Augan

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Augan
Augan
La mairie.
Blason de Augan
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Intercommunalité De l'Oust à Brocéliande Communauté
Maire
Mandat
Guénaël Launay
2020-2026
Code postal 56800
Code commune 56006
Démographie
Gentilé Auganais
Population
municipale
1 547 hab. (2017 en augmentation de 1,71 % par rapport à 2012)
Densité 38 hab./km2
Population
aire urbaine
10 229 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 55′ 14″ nord, 2° 16′ 37″ ouest
Altitude 83 m
Min. 40 m
Max. 144 m
Superficie 40,93 km2
Élections
Départementales Canton de Guer
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web augan.fr

Augan [ogɑ̃] est une commune française, située dans le département du Morbihan, en région Bretagne, à proximité de la forêt de Brocéliande et du camp militaire de Coëtquidan qui empiète son territoire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune d'Augan est située dans le nord-est du département du Morbihan, au sud-ouest de Rennes et à l'est de Pontivy[1].

Situation d'Augan.

A mi-chemin entre Rennes et Vannes, à l’extrémité ouest de l’ancien canton de Guer, jouxtant Ploërmel, la commune d’Augan est bordée par 7 autres communes du Pays de l’Oust à Brocéliande : Campénéac au nord, Beignon au nord-est, Porcacro à l’est, Monteneuf au sud-est, Réminiac et Caro au sud, et Monterrein au sud-ouest.

Le territoire communal[2] couvre une superficie de 4 100 hectares, proche de la médiane départementale. Il est traversé d’ouest en est par la D772 et du nord au sud par la D134. Les deux axes se croisent au bourg, matérialisant ainsi un point central. L’ancienne ligne de chemin de fer de Châteaubriant à Ploërmel, mise hors service en 1939, traverse également la commune, suivant le cours de la rivière Oyon. La RN24 borde la commune au nord créant une séparation artificielle avec le camp de Coëtquidan. Né en 1900, étendu en 1906, le camp militaire a absorbé une part significative de l’espace communal. Environ 600 hectares et cinq localités y ont été engloutis autour des ruines du château du Bois-du-Loup.

Principale zone d’habitation et d’activité, le bourg d’Augan prolonge son développement en direction de l’ancienne gare, située à environ 1km du centre vers le sud. La commune est maillée par un réseau de 77 villages et hameaux. Celui du Col, sur les hauteurs du bourg, et le plus important[3].

L’altitude moyenne de la commune est de 80 mètres environ. Elle s’élève progressivement en direction du sud pour atteindre les 120 mètres au voisinage de la commune de Caro, au village de la Coudraie. L’attitude du bourg est de 85 mètres, celle du point le plus bas de 40 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Géologie et environnement[modifier | modifier le code]

Carte géologique du massif armoricain

Situé au centre sud-oriental de la Bretagne, entre les Landes de Lanvaux et la région appalachienne de la moyenne Vilaine[4], le territoire d’Augan appartient à une entité géologique et géomorphologique appelé l'ellipse de Réminiac. D’une longueur de 25 kilomètres, l'ellipse de Réminiac est formée de deux synclinaux de terrains primaires se faisant face. Décrit par André Darte du laboratoire de géologie régionale en 1966[5], ces abrupts asymétriques sont constitués de roches de type grès et quartzites, avec présence locale de débris de roches volcaniques. Ils émerges des formations briovériennes à schistes et micaschistes qui s’étend entre le massif de Paimpont et la vallée de l’Oust. Cette caractéristique physique créer un panorama très ouvert qui s’observe parfaitement depuis les belvédères de la Ville Meno, de la Ville Cosatrd et de la Ville Cué, lorsque le regard se porte au sud, ou depuis le Binio et le Plessis dans la direction opposée[5].

Le plancher communal d’Augan est donc enfermé entre deux formations géologiques du briovérien-cambrien, formant la vallée de l'Oyon : le synclinal de Coëtquidan au nord et le synclinal de la Corbinais au sud, dont l’hypothèse d’une origine tectonique partielle est privilégiée et il repose majoritairement sur le schiste gris bleu. Cette roche, utilisée comme matériaux de construction, est présente en abondance dans tous l’environnement communal. Des carrières d'ardoises ont aussi existées sur la commune, notamment au Grées jusque dans les années d’après-guerre.

Le sol communal « schisto-gréseux », s’altérant rapidement, est bien drainé. Il présente des caractéristiques favorables au développement de l’agriculture. La campagne est vallonnée, conservant à certains endroits, notamment dans la vallée de l'Oyon, un caractère bocager.

L'unité préservée de plusieurs grands domaines : Beaurepaire, la Tourraille-Lémo, la Ville Voisin, le Hardouin, la Grée ; ainsi que la protection particulière dont fait l'objet le camp militaire de Coëtquidan, a permis de sauvegarder un vaste espace forestier sur la commune.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Augan appartient au grand bassin versant de l'Oust. Son territoire est traversé entièrement, d'ouest en est, par la rivière Oyon qui draine l'ensemble du sous-bassin versant sur lequel est positionné la commune. Tous les ruisseaux s'écoulant sur le territoire y convergent donc[6].

D'un cours de 32 kilomètres, l'Oyon prend sa source dans les douves du château de Trécesson à Campénéac et se jette dans l'Aff[7] à Guer. Il alimente l'étang du château de Lémo situé sur son cours. L'Oyon est un sous-affluent de la Vilaine par l'Aff, puis par l'Oust.

La commune d'Augan dispose également d'un réservoir artificiel d'eau douce, d'une longueur 300 mètres et d'une largeur de 100 mètres[8]. Alimenté par le ruisseau de la Buzardière, l'étang des Rosaies est connecté à l'Oyon, situé en contre-bas, par l'intermédiaire d'un déversoir. Il est reconnu en tant qu'infrastructure de sport et de loisir et est particulièrement apprécié des amateurs de pêche à la ligne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est mentionné sous la forme Algam en 833.

Le nom de la commune en breton est Algam, francisé en Augan.

Augan semble provenir de Kamm signifiant « tordu », « courbe », « courbé » ou « cercle » en vieux-breton. Ce mot est toujours utilisé en breton contemporain et se retrouve aussi dans d'autres toponymes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Plusieurs monuments mégalithiques datant généralement du néolithique, ou du chalcolithique, témoignent d’une occupation ancienne du territoire. Bâtis ou abandonnés entre 4700 et 1000 ans av. J.-C, ces vestiges inscrivent pleinement Augan dans la dynamique culturelle des peuples d'Armorique, débouchant sur la civilisation des Celtes à l'Âge du Bronze. Les traces que ces populations ont laissées forment un ensemble cohérent avec d'autres sites préhistoriques proches, tels que les Menhirs de Monteneuf ou les alignements du Golf du Morbihan.

La Roche aux fées de la Coudraie

Ces pierres debout, menhirs et autres allées couvertes, se retrouvent en particulier au nord dans l’enclave militaire de Coëtquidan, ou encore dans les bois de Lémo en plein cœur de la commune et tout au sud, près des villages du Binio et de la Coudraie.

Appelée "la Roche aux fées", l'allée couverte de la Coudraie, aux abords d’un chemin de grande randonnée, est la plus connue. Elle n’a pourtant fait l’objet d’aucune fouille. De schiste rouge, ce monument, inventorié en 1994, est vraisemblablement la partie apparente d’un complexe archéologique beaucoup plus vaste. La présence d'un grand nombre de chaos rocheux, dans les sous-bois tout autour, le suggère.

Allée couverte de Roheman, dite Niche à Gabineau

L’allée couverte de Roherman sur le camp de Coëtquidan est moins connue. Elle est en revanche mieux documentée. Cette sépulture néolithique que les villageois du Bois-du-Loup voisin appelaient jadis « la Niche à Gabineau »[9], c’est-à-dire la cache du diable ; a fait l’objet de plusieurs descriptions, notamment de la part du Marquis de Bellevüe. Châtelain de la Touraille, l’érudit a publié en 1913[10] un essai traitant de la grande diversité des ouvrages préhistoriques dissimulés sous la lande, aux confins des communes de Campénéac et de Beignon :

« Sur tout le territoire de Coëtquidan sont beaucoup de tumuli et tombelles. Quelques-uns de ces monuments ont été fouillés, notamment en 1820 et en 1899 ; et on y a trouvé des ossements calcinés, du charbon, et des haches en bronze de petit format, dont il existait des spécimens au château du Bois-du-Loup »

Le même auteur nous append qu'un dolmen, aujourd'hui disparu, se situait à 800 mètres au Nord-Ouest du précédent, à l’extrémité Ouest des landes de Coëtquidan, 300 mètres au Nord-Est de l'ancien moulin de la Villemarqué, à l’Est du manoir de Trieux. Il avait une longueur d'environ 30 mètres pour une largeur de 4, était divisé en deux chambres par une énorme pierre transversale. Le site qui affleure au sol dans le parc du château de Lémo, à quelques centaines de mètres du bourg, a été identifié par l'ancien propriétaire du terrain. En 1826, Joseph Le Doüarain de Lémo, conseil général du canton de Guer et maire d’Augan de 1818 à 1828, le décrivait en ces termes :

« Dans le bois du Lémo, il se trouve des vestiges d’un cist-vean[11] de 12 mètres de longueur, divisé également en deux chambres. Il existe encore douze pierres debout sur deux lignes et les deux des extrémités ; elles sont en quartz ou cailloux tirés de dessous les lieux. Il est situé du levant au couchant, incliné du nord-ouest au sud-est »

Cette phrase est tirée d'une correspondance entre Joseph Le Doüarain et Joseph Mahé[12], chanoine de la cathédrale de Vannes, historien, archéologue autodidacte et président fondateur de la Société polymathique du Morbihan. Les deux hommes avaient réalisés ensemble un inventaire du patrimoine[13] préhistorique de la commune qui mentionnait en outre l'existence d'un menhir au village du Binio. A l'époque, celui-ci servait de borne entre deux "courtils" ; aujourd'hui, il est entièrement intégré dans le mur de soutènement d'une habitation[14].

L'abbé Mahé a également rapporté la découverte d’un ensemble de 200 haches en bronze en 1820 sur la butte de Guénégan, à proximité du château du Bois-du-Loup. Aujourd’hui conservées au musée d'histoire et d'archéologie de la Ville de Vannes cette trouvaille n'est pas isolée. D'autres objets de l'Âge de Bronze, ont été mis au jour à divers époques et à divers endroits de la commune, notamment dans le pré de Coduant, près de la Touraille, où un dépôt constitué de 3 haches à talon en bronze, de type « breton », a été ouvert en 2010. Les archives de la société nationale des antiquaires[15] conserve également la trace de la découverte d'un torque en or[16] au Bois-du-Loup en 1749. Ce bijou aujourd’hui disparu, a été rattaché aux torsades irlandaises de type « Tara-Yeovil » datées d'environ 1000 ans avant J.C. Cette période de peuplement de la commune d'Augan a pu être étudiée en 1975 à l'occasion de fouilles de sauvegarde réalisées par l'archéologue Michel Le Goffic[17] à la Ville-Costard[18]. Au cours de travaux de terrassement, un coffre mégalithique de l'Âge du Bronze y avait été retrouvé.

Antiquité, période bretonne et christianisation[modifier | modifier le code]

C’est le nom de la commune d’Augan qui la renvoie à son Histoire et son unité lisibles les plus anciennes. L’existence d’Augan, en tant que paroisse primitive est mentionnée pour la première fois en 835 dans le Cartulaire de Redon[19] sous le nom d’Alcam, plus tard Algam, du breton "kam" ou "cam" (courbe, courbé) dérivé du gaulois cambo, même sens. Il est possible qu’un camp romain existât à cet endroit, au carrefour de deux anciennes voies romaines[20]. Toutefois, l’existence aussi bien que l'emplacement de ce camp ne sont pas attestés. En revanche, les Romains ont bel et bien laissé des traces de leur passage. Des restes d’habitation en briques, un puits et un four ont été découverts au Bois-du-Loup, ainsi que des débris d’objets usuels et des tombelles dans les landes de Roherman[21]. Une villa et des thermes de la période gallo-romaine ont été identifiés au village du Binio, symbolisant ainsi le passage d’un type de société à un autre après la conquête de l’Armorique par les armées romaines. Car des restes d’installations datés gauloise de l’Âge du Fer sont présentes en nombre à Augan comme tout au long de la vallée de l’Oyon. La rivière offrait des conditions favorables au développement de l’agriculture comme en témoigne le site de Bellevue, près du village de la Ville Cué. Des fouilles réalisées en 1992[22] ont mis au jour les restes d’une ferme armoricaine datant de moins de 300 avant J.C. Les 1 200 fragments de céramiques et les débris d’élevage découverts là ont permis de rattacher cette exploitation agricole à la civilisation de la Tène à laquelle Jules César mit un terme lors de la guerre des Gaules.

Au commencement du 6ème siècle les terres Augan appartenaient à une dynastie de « Machtierns » qui possédaient aussi Ploërmel, Caro et Campénéac. Ces seigneurs bretons avaient à Augan plusieurs résidences : « Ran-Winiau » (le Binio), «Ran-Gleumin » (Lémo), « Ardouan » (le Hardouin), «Colworetan » (le Col), «Ran-Cordouan » (Coduant) ou encore «Ker Guy » (Gerguy)[23]. Ce dernier bastion appartenait à un chef breton local du nom de « Guy », qui fut compagnon du moine anglais Saint-Armel, évangélisateur de la Bretagne. Au 9ème siècle plus tard, le cartulaire de Saint-Sauveur de Redon[24]faisait toujours état de la présence à Augan de nombreux émigrés Bretons d'outre-Manche, établis dans au moins dix-huit seigneuries sur le territoire. En 833 par exemple, un certain Guencalon, l'un des premiers compagnons de Saint Convoïon, fait don de sa villa de Calworetan aux religieux redonnais. Un machtiern nommé Riwalt l’imitera pour ses terres de Botlovernoc, de Rangleumin et de Merthiniac, anciens lieux-dits dont on ignore la localisation précise sur la carte communale. Un autre encore dénommé Deurhoiarn avait légué deux petites terres aux mêmes moines. Après la mort de ce dernier en 876, son fils Jarnwocon confirmait tous les dons faits par son père[25]. Les invasions successives des Normands chassèrent les anciens «Machtierns» avec leurs vassaux, détruisirent les châteaux et les villages, ravageant touts le pays de Ploërmel. Vainqueurs des vikings en 919 à la bataille de Questembert aux côtés d'Alain le Grand puis définitivement à bataille de Trans en 939, les nouveaux seigneurs d'Augan fondèrent la paroisse primitive d’Augan, rattachée au diocèse d'Aleth, du nom de son premier évêque. Au siècle suivant, elle fut comprise dans le doyenné de Beignon et dans l'archidiaconé de Porhoët dont l'archidiacre était en règle générale le recteur de la paroisse d'Augan.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La paroisse d'Augan était rattachée, sous l'Ancien Régime, à l'évêché de Saint-Malo (comme tout le canton de Guer). Les seigneuries y étaient très nombreuses et plusieurs familles nobles y ont vécu : Ermar de Beaurepaire, Le Normand de Trieux, Le Douarain de Lémo, du Boisguéhenneuc, de Bellouan, de Lambilly, de Savignhac, du Boisbaudry, de Carheil...

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal d'Augan comprend quinze membres : le maire, quatre adjoints, une conseillère déléguée et neuf conseillers municipaux[26].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[Note 1]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 Pierre Éono   Boulanger au bourg
1792 1793 Joseph René de Savignhac Royaliste Ancien seigneur de la Ville Voisin et de Rohalaire, militaire et sous-préfet
1793 1798 Jean Perret    
1798 1806 Armel Thomas   ? au bourg
1806 1807 Mathurin Chardevel    
1807 1815 Pierre Marie Bruhais    
1815 1816 Amaury de Farcy de Saint-Laurent Royaliste Militaire, propriétaire du domaine de Beaurepaire
1818 1828 Jacques Marie Joseph Le Doüarain de Lémo Royaliste Propriétaire du domaine de Lémo, militaire, conseiller général du Morbihan
1828 1832 Armel Colin   Garde champêtre
1832 1837 Charles Michel René Chaillou de l'Étang Orléaniste Propriétaire du domaine du Hardouin
1837 1852
(décès)
Jean Marie Gandin   Cultivateur au bourg
1852 1864
(décès)
Armel Colin [27]   Garde-champêtre
1865 1871
(décès)
François Thomas   Cultivateur au Val Bily
1871 1880
(démis de ses fonctions)
Paul Mouësan de la Villirouët Légitimiste Propriétaire du domaine de Lémo
1881 1882
(démis de ses fonctions)
Mathurin Hamery Royaliste Employé au château de Beaurepaire puis cultivateur au Col
1884 1900 Paul Mouësan de la Villirouët Légitimiste Propriétaire du domaine de Lémo
1900 1929 Raoul Marie François du Boisbaudry Conservateur Propriétaire du domaine de Beaurepaire
1929 1944 Joseph Dolo Radical Boucher au bourg, ancien combattant de 14/18
1944 1965 Charles Antoine Quéllard
(père du suivant)
MRP Mécanicien, vendeur de cycles au bourg
1965 1977 Charles Quéllard
(fils du précédent)
DVD Entrepreneur de transport au bourg
1977 1989 Émile Colin DVD Entrepreneur, scieur de bois au bourg
1989 2001 Henri Pelard DVG Retraité
2001 2008 Guy Drougard DVG Cadre d'agence bancaire
2008 2014 Michel Ruaud DVG Restaurateur
2014 26 mai 2020 Guy Drougard[28],[29] DVG Cadre bancaire retraité
26 mai 2020 En cours Guénaël Launay[30] DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[32].

En 2017, la commune comptait 1 547 habitants[Note 2], en augmentation de 1,71 % par rapport à 2012 (Morbihan : +2,52 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 1202 2542 0021 8471 7271 9791 9772 0662 162
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 1301 9331 9551 8281 8461 8781 9291 8681 814
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8721 8531 7591 5841 5861 5451 5111 4461 464
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 3931 3101 2961 3021 3891 2721 3751 3901 405
2013 2017 - - - - - - -
1 5511 547-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de la Grée de Callac, château néo-Renaissance, construit à la fin du XIXe siècle (Logo monument historique Inscrit MH (1990))[35], situé sur la commune de Monteneuf mais dont le parc s’étend sur Augan ;
  • Église Saint-Marc-Saint-Joseph : de style ogival, inaugurée le 28 octobre 1868 ;
  • Chapelles Saint-Nicolas du Binio (XIIIe siècle et XVe siècle), Saint-Malo du Plessis (XVIIIe siècle), Saint-Méen de Gerguy (XIVe siècle, XVIIe siècle et XVIIIe siècle), Notre-Dame du Bourg (XIXe siècle), Sainte-Catherine-et-Sainte-Anne (1891) ;
  • Château de Lémo ;
  • Château de la Touraille ;
  • Château de Beaurepaire (vers 1840), la Ville-Voisin (XVIIe siècle remanié début XXe siècle), Hardouin (XIXe), les Landérieux (début XXe).
  • Ruines du Château du Bois-du-Loup (XIXe siècle) dans le camp de Coëtquidan, construit à la fin du XIXe siècle) peu de temps avant la création du camp militaire, et dont les propriétaires furent contraints de le quitter quelques années plus tard ; il servit ensuite à héberger les officiers lors des manœuvres et fut abandonné sous l'Occupation ;
  • Moulin de Cul-blanc : situé sur l'Oyon, nommé par allusion à un meunier qui s'asseyait sur les sacs de farine, il a été acheté par la commune en 1998 puis par la communauté de communes qui a assuré la restauration, achevée en 2007[36] ;
  • Manoir de Trieux ;
  • Croix anciennes, dont celle du cimetière datant du XVIe siècle (Logo monument historique Inscrit MH (1927))[37] ;
  • Allée couverte de la Coudraie (néolithique) ;
  • Grotte de Saint-Couturier.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Augan (Morbihan).svg

Les armoiries de Augan se blasonnent ainsi :

D’azur à un château crénelé d’or, ouvert et maçonné de sable, brochant sur une flèche tombante du même. Le château est chargé en fasce d’une coquille d’or, accostée à dextre d’une feuille de houx de sinople et à senestre d’une main dextre apaumée en carnation ; au chef d’hermine. Conc. J.C. Renaud.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Liste établie à partir des registres d'état civil
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Carte IGN sous Géoportail
  2. « PLAN AUGAN - Plan, carte et relief d'Augan 56800 », sur www.cartesfrance.fr (consulté le 12 mai 2020)
  3. « Commune de Augan - Historique de la commune », sur www.augan.fr (consulté le 12 mai 2020)
  4. Bureau de Recherche et de Géologie Minière, Des Landes de Lanvaux à la Forêt de la Bourdonnaye, Malestroit, Ministère de l'Industrie (lire en ligne)
  5. a et b André Darte, « Les abrupts asymétriques du Massif armoricain. 2e série : les abrupts de l'ellipse de Réminiac », Norois, vol. 50, no 1,‎ , p. 157–173 (DOI 10.3406/noroi.1966.1778, lire en ligne, consulté le 12 mai 2020)
  6. « Cartographie des cours d’eau du Morbihan / Gestion des milieux aquatiques et littoraux / Eau et milieux aquatiques / Environnement et développement durable / Politiques publiques / Accueil - Les services de l'État dans le Morbihan », sur www.morbihan.gouv.fr (consulté le 14 mai 2020)
  7. « SMGBO - Syndicat Mixte du Grand Bassin de l'Oust - Aff », sur www.grandbassindeloust.fr (consulté le 13 mai 2020)
  8. « Etang Des Rosaies, Etang Des Rosaies, Augan, Morbihan », sur www.abc-france.com (consulté le 14 mai 2020)
  9. « L’allée couverte de Roherman - Encyclopédie de Brocéliande », sur broceliande.brecilien.org (consulté le 24 mai 2020)
  10. Xavier de Bellevüe, Le camp de Coëtquidan, La Découvrance, 1913 (rééd. 1994, rennes)
  11. Allée couverte (coffre en pierre)
  12. Société polymathique du Morbihan Auteur du texte, « Bulletin de la Société polymathique du Morbihan », sur Gallica, (consulté le 24 mai 2020)
  13. Joseph (1760-1831) Auteur du texte Mahé, Essai sur les antiquités du département du Morbihan , par J. Mahé,..., (lire en ligne)
  14. Yannick LECERF, Les mégalithes témoins de l’organisation spatiale d’un secteur du Morbihan intérieur, Revue Archéologique de l’Ouest, Supplément, , 63-68 p.
  15. Société nationale des antiquaires de France, Bulletin, [Paris] (lire en ligne)
  16. Jacques Briard et J.-Y. Veillard, « Un nouveau type de torque en or découvert près de Quimper (Finistère) », Bulletin de la Société préhistorique française, vol. 67, no 3,‎ , p. 89–92 (DOI 10.3406/bspf.1970.4232, lire en ligne, consulté le 24 mai 2020)
  17. LE GOFFIC Michel, RAP01033.pdf | AUGAN (56). la ville Costard. rapport de fouille préventive, Service régional de l'archéologie de Bretagne, (lire en ligne)
  18. « Le coffre de la Ville-Costard - Encyclopédie de Brocéliande », sur broceliande.brecilien.org (consulté le 10 juin 2020)
  19. « A propos des cartulaires, l'exemple du cartulaire de Redon, Louis Goulpeau », sur www.sahpl.asso.fr (consulté le 18 juin 2020)
  20. « Commune de Augan - Historique de la commune », sur www.augan.fr (consulté le 10 juin 2020)
  21. « Augan : Histoire, Patrimoine, Noblesse (commune du canton de Guer) », sur www.infobretagne.com (consulté le 10 juin 2020)
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