Patrimoine culturel en Belgique

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Le bouclier bleu avec la phrase Beschermd Monument sur le beffroi de Bruges.

Les biens classés (Kulturdenkmal ou Beschermd erfgoed) sont, pour chaque région, les monuments protégés de Belgique.

Les institutions[modifier | modifier le code]

Institut royal du patrimoine artistique[modifier | modifier le code]

L'Institut royal du patrimoine artistique (IRPA) est un établissement scientifique fédéral belge qui étudie, sauvegarde et valorise le patrimoine artistique belge. Depuis 1948, il associe historiens de l'art, chimistes, physiciens, restaurateurs et photographes, ce qui permet une approche interdisciplinaire des œuvres d'art. Son premier directeur était Paul Coremans.

Commission royale des Monuments et des Sites[modifier | modifier le code]

La Commission royale des Monuments et des Sites était une institution de Belgique, créée par le roi Léopold Ier par un arrêté royal du 7 janvier 1835 afin de procéder à la conservation des bâtiments historiques du tout jeune état. Elle était composée de neuf membres :

En 1968, la commission est scindée en une section francophone et une section néerlandophone. En 1989, la compétence du patrimoine est transférée aux régions. Depuis cette date, il existe donc trois commissions distinctes : la Commission royale des monuments, sites et fouilles (de la Région wallonne), la Commission royale des Monuments et des Sites (de la Région de Bruxelles-Capitale) et la Koninklijke Commissie voor Monumenten en Landschappen . En 1993, la Région wallonne délègue ses compétences en matière de monuments, de sites et de fouilles à la Communauté germanophone, qui crée la Königliche Denkmal-, Landschafts- und Ausgrabungskommission [1].

Personnalités liées à la Commission royale des monuments et des sites[modifier | modifier le code]

Entités fédérées[modifier | modifier le code]

Région wallonne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Institut du patrimoine wallon.

En région wallonne, les protections sont initiées par la direction de l’aménagement du territoire[2]. L'organisation des journées européennes du patrimoine est faite par l'Institut du patrimoine wallon[3].

Région flamande[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Onroerend Erfgoed.

Bruxelles-Capitale[modifier | modifier le code]

La loi du 17 décembre 1991 (article 2) définit le patrimoine immobilier bruxellois comme suit[4] :

Tout bien immobilier présentant une valeur historique, archéologique, artistique, esthétique, scientifique, sociale, technique ou folklorique;

  • à titre de monument : toute œuvre architecturale ou sculpturale, y compris les éléments qui en font essentiellement partie, immeubles par nature ou par destination;
  • à titre d'ensemble: groupe de biens immobiliers, formant un ensemble urbain ou rural suffisamment cohérent pour faire l'objet d'une délimitation topographique et remarquable par son homogénéité ou par son intégration dans le paysage;
  • à titre de site; toute œuvre de la nature ou toute œuvre combinée de l'homme et de la nature constituant un espace ou la construction est rare et qui présente une cohérence spatiale;
  • à titre de site archéologique : tout bâtiment, ensemble ou site qui comprend ou est susceptible de comprendre des restes,objets ou traces du passé.

Gestion des monuments[modifier | modifier le code]

Conséquences juridiques[modifier | modifier le code]

La plupart des bâtiments publics classés connaissant la fermeture de leurs portes ne sont malheureusement pas entretenu et deviennent de véritables ruines. Par conséquent, l'État préfère les déclassé et notre patrimoine part en ruines. Tant que nous serons dirigés par des profiteurs, notre histoire partira en fumée afin d'alimenter leur portefeuille.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]