Amédée II de Genève

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Amédée II de Genève
Image illustrative de l'article Amédée II de Genève

Titre Comte de Genève
(1280-1308)
Prédécesseur Aymon II (son frère)
Successeur Guillaume III (son fils)
Biographie
Dynastie Maison de Genève
Décès
Le Bachet
à proximité du château du Vuache
Père Rodolphe de Genève
Mère Marie de La Tour du Pin
Conjoint Agnès de Chalon
Enfants Guillaume III, Amédée, Hugues, Jeanne, Marie

Blason ville fr La Roche-sur-Foron (Haute-Savoie).svg

Amédée (parfois Ame) II de Genève (en latin Amadeus de Gebennis), mort le à proximité du château dit du Vuache, est comte de Genève[Note 1] à partir de 1280 à 1308 à la suite de son frère Aymon II. Il est le fils de Rodolphe ou Raoul, comte de Genève, et de Marie de Coligny, issue de la famille de La Tour du Pin.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Amédée, parfois écrit sous la forme Amé[2],[3], est le quatrième des fils du comte Rodolphe de Genève et Marie de Coligny, dame de Varey en Bugey, fille d'Albert III, seigneur de la Tour du Pin, et de Béatrix dame de Coligny[ReG 1],[4]. La fratrie compte six frères et sœurs[4].

L'aîné est Aymon, qui héritera du titre de leur père[4]. Viennent ensuite Guy († 1294), qui fut religieux, Henri († 1296), qui fut archevêque de Bordeaux (1289-1296) et Jean († 1297), qui après avoir été prieur de Nantua, puis abbé de Saint-Seine (1280-1283) avant d'être choisi, à sa suite, comme évêque de Valence de 1283 à 1297[4],[5].

L'accession au trône et organisation du comté[modifier | modifier le code]

D'or à quatre points équipolés d'azur, blason utilisé durant le règne d'Amédée II[6],[7],[8].

Le comte Aymon II, son aîné, meurt très probablement le , à Marsan, dans les Landes[ReG 2],[9]. Il s'agit de la date de son testament[ReG 3],[10]. Amédée semble lui succéder dans l'année qui suit, sous le nom d'Amédée II[4]. L'historien Pierre Duparc le qualifie du « plus remarquable de ces princes libéraux »[11].

Amédée hérite d'un comté en difficultés, tant par les dettes contractées par son grand-père et son père, mais aussi en raison de leurs vassaux qui tentent de s'émanciper[12]. Le pouvoir sur la ville de Genève a été réduite suites aux différents conflits avec l'évêque, mais aussi par l'hostilité des bourgeois[12]. Enfin, il doit faire face à l'accroissement du pouvoir de la maison de Savoie, qui encerclent désormais le comté de Genève, devenue une enclave gênante dans les possessions savoyardes[12],[13].

Amédée II améliore l'administration comtale mise en place par son père et poursuivit par son frère[14]. Il donne des chartes de franchises à Cruseilles (1282), qui appartient à son oncle l'évêque de Langres Gui[15],[16],[17],[ReG 4]. Il fait rénover le bourg de Rumilly en 1291[16], Châtel (1307)[Note 2],[16] et peut être à La Corbière (1288)[Note 3],[16].

Jusqu'en 1305, il semble qu'il utilise comme résidence principale le château de Saconnex-delà-d'Arve (Saconnex-d'Arve)[19].

Guerres contre la maison de Savoie[modifier | modifier le code]

Le règne d'Amédée est caractérisé par de nombreux conflits, ponctué de trêves ou traités de paix, avec son voisin le comte de Savoie. Alfred Dufour, historien suisse du droit, observe que la période allant de 1280 à 1329 est marqué par ces « guerres féodales » entre les deux familles comtales[20]. L’historien Bernard Demotz parle lui de « véritable guerre de cent ans », qui a débuté vers 1234[13]. Cette lutte voit surtout la maison de Savoie dépouiller peu à peu le pouvoir du comte de Genève, ainsi que celui de l’évêque de Genève[20].

Le comte Amédée cherche à trouver des alliés dans son affrontement contre le comte de Savoie. Les premiers sont les seigneurs voisins de Faucigny, dont le titre vient de passer aux Dauphins de Viennois, détenu par la famille de Bourgogne (rameau de Viennois), puis de La Tour du Pin. Plus au nord, Rodolphe de Habsbourg, devenu roi des Romains en 1273, est en conflit depuis quelques décennies avec la maison de Savoie, dans la partie septentrionale du pays de Vaud.
Il épouse, en 1285, Agnès de Chalon, fille de Jean Ier de Chalon[21],[ReG 5]. Pierre Duparc voit, dans ce mariage, l'alliance entre Amédée et le frère d'Agnès, Jean Ier de Chalon-Arlay, dont l'une des autres sœur est l'épouse de Rodolphe Ier de Habsbourg[21]. Il semble que cela soit à cette occasion que sa sœur, Marguerite[ReG 6], et son frère aîné, Gui[ReG 7], renoncent à leur héritage en sa faveur[21].
Il organise le mariage de sa jeune sœur, Marguerite de Genève, en 1288, avec Aymar IV de Poitiers, comte de Valentinois et de Diois[4],[ReG 8].

Première guerre[modifier | modifier le code]

En 1282, Amédée entre dans une coalition à l'initiative de Rodolphe Ier de Habsbourg et du Dauphin, ainsi que son oncle, l'évêque de Genève, Robert[22], contre le comte de Savoie, Philippe de Savoie[13]. En juin 1282, Amédée signe un traité à Versoix avec la régente Béatrice de Faucigny, son fils, le Dauphin Jean Ier de Viennois, ainsi que son oncle, l’évêque Robert[ReG 9],[ReG 10]. Par ce traité, Béatrice de Faucigny, héritière de son père le comte Pierre II de Savoie, « voulant réparer les torts que celui-ci a causés ou pu causer aux comtes de Genevois, s'engagent à rendre au comte Amédée tout ce qui avait été livré au dit Pierre, à titre de gagerie, par les défunts comtes de Genevois, Guillaume et Rodolphe. Ils restituent notamment les châteaux de Genève, Charousse, Balaison, les Clées en Vaud, et Rue, avec les terres, vassaux, seigneuries et avoueries qui en dépendaient »[ReG 9]. En échange, le comte de Genève s'engage à rendre hommage au Dauphin Jean, « pour tous les fiefs qu'il tient du comte de Savoie » et lui apporter tout son soutien contre ses ennemis, tout comme celui-ci apportera son aide à l'évêque et inversement[ReG 9]. L'évêque de Genève quittera la coalition en janvier 1283, face aux victoires diplomatiques du comte de Savoie, mais aussi en raison des pressions du chapitre ainsi que des habitants de la ville de Genève[22].
En effet, au cours de cette période, les habitants de Genève tentent d'obtenir une autonomie communale tant face au pouvoir comtal, que celui de l'évêque[22]. D’ailleurs depuis 1250, ils obtiennent régulièrement le soutien de la part des comtes de Savoie, se voient faire de Genève leur « capitale idéale de leur État », pour reprendre l'expression de l'historien suisse, Louis Binz[20]. C’est le comte Amédée V, qui obtiendra en septembre 1285, suite à l'occupation de la ville, le serment de fidélité des citoyens[22]. L'évêque Robert tente de contester ce serment, tandis qu’Amédée doit quitter la ville[22]. C’est lors de ce serment que les habitants obtiennent pour la première fois le droit de se constituer en commune[22],[23]. Quelques jours plus tard, l'évêque fait annulé cette émancipation, obligeant le comte de Savoie à intervenir pour garantir ces nouveaux droits[23].

Le vieux comte Philippe de Savoie, mort en août 1285, a été remplacé par son neveu Amédée V. Ce dernier prend l'initiative d'une trêve dès août 1285, afin de régler la succession au sein de sa famille[21]. Celle-ci est de courte durée puisque le conflit reprend un mois plus tard avec notamment l’occupation de la ville de Genève, vue précédemment[21],[22]. Son château de Genève (dit aussi du Bourg-de- Four), qui contrôle la Ville Haute, est pris et en partie détruit[13]. Au mois suivant, le , Amédée II signe une nouvelle alliance, au château de Châtillon-sur-Cluses avec la Grande Dauphine, le Dauphin et, le second mari de Béatrice de Faucigny, Gaston VII de Béarn[21],[ReG 11],[ReG 12].L'année suivante, une nouvelle trêve est signée en avril 1286, mais le conflit reprend peu de temps après[24],[25],[ReG 13],[ReG 14].

L'année 1287 marque l'échec de la coalition et la fin de la guerre[13]. Après avoir battu le comte de Genève[26], le comte de Savoie profite de la vacance du siège épiscopal de Genève pour s'emparer de la ville et placer sous sa garde, selon son droit, les possessions épiscopale que sont les châteaux de Peney et de l'Île[27],[28],[29]. Un traité est signé entre le comte et ses ennemis, Amédée II, le nouveau Dauphin, Humbert, à Annemasse le 18 novembre[27],[30]. Amédée se voit obligé de prêter serment au comte de Savoie[13], de même que le Dauphin[27],[30]. Cet accord, devant traiter de la rupture de fidélité entre hauts personnages, a demandé l'intervention de cinq docteurs en droit de l'université de Bologne[30]. Amédée après avoir prêté serment pour ses possessions en Albanais, il reçoit les châteaux de Ballaison et de Genève[27].

En janvier 1291, son fils, Guillaume, à peine âgé de onze ans, est fiancé avec Béatrice de Savoie († entre 1291 et 1294)[31],[ReG 15], très probablement afin de sceller la paix entre les deux comtes Amédée[32]. Une demande de dispense au pape a été faite en raison des liens de parentés entre les deux comtes et leurs enfants (au quatrième degré de computation canonique)[ReG 15],[32].

Seconde guerre[modifier | modifier le code]

En août 1291, le comte Amédée attaque la ville de Genève[ReG 16]. Les habitants de la ville résiste. Le vidomne de Genève, Pierre des Portes, attaque le château comtal de Genève[ReG 17].

Le , les deux comtes signent un traité de paix à Aix[33],[34],[ReG 18]. Les deux arbitres sont Guillaume de Champvent, évêque de Lausanne, et Aimon du Quart, chantre de la cathédrale de Lyon (futur évêque de Genève)[33],[ReG 18]. L'article premier stipule que les deux comtes s'engagent à respecter l'ensemble des clauses du traité d'Annemasse de 1287[33],[ReG 18]. Le comte de Genève doit faire le serment de fidélité au comte de Savoie et s'engage à ne pas s'allier avec les habitants de Genève[33],[34],[ReG 18]. Il engage également le lien de fidélité d'une vingtaine de ses vassaux qui seront déliés de celle-ci s'il renonce à ces engagements[Note 4]. Enfin, Amédée récupère le château de Genève[ReG 18].

Ce traité marque la fin de la deuxième guerre[33]. Au mois suivant, Amédée doit jurer fidélité pour ses possessions dans le comté de Savoie auprès du fils du comte Amédée V, Édouard[35],[ReG 19].

En 1297, la paix entre les deux comtes est renforcé par un nouvel accord[36],[34]. La vingtaine de vassaux[ReG 18] du comte de Genève, qui se avaient apporté leur garantie à leur seigneur lors de l'accord d’Aix, renouvellent leur soutien au mois de juillet[ReG 18]. Les deux comtes signent château comtal de la maison de Savoie de Saint-Georges-d'Espéranche le le contrat de mariage liant leurs deux enfants, Guillaume de Genève avec Agnès de Savoie[36],[34] (Béatrice de Savoie étant décédée entre temps). Par ce contrat, le comte de Savoie Amédée V s'engage à donner « 10 000 livres tournois de dot et le château de La Corbière à charge d'hommage et sous condition que le comte de Genève empêchât toute attaque »[36]. De son côté le comte Amédée donne « 4 000 livres et le pont devant le château à son fils, avec les châteaux de Rumilly en Abanais, Hauteville, Alby, Charousse comme garantie » ainsi que d'autres gages[36].

Troisième guerre[modifier | modifier le code]

Suite aux derniers accords, le comte Amédée évite toute nouvelle coalition[37]. Toutefois en 1300, il ne peut s'empêcher d'apporter son soutien à la noblesse vaudoise qui se soulève contre le comte de Savoie[37]. Pierre Duparc indique qu'il s'agissait peut-être une manière pour lui de regagner une certaine influence dans la région[37]. Toutefois, lors du règlement du conflit, le comte n'est pas mentionné, l'historien suisse pense ainsi qu'il n'avait pas dû prendre part réellement au conflit[37].

Amédée a entreprend la construction d'un château à Gaillard une lieu de Genève, en juillet 1304[27],[ReG 20]. Les frères Aymon et Mermet de Villette sont invités à habiter la « villeneuve » (bourg) du château de Gaillard pour défendre le site[27],[ReG 20],[38].

Le , une nouvelle trêve est signée entre le comte de Savoie, qui vient de faire la paix avec l'évêque de Genève, et les coalisés, le comte de Genève le Dauphin, son fils Hugues, seigneur de Faucigny, et Jean de Châlons[39]. Elle semble tenir jusqu'à la signature d'un compromis au début de l'année suivante[40]. Celui-ci est signé le , à proximité de Lyon, et est placé sous l'arbitrage du pape Clément V, qui s'est proposé de jouer les médiateurs[40],[ReG 21],[41]. Celui-ci engage toujours le comte de Savoie, Amédée de Genève ainsi que les fils du Dauphin, Jean et Guigues[40],[ReG 21]. Parmi les engagements, le pape impose une semaine plus tard, une trêve qui doit durer jusqu'à la saint Michel, le 29 septembre[40]. Des escarmouches puis une véritable offensive se déroulent à nouveau au cours de l'année[42].

Dans le conflit qui oppose l'évêché de Genève au comte de Savoie, soutenu par les habitants de Genève, le nouvel évêque, Aymon de Quart, signe un traité secret au cours du mai 1307 avec Amédée, le nouveau Dauphin Jean II, et son frère Hugues, seigneur de Faucigny[43],[44]. Le 6 juin, les partisans du comte ouvre la porte d'Yvoire à son armée et celle de son allié, mais la tentative avait été ébruitée et le reste de la population se tenait prête[44]. L'évêque se voit obliger de fuir la ville[43]. En septembre, l'évêque s'associe avec le comte de Genève et le seigneur de Faucigny et s'engage à excommunier les habitants de Genève[43]. Ce nouveau conflit prend fin en mai 1308, avec la mort d'Amédée[42]. La paix surviendra avec le successeur d'Amédée II[43],[44].

Fin de règne et succession[modifier | modifier le code]

Le comte Amédée fait son testament au château de Cosengier, soit La Balme-de-Sillingy, le [19],[45],[46],[ReG 22]. Les historiens sont toutefois réservés sur ces différentes précisions[45]. Dans cet acte, le comte désigne son fils Guillaume comme son successeur et précise que ces autres fils, Amédée et Hugues, hériteront des châteaux « de Varey, Mornex, Rumilly-sous-Cornillon, et Cornillon, pour le vidomnat des Bornes, pour les droits sur le marché de La Roche, et pour les terres et rentes qu'il possède en Vaud, le tout sous la condition qu'ils ne pourront aliéner ces châteaux et droits qu'en faveur des héritiers du comte »[ReG 22],[45]. Il stipule que si Guillaume décède sans héritier mal, alors l'un de ses frères, lui succèdera, voire leur héritier mâle[ReG 22],[45]. Il lèguera à sa femme l'usufruit de ses biens ainsi que la régence du comté et la tutelle de leurs enfants[ReG 22],[45]. Ces derniers doivent rembourser ses dettes[ReG 22],[45]. Enfin, sa petite-fille, Marie, fille de Jeanne, d'une somme d'argent en complément de la dote de sa mère[ReG 22],[45].

Les exécuteurs testamentaires sont Jean Ier de Chalon-Arlay (1259-1316), seigneur d’Arlay, frère de sa femme, et Hugues, baron de Faucigny, second fils du dauphin Humbert Ier de Viennois[ReG 22],[45].

Amédée serait mort, selon le Fasciculus temporis, le , au lieu-dit Le Bachet, à proximité du château dit du Vuache[19],[42],[45],[ReG 23]. La cérémonie aurait eu lieu au couvent de Sainte-Catherine du Mont[45]. La source indique que le comte est enseveli deux jours après dans la paroisse de Montagny[45], les auteurs du Régeste genevois précisent « ce devait être une maison forte du comte bâtie sur un monticule situé au bord du Rhône »[ReG 23]. Un article de la Revue savoisienne, paru l'année suivante au Régeste genevois, critique cette dernière analyse pour affirmer que ce/cette Montagny était le couvent de Sainte-Catherine du Mont, « lieu habituel de sépulture des princes de la maison de Genève, depuis la fondation de cet établissement religieux »[47], que semble confirmer l'historien Pierre Duparc[45].

Enfin, quand à la prise réelle de fonction du comte Guillaume III, Pierre Durparc donne l'hypothèse de Jules Vuy pour considérer que le nouveau comte le soit devenu quelque temps avant la mort d'Amédée[45].

Mariage et enfants[modifier | modifier le code]

Amédée épouse en 1285 Agnès de Chalon, fille de Jean Ier de Chalon[45],[21]. Ils ont plusieurs enfants, dont on retrouve la mention de cinq enfants Guillaume (v.1280-1320), Amédée (v. 1294) Hugues (?-1365), Jeanne (?-1303) et Marie[45].

Guillaume succède à son père à la tête du comté de Genève. Il est fiancé dés 1291 à une fille du comte de Savoie, puis se marie avec une seconde en 1297[45]. Vient ensuite Amédée, né probablement aux alentours de 1294[45]. Entré dans les ordres, il obtient rapidement des fonctions importantes jusqu'à ce qu'il devienne, à un âge assez jeune, évêque de Toul, de 1320 à 1330[45]. Un dernier fils connu, Hugues, est né « dans les dernières années du XIIIe siècle[45],[48]. Seigneur laïc, il obtient par deux mariages successifs les seigneuries d'Anthon (Dauphiné), puis la baronnie de Gex[48],[49]. Il tiendra un rôle majeur dans les luttes entre son frère et le comte de Savoie[45].

Parmi les filles, Jeanne, morte entre 1303 et 1309, épouse vers le Guichard VI d'Albon, dit le Grand, seigneur de Beaujeu[45],[50]. Marie épouse, vers 1361, Jean II de Chalon-Arlay[45].

Possessions[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'historien Paul Guichonnet rappelle dans son article consacré au « Genève (de) » que la traduction de comes gebennensis est « comte de Genève ». Certains auteurs ont commis l'erreur de parfois le traduire sous la forme « comte de Genevois »[1], notamment le Régeste genevois (1866).
  2. Châtel-en-Genevois ou Châtel-en-Sémine est un ancien village situé sur « dans la vallée des Usses, entre Frangy et Seyssel [...]. Il existe encore de nos jour, sur la rive droit des Usses, à côté d'un pont jeté sur ce torrent, un vieux château ruiné [...] »[18].
  3. Le bourg de La Corbière est fondée à cette date par le comte de Genève, Léonet(t)e de Genève (de Gex), fille d'Amédée de Genève-Gex, et de son fils Guillaume de Joinville, sire de Gex[16].
  4. Le nom des vassaux engagés sont « Richard et Pierre de Duing, Pierre et Anselme de Compeys, Guillaume de Grésy, Jean de Langin, Guillaume d'Arlod, Aimon de Sallenove, Rodolphe de Pontverre, Hugues de Mouxy, Guy de Vuagniard, Pierre de Menthon, tous chevaliers ; Rodolphe de Conflans, Théobald de Villette, Henri de Viry, Pierre de Ternier, Richard de Pontverre, Henri de Sallenove, Arnaud de Grandmont, Aimon de Montfort, Etienne et Jaques Exchaquet, Pierre de Grésy, Aimon de Proches, Albert des Clés et Aimon de Menthonay, tous damoiseaux ; Guichard, doyen d'Annecy »[ReG 18].

Références[modifier | modifier le code]

Régeste genevois[modifier | modifier le code]

Actes publiés dans le Régeste genevois (1866), que l'on peut consulter en ligne dans le Répertoire chronologique des sources sur le site digi-archives.org de la Fondation des Archives historiques de l'Abbaye de Saint-Maurice (Suisse) :

  1. Document du (REG 0/0/1/737).
  2. Citation XIIII Kal. Decembris obiit Aymo comes Gebennensis () de l'Obituaire d'Abondance, (REG 0/0/1/1171).
  3. Document du ), (REG 0/0/1/1170).
  4. Charte du (REG 0/0/1/1266).
  5. Document sur la dote promise, du (REG 0/0/1/1215).
  6. Renoncement de l'héritage du (REG 0/0/1/1213).
  7. Renoncement de l'héritage du (REG 0/0/1/1214).
  8. Contrat de fiançailles du (REG 0/0/1/1266).
  9. a, b et c Traité du (REG 0/0/1/1182).
  10. Décision de la Grande Dauphine, le (REG 0/0/1/1183).
  11. Ratification d'un acte d'alliance du (REG 0/0/1/1222).
  12. Alliance avec Gaston de Béarn du (REG 0/0/1/1214).
  13. Traité de paix du (REG 0/0/1/1231).
  14. Trêve du (REG 0/0/1/1234).
  15. a et b Dispense pour un mariage en date du (REG 0/0/1/1325).
  16. Acte sans date (REG 0/0/1/1349).
  17. Comptes produits entre 1291 et 1292 (REG 0/0/1/1362).
  18. a, b, c, d, e, f, g et h Traité de paix du (REG 0/0/1/1386).
  19. Traité de paix du (REG 0/0/1/1387).
  20. a et b Document de juillet 1304 (REG 0/0/1/1529).
  21. a et b Compromis du (REG 0/0/1/1573).
  22. a, b, c, d, e, f et g Acte du (REG 0/0/1/1594).
  23. a et b Document publié dans le Fasciculus temporis, n°17, donnant la date du (REG 0/0/1/1619).

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Guichonnet, « Genève (de) » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du 11 février 2010.
  2. François Bonivard, Chroniques de Genève (1505-1526), t. 1 - Seconde partie, Genève, D. Dunant, , 548 p. (lire en ligne), p. 248.
  3. Albin Thourel, Histoire de Genéve: depuis son origine jusqu'à nos jours, volume 1, éd. Colin, 1832, 463 pages, p. 97 (Lire en ligne).
  4. a, b, c, d, e et f Duparc 1978, p. 188-189 (Lire en ligne).
  5. Boisset 1973, p. 119-120 (Lire en ligne).
  6. Jean Daniel Blavignac, Armorial Genevois. Essai historique sur les armoiries, les sceaux, les milices, et les sociétés militaires, les uniformes et les bannières, les médailles et les monnaies de Genève, depuis l'époque la plus ancienne jusqu'à nos jours, Genève, Chez les principaux libraires et chez l'auteur, 1849, p. 293-294 Lire en ligne.
  7. Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, volume 1, p. 759 « Genevois (comtes du) » (Lire en ligne).
  8. « Armes adoptée par Amédée II de Genève vers 1280 - Elles apparaissent dans des sceaux de 1288 et 1289 sur des actes d'Amédée II de Genève » in Revue savoisienne, Académie florimontane, 2000.
  9. Duparc 1978, p. 190-191 (Lire en ligne).
  10. L'invention et la défense des frontières dans le diocèse de Genève 2002, p. 266.
  11. Duparc 1978, p. 502 (Lire en ligne).
  12. a, b et c Thérèse Leguay et Jean-Pierre Leguay, Histoire de la Savoie, Paris, Éditions Jean-paul Gisserot, , 128 p. (ISBN 978-2-877-47804-5, lire en ligne), p. 26.
  13. a, b, c, d, e et f Histoire de Savoie 1984, p. 144.
  14. L'invention et la défense des frontières dans le diocèse de Genève 2002, p. 188.
  15. Ruth Mariotte Löber, Ville et seigneurie : Les chartes de franchises des comtes de Savoie, fin XIIe siècle-1343, Librairie Droz - Académie florimontane, , 266 p. (ISBN 978-2-60004-503-2, lire en ligne).
  16. a, b, c, d et e L'invention et la défense des frontières dans le diocèse de Genève 2002, p. 222.
  17. Duparc 1978, p. 501 (Lire en ligne).
  18. Jules Vuy, « Les Franchises de Châtel en Genevois », extrait du XIe volume des Mémoires de l'Institut genevois, 1866, p. 10 (Lire en ligne).
  19. a, b et c Louis Blondel, Châteaux de l'ancien diocèse de Genève, vol. 7, Société d'histoire et d'archéologie de Genève (réimpr. 1978) (1re éd. 1956), 486 p., p. 125.
  20. a, b et c Histoire de Genève 2014, p. 17-18 (Lire en ligne).
  21. a, b, c, d, e, f et g Duparc 1978, p. 197-198 (Lire en ligne).
  22. a, b, c, d, e, f et g Boisset 1973, p. 78-79 (Lire en ligne).
  23. a et b La rédaction, « Genève (commune) » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du 2 juin 2015.
  24. Histoire de Genève 2014, p. 202 (Lire en ligne).
  25. L'invention et la défense des frontières dans le diocèse de Genève 2002, p. 81.
  26. François Bonivard, Chroniques de Genève (1505-1526), t. 1 - Seconde partie, Genève, D. Dunant, , 548 p. (lire en ligne), p. 273.
  27. a, b, c, d, e et f Guy Gavard (préf. Paul Guichonnet), Histoire d'Annemasse et des communes voisines : les relations avec Genève de l'époque romaine à l'an 2000, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 439 p. (ISBN 978-2-8420-6342-9, présentation en ligne), p. 68.
  28. Boisset 1973, p. 122 (Lire en ligne).
  29. L'invention et la défense des frontières dans le diocèse de Genève 2002, p. 82.
  30. a, b et c Gérard Giordanengo, « Consultations juridiques de la région dauphinoise (XIIIe-XIVe siècles) », Bibliothèque de l'École des chartes, vol. GXXIX,‎ , p. 49-81 (54) (lire en ligne) (Article sur persee.fr).
  31. Marie-José de Belgique, La Maison de Savoie. Les origines: Le Comte Vert ~ Le Comte Rouge’', éditions Albin Michel, Paris 1956 p. 84.
  32. a et b Charles Le Fort, « Un problème généalogique sur les maisons souveraines de Savoie & de Genève », Revue savoisienne, no 9,‎ , p. 70-71 (lire en ligne)
  33. a, b, c, d et e Duparc 1978, p. 220 (Lire en ligne).
  34. a, b, c et d L'invention et la défense des frontières dans le diocèse de Genève 2002, p. 98.
  35. Duparc 1978, p. 222 (Lire en ligne).
  36. a, b, c et d Duparc 1978, p. 226 (Lire en ligne).
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