Chermignac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Chermignac
Chermignac
L'église de Chermignac.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement Arrondissement de Saintes
Canton Thénac
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Saintes
Maire
Mandat
Jean-Pierre Sagot
2014-2020
Code postal 17460
Code commune 17102
Démographie
Gentilé Chermignacais
Population
municipale
1 251 hab. (2016 en diminution de 1,57 % par rapport à 2011)
Densité 93 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 41′ 03″ nord, 0° 40′ 14″ ouest
Altitude Min. 25 m
Max. 68 m
Superficie 13,43 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine

Voir sur la carte administrative de Nouvelle-Aquitaine
City locator 14.svg
Chermignac

Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime

Voir sur la carte topographique de la Charente-Maritime
City locator 14.svg
Chermignac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Chermignac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Chermignac
Liens
Site web www.chermignac.fr

Chermignac est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Chermignacais et les Chermignacaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

OpenStreetMap
Limite communale.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Chermignac
Pessines Saintes
Chermignac Thénac
Rétaud

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village est lié à sa création à l'époque gallo-romaine. Il provient de l'anthroponyme gallo-romain Carminius avec le suffixe -acum. Chermignac représente donc un ancien Carminiacum ou villa Carminii. Selon les toponymistes, « Le village s'est donc développé à partir du domaine gallo-romain de Carminius, un riche propriétaire terrien »[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'homme occupe le site des Barrets dès le Néolithique, puis à la période gallo-romaine, comme en témoignent les tuiles à rebords et céramiques mises au jour.

D'autres vestiges antiques sont retrouvés, notamment un habitat aux fenêtres, un tambour de fût de colonne transformé en margelle de puits, au Puits Mérolé, des monnaies et une pierre funéraire exhumées aux Guillots, là ou la voie romaine de Blaye se divise pour rejoindre Périgueux ou Poitiers via Saintes.

Au XIXe siècle, Adolphe Ménudier fait de son domaine du Plaud une ferme-école et participe activement à la reconquête des sols par la vigne après la crise du phylloxéra.

De 1894 à 1947, la commune est desservie par la ligne de Chemin de fer économique des Charentes, Saintes-Mortagne-sur-Gironde. La ligne présentait un arrêt facultatif à Chadignac et aux Guillots. La gare, toujours présente, est en face des Établissements Bailly sur la route actuelle Saintes-Chermignac[3].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1971 Raymond Chartier    
1971 1983 Marc Touzeau    
1983 1995 Alain Kleinans    
1995 1996 Gilles Brossard    
1996 En cours Jean-Pierre Sagot DVD Retraité Fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

Région[modifier | modifier le code]

À la suite de la réforme administrative de 2014 ramenant le nombre de régions de France métropolitaine de 22 à 13, la commune appartient depuis le à la région Nouvelle-Aquitaine, dont la capitale est Bordeaux. De 1972 au , elle a appartenu à la région Poitou-Charentes, dont le chef-lieu était Poitiers.

Canton[modifier | modifier le code]

La commune de Chermignac appartient au canton de Thénac depuis mars 2015. Avant cette date, elle faisait partie des neuf communes qui composaient le canton de Saintes-Ouest, ce dernier étant issu d'un redécoupage de la carte administrative de 1985 où l'ancien canton de Saintes-Sud, créé en 1801, a été refondu.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Chermignac adhère à la Communauté de communes du Pays Santon dont le siège administratif est situé à Saintes.

De même, la commune appartient au Pays de Saintonge Romane dont le siège est également fixé à Saintes.

Carte représentant la commune de Saintes et ses communes limitrophes
Saintes et ses communes limitrophes (en orangé : Communauté de communes du Pays Santon).

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5].

En 2016, la commune comptait 1 251 habitants[Note 1], en diminution de 1,57 % par rapport à 2011 (Charente-Maritime : +2,64 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
736788708699788834800772785
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
722736668730736721630600590
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
598611581531522479484466437
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
4895565878629681 0151 1001 2611 254
2016 - - - - - - - -
1 251--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (28,1 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,2 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,2 % d'hommes (0 à 14 ans = 19 %, 15 à 29 ans = 14,9 %, 30 à 44 ans = 24,3 %, 45 à 59 ans = 24,3 %, plus de 60 ans = 17,5 %) ;
  • 49,8 % de femmes (0 à 14 ans = 19,5 %, 15 à 29 ans = 13,7 %, 30 à 44 ans = 22,3 %, 45 à 59 ans = 26,1 %, plus de 60 ans = 18,5 %).
Pyramide des âges à Chermignac en 2007 en pourcentage[8]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,4 
4,3 
75 à 89 ans
4,6 
13,2 
60 à 74 ans
13,5 
24,3 
45 à 59 ans
26,1 
24,3 
30 à 44 ans
22,3 
14,9 
15 à 29 ans
13,7 
19,0 
0 à 14 ans
19,5 
Pyramide des âges du département de la Charente-Maritime en 2007 en pourcentage[9]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,5 
8,6 
75 à 89 ans
11,9 
16,4 
60 à 74 ans
17,1 
21,3 
45 à 59 ans
21,1 
19,1 
30 à 44 ans
18,5 
16,8 
15 à 29 ans
14,7 
17,3 
0 à 14 ans
15,1 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Au XIIe siècle est construite l'église Saint-Quentin qui relève du chapitre de Saintes. Cet édifice, en grande partie gothique aujourd'hui, possède une cloche de 1601.

L'église Saint-Quentin de Chermignac et la croix hosannière de Chermignac sont classées monuments historiques depuis le 5 novembre 1906.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Arthur André Marie Éveillé (Saintes 1835-chermignac 1900) Il est l'auteur d'un « glossaire saintongeais ». Il est le beau-frère de Georges Vallein. Son fils André, avocat et auteur d'un livre sur le droit des émigrés en France, sera maire de Chermignac en 1945 (réf : François Julien-Labruyére Dictionnaire biographique des Charentais).
  • Pierre Adolphe Ménudier : né le 28 octobre 1815 à La Tremblade -décédé en 1901 à Chermignac ; agriculteur moderniste ; titulaire de la Légion d'honneur. Après sa carrière de chirurgien de la marine il a habité au domaine familial du Plaud. Il a contribué ou créé entre autres le comité central de lutte contre le Phylloxéra (1876), le syndicat général agricole des comices (1886) et sera en 1894 le premier président de la société anonyme du Crédit Agricole de Charente-inférieure. L'école élémentaire de Chermignac porte son nom[10].
  • Hubert Rouger : désit le Jhavasson : agriculteur-viticulteur patoisant né le 13 février 1927 à Chermignac. Auteur de nombreux textes, poèmes, pièces de théâtres et autres animations, il a été récompensé par de nombreux prix dont le premier prix régional UPCP en 2004 et le Conseil régional lui a décerné en 2006 le prix de la meilleure poésie en patois.
  • Vallein : grande famille de Chermignac. Depuis 1792 elle possède un domaine viticole important et a donné à la commune de nombreux maires (voir dans la rubrique administration). Georges sera à l'origine de la construction de la mairie et de l'école et de la rénovation de l'église Saint-Quentin. Paul sera accusé à tort d'avoir fait du commerce avec l'occupant et exécuté par les FTP à Rioux en 1944. Victor (1810-1873) est connu comme journaliste polémiste et l'auteur d'ouvrages régionaux. Il est également l'un des fondateurs de L'Indépendant de la Charente-inférieure. Actuellement le domaine familial existe sous le nom Vallein-Tercinier[11].
  • André Trochut, ancien coureur cycliste français, né le 6 novembre 1931 à Chermignac et décédé le 4 août 1996.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Origine des Noms de Villes et Villages de Charente-Maritime. Jean-Marie Cassagne- Stéphane Seguin. Éditions Jean-Michel Bordessoules
  3. Le patrimoine des communes des Villes de la Charente-Maritime.
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. « Évolution et structure de la population à Chermignac en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 17 janvier 2010)
  9. « Résultats du recensement de la population de la Charente-Maritime en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 17 janvier 2010)
  10. Bernard Aumailley Dictionnaire biographique des Charentais
  11. François Julien-Labruyére et Frédéric Morin, Dictionnaire biographique des Charentais

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :