Wendake

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Wendake
Wendake
Wendake
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Capitale-Nationale
Statut municipal Réserve indienne
Maire Grand chef Konrad Sioui
Constitution Loi sur les Indiens
Démographie
Gentilé Huron-Wendat
Population 2 071 hab. (2014)
Densité 1 263 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 52′ 08″ N 71° 21′ 49″ O / 46.868818, -71.363583 ()46° 52′ 08″ Nord 71° 21′ 49″ Ouest / 46.868818, -71.363583 ()  
Superficie 164 ha = 1,64 km2
Divers
Fuseau horaire UTC−05:00
Indicatif +1 418, +1 581
Code géographique 23802
Localisation
Localisation de Wendake dans l'agglomération de Québec
Localisation de Wendake dans l'agglomération de Québec

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Wendake est une réserve indienne huronne-wendate du Québec, située dans la région administrative de la Capitale-Nationale du Québec. La communauté est enclavée par la ville de Québec aux limites du quartier Loretteville[1]. La réserve, anciennement appelée Village-Huron ou Village-des-Hurons, est d'une superficie de 1,1 km2 et est traversée par la rivière Saint-Charles dont le nom wendat est « Akiawenrahk », « Rivière à la truite » en wendat.

Wendake fut nommée « Capitale culturelle du Canada » en 2007. Elle est l'une des communautés autochtones du Québec les plus dynamiques culturellement[2] et abrite de nombreuses entreprises florissantes qui emploient les gens de la communauté et aussi de l'extérieur de celle-ci[3].

Description[modifier | modifier le code]

Rue commerciale à Wendake

La communauté est constituée de deux parties, le Vieux-Wendake au sud et la nouvelle partie au nord. Le Vieux-Wendake abrite les anciennes maisons, certaines datant d'autour de 300 ans, de petites boutiques d'artisanats, des restaurants, des blocs d'habitation et la plupart des lieux touristiques. Fait selon un ancien concept wendat, l'urbanisme du vieux peut paraître bizarre à celui qui y met les pieds pour la première fois. La nouvelle partie est faite selon un concept nord-américain; elle abrite des bungalows de style années 1970, des maisons modernes, des commerces et des industries.

« Wendake » signifie « chez les Wendats ». Alors qu'ils habitaient dans la région des Grands Lacs, les Hurons étaient appelés Wendats, ce qui signifie « les habitants de l'île ou de la péninsule »[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Groupe huron-wendat de Wendake (alors Lorette) à Spencerwood (Bois-de-Coulonge), en 1880

La communauté fut fondée en 1697 et a donc fêté ses 300 ans d'existence en 1997. Les Hurons de Lorette, désignés aujourd’hui comme les Hurons-Wendat de Wendake, sont principalement originaires de la baie Géorgienne, située au sud-est du lac Huron en Ontario, où était située leur aire principale de population.

Au XVIIe siècle, cette confédération de peuples de langue « iroquoienne » occupe un vaste territoire allant de l’Ontario à Stadaconé (aujourd'hui la ville de Québec). Semi-sédentaires, les communautés wendates déménagent environ tous les 15 ans, lorsque le sol s'est appauvri. Au zénith de la Confédération wendate, au XVIIe siècle, ce peuple contrôle un immense réseau commercial s'étendant en Amérique du Nord-Est.[réf. nécessaire] Ils pratiquent l'agriculture, mais également la chasse, la pêche et la cueillette. Leur alimentation est principalement basée sur la culture de la courge, du maïs et du haricot.

Population[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Le recensement de 2001 y dénombre 1 555 habitants[5]

Langue[modifier | modifier le code]

Panneau d'arrêt en français et en wendat.

Originellement, le wendat, une langue iroquoienne, était parlé à Wendake. Aujourd'hui, le français est la langue utilisée dans la réserve. La langue wendate, endormie depuis plus d'un siècle, est en cours de revitalisation.

Depuis quelques années, plusieurs membres de la communauté se sont retournés vers la culture et les traditions de leurs ancêtres. La langue est d’une importance vitale afin de bien retrouver l’esprit de la culture et des traditions. C’est pourquoi la communauté, en collaboration avec le Centre Interuniversitaire d’Étude et de Recherche Autochtone (CIÉRA) de l’Université Laval, s’est investie dans un programme visant la revitalisation de Yawenda, la voix des wendat [6]. Une formation est actuellement en cours au CDFM (Centre de développement de la formation et de la main-d'œuvre) huron-wendat. Des leçons de wendat sont aussi disponibles par le biais du journal Yakwennra, le journal officiel de la nation Wendat. Megan Lukaniec, linguiste wendat, y publie chaque mois une rubrique sur un thème donné. De plus, le projet Yawenda a publié de petits livres d'apprentissage en 2010.

Autres nations[modifier | modifier le code]

Étant situé au centre du Québec et enclavé par sa capitale, Wendake est le carrefour des nations et abrite la plupart des nations autochtones du Québec.[réf. nécessaire] Ils y viennent pour étudier, travailler ou y habiter. Le territoire wendat est l'une des 54 communautés autochtones du Québec, l'une des quatre de la famille iroquoienne et la seule communauté Wendat.

Les autres populations Wendat vivent à :

Administration[modifier | modifier le code]

À la tête de Wendake est le Conseil de bande de la Nation Huronne-Wendat. Le conseil est dirigé par un Grand Chef et six petits chefs. Le conseil de bande s'occupe de plusieurs dossiers : l'éducation, la santé, les loisirs, la voirie, les personnes âgées, les jeunes, les territoires, le secteur économique, le logement et autres.

Il est aussi responsable d'un territoire sauvage de 397 km2 que l'on appelle le secteur Tourilli[7]. Ce territoire fait partie de la réserve faunique des Laurentides et est donc protégé.

Les Hurons-Wendats négocient avec les gouvernements du Québec et du Canada pour avoir une plus grande superficie de territoire habitable. Il y une grande difficulté au niveau du logement. La réserve ne faisant que 1,1 km2, la densité de population y est très grande.

Selon les dernières politiques du Conseil de la Nation Wendat, Wendake est le chef lieu du territoire national, le Nionwentsïo, «Notre magnifique territoire» en langue wendat.

Culture[modifier | modifier le code]

La culture huronne-wendat est vivante et contemporaine. Elle comporte des artistes en tout genre, peintre, danse, chanteurs/chanteuse, écrivains/écrivaines, gravure, photographie, poésie, télévision, producteurs artistiques, théâtre, art/artisanat ancien comme moderne, arts visuels et autres.

Éducation[modifier | modifier le code]

  • École primaire Ts8taïe (signifie « castor » en huron-wendat[8]).
  • CDFM huron-wendat (Centre de Formation de la Main-d'Œuvre) - Formations aux adultes et collégiales, responsable du Secteur Culturel de la Nation.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Site traditionnel huron Onhoüa chetek8e

Lieux touristiques situé au sud de la réserve dans le Vieux-Wendake :

  • Office du tourisme de Wendake[9]
  • Chute Kabir Kouba (signifie « la rivière aux milles détours » en abénaquis[10])
  • Musée huron-wendat[11] - Institution nationale du peuple wendat, le Musée veille à la conservation et à la mise en valeur de l'histoire wendat et des arts des Premières Nations.
  • Hôtel-Musée Premières Nations[12] - Un hôtel 4 étoiles inspiré de la culture des Premières Nations!
  • Maison Tsawenhohi[13] - Maison de Nicolas Vincent ancien Grand Chef.
  • Parc linéaire des rivières Saint-Charles et du Berger.
  • Restaurant Sagamité[14] - Le restaurant La Sagamaité est une fierté pour les gens de la réserve, étant le premier restaurant à caractère autochtone de la région de Québec. Il a accueilli l'ex-premier ministre du Québec M. Jean Charest et de nombreuses autres personnalités publiques.
  • Restaurant La Traite - À l'intérieur de l'Hôtel Premières Nations, le restaurant La Traite remet au gout du jour des mets d'inspiration autochtone et accueille de nombreuses personnalités publiques.
  • La Maison Aorhenche, le plus vieux Bed and Breakfast de la communauté. Elle est située dans l'ancienne Maison Bastien, une maison historique de plus de 110 ans. Celle-ci fut épargnée lors de l'incendie de la manufacture «Bastien Brothers» dans les années 60.
  • Édifice du Top Vidéo, première et seule tour de verre de Wendake. Sa construction moderne dans le Vieux-Wendake suscita la polémique, ce qui amena le conseil de bande à légiférer pour interdire les édifices en hauteur dans le secteur historique.
  • On y retrouve de nombreuses boutiques d'artisanat.

Lieux touristiques situé au nord de la réserve dans la nouvelle partie :

  • Site traditionnel Onhoüa Chetek8e[15]
  • La Huronière - Couette et Café[16] - Bed & Breakfast et exposition d'objets anciens au cœur de Wendake

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame-de-Lorette
  • L'église Notre-Dame-de-Lorette est situé au sud du village des hurons. C'est en fait une chapelle érigée en 1730 alors que les Hurons quittent leurs établissements à Lorette, L'Ancienne-Lorette actuelle, et viennent s'établir sur les terres qui constituent aujourd'hui Wendake. La chapelle est partiellement détruite par les flammes en 1862, mais est reconstruite selon l'ancienne chapelle. Elle est officiellement classée monument historique en 1957 et constitue aujourd'hui, un symbole de la conversion des Hurons au catholicisme. Elle était dédiée à Notre-Dame de Lorette, Lorette provient en fait du nom d'une ville italienne.
  • La Maison-Longue Akiawenrahk de Wendake est située au nord du village. On y pratique le culte traditionnel wendat.

Le commerce et l'artisanat[modifier | modifier le code]

Depuis toujours, la Nation Huronne-Wendat est le peuple du commerce. Le commerce est ancré au plus profond de ses origines et fait partie intégrante de sa culture. Au début de la colonisation occidentale, la nation wendat était le centre d'un empire commercial et fut très impliquée dans tous les échanges avec les Européens.

Commerces non traditionnels :

Avec l'arrivée dans le monde moderne, la nation a dû adapter son commerce au reste du monde qui l'entourait. D'un commerce plus traditionnel, elle a réorienté ses objectifs commerciaux vers le modernisme. On y retrouve donc une grande variété d'entreprises pour combler les besoins des gens de la communauté. Un manque flagrant d'espace empêche l'essor commercial de Wendake.

Organisations[modifier | modifier le code]

Wendake abrite un certain nombre d'organismes non gouvernementaux pour la défense des droits autochtones au Québec et pour le mieux-être des autochtones :

Personnalités[modifier | modifier le code]

Politiques :

  • Kondiaronk, acteur principal de la Grande Paix de Montréal en 1701 ;
  • Deganawida, dit « Peacemaker », fondateur de la ligue des Iroquois dont la structure a inspiré la Constitution américaine (XIVe siècle) ;
  • Hatirontha (1609-1616) scelle l’alliance des Wendat avec Champlain ;
  • Tarhe, est chef de guerre de l’Ohio et il tient tête aux envahisseurs britanniques et américains dans les années 1794 ;
  • William Walker (1799–1874) est le premier gouverneur provisoire du Kansas en 1853[17], politicien américain, historien et écrivain ;
  • Étienne Annaotaha, chef chrétien des hurons-wendat ;
  • Nicolas Vincent, Tsawenhohi (« L'homme qui voit clair»), ancien Grand Chef de la Nation de 1810 à 1844. Il défendit les droits territoriaux de la nation auprès du Roi d'Angleterre ;
  • La délégation de chefs formée de Nicolas Vincent, André Romain, Stanislas Kostka et Michel Sioui se rendent en mission politique en Angleterre en 1825; ils réclament la seigneurie de Sillery ;
  • Théophile Daniel Gros-Louis Ontironta, grand chef (1941-1944) et chasseur de grande réputation ;
  • Ludger Bastien Sarenhès (1879-1948) est homme d’affaires et député de la législature de Québec en 1924 ;
  • Jules Sioui, défenseur des droits autochtones vers le milieu du 20e siècle, il voulait établir le premier gouvernement indien d'Amérique du Nord. Il fut arrêté par la police fédérale pour trahison. Il fut libéré après une grève de la faim ;
  • Maurice Bastien Agniolin, Grand Chef et homme d’affaires prospère qui a fait sa marque dans l’industrie du cuir et des fourrures ;
  • Max Gros-Louis, Grand Chef de 1964 à 1984, de 1987 à 1992, de 1994 à 1996 et de 2004 à 2008. Personnalité connu du grand public Québécois et d'Europe de par ses nombreuses apparitions dans les médias son habile vulgarisation et son habillement typique ;
  • Jocelyne Gros-Louis, Lahontiach (« La pionnière »), première et dernière femme Grand Chef de 1992 à 1994 ;
  • Konrad Sioui, Grand Chef depuis le 31 octobre 2008. Il a rencontré l'ancien premier ministre René Lévesque, il fut chef de l'Assemblée des Premières Nation du Québec et du Labrador (APNQL) et en fonda le secrétariat.

Artistiques :

  • Louis Vincent Sawatanen, polyglotte, étudie au collège de Darmouth en Nouvelle-Anglererre et devient le premier bachelier-ès-arts amérindien de la colonie au XVIIIe siècle ;
  • Adjutor Sioui, violoniste de renom ;
  • Stanislas Sioui, compositeur de musique. ;
  • Zacharie Vincent (1815-1886), est le peintre professionnel de plus de 600 œuvres et un Chef de guerre ;
  • Edgard Gros-Louis, ancien fabriquant de raquettes traditionnelles, mort dans les années 1970 ;
  • Shanipiap, de son vrai nom Geneviève Mckenzie Sioui, chanteuse et artiste de télévision sur APTN (Aboriginal People's Television Network) d'origine Innu de Matimekosh, elle s'est marié avec un wendat ;
  • Christian Laveau[18], chanteur et artiste télévisuel sur APTN (Aboriginal People's Television Network). Animateur de l'émission Chic Choc et actuellement chanteur dans la pièce Totem du Cirque du Soleil. ;
  • Jean Sioui[19], écrivain et cofondateur du Cercle d’écriture de Wendake en collaboration avec Louis-Karl Picard-Sioui ;
  • Mireille Sioui, artiste, elle fit les fresques dans le gymnase de l'école primaire, le magnifique entrée du Musée huron-wendat le drapeau de la nation, le logo du Conseil en Éducation des Premières Nations (CEPN) et celui d'Éconobois (quincaillerie au nord de la réserve) ainsi que de nombreuses œuvres originales ;
  • Guy Sioui Durand, sociologue, producteur d'art actuel et amérindien ;
  • Yves Sioui Durand, cofondateur de la compagnie Ondinnok, auteur, metteur en scène, acteur et réalisateur ;
  • Gilles Sioui, auteur compositeur interprète guitariste soliste et accompagnateur, directeur et arrangeur musical. Ancien guitariste de Kevin Parent ;
  • Christine Sioui-Wawanoloath, artiste et écrivaine, wendat de son père elle vit aujourd'hui sur la réserve abénaquise d'Odanak. Elle est la mère d'Alexis Wawanoloath, ancien député péquiste ;
  • Sylvie-Anne Sioui-Trudel, fondatrice de la compagnie de théâtre Aataentsic, Masques et Théâtre[20] ;
  • Louis-Karl Picard-Sioui - Huwennuwanenhs, cofondateur du Cercle d’écriture de Wendake en collaboration avec Jean Sioui. En 2005, il publie son premier ouvrage, un roman pour la jeunesse intitulé Yawendara et la forêt des Têtes-coupées (Éditions Le Loup de Gouttière). Il fut le directeur du musée des Premières Nations en 2010 ;
  • Nathalie Picard, musicienne flûtiste qui a participé à quelques productions théâtrales et plusieurs festivals à travers l'Amérique. Elle a aussi produit un CD qui porte le titre Le Message du Vent. Elle participe activement à l'apprentissage des enfants de l'école Ts8taie au niveau musical.

Sociales :

  • Linda Conly, première femme avocate américaine au Kansas en 1902 ;
  • Oscar Bastien Wawendarolen, journaliste et célèbre animateur radiophonique de Montréal (1927-1942) ;
  • Georges E. Sioui, intellectuel originaire de Wendake ;
  • Prosper Vincent Sawatanen, est le premier prêtre wendat, (1842-1915) ;
  • Marguerite Vincent Lawinonkie développe l’industrie artisanale vers 1900 ;
  • Paul Picard Ondawanhon, guide de renom qui conduit des troupes anglaises de Frédéricton à Québec en 1814 ;
  • Léon Gros-Louis, premier médecin wendat, médaillé du gouverneur général (1952) ;
  • Monic Sioui, est une activiste dévouée et présidente de l’Association des femmes autochtones du Québec (1951-1997) ;
  • Louis-Philippe Sioui, entrepreneur connu de Wendake décédé en 2008. Né sur le territoire des quarante arpents et fier défenseur de ses droits autochtones, il donna son nom au quartier industriel ;
  • Marianne Sioui, fondatrice et coordonnatrice de la mise en place du comptoir Agoshin à ses débuts et actuellement en 2013, Pierrette Savard en est la directrice après des années de bénévolat depuis ses débuts.
  • Julie B. Vincent, directrice du CDFM Huron-Wendat, elle dirige le plus grand centre d'éducation collégiale aux Premières Nations du Québec ;
  • Isa Gros-Louis, directrice des opérations stratégiques, législation et planification parlementaire auprès du bureau du Conseil privé à Ottawa. Elle représente la Fonction publique du Canada dans le cadre du programme d'échange Canada-Australie. Fille de l'ex-Grand Chef de la Nation huronne-wendat, Max Gros-Louis.

Photos[modifier | modifier le code]

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Wendake est enclavée dans la ville de Québec. Elle est entourée des anciennes villes de Loretteville, Lac-St-Charles et St-Émile devenus des quartiers de la nouvelle ville unifiée de Québec.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]