Écoyeux

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Écoyeux
Le château d'Écoyeux, actuelle mairie.
Le château d'Écoyeux, actuelle mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement Saintes
Canton Chaniers
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Saintes
Maire
Mandat
Didier Lorit
2014-2020
Code postal 17770
Code commune 17147
Démographie
Gentilé Écoziliens
Population
municipale
1 322 hab. (2014en augmentation de 8.81 % par rapport à 2009)
Densité 65 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 49′ 23″ nord, 0° 30′ 21″ ouest
Altitude Min. 43 m – Max. 94 m
Superficie 20,34 km2
Localisation

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Écoyeux

Écoyeux est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Écoziliens et Écoziliennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Ecoyeux se situe à 16 km au sud de Saint-Jean-d'Angély, sur la route des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, sur la via Turonensis, la voie de Tours. L'ancienne route romaine reliant Mediolanum Santonum (Saintes) à Limonum (Poitiers) via Aunedonnacum (Aulnay) traverse la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Écoyeux[2]
Saint-Hilaire-de-Villefranche Nantillé Bercloux
Le Douhet Écoyeux[2] Brizambourg
Vénérand Saint-Césaire

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Une rivière traverse la commune, le Bramerit (codification SANDRE R5220500) qui prend sa source sur la commune de Brizambourg et sillonne cette partie de la Saintonge sur 24 km avant de se jeter dans la Charente à Coulonge, près de Saint-Savinien.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village tirerait son nom de la villa du gallo-romain Escoïus. On trouve parfois les graphies « Escoyeux » et « Escoyeulx », dans certaines sources anciennes.

Le , Charles de Coëtivy, comte de Taillebourg et prince de Mortagne-sur-Gironde, autorise Pierre de Polignac, chevalier et seigneur d’Écoyeux et de Vénérand, à tenir 3 foires annuelles : le 8 août, le 11 novembre et le 3 février.

En 1652 une épidémie de peste tue 132 habitants (10 en janvier, 4 en février, 9 en mars, 23 en avril, 27 en mai, 18 en juin, 16 en juillet et 25 encore sur les 5 derniers mois de l'année). Le curé de l'époque, Charles Durand, sollicite alors ses paroissiens pour un acte de grâce sous la forme d'une mission qui sera effectuée en 1653. C'est peut-être la raison pour laquelle on trouve des traces de départs vers la Nouvelle-France (le Québec) : un couple d'alors, Vivien Jean et Susanne Hérault, ont trois fils qui partent vers ces nouvelles terres. Le nom du hameau « Vivien Jean » trouve donc son explication ici.

L'état des paroisses de 1686 nous donne Louis Chesnel, chevalier, comme seigneur de cette paroisse d’Escoyeux de 208 feux dont la terre produit des grains et du vin. Le bois appartient au seigneur[3].

Le Philippe V, petit-fils de Louis XIV, part de Versailles pour rejoindre le trône d'Espagne. À 17 ans il y prendra la succession de son grand-oncle Charles II d'Espagne mort le 1er novembre. L’équipage et la suite du futur roi Philippe V d’Espagne se composaient de 33 carrosses, 27 fourgons, 50 chariots et 174 chevaux. Le futur souverain s'arrête à Ecoyeux le jeudi 23 décembre 1700 à l'hostellerie de l’Écu (il arrivera à Madrid le 22 janvier).

Le , messire Henry Alexandre Chesnel d’Ecoyeux finance un lit d'hôpital à Saintes pour 3 000 livres.

En 1780, un inventaire des droits de minage (tarif que les commerçants devaient payer au seigneur local pour avoir le droit de vendre leur marchandise) indique qu'Écoyeux est une place commerçante avec deux marchés hebdomadaires (le mardi et le vendredi).

Le meurt à Saintes Louis Alexandre Frétard de Gadeville, ancien lieutenant des vaisseaux du roi. Il est propriétaire d'un appartement à Saintes, du château d'Écoyeux, et d'un autre château situé à Cherves (aujourd'hui Cherves-Richemont en Charente), appelé Château Chesnel.

En 1789, un ingénieur de La Rochelle fait un procès-verbal pour l'église d'Écoyeux et chiffre à 3 600 livres les frais à engager pour restaurer la nef. Les autorités se plaignent dans les cahiers de doléances de devoir supporter ces charges.

Le l'abbé Braud, prenant ses fonctions à Écoyeux, dresse un portrait peu amène de l'église et de la sacristie. À ses yeux, l'état spirituel de la population ne vaut guère mieux.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Michel Bonnin    
2008 2014 Christian Grelet    
2014 en cours Didier Lorit DVD Employé
Les données manquantes sont à compléter.

Région[modifier | modifier le code]

À la suite de la réforme administrative de 2014 ramenant le nombre de régions de France métropolitaine de 22 à 13, la commune appartient depuis le à la région Nouvelle-Aquitaine, dont la capitale est Bordeaux. De 1972 au , elle a appartenu à la région Poitou-Charentes, dont le chef-lieu était Poitiers.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la fin de l'année 2012, la commune d'Écoyeux faisait partie de la Communauté de communes du canton de Saint-Hilaire-de-Villefranche qui comprenait alors onze communes ; elle s'est retirée de cette intercommunalité pour adhérer à la nouvelle Communauté d'agglomération de Saintes à partir du 1er janvier 2013[4].

Depuis janvier 2013, Écoyeux fait donc partie de la Communauté d'agglomération de Saintes dont le siège administratif est situé à Saintes.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 322 habitants, en augmentation de 8,81 % par rapport à 2009 (Charente-Maritime : 3,21 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 263 1 309 1 335 1 457 1 529 1 523 1 477 1 507 1 419
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 351 1 328 1 292 1 200 1 140 1 144 1 016 980 905
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
902 938 887 818 814 780 764 778 717
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
687 650 623 685 804 940 1 178 1 306 1 322
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006 [8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

À Font Giraud, un puits fut un temps considéré comme une source amenant l'eau vers Saintes via un aqueduc. C'est l'ingénieur Abel Triou qui démontra que la principale alimentation de Mediolanum Santonum venait de la Font-Morillon sur la commune de Fontcouverte.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Vivien d'Écoyeux a été construite au XIIe siècle puis remaniée et fortifiée au XVe siècle, elle est inscrite aux Monuments Historiques par arrêté du 21 janvier 1907[9].

Sa façade occidentale, d'architecture romane, avec un portail à trois arcatures, comporte un dispositif de fortification muni d’un escalier spécifique. Un parapet crénelé relie les deux échauguettes couvertes de toitures en poivrières à tuiles plates. L'abside et le clocher ont été munis d'archères[10].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Château d'Écoyeux, dit château de Polignac du XVIIe siècle inscrit aux Monuments Historiques par arrêté du 27 octobre 1971 pour ses façades et toitures[11].
  • Laiterie coopérative créée en 1893. C'est une des premières laiteries du département à se moderniser après la Première Guerre mondiale ; c'est à ce moment-là qu'est édifié un atelier de fabrication de caséine. En 1954, 6 millions de litres de lait y sont traités annuellement. Depuis la cessation d'activité dans les années 1970, une entreprise de produits d'entretien, Chimie SAV, s'est installée dans les locaux mais elle est partie dans les années 2000.
  • Le château vieux qui est devenu la mairie[12].
  • Une stèle en mémoire des « fusillés d'août 1944 », située le long de la route départementale 150.
  • La pierre Saint-Marc : grosse pierre (0,70 m par 1,20 m et 0,80 m) au village de Saint-Millon, creusée de 3 gros trous ronds, qui était réputée pour soigner les migraines en y passant la tête ; la pierre proviendrait d'une ancienne chapelle mais pourrait avoir une origine plus ancienne[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marc-Henri Évariste Poitevin dit Goulebenéze, le barde charentais, un temps propriétaire du château qui venait de sa mère, Néhomaïe Hiblot dont la famille l'avait acheté en 1856 aux Normand d’Authon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. Histoire passion
  4. La carte intercommunale de la Charente-Maritime en 2013
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. base mérimée
  10. L'Architecture gothique en Saintonge et en Aunis, Yves Blomme, éditions Bordessoules, (ISBN 2-903504-33-4)
  11. base Mérimée
  12. base mérimée
  13. Jean-Sébastien Pourtaud et Yves Olivet, Dolmens, menhirs, tumulus et pierres de légendes de Charente-Maritime, Rioux-Martin, Le Croît Vif, , 231 p. (ISBN 9782361995294), p. 110

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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