Beignon

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Beignon
Maîtresse-vitre de l'église Saint-Pierre.
Maîtresse-vitre de l'église Saint-Pierre.
Blason de Beignon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton Guer
Intercommunalité De l'Oust à Brocéliande Communauté
Maire
Mandat
Yves Josse
2014-2020
Code postal 56380
Code commune 56012
Démographie
Gentilé Beignonnais, Beignonnaise
Population
municipale
1 839 hab. (2014)
Densité 74 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 58′ 18″ nord, 2° 10′ 11″ ouest
Altitude 116 m (min. : 52 m) (max. : 212 m)
Superficie 24,87 km2
Localisation

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Beignon [bɛɲɔ̃] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Le nom breton de la commune est Benion.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située au sud-ouest de la forêt de Paimpont, Beignon a connu une importante activité, maintenant disparue, de tannage des cuirs. Cette spécialité a dû être favorisée par la possibilité d'utiliser les tanins issus de la forêt. Il ne faut pas la confondre avec sa petite voisine : Saint-Malo-de-Beignon.

C'est sans véritable conviction qu'on a rapproché son nom du mot breton bignon signifiant source.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Beignon est attesté sous les formes suivantes : Beingloen vicaria en 843, Bicloen au IXe siècle, Bidaionum en 1062, Bedanum en 1409, Baignon au XVIe siècle et en 1779, Bignon en 1630[1]. Le sens du nom de la commune n'est pas connu ; il n'a pas de rapport avec les nombreux Bignon d'origine gauloise que l'on peut trouver en France[2].

Le nom de la commune a été traduit en Benion en breton[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La paroisse de Beignon existe dès le VIIIe siècle. La seigneurie de Beignon a probablement été donnée à l'évêque de Saint-Malo par les sires de Gaël, ancêtres des seigneurs de Montfort, afin que le prélat y établisse sa résidence d'été (plus précisément à Saint-Malo-de-Beignon). D'autres historiens font remonter cette donation à l'année 866 où régnait le roi de Bretagne Salomon et à l'année 866[3].

En 1789, le procureur Boisgontier ne croit pas utile de consulter les habitants pour rédiger le cahier de doléances ; ceux-ci se réunissent dans le cimetière le 7 avril 1789 pour produire un second cahier.

Description du blason de la commune (créé en 1987 par Paulette Colin et Pierre Bridier) :

D'azur à la barre cousue de gueules, chargée d'une crosse d'or dans le sens de la barre, et accompagnée à dextre d'un chêne arraché cousu de sinople et à senestre d'un mont à trois coupeaux d'argent ; au chef d'hermine. Devise « Semper vivens » (« Toujours vivant »).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1802 Pierre Fleury    
1802 1822 Joseph Durand    
1822 1832 Clément Mouazan    
1832 1840 Mathurin Guérin    
1840 1843 Mathurin Jacquin    
1843 1857 Mathurin Huguet    
1857 1865 Mathurin Bécel    
1865 1869 Louis Danet-Tréberdières    
1869 1871 Mathurin Bécel    
1871 1878 Mathurin Guillaume    
1878 1884 Frédéric Lucas de Pellouan    
1884 1921 Joseph Deshayes    
1921 1924 Jean Duchêne    
1924 1931 Pierre Deshayes    
1931 1935 Pierre Allaire    
1935 1959 Louis Déron    
1959 1977 Eugène Lamballe    
1977 1983 Pierre Labbé    
1983 1989 Raymond Allain    
1989 2008 André Lamballe    
2008 en cours Yves Josse UDI  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 839 habitants, en augmentation de 18,19 % par rapport à 2009 (Morbihan : 3,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 800 1 623 1 368 1 530 1 569 1 479 1 419 1 401 1 417
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 436 1 432 1 343 1 320 1 385 1 406 1 391 1 332 1 272
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 242 1 200 1 191 657 645 603 590 595 587
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
580 701 711 611 712 818 1 417 1 738 1 839
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le vitrail de l'arbre de Jessé dans l'église Saint-Pierre.
  • L'église Saint-Pierre est construite vers le XIe siècle mais est incendiée vraisemblablement vers 1483 lors du pillage de Ploërmel par les Anglais. Sous l'épiscopat de François Bohier[8], d'importants travaux sont réalisés : la nef romane est détruite, remplacée par une nef décorée d'une charpente dont les sablières, les tirants et les poinçons se couvrent d'un monde de statuettes. L'édifice reçoit une nouvelle couverture en 1539 et est restauré à la fin du XIXe siècle par l'évêque de Vannes Jean-Marie Bécel, natif de Beignon (restauration des vitraux, du mobilier, massif occidental en style néo-gothique). L'église possède plusieurs objets mobiliers protégés dont une verrière du XVIe siècle représentant l'arbre de Jessé[9].
  • Les Affolettes : ce petit parc privé (2500 m2) créé par un retraité du camp de Coëtquidan dans les années 1960 a été très fréquenté pendant plus d'une décennie, notamment pour les sorties dominicales des habitants du secteur, jusqu'à sept mille visiteurs par an. À flanc de coteau, ses allées descendaient en lents lacets jusqu'à l'Aff entre diverses espèces végétales[10].
  • Le rocher glissant situé dans la lande de Beignon.
  • La maison natale du père Gabriel Deshayes et le musée qui lui est consacré.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Beignon Blason D'azur à la barre cousue de gueules, chargée d'une crosse d'or, accompagnée d'un chêne d'argent (de sinople) en chef et d'un mont isolé de trois coupeaux du même en pointe; au chef chargé de cinq mouchetures d'hermine.
Détails Blason proposé en 1987 par Paulette Colin et Pierre Bridier. Devise: « semper vivens » (toujours vivant).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Base de données KerOfis », Office public de la langue bretonne (consulté le 17 avril 2016)
  2. Jean-Yves Le Moing, Noms de lieux de Bretagne : plus de 1200 noms expliqués, Christine Bonneton Éditeur, , 231 p. (ISBN 2-86253-283-5), p. 128
  3. François Tuloup, Saint-Malo, histoire religieuse, Éditions Klincksieck, , p. 21
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Ses armoiries figurent au tympan de l'Arbre de Jessé sur le vitrail du chœur (1540).
  9. Le Patrimoine des communes du Morbihan, Flohic éditions, , p. 398
  10. Article de Ouest-France sur un projet de barrage sur l'Aff : « Une violence contre Brocéliande » du 25 août 1993.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]