Odeur

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Une odeur est le résultat, perçu par le sens de l’odorat, de l'émanation des corps volatils contenus dans certaines substances comme les molécules chimiques souvent qualifiées de molécules odorantes ou de parfum, ou de fragrance dans le cas des fleurs.

Nature chimique[modifier | modifier le code]

Les molécules odorantes sont caractérisées par leur composition chimique.

Les signaux odorants peuvent être répartis dans différentes classes. Chez les espèces aquatiques, les composés générateurs d’odeurs sont en majorité des acides aminés ou des sels biliaires.

Perception[modifier | modifier le code]

L'homme brasse en moyenne 12 m3 d'air par jour à raison de 23 000 respirations, ce qui lui donne la capacité de détecter quotidiennement un nombre très élevé d'odeurs.

Une étude parue le 21 mars 2014 dans la revue Science laisse a penser que l'homme pourrait détecter plus de 1 000 milliards d'"odeurs" différentes[1],[2] ce qui très supérieur a ce qui était admis jusqu'à lors (10 000 odeurs différentes).

80 % des odeurs perçues par l'homme donnent une aversion (cela correspond à la fonction d'alerte acquise par l'odorat de l'homme au cours de l'évolution), 20 % suscitent des émotions positives[3].

La sensation agréable, neutre ou désagréable associée à une odeur est propre à chaque individu et pour partie innée, pour partie socialement construite. Elle dépend aussi de la concentration du produit dans l’air et du fait qu’il soit ou non associé à sa source naturelle[4].

Cette perception très variable selon les individus et les sociétés explique que les études qui tentent de catégoriser les odeurs soient controversées, tels les résultats d'une recherche factorielle en 2013[5] qui réduit une liste de 144 combinaisons olfactives en 10 odeurs de base[6].

Persistance[modifier | modifier le code]

Certains parfums sont très éphémères et d’autres plus durables. Le système olfactif peut aussi faire preuve d’accoutumance (dans la terminologie médicale, on parle maintenant d'« habituation »), certaines odeurs n’étant plus perçues après un certain délai.

Odeurs et pollution de l’air[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pollution olfactive.

La pollution de l’air se traduit elle-même souvent par des odeurs (gaz d’échappement, fumées, odeurs de décomposition, de fermentation, etc.).

De plus, les conditions environnementales (hygrométrie, température, lumière, ultraviolets, vent ou turbulences) influent sur la durée et la portée d’une odeur. Elles font que les odeurs portées par l’air voyagent plus ou moins loin ; par exemple, un air propre et humide porte la plupart des odeurs loin.

Il semble aussi que la pollution de l’air ait une importance qu’on a pu sous-estimer ;

  • Un air pollué dégrade les molécules odorantes et freine la dispersion de nombreuses odeurs, dont le parfum des fleurs ;
    Des chercheurs de l’université de Virginie (États-Unis) ont modélisé[7] l’impact de la pollution de l’air sur la dispersion des fragrances de fleurs : Dans un air pur, ces fragrances se dispersent sur des distances pouvant parfois dépasser le kilomètre, alors que dans un air pollué, l’ozone, les acides, divers oxydants et radicaux libres (hydroxyles et nitrés) et d’autres polluants dégradent ou modifient ces molécules en réduisant fortement la portée de la fragrance des fleurs (50 % du parfum d’une fleur est alors “ perdu ” avant d’avoir parcouru 200 m).
    Selon Jose D. Fuentes, coauteur de l’étude “Cela rend beaucoup plus difficile la localisation des fleurs par les pollinisateurs”. Il estime que ces arômes sont détruits jusqu’à 90 % par la pollution (par rapport à des périodes où les industries lourdes et les véhicules n’existaient pas encore).
  • des molécules qui ne sont pas consciemment perçues (hormones, phéromones, et leur équivalent végétal, phytohormones dans le monde des plantes) pourraient peut-être également être détruites ou modifiées par la pollution de l’air.
  • Ce phénomène de dégradation des odeurs par la pollution pourrait en partie expliquer le déclin de certaines populations d’abeilles et d’autres pollinisateurs (dont certains oiseaux, chauve-souris nectarivore) constaté dans tous les pays industriels et agricoles[8]. Il pourrait aussi expliquer les difficultés qu’ont les individus de certaines espèces (lézards, serpents, amphibiens, certains mammifères) à se reproduire (mâles et femelles ne se retrouvant plus, ou moins bien) ou de certaines espèces à se nourrir (l’individu ne percevant plus aussi bien l’odeur qui le conduisait à sa source de nourriture).
  • Il est possible que certaines phytohormones ne jouent plus normalement leur rôle de messages de communication et que des végétaux soient alors plus facilement victimes de leurs prédateurs.
  • Des proies pourraient être plus vulnérables si elles sentent moins l’odeur de leurs prédateurs, et inversement un prédateur qui chasse à l’odorat peut avoir plus de mal à détecter ses proies dans une région où l’air est pollué. Un phénomène identique a été récemment identifié en laboratoire puis vérifiés in situ dans l'eau (sur un récifs du centre de la barrière de corail de Papouasie-Nouvelle-Guinée naturellement acidifié par un dégazage volcanique sous-marin permanent de CO2). Les poissons exposés par les chercheurs à une eau acidifié (comparable à celle qui baignera la plupart des récifs coralliens du monde entier dans 50 à 80 ans, selon les chercheurs) sont victimes de troubles comportementaux inattendus et très marqués  : ils ne fuient plus l’odeur de leur prédateur, et ils s’exposent anormalement, de manière suicidaire au risque d’être mangé[9]. L'étude in situ, qui a confirmé ce phénomène, a été présenté dans un documentaire australien diffusé sur Arte en 2014[10]). On ignore si c'est l'acidification ou l'effet du CO2 en tant que molécule sur le poisson qui est en cause.
    De plus beaucoup d’animaux qui se déplacent de nuit en utilisant leur odorat sont par ailleurs perturbés par le phénomène dit de pollution lumineuse.

Les odeurs chez l’humain[modifier | modifier le code]

L’odeur de la mère a une grande importance pour le nourrisson, et inversement. Certaines odeurs sont mémorisées et durablement associées à des souvenirs positifs ou négatifs (Cf. la madeleine de Proust par exemple).

La sociologie du corps montre que si certaines odeurs corporelles sont facteur d’attraction[11], sexuelle notamment, d’autres (ou les mêmes en d’autres circonstances) sont au contraire facteur de répulsion[11]. La culture hygiéniste du XIXe siècle a probablement renforcé le dégoût pour certaines odeurs associées aux microbes ou aux maladies[12] (excréments, urines, aliments en décomposition, eaux fétides, etc.). Les parfums naturels ou de synthèse peuvent être des moyens de séduction ou de masquage des odeurs supposées désagréables pour soi ou pour autrui. Des parfums sont depuis l’Antiquité aussi utilisés pour masquer les odeurs d’animaux, de cuisine, de moisi, de cadavre, etc. L’homme est pourvu de cinq sens : l’ouïe, la vue, le toucher, le goût, et l’odorat. L’odorat est le plus précoce de nos sens puisque physiologiquement, les cellules olfactives sont présentes dès la 7ème semaine de gestation et établissent alors des connexions avec le cerveau antérieur .Pourtant, il nous est régulièrement fait le reproche de la faiblesse de notre odorat et la comparaison avec le monde animal nous est défavorable. Cependant, même si nous ne l’avons pas toujours à l'esprit, le sens de l'odorat est le seul à être perpétuellement en éveil référence bibio : Schaal, Marlier, & Soussignan, (2000) Chemical Senses Volume: 25, Issue: 6, Pages: 729-737

L’odeur est une perception sensorielle qui se produit si des molécules olfactives tombent sur un récepteur correspondant. La perception d’arômes est une réaction innée ; elle arrive quasi automatiquement Réf bibio : Knoblich, H./Scharf, A./Schubert, B.: Geschmacksforschung (1996)  “Marketing und Sensorik für Nahrungs- und Genussmittel”, Oldenbourg, München, pp. 211-243

L’odeur procure chez l’individu des sensations qui vont de la gêne au bien-être en passant par ce que l’on pourrait appeler le confort olfactif . réf bibio : Brunel O.(1997), Journal of Social and Personal Relationships 24, August 2007, © Sage Publications.

Les stimuli olfactifs peuvent suggérer une nostalgie, en effet, le parfum sollicite des souvenirs lointains (Maille V., 2001), c’est pourquoi des odeurs de talc sont incorporées dans certains parfums pour  rappeler aux consommateurs leur enfance. Réf bibio : Maille V.(2001) «  L’incidence des stimuli olfactifs : un état des recherches », Recherche et Applications en Marketing, 16, 2, 51-75.

Étant donné que certains stimuli olfactifs auraient un effet stimulant ou relaxant, des parfums adaptés aux différents moments de la journée ont été diffusés dans les bureaux de Schiseido@ afin de gérer les moments de stress ou de relâchement du personnel. réf bibio : Leventer, A. 1991. Surface-sediment diatom assemblages from the George V Coast, Antarctica, Antarctic Journal of the United States, 26(5): 120-122

D’après certaines études, les odeurs peuvent avoir une nature stimulante comme le jasmin et la menthe alors que les odeurs de camomille et de lavande sont calmantes réf bibio : Daucé B. et Rieunier S. (2002), « Le marketing sensoriel du point de vente », Recherche et Applications en Marketing, vol. 17, n°4, pp. 46-65.

L’aromathérapie accorde beaucoup de vertus thérapeutiques aux odeurs. Les senteurs de citron et d’orange soigneraient la dépression ; le myrte, la menthe et la sauge préviendraient d’une attaque d’épilepsie ; le jasmin et le citron stimuleraient et la lavande serait un sédatif. Une étude menée a souligné l’effet apaisant d’une odeur d’orange diffusée dans un cabinet dentaire. Les patients étaient soit placés dans une salle d’attente où régnait une odeur d’orange émise à l’aide d’un diffuseur électrique (groupe expérimental), soit placés dans une salle d’attente sans diffusion particulière (groupe contrôle). Les chercheurs ont mesuré ensuite, à l’aide d’un questionnaire auto administré, le niveau de douleur (dentaire), l’anxiété-trait, l’anxiété-état, l’humeur, la vivacité et le niveau de calme. Les résultats indiquent que la diffusion de senteur d’orange permet de réduire significativement le niveau d’anxiété des patients et d’améliorer l’humeur de façon positive. Réf bibio : Lehrner, J.P., Eckersberger, C., Walla, P., Pötsch, G., and Deecke, L. (2000). Ambient odour of orange reduces anxiety and improves mood in female patients waiting for dental treatment. Physiology and Behavior, 71: 83-86. ISI:1.419

Effets des odeurs sur les performances intellectuelles : Plusieurs recherches se sont intéressées à l’influence de fragrances sur le comportement intellectuel des êtres humains. Ainsi, la firme japonaise Shiseido (cosmétiques) a exploré l’influence des parfums sur les performances intellectuelles. Les résultats montrent que le calcul mental est amélioré de 10 à 20 % par diffusion de vapeurs hespéridées (citron, orange, bergamote) pour les jeunes hommes et de notes florales (rose) pour les jeunes femmes réf bibio : Laszlo,P.,  Rivière,S., Les sciences du parfum, Que sais-je ?, 1997, (ISBN 978-2-1304-8798-2)

Lors d’une expérience réalisée en 1990, Baron a observé les performances d’hommes et de femmes selon deux situations environnementales (bonne odeur ou aucune diffusion d’odeur). Les résultats soulignent que les personnes exposées à une bonne odeur ont des objectifs de réussite plus élevés sur une tâche de codage et essayent d’adopter des stratégies efficaces pour avoir de meilleures performances que les personnes qui ne sont pas en présence d’une bonne odeur. De plus, les hommes font preuve d’une meilleure efficacité en présence d’une bonne odeur. De même selon une recherche de Baron et Kalsher en 1998, des étudiants amenés à réaliser une tâche de simulation de conduite dans laquelle ils sont sollicités pour répondre à des stimuli visuels qui viennent à eux de façon aléatoire, ont de meilleures performances lorsqu’ils sont en présence d’une odeur agréable (odeur de citron) Baron R, et Kalsher en 1998 Psychology : Better World Books (ISBN: 9780205314027)

Effets des odeurs sur les performances physiques : Raudenbush, Corley, et Eppich (2001)  ont trouvé que l’odeur de menthe poivrée avait un impact sur les performances sportives. On mesurait les performances d’athlètes accomplissant différentes tâches physiques avec ou sans un adhésif odorant de menthe poivrée collé sous le nez. Les résultats ont souligné qu’en présence de l’odeur les sujets augmentaient leur vitesse de course, leur force de préhension et leurs efforts, mais que certaines performances telles que des tirs au panier en basket-ball n’étaient pas forcément améliorées. Cependant, l’impact d’une fragrance ne s’arrête pas au comportement intellectuel et aux performances physiques. En effet, celle-ci peut également avoir une influence positive ou négative sur l’humeur de chacun d’entre-nous et par conséquent sur la façon dont nous allons appréhender le monde qui nous entoure.  Raudenbush, Corley, et Eppich (2001)  Enhancing athletic performance through the administration of peppermint odor BRIEF REPORT JOURNAL OF SPORT & EXERCISE PSYCHOLOGY, 2001, 23,156-160

Ces effets peuvent s’observer dès les premiers instants de la vie. Ainsi, les recherches réalisées chez le nouveau-né (Schaal, & all, 1980) ont mis en évidence le rôle primordial des odeurs dans la relation mère - enfant et l’effet apaisant de celles-ci sur sa progéniture. L’agitation motrice d’enfants âgés seulement de quelques jours diminue de façon très significative lors de la perception de l’odeur du sein ou du cou maternel. Cet effet n’est pas constaté lorsque l’on présente aux bébés les sécrétions d’une autre mère allaitante. Différents effets ont été mesurés selon que les individus se trouvent en présence d’une odeur agréable ou d’une odeur désagréable.

Schaal,  & all, (1980) . Les stimulations olfactives dans lesrelations entre l’enfant et la mère. Reprod. Nutr. Dev. 20:843–858.

Les travaux de Baron,  ont non seulement montré qu’une odeur jugée agréable pouvait augmenter les performances, mais aussi que l’emploi d’odeurs jugées agréables aurait pour effet de diminuer l’agressivité. Ainsi, lorsque l’on demande aux sujets de se mettre d’accord avec une autre personne (un comparse des expérimentateurs) sur la répartition du budget dans une grande entreprise, les personnes se trouvant dans une ambiance olfactive agréable font plus de compromis et évitent, de façon significative, davantage les conflits avec cette personne que celles mises en présence d’une odeur neutre, c’est-à-dire lorsqu’ aucune odeur n’est diffusée.

Baron R, et Kalsher en 1998 Psychology : Better World Books (ISBN: 9780205314027)

Plusieurs chercheurs (Ehrlichman & Halpern, (1988)) ont mis en parallèle le comportement de personnes qui se trouvent en présence d’une odeur agréable avec celles bénéficiant de façon générale d’une situation positive par exemple, recevoir une somme d’argent pour participer à l’expérience. Ainsi, dans l’expérience de Baron et Richardson (Baron et Richardson. 1994) les individus placés en condition de bonne odeur font preuve d’un niveau plus élevé d’affect positif et donnent davantage de leur temps à l’expérimentateur que ceux de la condition "contrôle" (sans odeur).Les résultats obtenus sont identiques lorsque l’on remplace la condition "odeur versus pas d’odeur" par la condition "rémunération pour l’expérience versus pas de rémunération" De plus, lorsqu’ils ne sont pas exposés à une ambiance olfactive désagréable. En ce qui concerne l’échelle d’humeur, la mauvaise odeur augmente le degré d’agressions, d’anxiété, de fatigue, de tristesse et diminue la concentration et la sympathie.

Baron R., Richardson D., 1994. Human aggression (2nd ed). New York: Plenum Ehrlichman & Halpern, (1988) Affect and memory: Effects of pleasant and unpleasant odors on retrieval of happy and unhappy memories. Journal of Personality and Social Psychology 55, 5, 769-779.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « L'homme sait distinguer 1000 milliards d'odeurs au moins », sur http://www.journaldelascience.fr/,‎ 22 mars 2014
  2. « Humans Can Discriminate More than 1 Trillion Olfactory Stimuli », sur http://www.sciencemag.org/,‎ 21 mars 2014
  3. Bernard Sablonnière, La chimie des sentiments, Jean-Claude Gawsewitch Éditeur,‎ 2012, 208 p. (ISBN 978-2350133591)
  4. Article « Pourquoi sommes-nous gênés par les odeurs ? Le rôle de quelques facteurs psychosociaux », par Barbara Bonnefoy (Revue Air Pur N° 73)
  5. (en) Jason B. Castro, Arvind Ramanathan, Chakra S. Chennubhotla, « Categorical Dimensions of Human Odor Descriptor Space Revealed by Non-Negative Matrix Factorization », PLoS ONE, vol. 8,‎ 18 septembre 2013 (DOI 10.1371/journal.pone.0073289)
  6. « Parfumé », « boisé », « résineux », « fruité, autre que citron », « écœurant », « chimique », « mentholé, menthe poivrée », « sucré », « pop-corn », « citronné » et « âcre ».
  7. communiqué des académies des sciences et de médecine, ingénierie et recherche américaines, Cf. Étude publiée dans “ Atmospheric Environment ”
  8. Étude sur le statut des pollinisateurs en Amérique du nord (2006) ; ”Status of Pollinators in North America ” , Committee on the Status of Pollinators in North America, National Research Council Accès à l’étude
  9. TV5 Les poissons perdent leur instinct de survie quand les océans s’acidifient, brève mis en ligne le 14/4/2014 dans la rubrique "Actualités" (Coraux, Gaz à effet de serre, Océans)"
  10. Arte 2014 Quand les océans deviennent acides, reportage australien (52 min), 1ère diffusion : 04 avril à 22h20
  11. a et b Annick Le Guérer, « Le déclin de l'olfactif, mythe ou réalité ? », Anthropologie et Sociétés, vol. 14, n° 2, 1990, p. 25-45. URI: http://id.erudit.org/iderudit/015126ar DOI: 10.7202/015126ar, consulté 2012-12-02. Voir p 5/22 "L'olfactif et la relation sexuelle".
  12. Alain Corbin, Le Miasme et la jonquille, Paris, Aubier-Montaigne, 1982.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Purves, D. et al., Neurosciences, Paris, Éd. De Boeck Université, 1999, chap. 14, pp. 263-266.
  • Rémy, E., Estades, J., « Nez à nez avec des nuisances odorantes, l’apprentissage de la cohabitation spatiale », Sociologie du travail, vol. 49, n° 2, 2007, pp. 237-252.
  • Brigitte Proust, Petite géométrie des parfums, Science ouverte, Seuil, 2006. (ISBN 978-2-0208-0279-6)
  • Alain Corbin, Le Miasme et la jonquille, Paris, Aubier-Montaigne, 1982, 332 p.
  • Baron R. et Kalsher, Psychology : Better World Books, 1998. (ISBN 978-0-2053-1402-7)
  • Robert A. Baron, Deborah R. Richardson, Human aggression , New York, Plenum, 2e éd., 1994.
  • Ehrlichman & Halpern, « Affect and memory: Effects of pleasant and unpleasant odors on retrieval of happy and unhappy memories », Journal of Personality and Social Psychology, 1988, 55, 5, pp. 769-779.
  • Schaal et al., Les stimulations olfactives dans les relations entre l’enfant et la mère, 1980, Reprod. Nutr. Dev. 20, pp. 843–858.
  • Raudenbush, Corley et Eppich, « Enhancing athletic performance through the administration of peppermint odor », Brief Report Journal of Sport & Exercise Psychology, 2001, 23, pp. 156-160.
  • Pierre Laszlo,  Rivière, S., Les sciences du parfum, Que sais-je ?, PUF, 1997. (ISBN 978-2-1304-8798-2)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]