’école, association qu’il préside, ainsi qu'un syndicat apolitique, Forum, qui réalise 60 % des suffrages dès la première année et lui permet de prendre place au conseil de surveillance du groupe ESSEC. Il intègre la Junior Entreprise de l’école, Junior ESSEC Conseil, en tant que secrétaire général puis président, et décide de créer avec Supélec une junior entreprise commune, Ingécom;

En 1986, il part en coopération aux États-Unis chez Thomson-CSF.

Il est ensuite, de 1987 à 1988, responsable des activités internationales de la jeune société informatique Forum International. De 1988 à 1990, il est responsable de Compte stratégique chez Oracle France[1].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il a quatre enfants et pratique le ski ainsi que la voile (il a traversé l'Atlantique en catamaran)[1].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Business Objects[modifier | modifier le code]

En 1994, il participe à l'introduction en bourse de la Business Objects au Nasdaq, première société française d’édition de logiciel à y parvenir[3],[1]. Business Object fait son entrée à la bourse de Paris en 1999[4].

Denis Payre décide, en 1997, de se retirer de Business Objects, mais reste membre du conseil d’administration.

En février 2008, Business Objects est racheté par l'allemand SAP pour 4,8 milliards d'euros[5]. Denis Payre n'est plus actionnaire à ce moment-là.

Croissance Plus et exil[modifier | modifier le code]

Avec Business Objects, il est confronté à deux lois votées par le gouvernement Alain Juppé[Lequel ?] qui le mettent, ainsi que la société qu’il a fondée, dans une situation difficile : les cotisations sociales rétroactives sur les stock-options constituent une charge imprévisible très importante pour Business Objects, qui avait associé un grand nombre de ses salariés au capital pour en faire des coentrepreneurs. La suppression du plafonnement de l’ISF le menace de ne pas être en mesure de payer son impôt car une grande partie de son patrimoine est constituée de titres Business Objects (90 %)[6]. Il lui est difficile de vendre ses actions car il ne peut le faire que dans des périodes et des quantités très limitées, étant considéré par la SEC, le gendarme de la bourse américaine, comme un initié puisqu'il siège toujours au conseil d’administration de l’entreprise[7].

En 1997, Il cofonde et préside l’association Croissance Plus dans le but de promouvoir le modèle de développement des entreprises en forte croissance et d'obtenir la création d'un environnement qui leur soit plus favorable. Croissance Plus parvient à convaincre le gouvernement Jospin de supprimer l’effet rétroactif sur les stock-options. Croissance Plus obtient aussi la création des Bons de Créateurs d’Entreprises, un nouveau mécanisme incitatif de stock-options destiné aux jeunes entreprises françaises et utilisé depuis très largement en France par ce type d’entreprises pour attirer et fidéliser des collaborateurs[réf. nécessaire][8],[6]. Denis Payre est resté impliqué dans Croissance Plus et est à ce jour président du comité fondateur de l’association.

Puis il décide alors de quitter la France en 1998 et de s'installer en Belgique où il cofondera notamment en 1999 Growth Plus Europe (aujourd'hui Entrepreneurs for Growth) avec des entrepreneurs autrichiens, allemands, belges, espagnols, italiens et néerlandais, association dont il assurera la vice-présidence pendant six ans[réf. souhaitée][6].

En 2008, lorsque l'ISF est à nouveau plafonné, Devis Payre revient en France. Sans que les mesures qui suivirent (suppression du bouclier fiscal notamment) ne le fassent changer d'avis[9].

Kiala[modifier | modifier le code]

En 2000, avec Marc Fourrier, spécialiste en économie de la logistique, Denis Payre crée Kiala, une plateforme de services logistiques pour la vente à distance. Kiala propose un service de distribution des colis avec livraison dans un point de livraison (point de dépôt) comme alternative à une livraison à domicile.

Kiala devient l'opérateur de relais leader en Europe avec une implantation dans cinq pays : Belgique, Espagne, France, Luxembourg, Pays-Bas. Le chiffre d’affaires lors de la première année d’activité complète, en 2002, est de 1,4 million d'euros. Il monte à 50 millions d'euros 10 ans plus tard, après une croissance moyenne annuelle pondérée de 50 %[10]. En 2012, la société compte plus de 4 500 points de livraison en France et 7 000 en Europe[10].

En février 2012, l'américain UPS se porte acquéreur de Kiala pour en faire son centre de compétence mondial dans le domaine d'expertise de l'entreprise. Kiala est alors chargé de déployer des réseaux de relais pour le compte d'UPS dans plusieurs pays du monde comme la Grande-Bretagne, l'Allemagne ou le Canada[11]. Denis Payre est resté à la tête de l'entreprise pendant 18 mois, jusqu'en .

Nature & People First[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, Denis Payre partage son temps entre la France et les États-Unis où il passe une partie de l'année pour les besoins de son nouveau projet entrepreneurial, Nature and People First, une technologie de stockage d'énergie par l'eau (Micro-Station de Transfert d'Énergie par Pompage) pour laquelle les développements se concentrent notamment aux Antilles françaises, en Californie ou à Hawaï[12].

Autres engagements[modifier | modifier le code]

En 2004, Denis Payre est le parrain d'une promotion de l'École de guerre économique[13].

En 2010, il cofonde la fondation Croissance responsable, dont il est membre du conseil scientifique. L'objectif de la fondation est double : convaincre les Français que l’économie de marché est utile et positive et ouvrir le débat sur l'évolution de l’économie de marché.

Il est membre du collège de l'Autorité de la concurrence de 2009 à 2013.

Il est membre du conseil de surveillance des Éditions Lefebvre Sarrut.

En 2016, il rejoint l'éditeur de logiciels indépendant GB & Smith[14].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Lancement et présidence de Nous Citoyens[modifier | modifier le code]

Logo de Nous Citoyens

Denis Payre lance, en octobre 2013, le mouvement politique coopératif Nous Citoyens, en réponse au « Moi président de la République » de François Hollande[15],[16]. Alors que Nous Citoyens se veut ni de droite, ni de gauche et affirme réunir des « déçus » des deux bords, le ministère de l'Intérieur classe le parti à la droite de l'échiquier politique, tandis que certains observateurs politiques le jugent d'inspiration social-libérale et réformiste[17],[18],[19],[20],[21].

Nous Citoyens reçoit le soutien d'Européens solidaires et de personnalités telles que l'économiste Michel Godet, l'écrivain Éliette Abécassis ou le navigateur Marc Thiercelin[22].

Denis Payre considère que l'engagement politique ne doit plus être un métier durable. En effet, pour une personnalité politique n'ayant pas d'autre horizon professionnel que sa carrière politique, le souhait d'être réélu prendrait trop souvent le pas sur l'intérêt général. En outre, les grands élus (maires des grandes villes, parlementaires) ne connaissent pas suffisamment le monde de l'entreprise et sont donc peu à même de favoriser la création d'emplois. Partant de ce constat, Denis Payre milite pour des élus issus de la société civile et qui y retourneront à terme[23].

Il met également l'accent sur les questions économiques et prône une politique « pragmatique » visant à diminuer et à rationaliser l'action de l'État dans l'économie (moins de dépenses publiques et de prélèvements obligatoires, incitations à l'entrepreneuriat, lutte contre les doublons administratifs). Denis Payre a pour leitmotiv que la « France est un surdoué qui s'ignore », jugeant les Français créatifs et travailleurs[24].

Lors des élections européennes de 2014 en France, ses listes obtiennent 1,41 % des suffrages exprimés, ce qui en fait la 9e force politique pour cette élection avec 266 468 voix[25],[26].

Le , Denis Payre annonce qu'il a proposé au député européen Jean-Marie Cavada de prendre la présidence de Nous Citoyens et que ce dernier l'a accepté. Denis Payre restera vice-président du mouvement, tout en menant en parallèle des projets d'entreprenariat social. À l'occasion de cette annonce, il revendique 12 500 adhérents[27] à Nous Citoyens, qui serait ainsi parmi les dix premiers mouvements politiques français[28]. Après la démission de Jean-Marie Cavada en juin 2015[29], Denis Payre reprend provisoirement la tête du mouvement, le temps d'organiser une nouvelle élection, en janvier 2016, qui porte Nicolas Doucerain à la présidence de Nous Citoyens[30].

Congrès des Républicains de 2021[modifier | modifier le code]

Le , deux jours après avoir pris sa carte au parti Les Républicains (LR), il annonce sa candidature à une primaire de droite en vue de l'élection présidentielle de 2022[31],[32].

Positionnement[modifier | modifier le code]

Denis Payre se définit politiquement comme « libéral, social réformateur mais conservateur sur les valeurs »[33].

Prix[modifier | modifier le code]

  • 1996 : Meilleur entrepreneur de l’année, par le magazine américain Business Week[34].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Sophie Fay, Dominique Nora, « Denis Payre, un serial entrepreneur qui veut changer la politique », sur Le Nouvel Observateur, (consulté le )
  2. Solène Davesne, « Entrepreneur de parti politique », sur Usine nouvelle, (consulté le )
  3. Nil Sanyas, « Le Français Criteo coté au NASDAQ à la rentrée ? », sur Nextinpact.com,
  4. « Business Objects débarque à Paris à 71,50 euros », sur Lexpress.fr,
  5. Maryse Gros, « SAP rachète Business Objects pour 4,8 milliards d'euros », sur lemondeinformatique.fr,
  6. a b et c « Denis Payre : "Sarkozy ne comprend rien aux entrepreneurs" », sur La Tribune (consulté le )
  7. Voir sur nouscitoyens.fr.
  8. « Le lobbying efficace des « entreprises de croissance » en faveur des stock-options », sur lesechos.fr (consulté le )
  9. « "Même surtaxé, je resterai en France" », sur Challenges (consulté le )
  10. a et b Faits et chiffres clés, Kiala.fr
  11. Valérie Collet, « Le géant américain UPS rachète les relais colis Kiala », sur Lefigaro.fr,
  12. Transition Energétique, « Denis Payre se lance dans le stockage des énergies renouvelables par l'eau (STEP) - Transition Energétique », sur Transition Energétique (consulté le )
  13. « Les parrains de promotion - Formations Intelligence économique Cyber Sûreté », sur www.ege.fr (consulté le )
  14. communiqué
  15. Sarah Belouezzane, « Denis Payre, blond en affaires, bleu en politique », sur Lemonde.fr,
  16. Christine Kerdellant, « Moi, Président? Non, Nous Citoyens ! », L'Express, vol. 1,‎
    Article non signé, « "Moi président et Nous citoyens" », La Tribune,‎
    Lea Pfeiffer, « « Nous citoyens », le parti politique du serial entrepreneur Denis Payre », Economie Matin.fr,‎ (lire en ligne)
  17. Des déçus de droite se fédèrent autour de Nous citoyens sur leparisien.fr du 24 janvier 2014
  18. Municipale à La Rochelle : qui est Thierry Sagnier ? sur sudouest.fr du 7 mars 2014
  19. Koenig : pour en finir avec la droite et la gauche sur lepoint.fr du 25 mai 2014
  20. Hervé Favre, « Denis Payre : «Droite et gauche, même responsabilité» », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne)
    François d'Estais, « Rencontre avec Denis Payre, président de Nous Citoyens », lecarnetpolitique.com,‎ (lire en ligne)
  21. Nouvelle Donne et Nous Citoyens prêts à renvoyer l’appareil politique sur liberation.fr du 11 décembre 2013
  22. Denis Payre : les listes "Nous citoyens" à la peine dans les sondages "parce qu’elles manquent encore de notoriété" sur Atlantico.fr du 23 mai 2014
  23. Marie Bellan, « Nouveau parti recrute candidats aux européennes », Les Échos,‎
  24. « Tribune de Denis Payre dans Le Monde du 10 octobre 2014 : La France, un surdoué qui s'ignore », sur lemonde.fr
  25. « Résultats Élections Européennes 2014 », France Politique, 26 mai 2014
  26. « Européennes : les scores des petites listes », Les Echos, 25 mai 2014
  27. Emmanuel Galiero, « Nous Citoyens : trois candidats pour une présidence », sur Le Figaro.fr, (consulté le )
  28. « Payre appelle Cavada à la tête de Nous Citoyens », sur lefigaro.fr, .
  29. « Communiqué de presse du comité directeur de Nous Citoyens après la démission de Jean-Marie Cavada », sur Nous citoyens (consulté le )
  30. lefigaro.fr, « Nous citoyens : Nicolas Doucerain succède à Denis Payre à la présidence », sur Le Figaro (consulté le ).
  31. « Primaire de la droite: la candidature surprise de Denis Payre, entrepreneur à succès », sur lefigaro.fr, (consulté le )
  32. « Présidentielle 2022 : Denis Payre, candidat à une primaire LR », sur lepoint.fr, (consulté le ).
  33. « Présidentielle 2022 : Denis Payre annonce sa candidature à une primaire LR », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  34. Business Week du 8 janvier 1996