Dirac (Charente)

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Dirac
L'église Saint-Martial de Dirac.
L'église Saint-Martial de Dirac.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Soyaux
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de l'Échelle
Maire
Mandat
Alain Thomas
2014-2020
Code postal 16410
Code commune 16120
Démographie
Gentilé Diracois
Population
municipale
1 532 hab. (2012)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 36′ 19″ N 0° 14′ 57″ E / 45.6053, 0.249245° 36′ 19″ Nord 0° 14′ 57″ Est / 45.6053, 0.2492  
Altitude Min. 65 m – Max. 183 m
Superficie 29,29 km2
Localisation

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Liens
Site web www.dirac.fr

Dirac est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

C'est une commune résidentielle à proximité d'Angoulême. Ses habitants sont les Diracois et les Diracoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Située au sud-est de l'agglomération d'Angoulême, le bourg de Dirac est à 9 km du centre d'Angoulême[2].

La commune est traversée par les routes D 104 (route de Sers à Puymoyen) et D 101 (route de Garat à Torsac) qui passent dans le bourg, mais aussi la D 939, route d'Angoulême à Périgueux, qui passe à l'est de la commune et contourne la vallée de l'Anguienne. L'ouest de la commune est traversé par la D 81, route d'Angoulême à Villebois-Lavalette, ainsi que par la D 1000, rocade est d'Angoulême qui franchit la vallée de l'Anguienne par un viaduc[3].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Depuis les années 1980, la commune a une forte occupation résidentielle de par la proximité d'Angoulême, et les lotissements sont souvent disséminés dans les chênes en lisière de la forêt de Dirac (hameaux des Ribondaines, du Got, de Puyrajoux, de Sauvignac, du Boisseau...).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Dirac
Angoulême Soyaux Garat
Puymoyen Dirac Sers
Torsac Dignac

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune occupe la partie calcaire crétacée du Bassin aquitain, qui elle-même se partage avec le Jurassique les trois quarts ouest du département de la Charente (Jurassique au nord, Crétacé au sud).

On trouve le Turonien (appelé aussi Angoumien), calcaire à rudistes, qui occupe la moitié de la commune en dessous d'une altitude d'environ 130 m, et le Coniacien, calcaire plus graveleux, au-dessus.

L'Angoumien a été exploité par des carrières de pierre de taille, souterraines ou à ciel ouvert, souvent reconverties en champignonnières ou abandonnées. Dans la commune, on en trouve chez Marty, ou dans les vallées de l'Anguienne et des Eaux-Claires, mais moins que plus en aval.

Ce plateau est toutefois recouvert par endroits de dépôts du Tertiaire, sous forme de sable argileux, galets quartzeux, silex. Ces zones pauvres, situées en hauteur et souvent boisées (pin maritime et châtaignier), sont appelées localement landes ou brandes. Sur la commune, cela concerne une petite zone au centre et une grande au sud-est, couvertes par la forêt de Dirac (à plus de 150 m d'altitude)[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'un plateau légèrement incliné vers l'ouest, d'une altitude moyenne de 150 m, bordé par les vallées de l'Anguienne au nord et des Eaux-Claires au sud. Le point culminant est à une altitude de 183 m, situé dans la forêt de Dirac près de la commune de Dignac. Le point le plus bas est à 65 m, situé sur l'Anguienne en limite avec Angoulême au Lyon. Le bourg est à environ 147 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Dirac est au bord de la vallée de l'Anguienne et aux sources de ce même ruisseau qui se jette dans la Charente à Angoulême et découpe son plateau.

Les Eaux-Claires, autre petit affluent de la Charente qui traverse la commune de Puymoyen et se jette dans la Charente à Saint-Michel-d'Entraigues, prend sa source en limite sud de la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique aquitain et semblable à celui de la ville de Cognac où est située la station météorologique départementale.

Données climatiques
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 2,8 3,8 6,2 9,4 12,4 14,4 14 12,1 8,9 4,7 2,6 7,8
Température moyenne (°C) 5,4 6,7 8,5 11,1 14,4 17,8 20,2 19,7 17,6 13,7 8,6 5,9 12,5
Température maximale moyenne (°C) 8,7 10,5 13,1 15,9 19,5 23,1 26,1 25,4 23,1 18,5 12,4 9,2 17,7
Ensoleillement (h) 80 103,9 153,3 184,5 204,9 239,6 276,4 248,3 199,4 159 96,8 78,8 2 024,9
Précipitations (mm) 80,4 67,3 65,9 68,3 71,6 46,6 45,1 50,2 59,2 68,6 79,8 80 783,6
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Cognac de 1961 à 1990[7].
Article connexe : Climat de la Charente.

Végétation[modifier | modifier le code]

Le bourg de Dirac forme une vaste clairière dans la forêt de Dirac qui occupe le plateau entre les vallées de l'Anguienne et des Eaux-Claires ainsi que tout le sud de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Adiraco en 1110[8], Adiriaco en 1120[9], Diraco en 1233, Dyracum au XIIIe siècle[10].

L'origine du nom de Dirac remonterait à un personnage gallo-romain Atirius (dériv de Atilius)[11], ou germanique Adarus, auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait au « domaine d'Atirius »[12].

Dialectes[modifier | modifier le code]

La commune est en grande partie dans la langue d'oïl, et marque la limite avec le domaine occitan, dialecte limousin (à l'est et au sud)[13].

Article connexe : Langues de la Charente.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des vestiges d'objets gallo-romains ainsi que des thermes rudimentaires datant du Haut Empire (IIe ou IIIe siècle) ont été trouvés sur la commune[14].

Une voie romaine secondaire allant d'Angoulême à Périgueux traversait l'ouest et le sud de la commune par le Lyon, Hurtebise, les Maisons Blanches[15].

Vers le XIXe siècle, dans un terrain nommé Terre sarrasine[Note 1], on a retrouvé de nombreux cercueils en pierre, et ce terrain était dans la tradition populaire un champ de sépultures à des Sarrasins établis dans le pays, descendants des bandes d'Arabes repoussés en 732 par Charles Martel.

Vers le XIIe siècle, la vallée de l'Anguienne presque toute entière appartenait aux moines de l'abbaye de Saint-Cybard d'Angoulême. La paroisse de Dirac a par la suite relevé de l'évêque d'Angoulême[16].

Un acte de 1572 des terres de l'évêque mentionne un dolmen, la Pierre levade, aujourd'hui disparu[17].

L'état des paroisses de 1686 précise que l'évêque d'Angoulême est le seigneur de cette paroisse de 139 feux dont la terre ne produit que peu de grain[18].

Le château féodal de Dirac, dont il reste des oubliettes creusées dans le roc et deux tours, appartenait à l'une des plus vieilles et illustres familles de l'Angoumois, les Tison d'Argence. Au XIIIe siècle, les Tison reconnaissaient à l'évêque le droit d'y séjourner lorsqu'il le requérait, « ami ou ennemi, en paix ou en guerre ».

L'évêque était aussi suzerain d'autres fiefs dans la paroisse, comme Puydonant[Note 2]. Lorsque l'évêque donnait sa première messe à la cathédrale Saint-Pierre d'Angoulême, lors du festin qui s'ensuivait, le seigneur de Puydonant devait fournir trois cuves, deux pour le vin qu'il prenait dans les caves de l'évêché, une pour l'eau, et devait surveiller que les invités ne manquent ni de vin ni d'eau pendant la durée du repas. À la fin, le restant lui appartenait. De plus, les Tison d'Argence devaient offrir le repas, découper le premier plat et le présenter à l'évêque lors de cette installation[17],[19].

L'évêque partageait aussi avec les seigneurs d'Argence le revenu sur les foires et la halle de Dirac[16].

Au début du XXe siècle, l'industrie dans la commune était encore représentée par quelques tuileries et moulins à eau (moulin Barré, Combe-Loup)[17].

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Roland Tranchet    
2008 en cours Alain Thomas   Ingénieur DCN retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 532 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
895 922 1 006 1 080 951 984 951 970 889
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
825 855 768 748 744 677 722 609 606
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
616 595 570 545 545 557 556 611 620
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2012
579 807 1 037 1 260 1 336 1 379 1 392 1 513 1 532
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2004[21].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Dirac en 2007 en pourcentage[22].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
4,2 
6,2 
75 à 89 ans
8,6 
13,1 
60 à 74 ans
12,2 
24,7 
45 à 59 ans
27,3 
20,5 
30 à 44 ans
19,7 
14,0 
15 à 29 ans
10,7 
21,0 
0 à 14 ans
17,2 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[23].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Dirac possède une école élémentaire comprenant quatre classes. Le secteur du collège est Soyaux[24].

Sports et activités[modifier | modifier le code]

  • Stade des Ribondaines

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Dirac vu depuis la vallée de l'Anguienne
  • Le château de Dirac n'a conservé que ses deux tours médiévales. Elles encadrent le logis carré construit à la place du logis primitif[25].
L'église Saint-Martial
  • L'église Saint-Martial, du XIIe siècle a été remaniée au XVe siècle. Elle est classée Monument historique depuis 1913[26].
  • Le logis d'Hurtebise actuel a été construit à partir de 1723 en respectant l'ancien logis et sa porte en plein cintre surmontée d'une bretèche[25].

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

La forêt de Dirac occupe l'ouest et le sud de la commune.

Le GR 4 de Royan à Grasse et le GR 36 de la Manche aux Pyrénées sont confondus en un sentier commun qui contourne Angoulême par le sud et qui traverse la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Georges Ancel, homme politique sous la Troisième République.
  • Paul Dirac, physicien et mathématicien britannique, dont la famille paternelle est issue de Dirac

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Actuellement les Sarrazines, d'après la carte IGN, surplombant la vallée des Eaux Claires.
  2. Le toponyme semble disparu. Il serait à situer au sud de Frégeneuil vers Hurtebise et le Maine d'après le texte de 1318.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente »,‎ 2013 (consulté le 10 août 2014)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a et b Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille d'Angoulême », sur Infoterre,‎ 1973 (consulté le 17 novembre 2011)
  7. « Cognac, Charente(16), 30m - [1961-1990] », sur infoclimat.fr (consulté le 1er janvier 2013)
  8. Jean Nanglard, Cartulaire de l'église d'Angoulême, t. IX, Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, imprimerie G.Chasseignac,‎ 1899 (1re éd. 1180), 296 p. (lire en ligne), p. 124
  9. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. II, Angoulême, imprimerie Roux et Despujols,‎ 1897, 588 p., p. 231
  10. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente,‎ 1905 (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 25,72,94
  11. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1989, 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 247
  12. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  13. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ 1844, 334 p. (lire en ligne), p. 55
  14. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule »,‎ 1993, 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 391-392
  15. Auguste-François Lièvre, Les chemins gaulois et romains entre la Loire et la Gironde, Niort, L.Clouzot,‎ 1893, 127 p. (présentation en ligne)
  16. a et b Alcide Gauguié, La Charente communale illustrée, t. I (arrondissement d'Angoulême), Bruno Sépulchre (Paris, 1982),‎ 1865, 411 p., p. 128-129
  17. a, b et c Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 152
  18. Histoire passion
  19. Aveu de Jehan Chauval à l'évêque d'Angoulême Mgr Gaillard en 1318 in M.L. Sandret, Revue nobiliaire, Librairie de la Société des Antiquaires de France,‎ 1865, 567 p. (lire en ligne), p. 249
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012
  22. « Evolution et structure de la population à Dirac en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  23. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  24. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 22 juin 2012)
  25. a et b Châteaux, manoirs et logis : La Charente, éditions Patrimoine et Médias,‎ 1993, 499 p. (ISBN 2-910137-05-8)
  26. « Église de Dirac », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]