Chermignac

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Chermignac
Chermignac
L'église de Chermignac.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement Saintes
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Saintes
Maire
Mandat
Jean-Michel Rouger
2020-2026
Code postal 17460
Code commune 17102
Démographie
Gentilé Chermignacais
Population
municipale
1 263 hab. (2019 en diminution de 0,47 % par rapport à 2013)
Densité 94 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 41′ 03″ nord, 0° 40′ 14″ ouest
Altitude Min. 25 m
Max. 68 m
Superficie 13,43 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Saintes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Thénac
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Chermignac
Liens
Site web www.chermignac.fr

Chermignac est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Chermignacais et les Chermignacaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

OpenStreetMap
Limite communale.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Chermignac
Pessines Saintes
Chermignac Thénac
Rétaud

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Chermignac est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saintes, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 62 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (76,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (54,8 %), zones agricoles hétérogènes (20,6 %), forêts (18,6 %), zones urbanisées (6 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Chermignac est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[8]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[9].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Chermignac.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[10].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 70,9 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (54,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 601 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 559 sont en en aléa moyen ou fort, soit 93 %, à comparer aux 57 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[11],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[12].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999 et 2010. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991, 1993, 2002, 2003, 2005 et 2011 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010[8].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[13].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village est lié à la création d'un domaine à l'époque gallo-romaine. Il provient de l'anthroponyme gallo-romain Carminius avec le suffixe -acum. Chermignac représente donc un ancien Carminiacum ou villa Carminii. Selon les toponymistes, « Le village s'est donc développé à partir du domaine gallo-romain de Carminius, un riche propriétaire terrien »[14].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'homme occupe le site des Barrets dès le Néolithique, puis à la période gallo-romaine, comme en témoignent les tuiles à rebords et céramiques mises au jour.

D'autres vestiges antiques sont retrouvés, notamment un habitat aux fenêtres, un tambour de fût de colonne transformé en margelle de puits, au Puits Mérolé, des monnaies et une pierre funéraire exhumées aux Guillots, là ou la voie romaine de Blaye se divise pour rejoindre Périgueux ou Poitiers via Saintes.

Au XIXe siècle, Adolphe Ménudier fait de son domaine du Plaud une ferme-école et participe activement à la reconquête des sols par la vigne après la crise du phylloxéra.

De 1894 à 1947, la commune est desservie par la ligne de Chemin de fer économique des Charentes, Saintes-Mortagne-sur-Gironde. La ligne présentait un arrêt facultatif à Chadignac et aux Guillots. La gare, toujours présente, est en face des Établissements Bailly sur la route actuelle Saintes-Chermignac[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1971 Raymond Chartier    
1971 1983 Marc Touzeau    
1983 1995 Alain Kleinhans    
1995 1996 Gilles Brossard    
1996 En cours Jean-Pierre Sagot DVD Retraité Fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

Région[modifier | modifier le code]

À la suite de la réforme administrative de 2014 ramenant le nombre de régions de France métropolitaine de 22 à 13, la commune appartient depuis le à la région Nouvelle-Aquitaine, dont la capitale est Bordeaux. De 1972 au , elle a appartenu à la région Poitou-Charentes, dont le chef-lieu était Poitiers.

Canton[modifier | modifier le code]

La commune de Chermignac appartient au canton de Thénac depuis mars 2015. Avant cette date, elle faisait partie des neuf communes qui composaient le canton de Saintes-Ouest, ce dernier étant issu d'un redécoupage de la carte administrative de 1985 où l'ancien canton de Saintes-Sud, créé en 1801, a été refondu.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Chermignac adhère à la Communauté de communes du Pays Santon dont le siège administratif est situé à Saintes.

De même, la commune appartient au Pays de Saintonge Romane dont le siège est également fixé à Saintes.

Carte représentant la commune de Saintes et ses communes limitrophes
Saintes et ses communes limitrophes (en orangé : Communauté de communes du Pays Santon).

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[17].

En 2019, la commune comptait 1 263 habitants[Note 3], en diminution de 0,47 % par rapport à 2013 (Charente-Maritime : +2,83 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
736788708699788834800772785
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
722736668730736721630600590
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
598611581531522479484466437
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
4895565878629681 0151 1001 1281 261
2015 2019 - - - - - - -
1 2541 263-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 27 %, soit en dessous de la moyenne départementale (29 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 34 % la même année, alors qu'il est de 34,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 623 hommes pour 632 femmes, soit un taux de 50,36 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (52,15 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[20]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90 ou +
0,9 
8,2 
75-89 ans
8,3 
24,4 
60-74 ans
25,5 
22,3 
45-59 ans
21,2 
15,7 
30-44 ans
18,6 
12,5 
15-29 ans
9,7 
16,0 
0-14 ans
15,8 
Pyramide des âges du département de la Charente-Maritime en 2018 en pourcentage[21]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,1 
90 ou +
2,5 
9,5 
75-89 ans
12,3 
21,6 
60-74 ans
22,6 
20,2 
45-59 ans
19,8 
16,5 
30-44 ans
15,9 
15,2 
15-29 ans
12,8 
15,9 
0-14 ans
14,1 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Au XIIe siècle est construite l'église Saint-Quentin qui relève du chapitre de Saintes. Cet édifice, en grande partie gothique aujourd'hui, possède une cloche de 1601.

L'église Saint-Quentin de Chermignac et la croix hosannière de Chermignac sont classées monuments historiques depuis le 5 novembre 1906.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Arthur André Marie Éveillé (Saintes 1835-chermignac 1900) Il est l'auteur d'un « glossaire saintongeais ». Il est le beau-frère de Georges Vallein. Son fils André, avocat et auteur d'un livre sur le droit des émigrés en France, sera maire de Chermignac en 1945 (réf : François Julien-Labruyére Dictionnaire biographique des Charentais).
  • Pierre Adolphe Ménudier : né le 28 octobre 1815 à La Tremblade -décédé en 1901 à Chermignac ; agriculteur moderniste ; titulaire de la Légion d'honneur. Après sa carrière de chirurgien de la marine il a habité au domaine familial du Plaud. Il a contribué ou créé entre autres le comité central de lutte contre le Phylloxéra (1876), le syndicat général agricole des comices (1886) et sera en 1894 le premier président de la société anonyme du Crédit Agricole de Charente-inférieure. L'école élémentaire de Chermignac porte son nom[22].
  • Hubert Rouger : désit le Jhavasson : agriculteur-viticulteur patoisant né le 13 février 1927 à Chermignac. Auteur de nombreux textes, poèmes, pièces de théâtres et autres animations, il a été récompensé par de nombreux prix dont le premier prix régional UPCP en 2004 et le Conseil régional lui a décerné en 2006 le prix de la meilleure poésie en patois.
  • La famille Vallein : grande famille de Chermignac. Depuis 1792 elle possède un domaine viticole important et a donné à la commune de nombreux maires (voir dans la rubrique administration). Georges sera à l'origine de la construction de la mairie et de l'école et de la rénovation de l'église Saint-Quentin. Paul sera accusé à tort d'avoir fait du commerce avec l'occupant et exécuté par les FTP à Rioux en 1944. Victor (1810-1873) est connu comme journaliste polémiste et l'auteur d'ouvrages régionaux. Il est également l'un des fondateurs de L'Indépendant de la Charente-inférieure. Actuellement le domaine familial existe sous le nom Vallein-Tercinier[23].
  • André Trochut, ancien coureur cycliste français, né le 6 novembre 1931 à Chermignac et décédé le 4 août 1996.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le )

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. a et b « Les risques près de chez moi - commune de Chermignac », sur Géorisques (consulté le )
  9. BRGM, « Évaluez simplement et rapidement les risques de votre bien », sur Géorisques (consulté le )
  10. « Dossier départemental des risques majeurs de la Charente-Maritime », sur www.charente-maritime.gouv.fr (consulté le ), chapitre Mouvements de terrain.
  11. « Retrait-gonflement des argiles », sur le site de l'observatoire national des risques naturels (consulté le )
  12. « Liste des cavités souterraines localisées sur la commune de Chermignac », sur http://www.georisques.gouv.fr/ (consulté le )
  13. « Dossier départemental des risques majeurs de la Charente-Maritime », sur www.charente-maritime.gouv.fr (consulté le ), chapitre Risque transport de matières dangereuses.
  14. Origine des Noms de Villes et Villages de Charente-Maritime. Jean-Marie Cassagne- Stéphane Seguin. Éditions Jean-Michel Bordessoules
  15. Le patrimoine des communes des Villes de la Charente-Maritime.
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  20. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Chermignac (17102) », (consulté le ).
  21. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département de la Charente-Maritime (17) », (consulté le ).
  22. Bernard Aumailley Dictionnaire biographique des Charentais
  23. François Julien-Labruyére et Frédéric Morin, Dictionnaire biographique des Charentais

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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