Albens

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Albens
Vue sur l'ex-N201 traversant le chef-lieu de la commune.
Vue sur l'ex-N201 traversant le chef-lieu de la commune.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton Aix-les-Bains-1
Intercommunalité Communauté de communes du canton d'Albens
Code postal 73410
Code commune 73010
Démographie
Gentilé Albanais
Population 3 610 hab. (2013)
Densité 236 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 47′ 14″ nord, 5° 56′ 45″ est
Altitude Min. 329 m
Max. 685 m
Superficie 15,3 km2
Historique
Date de fusion 1er janvier 2016
Commune(s) d’intégration Entrelacs
Localisation

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Albens est une ancienne commune française située dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes.

Par arrêté préfectoral du 25 septembre 2015, elle devient une commune déléguée au sein de la Commune nouvelle d'Entrelacs le 1er janvier 2016[1]. Elle reste néanmoins le chef-lieu de la commune nouvelle.

Limitrophe du département voisin de la Haute-Savoie, Albens fait partie du Pays de l'Albanais entre le massif de la Chambotte à l'ouest et le massif des Bauges à l'est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune d'Albens est située au nord-ouest du département de la Savoie, à quelques kilomètres de celui de la Haute-Savoie. Au pied de la Chambotte, sa position au niveau de l'Albanais lui vaut l'appellation de la commune « entre deux lacs » à savoir le lac du Bourget et le lac d'Annecy.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat à Albens est de type montagnard en raison de la présence du massif des Bauges à l'est, de la Chambotte et de la Chaîne de l'Épine à l'ouest. Il donne des hivers froids et humides avec présence fréquente de gel et de neige, et des étés chauds et secs. Une particularité toutefois pour Albens et la plupart des communes du Pays de l'Albanais: la présence fréquente de brouillards plus ou moins épais ainsi que de givre en hiver en début de matinée, dus à la présence des marais d'Albens[2], marais formés par les dépressions molassiques dilatées d'Aix-les-Bains à Rumilly et défoncées le long de son axe par les glaciers rendant le drainage des eaux vers le sud difficiles[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Albens possède un total de huit communes limitrophes, dont trois dans le département voisin de la Haute-Savoie, à savoir d'ouest en est: Massingy, Bloye et Saint-Félix, toutes situées au nord de la commune. Pour le reste il s'agit à l’ouest (sur le massif de la Chambotte), de Cessens, Saint-Germain-la-Chambotte et la Biolle (sud/sud-ouest), et à l'est de Saint-Girod et Mognard.

Communes limitrophes de Albens
Massingy (74)
et Cessens
Bloye (74) Saint-Félix (74)
Cessens et
St-Germain-la-Chambotte
Albens Saint-Girod
St-Germaine-la-Chambotte
et la Biolle
La Biolle Mognard

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare d'Albens vue depuis les quais.

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune d'Albens est traversée du nord au sud par l'ex-N201 devenue aujourd'hui D1201. Elle est ainsi directement liée à Annecy, Aix-les-Bains et Chambéry. L'autoroute A41 Nord passe à quelques kilomètres d'Albens, mais aucune sortie ne permet d'y accéder directement.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

En matière ferroviaire, la commune est traversée par la Ligne Aix-les-Bains - Annemasse sur laquelle se situe la gare d'Albens, desservie par les TER Rhône-Alpes. Elle permet des liaisons directes vers Aix-les-Bains, Chambéry et Annecy, ainsi que vers Lyon, Grenoble et Valence.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune d'Albens ne dispose pas d'un service municipal de transports en commun. Elle est toutefois desservie par les autocars départementaux organisés par le conseil général de la Savoie, ainsi que par des autocars TER affretés par la SNCF en Région Rhône-Alpes sur la liaison d'Annecy à Chambéry. En outre, Albens dispose de transports scolaires organisés par la communauté de communes du canton d'Albens[4].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Albens est un toponyme qui pourrait dériver du nom de la tribu (Ethnonyme) des Albii, qui peuplaient cette région[5]. Le mot serait ainsi formé par le suffix -inum associé à Albii, dont le nom dérive du gaulois albios[5]. Pour le toponymiste Nègre, le mot serait une évolution du préceltique *alb- (proche du lat albus, « blanc ») avec le suffixe préceltique *-inno[6]. Le chanoine Gros cite, tout en nuançant, les travaux des chercheurs de la fin du XIXe siècle-fin du XXe siècle, Alfred Holder (Alt-celtischer Sprachschatz, 1907-1913) ainsi que ceux de l'archiviste Arbois de Jubainville, qui voient dans Albinum une origine ligure avec pour signification « blanc »[7]. Selon lui, ce toponyme est un dérivé de l'hydronyme du cours d'eau voisin, l'Albenche, qui serait ensuite passé pour désigner le territoire[7] alors que Heny Sutter sur son site indique l'inverse[5].

La paroisse ou la commune est mentionnée très tôt, on trouve notamment des mentions du vicus Albinnum ou Albinnenses ou Albanenses ou encore Albenensi (XIe siècle et avant) sur d'anciennes monnaies mérovingiennes avec Albinno fit et Albeno fet[5],[7]. En 1355, la mention d'une Villa Albensi est rapportée par Claudius Blanchard dans son Histoire de l'abbaye de Hautecombe en Savoie (1878)[5],[7]. Un Prioratus de Albenco est mentionnée en 1344 selon le pouillé du diocèse de Genève[5],[7]. En 1451, le Arbenci castellania est mentionné selon la revue de la SSHA (n°XXIII)[5],[7].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Arbin (graphie de Conflans) ou Arbens (ORB)[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Albens était à l'origine un vicus gallo-romain du nom d'Albinnum. Vers 1978-1981 de nombreuses fouilles archéologiques ont été effectuées par l'association Kronos d'Albens. Lors de ces fouilles il fut découvert des fondations d'habitations gallo-romaines, de nombreuses pierres avec des inscriptions, des vases et des poteries, des pièces de monnaies, des statuettes, des objets en bronze, des amphores, des vieux outils, des objets en verre, etc. Lors de la construction du collège Jacques Prévert en 1978, une tombe burgonde et une pierre à cupule furent également découvertes lors des travaux de terrassement. Ce vicus romain d'Albinnum était constitué d'une nécropole romaine, d'un cimetière burgonde, de plusieurs villas, de thermes, d'une voie romaine en pierres, d'une conduite d'eau et de deux temples.

L'ancien château d'Albens est quant à lui ruiné avant 1753 et le bourg fortifié avant 1754.

En 1867, l'église d'Albens fut reconstruite par décision de Napoléon III lors de son passage en Savoie et du général Philibert Mollard alors aide de camp de l'empereur.

La commune fusionnera avec Cessens, Épersy, Mognard, Saint-Germain-la-Chambotte et Saint-Girod pour former au la commune d'Entrelacs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 décembre 2015 Claude Giroud UMP-LR Notaire, conseiller général depuis 1976, député suppléant de Dominique Dord depuis 1997.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Blank map of world no country borders.PNG
La commune de Ceneselli en Italie

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10],[Note 1].

En 2013, la commune comptait 3 610 habitants, en augmentation de 14,75 % par rapport à 2008 (Savoie : 3,73 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 050 1 081 1 120 1 303 1 615 1 788 1 626 1 543 1 628
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 651 1 702 1 679 1 711 1 764 1 779 1 640 1 613 1 599
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 542 1 610 1 575 1 571 1 581 1 565 1 575 1 548 1 661
1982 1990 1999 2005 2010 2013 - - -
2 150 2 439 2 650 2 939 3 231 3 610 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Jour du couronnement de la Rosière. Attente de la retraite aux flambeaux.
  • Exposition de peinture chaque année en juin aux étangs de Crosagny.
  • la brocante en juin
  • la ronde des fours fin juillet depuis 2005 (visite à pieds de tous les fours à pain du village avec des dégustations sur place)
  • élection de la Rosière. Tradition perpétuée à Albens chaque année depuis 1917 à la suite du legs consenti par Benoît Perret à la commune[13].
    Son couronnement a lieu en juin et est suivi dans la soirée de la retraite aux flambeaux dans les rues d'Albens.

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École Primaire (1881)
  • École Maternelle
  • Collège Jacques Prévert (1978)

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Autel de l’église.
Ambon de l'église.

Monuments[modifier | modifier le code]

  • les sites romain et les mégalithes d'Albens
  • château Emonet
  • maison forte d'Orlyé (ou Orly) : elle fut notamment la possession de la famille éponyme.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Petit patrimoine[modifier | modifier le code]

  • le musée de l'association Kronos
  • le moulin de Crosagny
  • l'ancien lavoir de Braille
  • les fours à pain de Dressy (1920), d'Ansigny, du Mollard, de Braille, de Lépau et des Caves
  • le travail à ferrer les bœufs de Dressy
  • le tombeau du général Philibert Mollard, le vainqueur de la bataille de san Martino le 24 juin 1859
  • l'ancienne tuilerie Poncini

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

  • rivière de l'Albenche
  • les marais
  • les étangs de Crosagny
  • l'étang de Braille
  • sentier découverte

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune obtient le niveau « deux fleurs » au concours des villes et villages fleuris[15].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Joseph Michaud.
  • Joseph-François Michaud (1767-1839), histoiren et pamphlétaire. Originaire d’Albens et de la Biolle, une rue d’Albens porte son nom.
  • Philibert Mollard, né Félix-Philibert Mollard le 13 mai 1801 à Albens, mort le à Chambéry (Savoie), général de division de l’infanterie, aide de camp honoraire de l'empereur Napoléon III.
  • Son frère, le général Jean-François Mollard, né le à Albens et mort le à Turin, surnommé « Clair-de-Lune », devient général de la brigade de Savoie en 1849 et prend sa retraite en 1852. Il fait le choix à la suite de l'Annexion de 1860 de rester en Italie[16],[17].
  • Pierre - Louis Martin, révérend-Père, missionnaire du Sacré Cœur d'Issoudun. Né le 7 juillet 1869 à Albens. Ses études ecclésiastiques le conduisent à Anvers, aux Amériques, en Angleterre (St Albans, Glastonbury, Harpenden). A Harpenden, il reste dans l'histoire locale comme le premier prête catholique de la paroisse, ayant officié la première messe catholique publique depuis 300 ans en janvier 1905. Il participe activement dans les mois qui suivent à la construction de l'Eglise temporaire qui voit le jour en mai 1905. Dans les années 1930, un vitrail de St Pierre est installé dans la nouvelle église en mémoire de "Peter Martin", premier prêtre de la paroisse. A Glastonbury, il est rappelé pour avoir effectué la bénédiction de la chapelle du couvent St Louis. A Albens, il reste également dans l'histoire locale pour avoir exhumé sur ses terres des colonnes romaines qu'il installe à l'entrée du lieu-dit de "La Paroy", site d'un ancien temple ou riche villa romaine. Pierre MARTIN décède le 3 novembre 1916 à Rumilly ; une croix en marbre, installée sur une des colonnes exhumées par Pierre Martin, portant l'inscription de l'année de sa mort, trône à l'entrée du lieu-dit de "La Paroy"[18].
  • Félix Canet, député de la Savoie de 1898 à 1902.
  • L’impératrice Eugénie de Montijo a offert aux pompiers d’Albens une pompe à bras et a financé en partie la construction de l’église.[réf. nécessaire]
  • Carole Montillet, originaire d’Albens.[réf. nécessaire]
  • Aurélie Joly

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michèle Brocard, Lucien Lagier-Bruno, André Palluel-Guillard, Histoire des communes savoyardes : Aix-les-Bains et ses environs - Les Bauges - La Chartreuse - La Combe de Savoie - Montmélian (vol. 2), Roanne, Éditions Horvath, , 463 p. (ISBN 978-2-7171-0310-6), p. 61-70. ([PDF] lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture de Savoie, Arrêté du 25 septembre 2015 portant création de la commune nouvelle d'Entrelacs, consulté le 7 octobre 2015.
  2. Le brouillard dû aux marais
  3. Histoire des marais d'Albens
  4. Transports scolaires dans le canton d'Albens
  5. a, b, c, d, e, f et g « Articles « Albanais, Albenche, Albens » », sur le site Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, site personnel de henrysuter.ch (consulté en juillet 2014).
  6. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : Formations préceltiques, celtiques, romanes, vol. 1, Genève, Librairie Droz, , 708 p., p. 22.
  7. a, b, c, d, e et f Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 23.
  8. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 20
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 201120122013 .
  13. Écho 66 Notre-savoie.free.fr, #1.6
  14. Raymond Oursel, Les chemins du sacré : L'art sacré en Savoie, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 393 p. (ISBN 978-2-8420-6350-4, lire en ligne), p. 163.
  15. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  16. Michel Germain, Personnages illustres des Savoie, Autre Vue, , 619 p. (ISBN 978-2-9156-8815-3), p. 392.
  17. Hubert Heyriès, Les militaires savoyards et niçois entre deux patries, 1848-1871 : Approche d'histoire militaire comparée : armée française, armée piémontaise, armée italienne, vol. 30, t. Études militaires, Montpellier, UMR 5609 du CNRS, Université Paul-Valéry-Montpellier III, , 575 p. (ISBN 978-2-8426-9385-5), p. 303.
  18. « La Paroy : Des colonnes et un curé archéologue »