Jacques Schotte

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Jacques Schotte
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 79 ans)
Nationalité
Activité

Jacques Schotte (né le à Gand - mort le ) est un psychiatre et psychanalyste belge.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques Schotte naît le à Gand[1].

Professeur de psychologie clinique à l'Université catholique de Louvain depuis 1964, Jacques Schotte est un psychiatre et un psychanalyste atypique. Il donne, en plus de ses cours, de nombreuses conférences dans toute l'Europe, aux États-Unis et en Amérique latine.

Il est cofondateur, en 1969, avec Antoine Vergote, Maurice Dugautiez[2] et Alphonse de Waelhens de l'École belge de psychanalyse[3].

Polyglotte, connaisseur de Freud, de Binswanger, des philosophies grecques et allemandes, Jacques Schotte continue les recherches de Léopold Szondi, dont l'approche génétique a cédé la place à l'approche pulsionnelle. Il développe à partir de sa connaissance de la psychanalyse, de la phénoménologie et de la Daseinsanalyse de Binswanger, ainsi que de l' analyse du destin de Léopold Szondi, une nouvelle approche de l'homme malade mental, qu'il nomme « Pathoanalyse. » Il imagine, au-delà de cette discipline, le développement d'une psychiatrie « autologique », recentrée sur ses fondements proprement humains : « l'Anthropopsychiatrie »[4]. Tout ce qui concerne l'humain l'intéresse, voire le passionne. Loin d'être seulement un théoricien hors pair, il a toujours tenu à ancrer son travail dans une expérience clinique concrète faite de rencontres humaines, dans toute la complexité et la richesse que cela comporte.

Jacques Schotte fait paraître en juin 2006 « Un parcours », ouvrage dans lequel il relate son cheminement de psychiatre et psychanalyste. Il côtoie tous les grands noms de la psychiatrie et de la psychanalyse de la seconde moitié du XXe siècle. Il est un ami très proche du philosophe de l'art, Henri Maldiney, du psychiatre suisse Roland Kuhn. Il suit, entre autres, les cours du philosophe allemand Deese et du linguiste Gustave Guillaume, de même que les séminaires de Jacques Lacan dont il est très proche à un moment donné.

Il est aussi celui qui a introduit la Théorie de la médiation en Belgique, créant ainsi des liens soutenus entre l'Université catholique de Louvain et celle de Rennes 2.

Il meurt le [5].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Szondi avec Freud — Sur la voie d'une psychiatrie pulsionnelle, Éd. De Boeck, 1992, (ISBN 2-804-11355-8)
  • Un parcours - Rencontrer, relier, dialoguer, partager, Éditions Le Pli, Paris, 2006
  • Vers l'anthropopsychiatrie. Un parcours, Éditions Hermann, Paris, 2008 (nouvelle édition)
  • Daniel Devreese, Henry Zvi Lothane et Jacques Schotte (dirs.) (Colloque tenu à Cerisy au mois d'août 1993), Schreber revisité : Colloque de Cerisy, Louvain-la-Neuve, Presses universitaires de Louvain, coll. « Figures de l'inconscient, Hors série », , 243 p. (ISBN 90-6186-908-0, OCLC 470288230, notice BnF no FRBNF39244019)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Sédat, « Jacques Schotte : « Ralentir travaux » », Figures de la psychanalyse, no 16,‎ , p. 285–289 (ISSN 1623-3883, DOI 10.3917/fp.016.0285, lire en ligne, consulté le 4 mai 2018).
  2. Jacques Lacan & Co: A History of Psychoanalysis in France, 1925-1985 page 353 [1]
  3. « A propos », Ecole Belge de Psychanalyse – Belgische School voor Psychoanalyse,‎ (lire en ligne, consulté le 4 mai 2018)
  4. Encyclopædia Universalis, « JACQUES SCHOTTE », sur Encyclopædia Universalis (consulté le 4 mai 2018)
  5. « mort-de-jacques-schotte-ou-la-pensee-rebelle », La Libre.be,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Louis Feys, L'anthropogie de Jacques Schotte. Une introduction, Éditions Hermann, 2009[1]. Prix de l'Évolution psychiatrique, 2009.
  • Christian Fierens et Cosimo Trono, Jacques Schotte. Un questionnement psychanalytique, Paris, Penta Éditions, 2010
  • Jean Mélon, « Hommage à Jacques Schotte » Szondiana 22, Heft 1, 117-123, 2002.

Liens externes[modifier | modifier le code]