Torsac

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Torsac
Vue de l'église et du château
Vue de l'église et du château
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Boëme-Échelle
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de l'Échelle
Maire
Mandat
Catherine Bréard
2014-2020
Code postal 16410
Code commune 16382
Démographie
Gentilé Torsacois
Population
municipale
779 hab. (2012)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 33′ 50″ N 0° 12′ 56″ E / 45.5639, 0.215645° 33′ 50″ Nord 0° 12′ 56″ Est / 45.5639, 0.2156
Altitude Min. 73 m – Max. 175 m
Superficie 28,55 km2
Localisation

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Liens
Site web www.torsac.fr


Torsac est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Ses habitants sont les Torsacois et les Torsacoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Torsac est une commune de l'aire urbaine d'Angoulême située à 11 km au sud d'Angoulême et 10 km au nord de Villebois-Lavalette, chef-lieu de son canton.

Le bourg de Torsac est aussi à 6 km au sud-est de Puymoyen, 5 km à l'ouest de Dignac, 5 km à l'est de Vœuil-et-Giget[2].

La D 81, route d'Angoulême à Villebois-Lavalette traverse la commune du nord au sud. Torsac est aussi située sur la D 41, route d'Hiersac à Combiers, et qui passe par Vœuil-et-Giget et Dignac, ainsi que la D 101 qui va de Dirac à Fouquebrune.

La D 674, route d'Angoulême à Libourne, borde la commune à l'ouest et passe à Vœuil-et-Giget. La D 939, route d'Angoulême à Périgueux, passe à l'est de la commune à 5 km du bourg, par Dignac[3].

Le GR 36, sentier de grande randonnée de la Manche aux Pyrénées-Orientales, traverse aussi la commune (section Angoulême-Périgueux).

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

On peut citer l'Andole (écrit parfois Andole, ou Landole), un gros hameau le long de la Charraud en descendant vers Vœuil ; on distingue La Grande Andole et la Petite Andole.

D'autres hameaux plus petits sont les Garands, les Courrières (la Petite et la Grande), Puymerle, le Maine Jarry, la Baronnie, Chamoulard, chez Naulet, la Borde, la Faye, la Boissière, etc.[3]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Torsac
Vœuil-et-Giget Puymoyen Dirac
Mouthiers-sur-Boëme Torsac Dignac
Fouquebrune

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est occupée par des plateaux calcaires du Crétacé. On trouve le Turonien (aussi appelé Angoumien) dans les zones plus basses, autour des vallées des Eaux-Claires et de la Charraud. Les plateaux sont occupés par le Coniacien (calcaire plus graveleux), et on trouve du Santonien en limite sud de commune.

L'Angoumien a été exploité par des carrières de pierre de taille, souterraines ou à ciel ouvert, souvent reconverties en champignonnières ou abandonnées. Dans la commune, on n'en trouve que près de l'Andole.

Les hauteurs sont très localement recouvertes de dépôts du Tertiaire non calcaire (sables argileux à galets), comme par exemple au nord de la commune, à l'altitude de 150 m, entre Andole et Puymerle[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'un plateau d'une altitude de 130 à 150 m, entrecoupé par les vallées des Eaux-Claires en limite nord et de la Charraud au centre, parallèles et de direction sud-est - nord-ouest. Le point culminant de la commune est à une altitude de 175 m, situé en limite sud-est. Le point le plus bas est à 73 m, situé le long des Eaux-Claires au pied du Petit Chamoulard, sur la limite nord. Le bourg, situé près de la Charraud, est à environ 110 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Charraud à Torsac

La commune est traversée par la Charraud (ou Charreau), petit affluent de la Charente, et qui passe au pied du bourg. La source de ce ruisseau se situe dans la commune à 1 km en amont du bourg.

La Charraud à Andole

La Charraud a creusé une petite vallée à fond plat comme les autres petites vallées au sud d'Angoulême, qui va en se creusant vers l'aval en allant sur Vœuil, et dont les parois calcaires sont parfois apparentes.

La limite nord de la commune est bordée par les Eaux-Claires, autre affluent de la Charente, et qui prend sa source à la Prévalerie.

Sorti de ces deux ruisseaux, le terrain, calcaire, est assez sec et ne comporte aucun autre cours d'eau.

Quelques fontaines sont à noter, principalement dans la vallée de la Charreau : fontaine des Garands, du Pontreau, la Marthe, Font du Pont Roi, la Font Valade[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Végétation[modifier | modifier le code]

La commune est assez boisée. On trouve principalement du chêne. Sur les quelques hauteurs non calcaires on trouve aussi des châtaigniers et quelques pins maritimes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom est attesté par la forme ancienne Torciaco en 1110[7] et vers 1300[8].

L'origine du nom de Torsac remonterait à un nom de personne gallo-romain Torcius auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Torciacum, « domaine de Torcius »[9],[Note 1].

Limite dialectale[modifier | modifier le code]

La commune est dans la langue d'oïl (domaine du saintongeais), et marque la limite avec le domaine occitan (dialecte limousin) à l'est[10].

Article connexe : Langues de la Charente.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le lieu a été habité depuis la plus haute antiquité et les fouilles ont montré un site moustérien[11]. La grotte Castaigne a aussi montré dans ses niveau supérieurs des tessons et céramique datant de la Tène III. Près de Puymerle, quatre sarcophages pouvant dater du VIe siècle ont été retrouvés[12].

Au VIIIe siècle Torsac a été le siège d'un des 13 archiprêtrés de l'Angoumois[13].

Au Moyen Âge il y avait un château dont des vestiges sont encore visibles, qui fut repris sur les Anglais et détruit pendant la guerre de Cent Ans par le maréchal de Sancerre[14].

En 1542, Charles, duc d'Orléans et d'Angoulême (troisième fils de François Ier), donna à Pierre de La Place, écuyer, seigneur de Sallebœuf (paroisse de Cumont, Périgord), la Tour Garnier (Angoulême), Poursac et de Chantemerle (La Couronne), cette seigneurie qu'il venait d'acheter à Catherine de Clermont. Pierre de La Place, membre de cette importante famille angoumoisine, a été maire d'Angoulême en 1506, puis échevin de 1507 à 1539.

Il fut tué en 1572 lors de la Saint-Barthélemy à Paris. Protestant, il avait accompagné Henri de Navarre pour son mariage[14],[Note 2].

Hélie de La Place, seigneur de Torsac, a été maire d'Angoulême en 1561[15].

Au début du XXe siècle, deux moulins tournaient encore sur a Charraud, le moulin de la Combe et celui de Jolly[14].

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1965 1977 Max Mosny   Ingénieur Agronome
1977 1995 René Perot   Agriculteur
1995 2008 Yves Huault   Dirigeant de Société
2008 en cours Catherine Bréard SE Préparatrice en pharmacie

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 779 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
812 577 822 905 878 852 837 870 846
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
795 751 695 646 625 637 564 525 470
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
480 505 434 441 433 413 386 416 348
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012 -
352 385 464 731 718 758 770 779 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,1 %, 15 à 29 ans = 15,1 %, 30 à 44 ans = 20,9 %, 45 à 59 ans = 25,5 %, plus de 60 ans = 19,4 %) ;
  • 49,1 % de femmes (0 à 14 ans = 19,8 %, 15 à 29 ans = 13 %, 30 à 44 ans = 22,8 %, 45 à 59 ans = 25,7 %, plus de 60 ans = 18,8 %).

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,1 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,6 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,9 % contre 48,4 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).

Pyramide des âges à Torsac en 2007 en pourcentage[18]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
0,8 
3,6 
75 à 89 ans
4,8 
15,3 
60 à 74 ans
13,2 
25,5 
45 à 59 ans
25,7 
20,9 
30 à 44 ans
22,8 
15,1 
15 à 29 ans
13,0 
19,1 
0 à 14 ans
19,8 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[19]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Remarques[modifier | modifier le code]

De 1850 à 1946 Torsac a constamment perdu de la population, 50 % entre 1850 et 1921. La tendance s'est inversée à partir des années 1970 de par la proximité d'Angoulême.

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un RPI entre Fouquebrune et Torsac. Torsac accueille l'école élémentaire, avec deux classes, et Fouquebrune l'école primaire. Le secteur du collège est Villebois-Lavalette[20].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Aignan, qui a été construite au XIIe siècle puis remaniée aux XVe et XVIe siècles, possède un clocher octogonal. Elle a été inscrite monument historique par arrêté du 23 juillet 1973[21].

Elle renferme quatre groupes de trois chapiteaux du XIIe siècle, des peintures du XVIIe siècle sur la coupole et le cul-de-four du chœur, un groupe en pierre sur la Trinité du XVe siècle ainsi qu'un autel du XVIIIe siècle. Ces éléments sont classés monument historique au titre objet depuis 1911[22].

Wikimedia Commons possède d’autres illustrations sur l'église Saint-Aignan.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Du château du XIIIe siècle, très remanié au XVIIe siècle il reste trois tours rectangulaires tronquées et de belles salles voûtées. Les créneaux sur mâchicoulis de fantaisie sont du XIXe siècle.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les communes françaises de Torcy (Aisne), Torcé (Ille-et-Vilaine), Torcieu (Ain), Torxé (Charente-Maritime) ont la même étymologie.
  2. Comme François III de La Rochefoucauld, qui était au service d'Henri de Navarre.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente »,‎ (consulté le 24 juillet 2015)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille d'Angoulême », sur Infoterre,‎ (consulté le 17 novembre 2011)
  7. Jean Nanglard, Cartulaire de l'église d'Angoulême, t. IX, Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, imprimerie G.Chasseignac,‎ (1re éd. 1180), 296 p. (lire en ligne), p. 125
  8. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente,‎ (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 75
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ , 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 679
  10. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ , 334 p. (lire en ligne), p. 55
  11. Louis Duport, Les gisements préhistoriques de la vallée des Eaux Claires : le gisement moustérien de Torsac, grotte E. Castaigne, Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente,‎ , 250 p., p. 95
  12. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule »,‎ , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 211
  13. Vigier de la Pile, Histoire de l'Angoumois, Paris, Derache (1846, Laffite reprint 2002),‎ , 160 p. (ISBN 2-86276-384-5, lire en ligne), p. 5
  14. a, b et c Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 386-387
  15. De La Place, seigneur de la Tourganier
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.
  18. « Évolution et structure de la population à Torsac en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 août 2010)
  19. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 août 2010)
  20. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 21 juillet 2012)
  21. « Église de Torsac », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Mobilier de l'église de Torsac », base Palissy, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]