Château de Montpon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Château de Montpon
Image illustrative de l’article Château de Montpon
Période ou style Médiéval
Type Maison forte
Début construction Fin XVe siècle
Fin construction XVIIIe siècle
Propriétaire initial Famille de Montpon
Propriétaire actuel SCI Montpon
Destination actuelle Appartements en copropriété
Site web www.chateaudemontpon.com
Coordonnées 45° 49′ 13″ nord, 6° 01′ 19″ est[1]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces du Duché de Savoie Genevois
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Commune Alby-sur-Chéran

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

(Voir situation sur carte : Haute-Savoie)
Château de Montpon

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Montpon

Le château de Montpon est une ancienne maison forte, de la toute fin du XVe siècle[2], centre de la seigneurie de Montpon, qui se dresse sur la commune d'Alby-sur-Chéran dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Il est l'un des sept châteaux, avec Châteauvieux, Le Donjon, Montconon, Montdésir, Montvuagnard et Pierrecharve, qui assuraient la défense d'Alby.

Ces châteaux constituaient un système défensif permettant de contrôler le passage à gué du torrent puis plus tard d'un pont qui fut à l'origine de la prospérité du bourg d'Alby. C'est le seul qui soit encore bien conservé.

Situation[modifier | modifier le code]

Le château de Montpon est situé dans le département français de la Haute-Savoie sur la commune d'Alby-sur-Chéran, sur la rive gauche, dans une boucle du Chéran, au nord du bourg, sur un promontoire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Régeste genevois donne la famille d'Alby (Albier) comme ayant sa résidence à Alby, que l'on appelait Mont-Pont[3]. L'historien Léon Menabrea précise qu'il s'agit de la « résidence de la très ancienne famille des sires d'Alby, dont les traces remontent au XIIe siècle »[4].

Une première maison forte, appartenant en 1215[5] à la famille de Villette, occupait le site de Montpon.

En 1363, la maison forte avec tour est la possession de la famille Richard[5],[6].

En 1499[6], François Richard, secrétaire ducal et maître auditeur à la Chambre des comptes, fait construire une nouvelle maison forte, à côté, sur le Mont-Nagier, Nangiers ou Mont Calvaire, contigu à Montpon, en remplacement de l'ancienne demeure à demi ruinée.

Il obtient le [6], par lettres patentes du duc Philibert II de Savoie, l'accord de transférer le nom de Montpon à sa nouvelle demeure. Le [6], le duc Charles III de Savoie, lui reconnaît le titre de seigneur de Montpon.

La maison forte passe en 1580[5],[6] à la famille de La Faverge, à la suite du mariage de Jacquemine de Richard, dernière du nom, avec Louis Ier de La Faverge, juge mage du Genevois. Au XVIIIe siècle[5], les La Faverge transforme la maison forte et l'adapte aux us de l'âge classique.

En 1741[6] François Philibert, dernier représentant des La Faverge de Montpon, officier dans l'armée sarde, lègue Montpon à son cousin, Joseph-Marie de La Faverge de Cormand, sénateur de Cormand, substitut avocat général au Souverain Sénat de Savoie, né au château de Cormand en 1715. À sa mort, survenu en 1801[5],[6], ce dernier laisse Montpon aux enfants de sa sœur ou à sa sœur[5] Louise-Françoise de La Faverge de Cormand qui a épousé en 1742, à Cormand, Joseph François de Thiollaz, capitaine d'infanterie au service de l'électeur de Bavière[Note 1].

À cette époque, la seigneurie de Montpon regroupe les terres de Montconon, Montvuagnard, Vars et Montdésir.

La famille de Thiollaz agrandit le château, en 1850. Elle le conservera jusqu’à une date récente.

Le parc fait l'objet d'une inscription au pré-inventaire des jardins remarquables[7].

Description[modifier | modifier le code]

Le château de Montpon se présente aujourd'hui sous la forme d'une construction rectangulaire en grande partie du XVe siècle[5] de deux étages sur rez-de-chaussée que flanque dans un angle une tour carrée de trois étages. Les ouvertures en ont été modifiées au XIXe siècle[5]. Une aile basse, bâtie en utilisant les pierres du château de Montvuagnard, et agrémentée à l’étage d’une galerie est venu se greffée au XVIIIe siècle[5] à la maison forte. Cette aile s’ouvre sur la cour par une alternance d’arcs en plein cintre et d’arcs en anse de panier.

Une chapelle, ainsi qu'une tourelle ronde ont été aménagées au milieu du XIXe siècle[5]. La chapelle, placée à l'articulation des deux bâtiments[8] est accessible par une porte de style gothique, depuis les appartements.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Christian Regat - François Aubert 1999] Christian Regat et François Aubert, Châteaux de Haute-Savoie : Chablais, Faucigny, Genevois, Éditions Cabédita, , 193 p. (ISBN 978-2-8829-5117-5), p. 11.
  • [Georges Chapier 2005] Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, Éditions La Découvrance, coll. « L'amateur Averti », , 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 384-386.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ils eurent pour enfants Mgr Claude-François de Thiollaz, qui fut évêque d'Annecy de 1822 à 1832, et Jean-Joseph-Emmanuel de Thiollaz, qui fut ambassadeur et aide de camp du roi Frédéric-Auguste Ier de Saxe.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées trouvées sur Géoportail.
  2. Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen Âge en France, , 1304 p. (ISBN 2865350703), p. 17.
  3. Paul Lullin et Charles Le Fort, Régeste genevois : Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés relatifs à l'histoire de la ville et du diocèse de Genève avant l'année 1312, Société d'histoire et d'archéologie de Genève, , 542 p. (lire en ligne), p. 449.
  4. Léon Menabrea, Des origines féodales dans les Alpes occidentales, Imprimerie royale, , 596 p. (lire en ligne), p. 327.
  5. a b c d e f g h i et j Christian Regat - François Aubert 1999, p. 11.
  6. a b c d e f et g Georges Chapier 2005, p. 386.
  7. « Parc du château de Montpon », notice no IA74000202, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  8. Élisabeth Sirot, Noble et forte maison du milieu du XIIe au début du XVIe siècle, Picard, 2007, (ISBN 9782708407701), p. 156.