Temple du Peuple

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Le Temple du Peuple (People's Temple) est une secte fondée en 1953, à Indianapolis (États-Unis), sous le nom Ailes de la délivrance puis le Temple du Peuple des disciples du Christ (The People's Temple of the Disciples of Christ) en 1955 par le révérend Jim Jones. En 1960, la secte se rallie à la confession protestante des Disciples du Christ. Elle est principalement connue pour le suicide collectif de 908 de ses adeptes majoritairement par empoisonnement au cyanure de potassium, le à Jonestown, en Guyana (un membre du congrès américain, Leo Ryan, venu enquêter sur la secte, fut également assassiné à cette occasion).

Fondation du Temple du Peuple[modifier | modifier le code]

Le fondateur de la secte[modifier | modifier le code]

Le fondateur du Temple du Peuple nommé Jim Jones, de son vrai nom James Warren Jones, est né en 1931 à Lynn dans l'Indiana, État dans lequel le milieu raciste et conservateur se rencontre encore souvent, comme en témoigne le lynchage par une grande foule en 1930 des deux adolescents noirs Thomas Shipp et Abraham Smith, affaire qui avait fait grand bruit dans le pays tout entier. Il est proche de sa mère, en revanche il entretient des rapports plus compliqués avec son père, qui est invalide et ne travaille pas. En effet, son père appartient au Ku Klux Klan, ce qui est loin d'être inhabituel à Lynn où les Noirs sont rarement acceptés. Ce lien compliqué qu'il entretient avec son père ainsi que les valeurs que ce dernier représente vont très probablement l'inspirer dans sa lutte contre la discrimination raciale. L'absence d'une réelle présence paternelle ainsi que la situation économique précaire des Jones (la mère étant la seule à travailler) peuvent l'avoir mené à la création d'une communauté dont il occuperait la place d'un père dominant. Jim Jones passe son enfance dans un milieu fortement religieux, de par son éducation chrétienne protestante et la présence importante de diverses églises chrétiennes protestantes et orthodoxes dans la commune où il vit. Ceci peut expliquer sa conception de la religion comme moyen de faire passer ses idées socialistes et intégrationnistes. Comme il le dira lui-même durant les années à Jonestown : "How can I demonstrate my Marxism? The thought was 'infiltrate the church'. I consciously made a decision to look into that prospect"[1]. En d’autres termes pour transmettre son message marxiste, Jim Jones a délibérément pris le parti "d'infiltrer" l'Église. Il devient à 20 ans le pasteur d'une église d'Indianapolis appartenant aux Disciples du Christ, dénomination protestante congrégationaliste et évangélique, mais qu'il quitte rapidement à la suite des oppositions des fidèles conservateurs que provoquent ses messages sur l'égalité des droits entre Noirs et Blancs. Ces premières oppositions pourraient déjà avoir eu une incidence sur la mentalité du pasteur, créant un sentiment d’antagonisme profond avec la société environnante, sentiment qui s'exacerbera avec le temps et la virulence des critiques.

Genèse et fonctionnement de la communauté[modifier | modifier le code]

Jim Jones passe d'une église à une autre, toujours en raison des oppositions, jusqu'à ce qu'il fonde en 1953 le "People's Temple Full Gospel", le Temple du Peuple, à nouveau sous la dénomination des Disciples du Christ. La fondation du Temple du Peuple s'effectue alors que le mouvement de lutte antiraciste est en plein essor. En effet plusieurs événements, comme la déségrégation scolaire et universitaire aux États-Unis, créent un contexte idéal pour Jim Jones. Il rencontre de fameux prédicateurs comme Father Divine afin d'améliorer sa technique de chef spirituel. Il s'inspire de la technique de prêche de ce dernier ainsi que de ses guérisons miraculeuses. À cette période-là, le fonctionnement du Temple du Peuple est très éloigné de l'organisation totalitariste installée plus tard à Jonestown. En effet, la secte se contente de répandre ses idées socialistes ainsi que d'aider les infortunés. Par exemple, Jim Jones fait diverses conférences mêlant des extraits de la Bible et des idées marxistes, effectue des guérisons miraculeuses (très populaires dans la communauté noire) et organise des soupes populaires ainsi que différents programmes de soutiens aux défavorisés comme un centre communautaire pour enfants, des classes d'alphabétisation et des dispensaires qui attirent de nombreuses personnes[[2]][[3]]. Les idées communistes étaient relativement rares et peu populaires aux États-Unis étant donné le contexte de guerre froide et donc de propagande anticommuniste. Le pasteur se lance également dans des affaires commerciales en profitant des exemptions fiscales accordées aux institutions religieuses, mais ses affaires se trouvent être des échecs lui valant des ennuis avec le fisc. De plus la secte rencontre de nombreuses critiques de la part des opposants à l'intégration raciale et aux idées marxistes et des sceptiques quant aux guérisons miraculeuses. Ces problèmes développent son sentiment de persécution et le poussent à prétexter la menace imminente d'une guerre nucléaire pour déménager à Ukiah, qu'il considère comme une terre promise pour les survivants, ce qui représente la première apparition de sa vision apocalyptique (menace crédible étant donné l'atmosphère de guerre froide de l'époque).

Évolution et changements qui mènent au suicide[modifier | modifier le code]

De Ukiah à San Francisco[modifier | modifier le code]

La période de la secte à Ukiah, puis à San Francisco représente une partie importante du développement de la secte. En effet c'est dans ces villes qu'elle atteint son apogée, mais aussi qu'elle entame son processus de dégradation.

Quelques localisations du Temple du Peuple en Californie

À Ukiah, ville encore récente, la secte devient à nouveau l'objet de la haine de la population blanche conservatrice et Jim Jones doit utiliser différentes stratégies de pouvoir afin d'être en mesure de rester. Il s'attire néanmoins les bonnes volontés de certains politiciens en garantissant leur victoire électorale grâce aux votes de ses nombreux partisans[3]. Grâce à ces relations, il parvient à grandement augmenter le nombre de ses fidèles et à obtenir d'importantes fonctions politiques à l'échelle du canton, mais son ambition est trop grande pour une région comme Ukiah et en 1970 il pense à nouveau à déménager. De plus, la secte est malgré tout la cible de critiques véhémentes. Jim Jones se tourne vers la ville de San Francisco qui ne lui est pas inconnue, puisqu'il lui arrivait, du temps de sa vie à Ukiah, de se déplacer dans les quartiers pauvres de San Francisco afin de prêcher et d'effectuer ses fameuses guérisons.

Jones recrute de nouveaux fidèles dans les ghettos de San Francisco, il continue ses affaires politiques en appuyant notamment le maire libéral de San Francisco, George Moscone, le gouverneur de l'état Jerry Brown et Tom Hayden (en), un démocrate de gauche très connu pour sa lutte contre la guerre du Vietnam. Il s'attire aussi les faveurs de la presse, grâce à des dons[4]. Après avoir obtenu de hautes fonctions politiques à San Francisco, Jones correspond et rencontre en de multiples occasions Rosalynn Carter, la femme du futur président Jimmy Carter et en 1976 il participe avec ses adeptes à un meeting en faveur de celui-ci, avec la participation de Mme Carter[[2]][[5]]. Tout ceci montre l’affluence stratégique et médiatique que Jones a acquise et à quel point le pouvoir et l'ascension sociale font partie de ses projets. En effet plusieurs des politiciens qu'il a appuyé témoigneront qu'il cherchait surtout à faire parler de lui. Ses ambitions vont contribuer à la dégradation du fonctionnement de la secte, car les ambitions politiques de Jim Jones vont corrompre les valeurs originelles du Temple et ainsi effectuer un rapprochement vers le système totalitariste de Guyana. C'est également dans la période Ukiah et San Francisco du Temple du Peuple que le message religieux du pasteur ainsi que l'organisation de la secte commencent à changer.

Si Jones a toujours vanté le caractère social de son Église et mêlé des idées marxistes à ses prêches, ce n'est que vers la fin des années 1960 que sa pensée socialiste devient plus radicalement communiste, ou du moins qu'il en parle ouvertement. Le message que le pasteur fait passer à ses fidèles perd de son caractère religieux, Jones rejette la Bible (il fait passer aux gens du Temple un livre contenant les passages de la Bible qu'il trouve absurdes ou contradictoires et ceux qui sont d'après lui vrais[6]). Il ridiculise la religion chrétienne traditionnelle et ses discours deviennent de plus en plus des discours révolutionnaires et anticapitalistes, insinuant également l'idée que le monde est contre la secte et que c'est "nous contre les autres" (montrant ainsi le caractère paranoïaque grandissant du fondateur de la secte). Toutefois, ce ne sont que les prémisses d’une pensée qui ne dominera vraiment le discours religieux qu'après le déménagement à Jonestown[7]. L'organisation de la secte évolue grandement elle aussi. En effet le Temple du Peuple devient beaucoup plus une communauté fermée reflétant leur peur de l'extérieur et de l'opinion publique. Les membres, qui doivent léguer une partie ou la totalité de leurs biens, sont établis dans des "communes" qui sont en fait des logements obtenus par Jim Jones à bas prix[8]. Ils effectuent aussi des travaux non-rémunérés pour le compte de la secte. Tous ces changements sont effectués pour atteindre l'idéal communiste voulu par le pasteur. Le statut de Jim Jones au sein de la secte change ; il passe de simple "chef spirituel" à celui de "père" ayant tout pouvoir sur la communauté et ses membres, se faisant appeler "Dad" par ses fidèles[5]. C'est sûrement ce rôle de "maître absolu" et la dévotion dont font preuve les adeptes du Temple qui pourraient avoir permis l'évènement du suicide-massacre. En effet, l'endoctrinement des fidèles est tel que la plupart acceptent sans discuter le fait que le pasteur ait le droit de vie ou de mort sur eux. Jones assure sa domination sur la secte notamment par la possession de tous les biens de celle-ci, en obtenant des confidences de ses adeptes en couchant avec eux afin de les manipuler et de les humilier[9]. Le pasteur fait aussi régner une discipline de fer au sein de la communauté. En effet des sévices corporels ou des humiliations publiques sont réservés aux fidèles qui ne respectent pas les règles[10]. Ces changements au sein du Temple du Peuple vont attiser la curiosité des médias et des autorités, ce qui va accroître le sentiment de persécution de Jim Jones.

Coup de feu médiatique et politique et exacerbation du sentiment de persécution[modifier | modifier le code]

À San Francisco, Jim Jones développe une véritable paranoïa. En effet, dans cette ville où la communauté a pris de l'ampleur, il use de différents moyens pour faire pression sur les personnes qui pourraient lui causer du tort : il possède des gardes du corps et il fait part à ses fidèles de ses craintes quant aux persécutions dont le Temple du Peuple peut être victime. Ces craintes de Jim Jones ne sont pas totalement infondées, car il a de nombreux problèmes avec le fisc, la police et la presse. Des enquêtes confidentielles sont en cours à la suite de différentes plaintes allant de tentatives d'homicide[11] à usage de drogue, mais aucune enquête publique n'est ordonnée par le procureur de San Francisco, qui a lui-même été élu avec l'appui de Jim Jones. La situation bascule en 1977, lorsque la presse publie des articles critiquant le Temple[12] comme l'article "Inside Peoples Temple" publié dans le New West Magazine[13] et regroupant des témoignages d'anciens membres de la secte déçus de la tournure qu'a prise l'utopie promise par Jim Jones (sévices corporels, manque de liberté, manipulation par le sexe...), articles que la communauté qualifiera de conspiration du F.B.I, de la C.I.A, d'Interpol et des médias. Les critiques formulées par les médias portent essentiellement sur les mauvais traitements infligés aux membres de la secte. Certains politiciens avec qui il entretenait de bons rapports vont également changer de camp lorsque le scandale éclate, provoquant ainsi l'incompréhension de Jones et augmentant chez lui le sentiment que tout le monde se ligue contre lui et sa communauté. C'est pourquoi cette accumulation de pression couplée à l'instabilité mentale de Jones le pousse à fuir les États-Unis pour aller s'installer en Guyana[14], à Jonestown où un refuge avait été créé en 1974 en prévision des menaces nucléaires et racistes qui planent d'après lui sur les États-Unis et où une cinquantaine de fidèles vivent déjà.

Établissement du Temple du Peuple de San Francisco en Guyana et organisation de la communauté à Jonestown[modifier | modifier le code]

Maison dans la communauté de Jonestown

Jim Jones est accompagné de 909 fidèles dans son établissement en Guyana. Le choix de ce pays s'est révélé facile à faire, car la Guyana est une ancienne colonie britannique où l'on parle anglais, les habitants sont majoritairement noirs tout comme les adeptes de la secte et le gouvernement est principalement socialiste[15]. De plus, l'Amérique latine représente souvent une terre d'accueil et de liberté pour les mouvements religieux recherchant à fuir un système comme le capitalisme qui ne leur correspond pas. Le fonctionnement de la communauté continue à se dégrader rapidement. En effet, la construction d'habitations, d'infrastructures nécessitent un travail acharné d'une ampleur faramineuse, le manque d'expérience et de savoir-faire des fidèles ainsi que le manque de nourriture rendent la vie à Jonestown difficile malgré des ressources financières importantes accumulées les années précédentes grâce aux legs. De plus, Jim Jones, dont la paranoïa atteint son apogée, garde un contrôle permanent sur ses disciples. Il fait diffuser à longueur de journées sur des haut-parleurs ses discours portant désormais uniquement sur le communisme, la persécution du Temple du Peuple ainsi que la perspective d'une apocalypse nucléaire imminente, maintenant alors une atmosphère de peur constante[16]. Très peu de fidèles songent à s'échapper du fait de leur confiance absolue envers Jim Jones. De plus les rares adeptes qui souhaitent partir sont retenus par la surveillance du staff du pasteur et par l'isolement de la colonie[17]. Il utilise d'ailleurs cette confiance et son pouvoir dominant afin de transmettre ses craintes et sa paranoïa à ses adeptes. Qui plus est, il les convainc à plusieurs reprises de prouver leur foi envers lui en organisant de faux suicides collectifs[16]. En effet, il leur donne un gobelet de limonade supposé être un mélange empoisonné, prétextant que l'apocalypse est imminente, pour ensuite leur révéler qu'il s'agissait d'un test censé éprouver leur foi. L'isolement de la communauté inquiète certaines familles de fidèles présents à Jonestown.

Enquête de Leo Ryan et suicide collectif de Guyana[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative des victimes du massacre de Jonestown se trouvant au "Evergreen Cemetery" d'Oakland, en Californie

Les plaintes des familles des disciples vont décider Leo Ryan, représentant californien au congrès des États-Unis, à mener une enquête sur place accompagné de quelques journalistes et d'avocats. Ils arrivent le 18 novembre 1978 et sont accueillis sur un ton amical par Jones et son staff qui leur exposent les projets de la secte et leur font faire une visite de la ville[[17]][[18]]. Jim Jones autorise la commission d'enquête à parler librement avec les colons. Cependant ils sont sous la surveillance accrue des aficionados de Jones. L'atmosphère au sein du staff est plus que tendue : en effet, l'accueil chaleureux réservé à Ryan est hypocrite. Ils doivent à tout prix donner bonne impression pour que la secte garde sa liberté. Le drame a d'ailleurs failli éclater durant la journée alors qu'un membre du staff de Jones souhaitait poignarder Ryan avant que l'avocat de la secte, Mark Lane (en), ne l'en empêche discrètement, le représentant ne se rendant compte de rien[17]. À la fin de la journée, Leo Ryan, les journalistes et les avocats ainsi qu'une douzaine d'adeptes qui souhaitent retourner aux États-Unis quittent Jonestown escortés par d'autres membres de la secte pour rejoindre l'aéroport de Port-Kaituma. Le représentant et son équipe ont une opinion plutôt positive au sujet de Jonestown. Toutefois, certains disciples partants sont inquiets de la présence d'un des partisans très fidèles de Jones, ce qui les dissuade de parler de la dégradation du fonctionnement de la secte au représentant et aux journalistes. D'ailleurs, le départ d'aussi peu de personnes peut montrer la peur désormais ambiante au sein de la communauté et son fonctionnement semblable à celui d'une prison. Le drame éclate à l'aéroport lorsque les fidèles sortent des armes et que les gardes du corps de Jones surgissent en voiture avec des pistolets mitrailleurs. Ryan ainsi que quatre journalistes sont tués sur le coup lors de la fusillade. Certains parviennent tout de même à fuir en avion[19]. Sachant que les autorités ne peuvent laisser ce crime impuni et que la fin du Temple est alors proche, Jones lance son plan de suicide collectif, et beaucoup de fidèles accepteront sans problème la mort, du fait de leur conditionnement et leur dévotion envers le gourou. Les enfants ainsi que les adeptes réticents sont forcés à prendre eux aussi le mélange de cyanure et de limonade[20]. Lorsque les autorités, alertées par les survivants de la fusillade, arrivent à Jonestown, elles découvrent un sol jonché de gobelets en plastique et les cadavres de 912 membres du Temple du Peuple dont ceux de Jim Jones et de sa famille[18].

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Cinéma 
Musique 
  • 1990 : Les Brian Jonestown Massacre, groupe de rock psychédélique né dans les années 1990, menés par Anton Newcombe, s'inspirèrent de cette tragédie pour une partie du nom de leur groupe.
  • 1984 : Le groupe de heavy metal Manowar a composé une chanson sur cet événement sur leur album Sign of the Hammer (Guyana, Cult of the damned).
  • 2017 : Le groupe de heavy metal Accept compose une chanson intitulée Koolaid, en référence à une marque de boisson utilisée pour le suicide collectif, sur l'album The Rise of Chaos.
Littérature
  • 1996 : Dans le troisième épisode des Chroniques de San Francisco d'Armistead Maupin (en anglais, Tales of the City, 1982), deux personnages et leurs enfants échappent au suicide collectif organisé par Jim Jones.
  • 2005 : Le livre de Henning Mankell Avant le gel part du massacre de 1978, et raconte l'histoire d'un unique survivant qui retourne dans son pays d'origine la Suède où il commet une série de meurtres épouvantables. L'inspecteur Kurt Wallander enquête.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

  • 2017 : Le jeux vidéo d'horreur "Outlast 2", développé et édité par Red Barrels, s'inspire en partie de ce drame à travers une ambiance angoissante et dans un contexte sectaire : deux journalistes, Blake Langermann et sa femme Lynn, enquêtent sur la mystérieuse mort d'une femme enceinte, en plein cœur du désert de l'Arizona.

Bibliographie et webographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Marie Abgrall, Les sectes de l'Apocalypse : gourous de l'an 2000, Paris, Calmann-Lévy, , 302 p. (ISBN 978-2-702-12954-8, OCLC 319881956, notice BnF no FRBNF37035759).
  • Jacques Gutwirth, « Le suicide-massacre de Guyana et son contexte », Archives de sciences sociales des religions, vol. 42, no 7,‎ , p. 167-187.
  • Danièle Hervieu-Leger, « Prolifération américaine, sécheresse française », dans Françoise Champion et Martine Cohen, Sectes et démocratie, Paris, Éditions du Seuil, .
  • Nathalie Luca, Les sectes, Éditions Puf, .

Webographie[modifier | modifier le code]

- Jones, Jim. "Q134 Transcript"."Transcript prepared by Fielding M. McGehee III". Alternative Considerations of Jonestown & Peoples Temple. Credit to The Jonestown Institute. http://jonestown.sdsu.edu/?page_id=27339

- Kaufmann, Emmanuelle (BULLES du 4e trimestre 1988). "1978 : Le suicide collectif de 914 adeptes du Temple du Peuple (Jonestown) Il y a dix ans : l'horreur...". BULLES du 4e trimestre 1988 sur le site Prevensectes.com http://ns4005993.ip-192-99-13.net/jones1.htm

- Kilduff, Marshall ; Tracy, Phil (). "Inside Peoples Temple". New West Magazine, sur le site Alternative Considerations of Jonestown & Peoples Temple. http://jonestown.sdsu.edu/?page_id=14026

- Kinsolving, Lester (1972). "The People's Temple and Maxine Harpe". San Francisco Examiner mais jamais publié, sur le site JONESTOWN APOLOGISTS ARTICLE ARCHIVE . http://jonestownapologistsarticlearchive.blogspot.ch/2007/11/part-5-peoples-temple-and-maxine-harpe.html

- Vanthuyne, Emeline. "La lutte contre les sectes en France", partie "Contexte historique". Sur le site INA - Jalons http://fresques.ina.fr/jalons/fiche-media/InaEdu04671/la-lutte-contre-les-sectes-en-france.html

- "Le débat concernant les <<sectes>> en France". Extraits d'une conférence donnée à Strasbourg au mois de mars 2001, sur le site PORT SAINT NICOLAS http://www.portstnicolas.org/plage/le-monde-des-sectes/article/le-debat-concernant-les-sectes-en-france

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jones, Jim. "Transcript of Recovered FBI tape Q 134." Alternative Considerations of Jonestown and Peoples Temple. Jonestown Project: San Diego State University.
  2. a et b Abgrall, Jean-Marie. Les sectes de l'apocalypse. Calmann Lévy. 1999. p. 119
  3. a et b Le suicide-massacre de Guyana et son contexte Jacques Gutwirth. Archives de sciences sociales des religions Année 1979 Volume 47 Numéro 2 p. 173
  4. Abgrall, Jean-Marie. Les sectes de l'apocalypse. Calmann Lévy. 1999. p. 119-120
  5. a et b Le suicide-massacre de Guyana et son contexte Jacques Gutwirth. Archives de sciences sociales des religions Année 1979 Volume 47 Numéro 2 p. 175
  6. Jones, Jim. "The Letter Killeth." Original material reprint. Department of Religious Studies. San Diego State University. Archived 13 February 2011 at WebCite
  7. Le suicide-massacre de Guyana et son contexte Jacques Gutwirth. Archives de sciences sociales des religions Année 1979 Volume 47 Numéro 2 p. 176
  8. Le suicide-massacre de Guyana et son contexte Jacques Gutwirth. Archives de sciences sociales des religions Année 1979 Volume 47 Numéro 2 p. 176-177
  9. Le suicide-massacre de Guyana et son contexte Jacques Gutwirth. Archives de sciences sociales des religions Année 1979 Volume 47 Numéro 2 p. 177-178
  10. Paranoia And Delusions, Time Magazine, December 11, 1978
  11. La mort suspecte de Maxine Harpe, membre du Temple qui se plaignait du vol de son argent éveille l'intérêt de la police par exemple. Le Temple pourrait être impliqué dans la mort d'au moins huit de ses membres. Was Peoples Temple responsible for the deaths of some of its former members? Kinsolving, Lester. The Peoples's Temple and Maxine Harpe. San Francisco Examiner. 1972. non-publié.
  12. Lester Kinsolving, éditeur religieux pour le San Francisco Examiner, écrira huit articles dont quatre ne seront pas publiés sur le Temple du Peuple. Les publiés critiquent le caractère divin de Jim Jones et ses affaires financières et ceux qui ne seront pas publiés évoquent la mort suspecte de Maxine Harpe ainsi que les sévices corporels infligés au sein de la secte.
  13. Kilduff, Marshall ; Tracy, Phil. Inside Peoples Temple. New West Magazine. August 1, 1977. pp.30-38
  14. Le suicide-massacre de Guyana et son contexte Jacques Gutwirth. Archives de sciences sociales des religions Année 1979 Volume 47 Numéro 2 p. 169
  15. Tim Carter. There was no choice in Jonestown that day... Oregon Public Broadcasting Radio interview. 9 April 2007. Archived 13 February 2011 at WebCite
  16. a et b Le suicide-massacre de Guyana et son contexte Jacques Gutwirth. Archives de sciences sociales des religions Année 1979 Volume 47 Numéro 2 p. 181
  17. a, b et c Le suicide-massacre de Guyana et son contexte Jacques Gutwirth. Archives de sciences sociales des religions Année 1979 Volume 47 Numéro 2 p. 182
  18. a et b Abgrall, Jean-Marie. Les sectes de l'apocalypse. Calmann Lévy. 1999. p. 115
  19. Un des survivants, Tim Reiterman, écrit plus tard avec l'aide de John Jacobs un livre sur l'histoire du Temple du Peuple : Raven: The Untold Story of the Rev. Jim Jones and His People. (en)
  20. Le suicide-massacre de Guyana et son contexte Jacques Gutwirth. Archives de sciences sociales des religions Année 1979 Volume 47 Numéro 2 pp. 182-183