Wilaya de Tindouf

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27° 41′ 00″ N 8° 08′ 00″ O / 27.68333333, -8.13333333 ()

Wilaya de Tindouf (37)
Localisation de la Wilaya de Tindouf
Localisation de la Wilaya de Tindouf
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Chef-lieu Tindouf
Daïras 1
Communes 2
Wali Abdelhakim Chater[1]
Code wilaya 37
Wilaya depuis 1984
Démographie
Population 49 149 hab. (2008[2])
Densité 0,31 hab./km2
Rang 48e
Géographie
Superficie 15 887 400 ha = 158 874 km2
Rang 6e

La wilaya de Tindouf (arabe: ولاية تندوف), est une wilaya de l'extrême ouest de l'Algérie, de chef-lieu la ville éponyme de Tindouf. Elle est limitée au nord par le Maroc, au nord-est par la wilaya de Béchar, à l’ouest par le territoire non autonome du Sahara occidental, à l’est par la wilaya d’Adrar et au sud par la Mauritanie. Sa superficie est de 159 000 km2.

La wilaya de Tindouf a la particularité d'être la wilaya algérienne qui a le plus petit nombre de communes et de daïras  : elle n'est constituée que de deux communes : Tindouf et Oum el Assel, qui forment ensemble l'unique daïra de Tindouf. Sa population est estimée, en 2010, à 59 898 habitants.

La région compte plusieurs camps de réfugiés venus du Sahara occidental annexé par le royaume du Maroc en 1975 au lendemain du départ des Espagnols.

Organisation de la wilaya[modifier | modifier le code]

Daïras[modifier | modifier le code]

La wilaya de Tindouf ne compte qu'une daïra.

Article détaillé : Daïras de la wilaya de Tindouf.

Communes[modifier | modifier le code]

La wilaya de Tindouf compte 2 communes

Article détaillé : Communes de la Wilaya de Tindouf.

Revendications marocaines[modifier | modifier le code]

À l'indépendance du Maroc, en 1956, les nationalistes marocains du Parti de l'Istiqlal (droite conservatrice) se sont mis à revendiquer la province de Tindouf et ont déclaré qu'elle a été sous souveraineté marocaine jusqu'en 1934[3]. À l'indépendance de l'Algérie, en 1962, le gouvernement algérien ne donne pas suite aux demandes marocaines de règlement du problème de la démarcation territoriale entre les deux pays, préférant reporter l'étude de cette question jusqu'après les élections présidentielles et l'adoption d'une constitution ; fin septembre 1963, éclate entre les deux pays la Guerre des sables[4].

Cependant, les revendications marocaines sur la région de Tindouf prennent officiellement fin avec la signature, le 15 juin 1972, d'un accord frontalier algéro-marocain[5], ratifié en 1973 par l'Algérie[6] et en 1992 par le Maroc[7], et reconnaissant le tracé actuel des frontières.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Installation des walis » sur le site du ministère de l'Intérieur et des collectivités locales.
  2. « Population résidente des ménages ordinaires et collectifs selon la wilaya de résidence et le sexe et le taux d’accroissement annuel moyen (1998-2008) ». Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
  3. Michel Catala, « La France et l'Espagne face à l'émergence des revendications marocaines sur le Sahara occidental en 1956 », dans Jean-Marc Delaunay, Aux vents des puissances, Presses Sorbonne Nouvelle,‎ 2009 (ISBN 9782878544206, lire en ligne), p. 124-140.
  4. Boutros Boutros-Ghali, Les conflits de frontières en Afrique : Étude et documents, Éditions techniques et économiques,‎ 1972, p. 33-45.
  5. Convention relative au tracé de la frontière d'État établie entre le Royaume du Maroc et la République Algérienne Démocratique et Populaire sur le site de l'ONU.
  6. Journal officiel de la République Algérienne du 15 juin 1973.
  7. Bulletin Officiel du Royaume du Maroc du 1er juillet 1992.