Varzay

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Varzay
Varzay
La rue principale de Varzay, avec au second plan l'église Sainte-Madeleine.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement Saintes
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Saintes
Maire
Mandat
Bernard Chateaugiron
2020-2026
Code postal 17460
Code commune 17460
Démographie
Gentilé Varzéens
Population
municipale
824 hab. (2018 en augmentation de 2,49 % par rapport à 2013)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 42′ 21″ nord, 0° 44′ 01″ ouest
Altitude Min. 23 m
Max. 48 m
Superficie 14,04 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Saintes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Thénac
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.varzay.fr

Varzay est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine). Ses habitants sont appelés les Varzéens et les Varzéennes[1].

En 2018, la commune a été labellisée « une fleur » par le Conseil national de villes et villages fleuris de France[5].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation géographique[modifier | modifier le code]

La commune de Varzay se situe dans le centre du département de la Charente-Maritime, en région Nouvelle-Aquitaine, dans l'ancienne province de Saintonge. Appartenant au « midi atlantique »[2], au cœur de l'arc atlantique, elle est partie intégrante du Grand Sud-Ouest français, et est parfois également incluse dans un Grand Ouest.

Un cours d'eau, l'Arnoult, traverse le village de Varzay. Cette rivière, qui prend sa source dans la commune voisine de Rétaud, se dirige ensuite vers le nord-ouest en direction de Soulignonne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Varzay
Corme-Royal Luchat
Pisany Varzay Pessines
Thézac Rétaud

Description géographique[modifier | modifier le code]

Varzay, de var désignant en celte les eaux, était un lieu aux eaux abondantes du fait de sa proximité de l'Arnoult, qui était alors un vaste estuaire au Ier siècle apr. J.-C.; celui-ci est devenu au début du XIXè siècle, au-delà de Soulignonne, un simple canal qui rejoint la Charente au droit de Tonnay-Charente.

Le sol est composé essentiellement d'argiles de décalcification et de sables limoneux qui ont été exploités dans des carrières aujourd'hui abandonnées.

L'altitude la plus élevée, 44 mètres, se trouve sur la route de Rétaud à Pisany à l'entrée du fief de Rétaud.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Varzay est une commune rurale[Note 1],[3]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saintes, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 62 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (76,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (76,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (57,9 %), forêts (20,3 %), zones agricoles hétérogènes (16,4 %), zones urbanisées (3 %), cultures permanentes (1,9 %), prairies (0,6 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le pays semble avoir été habité dès la préhistoire : des bifaces acheuléens, des pointes moustériennes et des hachettes en silex y ont été retrouvés.

De l'époque du bronze (vers 1 800 av. J.-C.), il faut signaler un tumulus tout près du bourg, dans une parcelle au-dessus du Couraud désignée par fief de la Grosse-Motte, tumulus qui a presque été nivelé sous le Second Empire, la terre ayant été utilisée pour surélever la chaussée au moment de la construction du pont sur l'Arnoult.

Une voie romaine traversait la commune de Varzay. Cette voie passait à la tour de Pirelonge, laissait Pisany à sa gauche. Elle se prolongeait à travers champs jusqu'à Varzay, et, de là, au fief Galet, puis à Saintes.

Les noms de Grande et Petite Romade indiquent probablement la présence d'une halte de pèlerins au Moyen Âge, sans doute ceux qui se rendaient à Saint-Jacques-de-Compostelle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie de Varzay.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 En cours Bernard Châteaugiron NI Kinésithérapeute retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Région[modifier | modifier le code]

À la suite de la réforme administrative de 2014 ramenant le nombre de régions de France métropolitaine de 22 à 13, la commune appartient depuis le à la région Nouvelle-Aquitaine, dont la capitale est Bordeaux. De 1972 au , elle a appartenu à la région Poitou-Charentes, dont le chef-lieu était Poitiers.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2020, le Conseil national de villes et villages fleuris a attribué une fleur à la commune[9].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11].

En 2018, la commune comptait 824 habitants[Note 3], en augmentation de 2,49 % par rapport à 2013 (Charente-Maritime : +2,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
744703673744737722730722708
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
713711681621621631644600540
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
545571677482513554514528450
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
471468474592634671718793804
2018 - - - - - - - -
824--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Madeleine

L'église Sainte-Madeleine est un édifice du XIIIe siècle, presque entièrement reconstruit au XVe siècle ; la façade est du style flamboyant, le chevet est plat. Les vitraux ont été entièrement restaurés récemment. Certains signes montrent qu'au XVIe siècle on a voulu élever une chapelle latérale qui ne fut jamais achevée[14].

Elle fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [15].

Wikimedia Commons présente d’autres illustrations sur l'église Sainte-Madeleine de Varzay.

Ancienne gare

L'ancienne gare ferroviaire de Varzay.

La gare de Varzay est édifiée entre 1909 et 1912 sur la ligne Saint-Jean-d'Angély - Saujon. Elle est typique des gares conçues par les ingénieurs des chemins de fer de l'État.

L'ensemble formé par le bâtiment principal, le local technique et sanitaire intégré dans l'enclos de la gare fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [16].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984
  3. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  4. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 25 mars 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 18 avril 2021)
  9. Site des villes et villages fleuris, consulté le 9 février 2021.
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  14. [PDF] Fiche descriptive sur le site internet municipal
  15. Notice no PA17000009, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. Notice no PA17000057, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 18 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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