Vœuil-et-Giget

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Vœuil-et-Giget
Vœuil-et-Giget
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Boëme-Échelle
Intercommunalité Grand Angoulême
Maire
Mandat
Monique Chiron
2014-2020
Code postal 16400
Code commune 16418
Démographie
Gentilé Vœuillois
Population
municipale
1 490 hab. (2016 en diminution de 6,93 % par rapport à 2011)
Densité 176 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 35′ 13″ nord, 0° 09′ 19″ est
Altitude Min. 55 m
Max. 147 m
Superficie 8,48 km2
Localisation

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Vœuil-et-Giget est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Vœuillois et les Vœuilloises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Vœuil-et-Giget est une commune située à 7 km au sud d'Angoulême, dont elle fait partie de l'unité urbaine.

Le bourg de Vœuil est aussi à 4 km au nord-est de Mouthiers-sur-Boëme, 5 km à l'est de La Couronne, et 21 km au nord de Montmoreau[2].

La commune est traversée du nord au sud par la D 674, route d'Angoulême à Montmoreau et Libourne, qui dessert le Petit Giget et le bourg de Vœuil. La D 12, route d'Angoulême à Mouthiers et Blanzac, bifurque de la D 674 au Petit Giget. Le bourg est aussi desservi par la D 41, route de La Couronne à Torsac et Dignac, petite départementale qui longe la Charreau[3].

La gare la plus proche est celle d'Angoulême.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Le bourg de Vœuil est situé dans la vallée de la Charraud, et le village de Giget sur le plateau en direction d'Angoulême. Le Petit Giget est situé à la hauteur de Giget sur la route de Libourne, appelée rue de Tivoli. Les autres anciens hameaux sont : Poulet, Bourrisson et le Sterling situés aussi dans la vallée.

On trouve aussi de nouveaux lotissements : la Ginotte, la Combe de Bompart, les Petits Champs, la Loge, les Combes, situés entre Giget et Vœuil[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Vœuil-et-Giget
Puymoyen
La Couronne Vœuil-et-Giget Torsac
Mouthiers-sur-Boëme

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Vœuil-et-Giget est une commune avec un relief typique de l'Angoumois : plateaux calcaires boisés et vallées creusées aux parois rocheuses souvent apparentes.

La roche calcaire date du Crétacé. On trouve le Turonien (aussi appelé Angoumien) sur une grande partie de la commune, ainsi que dans les vallées (Eaux-Claires et Charraud). L'Angoumien a été exploité par des carrières de pierre de taille souterraines, souvent reconverties en champignonnières. Les sommets des plateaux à l'est et au sud de la commune sont occupés par le Coniacien, calcaire plus graveleux, et on trouve du Santonien à l'extrême sud du territoire.

Les fonds des vallées sont occupés par des alluvions récentes, du Quaternaire[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'un plateau légèrement incliné vers le nord-ouest, d'une altitude moyenne de 130 m, et entrecoupé des vallées des Eaux-Claires au nord et de la Charraud au sud, et de quelques profonds vallons comme celui de la Font de Quatre Francs au sud du bourg. Le point culminant de la commune est à une altitude de 147 m, situé au sud-est de la commune, dans le bois du Chambon au sud-ouest de Charsé. Le point le plus bas est à 55 m, situé en limite nord de commune au bord des Eaux-Claires. Le bourg de Vœuil est à environ 75 m d'altitude, dans la vallée de la Charreau[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Charreau (aussi orthographiée Charrau ou Charraud), ruisseau affluent de la Charente, traverse la commune du sud-est vers le nord-ouest et passe au bourg.

La commune est limitée au nord-est par les Eaux-Claires, autre affluent de la Charente, et qui fait la limite avec la commune de Puymoyen.

On peut aussi citer le ruisseau du Pré de la Fontaine à l'est de Giget, affluent des Eaux-Claires alimenté par la résurgence de la Roche, et le ruisseau de la Font de Quatre Francs qui fait la limite sud-est de la commune et qui se jette dans la Charreau à l'ouest du bourg de Vœuil[3].

Enfin la source de Bompart près de la vallée de la Charreau est une source d'eau naturelle mise en bouteilles et commercialisée pour la consommation courante[7].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain, et semblable à celui de la ville de Cognac où est située la station météorologique départementale.

Données climatiques
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 2,8 3,8 6,2 9,4 12,4 14,4 14 12,1 8,9 4,7 2,6 7,8
Température moyenne (°C) 5,4 6,7 8,5 11,1 14,4 17,8 20,2 19,7 17,6 13,7 8,6 5,9 12,5
Température maximale moyenne (°C) 8,7 10,5 13,1 15,9 19,5 23,1 26,1 25,4 23,1 18,5 12,4 9,2 17,7
Ensoleillement (h) 80 103,9 153,3 184,5 204,9 239,6 276,4 248,3 199,4 159 96,8 78,8 2 024,9
Précipitations (mm) 80,4 67,3 65,9 68,3 71,6 46,6 45,1 50,2 59,2 68,6 79,8 80 783,6
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Cognac de 1961 à 1990[8].
Article connexe : Climat de la Charente.

Végétation[modifier | modifier le code]

La commune est assez boisée. On peut trouver le Bois des Thurins, le Bois du Chambon ou encore le Bois de Charsé.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes pour Vœuil sont Vadolio en 1110[9], Vaollio, Veolio (Moyen Âge, non datées)[10], Vaolio en 1307[11].

Quant au nom de Giget, il est attesté par la forme ancienne Angigeto en 1298[12].

Vœuil viendrait du latin vadum qui signifie « gué », suivi de l'affixe gaulois -ialo qui signifie « champ, clairière »[13],[14].

L'origine du nom de Giget peut être celtique[15].

Après la Révolution, la commune de Vœuil a été formée par la réunion des deux paroisses de Vœuil et Giget. Ces deux noms sont orthographiés Veuil et Giget sur la carte de Cassini (vers 1750). À la suite d'une probable faute de frappe, Vœuil a été orthographié Voenil en 1793, ce qui explique probablement que la commune s'est aussi appelée Giget-en-Vanille sur le bulletin des lois en 1801[16]. Les deux villages sont orthographiés Vœuil et Giget vers 1850[17]. L'orthographe Voeuil-et-Giget apparaît vers cette époque.

À la hauteur de Giget, le long de la route de Libourne, s'est construit le Petit Giget, appelé pendant un temps dans les années 1980 Petit-Giget-Tivoli du nom de cette voie (rue de Tivoli) dérivant lui-même d'un lieu-dit : hameau de Tivoli construit au carrefour avec la route de Blanzac[18],[19].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le camp de Vœuil, appelé aussi Fort des Anglais, est le vestige d'une occupation ancienne, qui se trouve en fait sur la commune voisine de Mouthiers-sur-Boëme.

En 1580, Giget a remarqué que les chemins jusqu'à La Couronne, distante d'une lieue, étaient impraticables.

Peu avant la Révolution, la paroisse de Vœuil a été réunie à Puymoyen, ce dernier manquant de cimetière. C'est à cette époque qu'a été aménagée dans un appartement près du cimetière composé de deux pièces et de deux greniers, la première école municipale[réf. nécessaire].

L'église de Giget avait pour patronne Notre-Dame, la vierge Marie, fêtée le 15 août. Construite vers le Xe siècle, elle a été annexée à Vœuil en 1293. Hélas, elle a été vendue comme bien national le 30 prairial an 4 (18 juin 1790), puis détruite, jugée en ruines. Elle avait « une petite chapelle ci-devant annexe de Vœuil ayant 5 toises de longueur (environ 10 mètres) sur 2 toises et 2 pieds de largeur (4,92 mètres) à l'intérieur »[réf. nécessaire]. Il ne reste que quelques vestiges de cette église souterraine[19].

L'église de Vœuil avait aussi été vendue comme bien national après la Révolution, et transformée en grange par son propriétaire. Elle fut rendue au culte en 1837, après avoir été restaurée avec des fonds privés (M.Bolle et évêché d'Angoulême).

Depuis longtemps, les carrières se trouvant au Sterling (près du bourg de Vœuil, orthographié Lesterling au début du XXe siècle)) et Bompart ont fourni la pierre de taille calcaire appelée pierre d'Angoulême qui a servi à la construction de nombreux monuments dans la région et en France et qui s'exportait aussi à l'étranger.

La commune a aussi un passé industriel avec la papeterie. Le moulin de Bourisson, construit sur la Charreau, date initialement de 1571. Une usine à papier a été construite en 1841, transformée en usine de feutres pour papeterie en 1896. Elle employait 80 personnes en 1988[20]. Un autre moulin, à huile, situé sur la Charreau et transformé en 1802, lui a servi d'annexe[21].

Article connexe : Papeterie en Angoumois.

Au début du XXe siècle, l'industrie était ainsi représentée par le tissage de laines et fabrique de feutres de Bourisson (entreprise Couderc et Triaud)[19].

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 En cours Monique Chiron DVD Sans profession

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[23].

En 2016, la commune comptait 1 490 habitants[Note 1], en diminution de 6,93 % par rapport à 2011 (Charente : +0,17 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
231300283405372316424519540
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
589478509541441517557539513
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
515511474530538552523582692
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2016
7449181 0091 3441 4361 4921 6061 5241 490
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Vœuil-et-Giget en 2007 en pourcentage[25].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,5 
4,5 
75 à 89 ans
5,4 
16,6 
60 à 74 ans
17,1 
25,9 
45 à 59 ans
24,7 
20,4 
30 à 44 ans
21,0 
14,6 
15 à 29 ans
13,6 
17,8 
0 à 14 ans
17,8 
Pyramide des âges du département de la 'Charente en 2007 en pourcentage[26].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

Usine d'eau de source naturelle[modifier | modifier le code]

La source est située à mi-chemin entre la Charreau et le Petit Giget, au pied de la falaise calcaire sur la D 12, et porte aussi le nom de Bompart. Elle est captée à 160 mètres de profondeur. Le forage traverse les nombreuses couches d'argiles et de calcaire qui constituent un authentique millefeuille filtrant. L'eau est actuellement mise en bouteilles par la société Jolival[7].

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Vœuil-et-Giget possède une école primaire publique, Yves-Duteil, comprenant six classes (deux de maternelle et quatre d'élémentaire). Le secteur du collège est La Couronne[27].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale de Vœuil a pour patron saint Jean-Baptiste (fêté le 24 juin). De style roman, sa construction date du XIIe siècle. La chapelle fut ajoutée au XVe siècle. Le porche est surmonté d'un clocher conique en pierre entouré de quatre clochetons et date de 1896.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le GR 4 de Royan à Grasse passe en limite nord de la commune à Giget, et le GR 36 de la Manche passe à l'est à Charsé.

Illustrations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 9 novembre 2015)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille d'Angoulême », sur Infoterre, (consulté le 17 novembre 2011)
  7. a et b « Société Jolival (source Bompart) », (consulté le 7 janvier 2010)
  8. « Cognac, Charente(16), 30m - [1961-1990] », sur infoclimat.fr (consulté le 1er janvier 2013)
  9. Jean Nanglard, Cartulaire de l'église d'Angoulême, t. IX, Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, imprimerie G.Chasseignac, (1re éd. 1180), 296 p. (lire en ligne), p. 127
  10. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. II, Angoulême, imprimerie Roux et Despujols, , 588 p., p. 409
  11. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 65
  12. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 56
  13. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 1 (formation préceltiques, celtiques, romanes), librairie Droz, , 708 p. (ISBN 2-60002883-8, lire en ligne), p. 184
  14. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 728.
  15. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  16. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Carte d'État-Major, visualisable sous Géoportail
  18. Panneau indicateur de 1980
  19. a b et c Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 413
  20. « Moulin de Bourisson », notice no IA00066422, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Moulin à huile », notice no IA00066423, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  25. « Evolution et structure de la population à Vœuil-et-Giget en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  26. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  27. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 29 juillet 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]