Saint-Saturnin (Charente)

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Saint-Saturnin
Saint-Saturnin (Charente)
L'église Saint-Saturnin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Intercommunalité GrandAngoulême
Maire
Mandat
Marie Henriette Beaugendre
2020-2026
Code postal 16290
Code commune 16348
Démographie
Gentilé Saturniniens
Population
municipale
1 294 hab. (2018 en diminution de 0,46 % par rapport à 2013)
Densité 97 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 39′ 41″ nord, 0° 02′ 44″ est
Altitude Min. 32 m
Max. 114 m
Superficie 13,38 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Angoulême
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Val de Nouère
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Saint-Saturnin
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Saint-Saturnin
Liens
Site web saint-saturnin16.fr

Saint-Saturnin est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Saint-Saturnin est une commune résidentielle située à l'ouest d'Angoulême dont elle fait partie de la communauté d'agglomération. Ses habitants sont les Saturniniens et les Saturniniennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Saturnin est une commune située 9 km à l'ouest d'Angoulême et 3 km au sud-est d'Hiersac. Elle fait partie du Grand Angoulême dont elle est la commune la plus occidentale, et du canton d'Hiersac, comme ses voisines Linars et Trois-Palis.

Elle est située dans les Fins bois de la région de production du Cognac.

Saint-Saturnin est aussi à 3 km à 4 km au nord de Nersac, 10 km au nord-est de Châteauneuf[2].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Le bourg est au centre de la commune, mais celle-ci est composée de nombreux hameaux : Beauregard, Marteau, Tarsac, la Vigerie, Mouillac[3]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

carte géographique
Carte de la commune
Communes limitrophes de Saint-Saturnin
Hiersac Asnières-sur-Nouère Fléac
Champmillon Saint-Saturnin Linars
Trois-Palis

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est située sur un vaste plateau au sous-sol calcaire d'environ 100 mètres d'altitude, légèrement incliné vers le sud, surmontant la vallée de la Nouère et au nord de la vallée de la Charente.

Géologiquement, elle est à la limite du Jurassique qui occupe la moitié nord du département de la Charente et du Crétacé au sud. Le Portlandien (Jurassique supérieur) occupe une grande moitié nord de la commune. Le Cénomanien (Crétacé) occupe les parties hautes au sud de la commune, où est situé le bourg[4],[5],[6].

Son point le plus haut, 114 m, est situé en bordure de la commune d'Hiersac, près de Tarsac. Son point le plus bas, 32 m, est sur la Nouère à Marteau, en limite de commune de Linars[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est bordée à l'est par la Nouère, affluent en rive droite de la Charente. Au nord de la commune un petit ruisseau venant de Douzat se jette dans la Nouère à la Vigerie. Un ruisseau temporaire affluent de la Charente borde la commune à l'ouest[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain, et semblable à celui de la ville de Cognac où est située la station météorologique départementale.

Données climatiques
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 2,8 3,8 6,2 9,4 12,4 14,4 14 12,1 8,9 4,7 2,6 7,8
Température moyenne (°C) 5,4 6,7 8,5 11,1 14,4 17,8 20,2 19,7 17,6 13,7 8,6 5,9 12,5
Température maximale moyenne (°C) 8,7 10,5 13,1 15,9 19,5 23,1 26,1 25,4 23,1 18,5 12,4 9,2 17,7
Ensoleillement (h) 80 103,9 153,3 184,5 204,9 239,6 276,4 248,3 199,4 159 96,8 78,8 2 024,9
Précipitations (mm) 80,4 67,3 65,9 68,3 71,6 46,6 45,1 50,2 59,2 68,6 79,8 80 783,6
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Cognac de 1961 à 1990[7].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée d'est en ouest par la route nationale 141 d'Angoulême à Saintes, qui est une portion de la route Centre-Europe Atlantique (RCEA), et qui passe par le hameau de la Vigerie, pont sur la Nouère, à 2 km au nord du bourg. Cette route est en cours d'aménagement en voie express 2x2 voies entre Hiersac et Saint-Yrieix.

Le bourg est desservi par la D 41 d'Hiersac à Linars et la D 53 d'Asnières-sur-Nouère et la Vigerie à Sireuil[3].

Saint-Saturnin est aussi desservie par les transports en commun d'Angoulême qui desservent l'agglomération, les lignes no 21 et 23 qui vont à Linars.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Saturnin est une commune rurale[Note 1],[8]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[9],[10].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Angoulême, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 95 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (90,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (47,5 %), cultures permanentes (20 %), terres arables (12 %), prairies (10,5 %), forêts (5,3 %), zones urbanisées (4,7 %)[13].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Comme de nombreuses communes éponymes localisées principalement dans le sud de la France, cette commune doit son nom au culte de saint Saturnin de Toulouse (saint Cernin), premier évêque chrétien de Toulouse répertorié[14],[15],[Note 3].

Pendant la Révolution, la commune s'est appelée provisoirement Saturnin-sur-Nouère[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des découvertes sur le territoire de la commune, notamment de poteries et de tegulae (en particulier à la Vigerie), ont établi la présence d'habitants au premier millénaire avant Jésus-Christ, puis d'une vie gallo-romaine active[17],[18].

Le chemin des Anglais, voie antique qui reliait Angoulême à Cognac et Saintes, passait à peu de distance au nord du bourg[18].

L'existence du village de Saint-Saturnin est attestée au IXe siècle. Le développement des hameaux, notamment la Vigerie et Villars, est dû au développement économique au XIIIe siècle[17].

D'après la légende inscrite sur les bas-reliefs énigmatiques du tympan de l'église, celle-ci aurait été fondée par le frère de saint Ausone, évêque d'Angoulême, et en ce lieu se seraient rencontrés saint Ausone et saint Martial, apôtre de l'Aquitaine[19].

Au XVIIe siècle, Saint-Saturnin dépend de la châtellenie et du diocèse d'Angoulême, au sein de la généralité de Limoges. Une économie locale se développe au XVIIIe siècle grâce aux vignobles et aux quelques moulins à blé mais de graves intempéries climatiques ruinent la commune à la fin de ce siècle[17].

Sous l'Ancien Régime, Saint-Saturnin avait la particularité de ne pas avoir de château seigneurial. Le comte d'Angoulême, seigneur de Saint-Saturnin, y rendait la justice par l'intermédiaire d'un prévôt. Les principaux fiefs de la paroisse étaient Mouillac, Tarsac et Maillou. Ce dernier était le plus important et il deviendra le chef-lieu de la seigneurie.

Au XVe siècle, Maillou comprenait un « hôtel », et une maison particulière avec métairie. Le siège de la seigneurie était possédé par François de Mosnac, qui ne possédait pas les terres du hameau. En 1539, le village et la métairie furent acquis par Guillaume Nesmond, avocat au Présidial d'Angoulême. Cette famille était issue d'une famille de marchands, qui par la suite obtiendra de hautes dignités dans l'église, la magistrature et l'armée. En 1579, son fils François acquit la totalité des terres de Maillou. Celui-ci fut nommé avocat du roi au Présidial d'Angoulême, puis président à mortier au Parlement de Bordeaux en 1569, et conseiller d'État. C'est lui qui construisit le château. Son fils et petit-fils eurent les mêmes charges, et la famille prit le titre de de Nesmond.

Le fief de Tarsac sera rattaché à celui de Maillou par André de Nesmond vers 1610. En 1710, Maillou et Tarsac furent vendus à Henri Rambaud. Originaire du Dauphiné ainsi que son épouse, il avait fait fortune à l'Houmeau, à Angoulême. Un de ses descendants fut seigneur de Bourg-Charente, un autre curé de l'Houmeau, et un autre maire de Saint-Saturnin à la Restauration.

À ses débuts, Mouillac était un petit domaine bâti sur les terres de l'abbaye de Saint-Cybard. Au XVIe siècle, il fut anobli. La seigneurie de Mouillac fut possédée entre 1632 et la Révolution par la famille Valleteau; en 1793 le domaine fut aliéné.

Pendant la première moitié du XXe siècle, la commune était desservie par la petite ligne ferroviaire d'intérêt local à voie métrique des Chemins de fer départementaux, la ligne d'Angoulême à Matha, appelée le Petit Rouillac. La gare de Saint-Saturnin était située près du bourg, entre celle de Linars et celle d'Hiersac[19].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie de Saint-Saturnin.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
? ? Nestor Baillou   Conseiller d'arrondissement (1889-1898)
avant 1981 ? Paul Brandy    
1995 2014 Didier Louis PS Conseiller général du canton d'Hiersac (1998-2015)
2014 2020 Anne-Marie Bernazeau SE-DVG  
2020 En cours Marie-Henriette Beaugendre UDI Conseillère départementale du canton de Val de Nouère (depuis 2015)

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au , Saint-Saturnin n'est jumelée avec aucune commune[20].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La gestion des ordures ménagères est assurée au niveau de l'ensemble des communes du Grand Angoulême par un service commun de collecte des déchets[21].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2009, Saint-Saturnin comptait 1 315 habitants (soit une augmentation de 13 % par rapport à 1999). La commune occupait le 7 467e rang au niveau national, alors qu'elle était au 7 554e en 1999, et le 48e au niveau départemental sur 404 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Saint-Saturnin depuis 1793.

Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par loi du , dite loi de démocratie de proximité[22], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises.

Pour les communes dont la population est inférieure à 10 000 habitants, les enquêtes sont exhaustives et ont lieu par roulement tous les cinq ans[23]. Pour Saint-Saturnin, le premier recensement a été fait en 2006[24], les suivants étant en 2011, 2016, etc. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au et correspond au recensement de l’année 2006, qui, pour Saint-Saturnin, est un recensement exhaustif.

Un maximum de la population a été atteint en 2009 avec 1 315 habitants.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[26].

En 2018, la commune comptait 1 294 habitants[Note 4], en diminution de 0,46 % par rapport à 2013 (Charente : −0,48 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
919971892904890895914916882
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
906897846787707667631621595
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
642605560550525530561591605
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2018
6196518201 0831 1591 2911 3231 2861 294
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,8  %) et au taux départemental (27,2 %).

Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (49,8 % contre 48,7 % au niveau national et 48,7 % au niveau départemental). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 49,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,5 %, 15 à 29 ans = 13,4 %, 30 à 44 ans = 21,8 %, 45 à 59 ans = 28,9 %, plus de 60 ans = 14,5 %) ;
  • 50,2 % de femmes (0 à 14 ans = 20,2 %, 15 à 29 ans = 12,3 %, 30 à 44 ans = 26,2 %, 45 à 59 ans = 25 %, plus de 60 ans = 16,2 %).
Pyramide des âges à Saint-Saturnin en 2008 en pourcentage[29]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
0,2 
4,2 
75 à 89 ans
6,9 
10,0 
60 à 74 ans
9,1 
28,9 
45 à 59 ans
25,0 
21,8 
30 à 44 ans
26,2 
13,4 
15 à 29 ans
12,3 
21,5 
0 à 14 ans
20,2 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2008 en pourcentage[30].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,5 
8,4 
75 à 89 ans
12,1 
15,4 
60 à 74 ans
16,0 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
19,6 
30 à 44 ans
18,8 
16,5 
15 à 29 ans
14,5 
17,2 
0 à 14 ans
15,5 

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2009, le revenu fiscal médian par ménage était de 20 695 €, ce qui plaçait Saint-Saturnin au 5 140e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[31].

Agriculture[modifier | modifier le code]

La viticulture occupe une partie importante de l'activité agricole. La commune est classée dans les Fins Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[32].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2008, le taux de chômage à Saint-Saturnin était de 5,4 %[33].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Plusieurs artisans du BTP sont présents sur la commune. La commune de Saint-Saturnin est située en vignoble d’appellation cognac et la viticulture joue un grand rôle économique.

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Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Saturnin possède une école primaire publique, Gilbert-Ramblière, comprenant cinq classes (une classe de maternelle et quatre classes d'élémentaire). Le secteur du collège est Saint-Michel[34].

Santé[modifier | modifier le code]

Le groupe médical le plus proche est celui d'Hiersac[35].

Sports[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une salle de sports communale[36], de clubs de football, tennis, tennis de table, VTT[37] ainsi que d'un centre équestre[38].

Cultes[modifier | modifier le code]

Au sein du diocèse d’Angoulême, la commune dépend de la paroisse catholique de Fléac-Hiersac qui regroupe les communes d'Asnières-sur-Nouère, Fléac, Hiersac, Linars, Moulidars, Saint-Saturnin et Trois-Palis[39].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Saturnin a été construite au XIIe siècle et restaurée au XVe siècle ; elle a été classée monument historique le [40].

message galerie L'église Saint-Saturnin

Le logis accolé à l'église était la propriété de l'archidiacre de la cathédrale d'Angoulême. La tradition veut que Calvin y ait séjourné lors de son passage à Angoulême, accueilli par son ami le chanoine Louis du Tillet, en 1533 et 1534, et où il aurait écrit une partie de ses "Commentaires"[41],[42].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le logis de Moulède était l'ancien prieuré[43]. Le prieuré Notre-Dame de Moulède a été fondé par l'abbaye de La Couronne, de l'ordre augustinien vers 1143 sur un domaine qui lui a été donné par le chapitre de la cathédrale d'Angoulême. L'église, désaffectée, comporte trois travées qui ont reçu des croisées d'ogives au XVe siècle [44].

Le château de Maillou date des XVIe et XVIIe siècles. François Nesmond, conseiller d'État et président du Parlement de Bordeaux, le fit édifier en 1580[45].

Cette commune a la particularité de disposer de deux monuments aux morts à l'issue de la Première Guerre mondiale. Après la guerre, les habitants ne s’étant pas mis d'accord sur l’emplacement du monument aux morts, un premier monument est construit place de l’église selon le choix des conseillers de droite, tandis que les conseillers de gauche choisissent de construire un second monument aux morts devant l’école. depuis cette date, les commémorations officielles ont lieu devant les deux monuments[17].

message galerie Vues diverses

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les communes françaises de Saint-Cernin Ce lien renvoie vers une page d'homonymie, Saint-Sernin Ce lien renvoie vers une page d'homonymie, Saint-Sornin Ce lien renvoie vers une page d'homonymie (dont une en Charente), ont aussi cette étymologie.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 17 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 22 mai 2015)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille d'Angoulême », sur Infoterre, (consulté le 17 novembre 2011)
  7. « Cognac, Charente(16), 30m - [1961-1990] », sur infoclimat.fr (consulté le 1er janvier 2013)
  8. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  9. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 24 mars 2021).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 17 avril 2021)
  14. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, p. 1576, 1991, (ISBN 978-2-600-02884-4), [lire en ligne]
  15. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 591.
  16. Jacques Baudet et Jacques Chauveaud, Bulletins et mémoires, Société archéologique et historique de la Charente, , « Toponymie révolutionnaire en Charente », p. 272-278 [lire sur le site d'André J.Balout (page consultée le 19 juillet 2012)] [PDF]
  17. a b c et d « Histoire de la commune », sur le site de la mairie de Saint-Saturnin (consulté le 8 juin 2012).
  18. a et b Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 130
  19. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 347-349
  20. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 8 juin 2012).
  21. « Page d'accueil », sur le site du service de collecte des déchets du Grand Angoulême (consulté le 8 juin 2012).
  22. Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V "des opérations de recensement".
  23. INSEE : Les grandes étapes : 2002 – 2009.
  24. « Calendrier des recensements des communes du département de la Charente », sur le site de l'Insee (consulté le 7 juin 2012).
  25. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  29. « Évolution et structure de la population à Saint-Saturnin en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 juin 2012).
  30. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2008 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 7 juin 2012).
  31. « CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl », sur le site de l'Insee (consulté le 13 janvier 2012).
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  34. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 20 juillet 2012)
  35. « Professions médicales et paramédicales », sur le site de la mairie de Saint-Saturnin (consulté le 8 juin 2012).
  36. « La salle de sports », sur le site de la mairie de Saint-Saturnin (consulté le 8 juin 2012).
  37. « Les associations », sur le site de la mairie de Saint-Saturnin (consulté le 8 juin 2012).
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  40. « L'église Saint-Saturnin », notice no PA00104510, base Mérimée, ministère français de la Culture
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  42. Vigier de la Pile, Histoire de l'Angoumois, Paris, Derache (1846, Laffite reprint 2002), , 160 p. (ISBN 2-86276-384-5, lire en ligne), cli
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  46. Vigier de la Pile, Histoire de l'Angoumois, Paris, Derache (1846, Laffite reprint 2002), , 160 p. (ISBN 2-86276-384-5, lire en ligne), p. 151

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Francis Cordet, Pierre Dubourg-Noves et Pascale Lacourarie, Saint-Saturnin : Charente, vol. 31, Angoulême, Service patrimoine d'Angoulême et de l'Angoumois, coll. « Ville et pays d'art et d'histoire de l'Angoumois », , 26 p. (ISBN 2-910374-29-7)

Liens externes[modifier | modifier le code]