Wilaya de Laghouat

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33° 48′ 00″ N 2° 53′ 00″ E / 33.8, 2.88333

Wilaya de Laghouat (03)
Découpage administratif de la wilaya de Laghouat
Découpage administratif de la wilaya de Laghouat
Localisation de la wilaya de Laghouat
Localisation de la wilaya de Laghouat
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Chef-lieu Laghouat
Daïras 10
Communes 24
Wali Youcef Cherfa[1]
Code wilaya 03
Wilaya depuis 1974
Démographie
Population 455 602 hab. (2008[2])
Densité 18 hab./km2
Rang 34e
Géographie
Superficie 2 505 700 ha = 25 057 km2
Rang 12e
Liens
Site web http://www.laghouat-dz.org

La wilaya de Laghouat (prononcé [lagh.ouat ] la-Rouat), (arabe : ولاية الأغواط Wilayat al-Arouat) / en berbère: Laghouat / en tifinagh: ⵍⴰⴳⵀoⵓⴰⵜ[3]), est une wilaya algérienne ayant pour chef-lieu la ville du même nom.

Située au centre du pays à 400 km au sud de la capitale Alger, la wilaya s'étend sur une superficie de 25 000 km². Région pastorale de l'Algérie, elle possède également le plus grand gisement de gaz naturel d'Afrique avec une réserve estimée à plusieurs milliards de mètres cubes.

De par sa position géographique et ses caractéristiques climatiques, la wilaya de Laghouat fait partie du groupe des neufs wilayas pastorales du pays ainsi que des wilayas du Sud. Elle est issue du découpage administratif de 1974 ainsi que celui de 1984.

Sa superficie est de : 25 052 km² pour une population estimée au 31/12/2009 à 501145 habitants soit une densité de : 20,00 Hab. /km² (RGPH 2008).

Les projections effectuées à l’horizon 2015 donnent une population de  : 636379 habitants.

Le taux d'urbanisation à fin décembre 2009 est de 61,38  % puisque sur 24 communes, 05 sont considérées comme communes urbaines. Il s'agit de celles de Laghouat, Aflou, Ain Madhi, Hassi R'Mel et Ksar El Hirane.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à plus de 750 mètres d'altitude sur les hauts plateaux, la wilaya de Laghouat est traversée par la chaîne de l'Atlas Saharien avec des sommets qui dépassent les 2 000 mètres ("Djebel Amour" 2 200 mètres). Elle est délimitée :

Laghouat en le Sahara Algérien (1879)
Wilayas limitrophes de la wilaya de Laghouat
Tiaret
El-Bayadh wilaya de Laghouat Djelfa
Ghardaïa

Dans le cadre du Schéma régional d'aménagement du territoire, la Wilaya fait partie du groupe Hauts Plateaux Centre composé des trois Wilayas de Djelfa, M'Sila et Laghouat.

Le relief[modifier | modifier le code]

La Wilaya se distingue par deux zones distinctes:

1- La zone de l'Atlas Saharien caractérisée par des altitudes allant de 1 000 à 1 700 m avec des pentes de 12,5 à 25 %. Cette zone au Nord Ouest de la Wilaya (régions d'Aflou et Brida). Elle est constituée de vieux massifs forestiers d'une superficie de : 47 095 ha, de nappes alfatières couvrant une superficie de 315.125 ha ainsi que de pacages et parcours d'une superficie de 1 531 766 ha. La population ayant un âge inférieur à 15 ans représentant 34% du total de la population, constitue dans les années à venir une importante ressource humaine.

2- La zone des Hauts Plateaux et de Plateaux Sahariens caractérisée par des altitudes allant de 700 à 1 000 m et des pentes de 0 à 3 %. Cette zone est constituée de vastes étendues steppiques d'une superficie de 1 900 000 ha dont une grande partie a été dégradée sous l'effet des sécheresses prolongées.

Climat[modifier | modifier le code]

Découlant du relief, le climat est de type continental au Nord-Ouest avec une pluviométrie variant de 300 à 400 mm, des chutes de neige et des gelées blanches. Dans la région des Hauts Plateaux, le climat est de type saharien et aride. La pluviométrie varie entre 150 mm au Centre et 50 mm au Sud. Les hivers sont caractérisés par des gelées blanches et les étés par une forte chaleur accompagnée de vents de sable.

Données climatiques de Laghouat - Algérie
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 4 7 9 13 18 21 20 17 12 6 3 10,9
Température moyenne (°C) 7,5 9,5 12,5 16 19,5 25 28,5 27,5 23,5 18 11,5 8 17,2
Température maximale moyenne (°C) 13 15 18 23 26 32 36 35 30 24 17 13 23,4
Précipitations (mm) 7 14 12 16 15 10 1 107 18 18 15 5 238
Source : Le Voyageur et Climatedata, statistiques sur la ville de Laghouat[4],[5].
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
13
2
7
 
 
 
15
4
14
 
 
 
18
7
12
 
 
 
23
9
16
 
 
 
26
13
15
 
 
 
32
18
10
 
 
 
36
21
1
 
 
 
35
20
107
 
 
 
30
17
18
 
 
 
24
12
18
 
 
 
17
6
15
 
 
 
13
3
5
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Histoire[modifier | modifier le code]

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Le peuplement primitif de la région était constitué de Gétules (Berbères du sud). L'arrivée des Arabes en 653 provoqua l'islamisation de la communauté locale composée alors dans sa majorité de tribus berbères appartenant au groupe Maghraouas. Les gravures rupestres et tumulus attestent de foyers d’une vie préhistorique qui s’était répandue sur presque l’ensemble de la Wilaya.

Laghouat, autour de laquelle gravitaient de nombreux Ksours, était une ville fortifiée avant le colonialisme français. Sous les ordres du colonel Marey Monge, les troupes coloniales françaises envahirent la région en 1852.

En 1957, le ministre français Jacques Soustelle, accueilli froidement par les Laghouatis, décide de transférer à Ouargla le chef-lieu de la préfecture des Oasis. En 1974, à l’issue du découpage administratif de cette même année, Laghouat réintègre son statut de chef-lieu de wilaya[6].

Organisation de la wilaya[modifier | modifier le code]

La wilaya de Laghouat est issue du découpage administratif de 1974 ainsi que celui de 1984. Sur le plan administratif, la Wilaya est composée de 10 Daïras et 24 communes.

Daïras[modifier | modifier le code]

La wilaya compte 10 daïras :

Article détaillé : Daïras de la wilaya de Laghouat.

Communes[modifier | modifier le code]

La wilaya compte 24 communes :

Article détaillé : Communes de la wilaya de Laghouat.

Codes postaux[modifier | modifier le code]

Situation démographique[modifier | modifier le code]

Structure de la Population[modifier | modifier le code]

La population totale de la wilaya est estimée à 520 188 habitants (2010), soit une densité de 20 habitants par Km².

Répartition de la population par sexe et par age[modifier | modifier le code]

Hommes Classe d’âge Femmes
826 
85 et +
700 
1 121 
80-85
832 
2 065 
75-79
1 653 
2 927 
70-74
2 567 
4 000 
65-69
3 415 
3 522 
60-64
3 190 
5 912 
55-59
5 369 
7 917 
50-54
7 095 
10 253 
45-49
9 798 
12 027 
40-44
12 038 
15 065 
35-39
14 633 
16 877 
30-34
16 633 
21 567 
25-29
21 949 
23 878 
20-24
24 001 
25 447 
15-19
24 725 
25 001 
10-14
23 988 
25 226 
5-9
24 015 
28 569 
0-4
26 104 

La population ayant un âge inférieur à 15 ans représentant 34% du total de la population, constitue dans les années à venir une importante ressource humaine.

Education et Formation[modifier | modifier le code]

Enseignement Primaire :

La wilaya compte 210 établissements utilisant 1439 salles de classes pour un effectif de 47505 élèves dont 22154 filles repartis entre 24 communes de la wilaya.

Enseignement moyen :

La wilaya dispose de 72 établissements repartis entre 24 communes et utilisant 969 salles de classes. Les élèves sont au nombre de 39742 dont 19071 filles.

Enseignement secondaire :

La wilaya dispose de 30 établissements d’enseignement secondaire et 01 annexe utilisant 435 salles de classe reparties entre 16 communes.

L’effectif des élèves est de 15998 dont 8824 filles.

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

La Wilaya de Laghouat a été dotée d’une Université pluridisciplinaire depuis le 18 septembre 2001 en vertu du Décret N° 270-01, qui regroupe à cette date trois (3) Facultés : Sciences et Sciences de l’ingéniorat, Droit et Sciences Sociales, Sciences Economiques et Sciences de Gestion.

L’université rassemble actuellement : 17617 étudiants en graduation et 376 étudiants en poste graduation ; 617 enseignants permanents ; 34 enseignants associes ; 267 enseignants vacataires ; possédant une infrastructure pédagogique de base de 15501 places réparties pour les trois 03 facultés.

Formation professionnelle[modifier | modifier le code]

Le secteur de la formation professionnelle dispose d’un institut national de formation professionnelle (INSFP) localisé à Laghouat et 07 CFPA et 05 annexes sont localisé à traver les communes : Laghouat, Aflou, G.Sidi Saad, Ksar El Hirane

La capacité théorique totale de la wilaya en formation résidentielle est estimée à 3200 postes de formation avec des effectifs réels en formation de 4059 stagiaires dont 2185 filles soit un taux de féminité de 53% avec 3521 diplômes.

Santé[modifier | modifier le code]

La wilaya de Laghouat compte 02 hôpitaux totalisant 565 lits situés au niveau des 2 centres urbains Laghouat et Aflou ; soit une moyenne de 1,08 Lits pour 1000 habitants, et 07 EPSP situent à travers les communes des (Laghouat, Ksar Hirane, Hassi Delaa, Ain Madhi, Aflou, G.Sidi Saad, et Brida).

Les différents secteurs sanitaires (établissement hospitalière) se composent de:

29 polycliniques.

52 salles de soins.

01 hôpital pour 260 094 habitants

01 Polyclinique pour 17 938 habitants.

01 Salle de soins pour 10 004 habitants

Le secteur de la santé dans cette wilaya est administré par une Direction de la Santé et de la Population (DSP) faisant partie des 48 DSPs Wilayales en Algérie.

Cette DSP prend en charge les hôpitaux et autres structures sanitaires, ainsi que le personnel de la santé, dans les deux secteurs public et privé.

Les structures hospitalières dans cette wilaya font partie des hôpitaux en Algérie qui sont rattachés au Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière en Algérie[7].

Cette DSP gère les établissements hospitaliers suivants:

  • Hôpital Hmida Ben Adjila de Laghouat.
  • Hôpital d'Aflou.

La situation sanitaire est caractérisée par des pathologies liées a la vocation pastorale de la wilaya (Brucellose avec un taux de prévalence de 95.8 p100.000 habitants et leishmaniose cutanée avec un taux de 78 p 100.000 habitants), à sa situation géographique (wilaya du sud avec un taux assez élevé de piqures scorpionique chaque année, près de 2000/an) mais également aux mauvaises conditions d’hygiène (Maladies à Transmission Hydrique, tuberculose). Outre ces maladies transmissibles, chaque année on recense un nombre de plus en plus élevé de maladies non transmissibles : Diabète près de 7000 cas, HTA près de 10000 cas, cas plus de 500 cas/an.

Les Infrastructures sanitaires en activité ( 2014 )[modifier | modifier le code]

Les structures dont dispose le secteur de la santé dans la wilaya de Laghouat sont les suivants :

• 02 hôpitaux de 240 lits à Laghouat dont un est en cours de construction;

• 01 hôpital de 238 lits à Aflou (110 km de Laghouat);

• 02 hôpitaux de 60 lits chacun, à Bellil (72 km) et Ksar El Hirane (35 km);

• 01 EHS mère-enfant à Laghouat d’une capacité totale de 80 lits ;

• 01 EHS mère-enfant à Aflou d’une capacité totale de 120 lits (en cours de réalisation);

• 01 hôpital psychiatrique à Laghouat pour 120 lits en cours de réalisation ;

• 01 centre anticancéreux de 140 lits (en cours de construction à Laghouat);

• 01 centre d’hémodialyse à Laghouat d’une capacité de 42 malades/jour ;

• 01 centre d’hémodialyse à Aflou d’une capacité de 34 malades/jour ;

• 01 centre régional d’imagerie médicale (appartenant à la CNAS) ;

D’autres structures dont l’étude achevée sont proposées à l’inscription de réalisation en 2014 :

• 01 institut spécialisé en formation paramédicale à Laghouat ;

• 01 EHS régional en rééducation fonctionnelle à Laghouat de 120 lits.

Les infrastructures hospitalières de la wilaya de Laghouat auront dans un futur proche une capacité d’accueil de plus de 1278 lits, dont 815 lits à Laghouat ville.

L’ancien hôpital colonial de Laghouat Outre ces structures hospitalières, la wilaya dispose de 07 maternités répartis au niveau des différentes daïras et comptabilisant 95 lits d’hospitalisation, 02 centre d’hémodialyse, 34 polycliniques et 56 salles de soins.

Les personnels médical et paramédical de la santé publique :

sont représentés par : 82 médecins spécialistes, 221 médecins généralistes, 08 pharmaciens (+ 22 officines pharmaceutiques étatiques), 65 chirurgiens dentistes, 119 sages-femmes, 51 techniciens anesthésistes, et 1148 paramédicaux tous corps confondus.

Le secteur libéral est représenté par :

• 05 unités de transport sanitaire

• 81 officines pharmaceutiques

• 44 médecins spécialistes

• 64 médecins généralistes

• 39 chirurgiens dentistes

Directeurs de la santé[modifier | modifier le code]

Directeurs de la santé et de la population dans cette wilaya.
Directeur Début Fin
1er
2e Mostefa Bougherara 1er février 2010[8]
3e
4e Imed Eddine Moad[9] 16 avril 2014
5e

Tél : +213(0) 29 93 12 50 .

Fax : +213(0) 29 93 02 24.

Secteur de l'Agriculture[modifier | modifier le code]

L’agriculture est considérée l’une des secteurs principaux dans la wilaya avec une superficie agricole totale (SAT) de 2 0087 06 Ha.

La superficie agricole utile (SAU) totalise 73 013 Ha qui représentent 3,81% de la SAT et 1,61% est irriguée avec une superficie de l’ordre de 30 812 Ha.

Productions[modifier | modifier le code]

Les cultures pratiquées sur les terres de la wilaya. Varient selon

La nature du sol[modifier | modifier le code]

Elles sont dominées par les cultures suivantes :

1. Céréales : 269749 (Qx) avec une superficie 15 947Ha.

2. Arboriculture fruitière : 162790 (Qx) avec une superficie 6 018 Ha.

3. Culture Maraîchers : 1652567(Qx) avec une superficie 8729 Ha.

4. Culture Fourragères : 765956(Qx) avec une superficie 12975 Ha.

Pour les productions animales[modifier | modifier le code]

1. Viandes rouges : 177 387 (Qx).

2. Viandes blanches : 7090 (Qx).

3. Lait : 61 165 000 (Litres).

4. Œufs : 7 310 000 (Unités).

5. Miel : 18 000 (Kg).

6. Laine : 28 820 (Qx).

Pour le chêptel : (têtes)[modifier | modifier le code]

1. Bovin / dont vaches laitière : 20 180.

2. Ovin : 1 550 107.

3. Caprin : 174 023.

4. Camelin : 1 810.

5. Equin : 3 545.

6. Aviculture de ponte : 33950.

7. Aviculture de chair : 369 000.

8. Aviculture (Ruches pleins) : 2 750.

Tourisme[modifier | modifier le code]

La wilaya recèle une histoire riche et variée qui peut constituer un créneau à exploiter pour développer l’activité touristique dans la région, notamment avec l’existence de : stations de gravures rupestres, d’outils préhistoriques, de cumulus de pierres sèches, d’abris sous les roches avec amoncellement de cendres et os calcinés au milieu desquels on retrouve des silex grossièrement taillés, prouvant la présence d’une communauté humaine et ce, avant la préhistoire. vestiges et de sites historiques témoignant de la présence d’une population sédentaire autochtone qu’on appellera, plus tard, « Berbères », qui s’étaient concentrés au niveau d’Oued M’zi.

Sites et monuments :

1. les vieux Ksours

2. Le cratère de Maâdna: Talemzane

3. Le Barrage de Tadjmout

4. Les Oasis: les palmeraies

5. Le palais Kourdane: (Musée Tidjani)

6. La Confrérie Tidjania

7. L’Atlas Saharien : Les gravures rupestres (El-Ghicha, Hosbain)

8. La Biodiversité

9. Pistachier

10. Tapisserie de Laghouat

11. Art Culinaire

12. Le patrimoine culturel

Laghouat : Un vrai musée de l’histoire peu fréquenté[modifier | modifier le code]

Construite en 1900 suivant un cachet architectural typique à la région et située dans la partie nord-est de la ville, devenue cathédrale en 1955 pour être ensuite transformée en musée communal, fermée et laissée à l’abandon pendant la décennie noire des années 1990, l’ancienne mosquée a été rouverte en 2004, pour devenir une vraie fenêtre donnant sur l’histoire de la région de Laghouat, cité antique des Magraoua.

Touareg à Laghouat

De par les nombreuses pièces, objets archéologiques et cartes géographiques qu’il recèle, le musée communal, qui fait office actuellement de siège d’une association culturelle, reconstitue une partie non négligeable de l’histoire retraçant le passé de cette belle région des Hauts-Plateaux. Les pièces archéologiques et préhistoriques, qui remontent à 7000 ans, notamment des gravures rupestres, et les villages berbères, actuellement en ruines et délaissés, constituent le trésor inestimable qu’il renferme. Pour rappel, la région de Laghouat regorge de sites historiques nécessitant sauvegarde et restauration par des experts en la matière. Elle est connue pour son riche passé historique et ses potentialités touristiques peu connues du large public, sachant qu’elle dispose de 52 sites préhistoriques recensés et de 13 ksour abritant des stations datant de l’ère préhistorique.

D’ailleurs, à In Sfisifa, région située à 5 km au nord du ksar d’El-Ghicha, on trouve des gravures rupestres datant de 7000 ans. La station de Sfisifa a été retenue par l’Unicef pour sa gravure rupestre représentant un éléphanteau, protégé par sa maman, étant menacé par un lion. Cette représentation a symbolisé, en 1986, la célébration, par cette institution onusienne, de l’Année mondiale de l’enfance. Le cratère de Madna, situé dans la localité de Hassi Dellaâ est l’une des potentialités touristique et scientifique non négligeables qui n’a pas, lui non plus, bénéficié de l’intérêt académique et économique de la part des pouvoirs publics. Le même sort étant réservé au ksar Kourdane dans la localité de In Madhi. « Un travail en profondeur devrait être entamé par le département en charge de la culture », nous a indiqué un sexagénaire autochtone.

Ouvert tout au long de la semaine, le musée communal de Laghouat, véritable mémoire collective, n’est malheureusement pas le point de convergence des citoyens en général et des étudiants en particulier. Il est plutôt le lieu de pèlerinage de très peu de profanes de l’histoire. En effet, en raison de l’exposition de photos, l’urbanisme de la région et de la découverte de la multitude de ksour berbères des différentes époques et délaissés par les pouvoirs publics pour des raisons inexpliquées jusque-là, ainsi que l’artisanat, notamment la confection de tapis, le musée est rarement fréquenté par des jeunes, des étudiants et des lycéens en particulier, en quête du génie créateur de leurs ancêtres.

Aïn sfissifa à Laghouat

Pourtant, le musée met en relief l’histoire de la région de Laghouat à travers son patrimoine paléontologique qui remonte à 80 millions d’années, selon les spécialistes. Une période de l’histoire pour laquelle 140 empreintes de dinosaures (théropodes) ont été découvertes dans la région de Messaâd (Djelfa).Le patrimoine préhistorique qui date de 7000 ans est indiqué par l’exposition des nombreuses gravures rupestres. Un patrimoine riche de 52 sites recensés situés dans plusieurs parties du territoire de la région de Laghouat, dont les plus importants se trouvent à El Ghicha, Sidi Makhlouf et El Hasbaya. Ceci en sus du patrimoine protohistorique qui date de 5000 ans.

Inventorié, ce patrimoine compte quelque 800 monuments funéraires et des villages berbères qui se trouvent malheureusement en état de ruines très avancé. Sans compter la splendeur des paysages naturels, le visiteur du musée communal de Laghouat est informé que pas moins de 422 sites de gravures rupestres préhistoriques et de nombreux cimetières romains sont recensés jusque-là. Selon des spécialistes en la matière, ces monuments funéraires sont répartis en trois genres : Tumulus, La bazina et Le dolmen. On les trouve dans les régions de Milok (Laghouat) et Anfous du côté d’Aflou (Djebel Ammour).

Quant aux villages berbères, témoins de l’histoire millénaire de l’Algérie, on en a recensé 54 jusqu’à aujourd’hui, mais ils sont abandonnés et laissés au gré des rudes conditions climatiques. Leur état lamentable démontre le peu ou l’absence d’intérêt qu’accordent les pouvoirs publics à ce riche et inestimable patrimoine susceptible de constituer un pôle d’attraction pour le public et les chercheurs. Du coup, il pourrait devenir un moteur pour le lancement de l’industrie du tourisme au point mort dans cette wilaya du sud du pays.

La commune de Hassi Dellaâ, à 130 km au sud-est de Laghouat, se singularise par l’existence d’un cratère d’un rayon de 1,7 km et d’une profondeur de 70 m creusé, selon les scientifiques, par une météorite de 60 tonnes. Ce phénomène a fait l’objet de plusieurs études et recherches par des spécialistes d’universités nationales et étrangères. De nombreuses autres villes de la wilaya de Laghouat recèlent leurs propres vestiges et monuments historiques, à l’image du ksar Kourdane à In Madhi, localité abritant le siège de la zaouia Tidjania qui, rappelons-le, a propagé l’islam jusqu’en Afrique de l’Ouest, notamment au Sénégal[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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