Rassemblement pour la culture et la démocratie

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Rassemblement pour la culture et la démocratie
(ar) التجمع من أجل الثقافة والديمقراطية
(ber) Agraw i Yidles d Tugdut
Image illustrative de l'article Rassemblement pour la culture et la démocratie
Logo officiel
Présentation
Président Mohcine Belabbas[1]
Fondation 1989
Siège Alger, Wilaya d'Alger, Algérie
Idéologie social-démocratie, berbérisme, algérianisme, sécularisme, laïcité
Couleurs Bleu et jaune
Site web www.rcd-algerie.org
Assemblée populaire nationale (Algérie) Assemblée populaire nationale (Algérie)
Conseil de la nation (Algérie) Conseil de la nation (Algérie)
Politique en Algérie
Image illustrative de l'article Rassemblement pour la culture et la démocratie

Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) (berbère: Agraw i Yidles d Tugdut) est un parti politique algérien créé le 9 février 1989. Saïd Sadi un des membres fondateurs et ancien président du parti. Mohcine Belabbas est le nouveau président du RCD depuis le 10 mars 2012.

Le RCD se définit comme un parti laïc[2] et affirme représenter « tous les Algériens », bien que la majeure partie de son électorat soit kabyle. Lors des élections locales du 29 novembre 2007, le RCD obtient la majorité dans 72 communes réparties sur 17 wilayas du pays.

Statut[modifier | modifier le code]

« Le peuple algérien a une histoire multimillénaire. Au cours de cette longue histoire, diverses cultures ont constitué des apports qui déterminent sa personnalité. En plus d'autres éléments culturels et historiques, la Maghrébinité, l'africanité et la méditerranéité constituent avec les éléments définis par la Constitution les valeurs essentielles de l'identité nationale. »

« La lutte de libération a cimenté la conscience algérienne, support fondamental de l'unité nationale[...]. »[3]

Histoire du parti[modifier | modifier le code]

Les 9 et 10 février 1989, les assises du Mouvement culturel berbère (MCB donnent naissance au Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD). Deuxième parti à déposer son dossier d'agrément le 16 août suivant, il organise les 15 et 16 décembre de la même année son congrès constitutif. Ce parti qui se déclare se situer au centre-gauche, affichant un profil « social-démocrate », a pour préoccupations essentielles la défense de la langue et de la culture berbère et la laïcité de l'État. Son siège est à Alger mais son ancrage est surtout kabyle malgré le soin qu'il met à s'étendre au niveau national. Il apparaît plus comme un parti de cadres et d'universitaires. Le 12 juin 1990, il participe aux premières élections municipales pluralistes - au moment où le FFS., son principal rival les boycotte - et enlève 87 communes sur les 1 541 existantes. C'est la seule formation politique nouvellement fondée à émerger à l'occasion de cette élection. Au lendemain des élections législatives de 1991, elle avait, par intermédiaire de son secrétaire général Said Sadi, clairement appelé de ses vœux l'annulation des résultats, ne cachant pas ses préférences pour la solution prétorienne, devant le « raz-de-marée intégriste » et la « menace de théocratisation de l'État et de la société ». Said Sadi obtient 1 200 000 voix lors de l'élection présidentielle de novembre 1995 boycottée par les partis d'opposition signataires du contrat romain de St Egidio. Cette ascension est confirmée par les législatives de juin 1997, à l'issue desquelles il entre à l'Assemblée populaire nationale avec 19 députés. Malgré son absence du Sénat, le RCD s'impose comme la sixième formation politique du pays. Saïd Sadi, qui est intronisé par le congrès (de conformité) du 26 février 1998 comme président du parti, ne participera pas aux élections présidentielles anticipées du 15 avril 1999 et décide plutôt de mener une campagne pour un «boycott actif ». Cela ne l'empêchera pas de faire partie de la coalition gouvernementale - aux côtés des islamistes - formée le 24 décembre 1999 avec deux ministres: Amara Benyounès à la Santé et Hamid Lounaouci aux Transports.


Le 9 mars 2012, lors d'un discours d'ouverture du 4e congrès du RCD, Saïd Saadi annonce qu'il ne briguera pas un nouveau mandat de président du RCD. Le docteur a décidé de se retirer de la présidence de son parti pour devenir un simple militant. "Avec une conscience sereine et une pleine confiance en l’avenir, je vous annonce ma décision de ne pas me représenter au poste de président du RCD", a-t-il dit aux congressistes.

C'est Mohcine Belabbas, député d'Alger qui a été élu le 10 mars 2012 comme le nouveau président du RCD, à l’issue du congrès du parti, tenu à Alger.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Achour Cheurfi, Dictionnaire encyclopédique de l'Algérie, éditions ANEP, 2006, (ISBN 978-9947-21-319-3)
  • Achour Cheurfi, La classe politique algérienne de 1900 à nos jours.: Dictionnaire biographique, Casbah Éditions, 2002, (ISBN 9961-642-92-9)