Cap-Rouge

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Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Cap-Rouge (Nouvelle-Écosse)
Cap-Rouge
Maisons de la rue Provancher, la plus vieille rue du quartier
Maisons de la rue Provancher, la plus vieille rue du quartier
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Municipalité Flag of Quebec City.svg Québec
Statut Quartier
Arrondissement Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge
Démographie
Gentilé Carougeois,
Carougeoise
Population 17 640 hab. (2011)
Langue(s) parlée(s) Français
Géographie
Divers
Site(s) touristique(s) Tracel de Cap-Rouge, ­Parc de la Plage-Jacques-Cartier, Chantier archéologique Cartier-Roberval
Localisation
Image illustrative de l'article Cap-Rouge

Cap-Rouge est un des 35 quartiers de la ville de Québec, et un des sept qui sont situés dans l'arrondissement de Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge. Son nom provient du promontoire de schiste rougeâtre situé à l'embouchure de la rivière du Cap Rouge[1].

Avant les réorganisations municipales québécoises de 2002, Cap-Rouge était une municipalité distincte; cependant le quartier actuel est plus vaste puisqu'il s'étend au nord jusqu'à l'autoroute 40. De 2002 au 1er novembre 2009 il était l'un des trois quartiers qui étaient situés dans le défunt arrondissement Laurentien. Il est délimité au sud par le fleuve Saint-Laurent.

Histoire[modifier | modifier le code]

Tentative de colonisation au XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Charlesbourg-Royal.

La première tentative de création d'un établissement européen sur le sol du Québec eut lieu sur le territoire actuel de Cap-Rouge[a 1]. Jacques Cartier s'installe sur le promontoire situé près de l'embouchure de la rivière du Cap-Rouge et nomme cet établissement Charlesbourg-Royal. Il y passe l'hiver 1541-1542 puis repart en France au printemps. Jean-François de La Rocque de Roberval, chef de l'expédition, rejoint le poste à l'été 1542 et le renomme France-Roy. Il passe un hiver misérable et retourne en France en 1543. Cet échec marque la fin des tentatives de colonisation française pendant plus de 50 ans[2].

Premiers établissements permanents[modifier | modifier le code]

En 1635, une première seigneurie est concédée sur le territoire de Cap-Rouge, mais révoquée l'année suivante par la Compagnie des Cent-Associés. Cependant vers 1638 le père Le Jeune, missionnaire jésuite, note dans les Relations la présence de quelques familles dans la vallée[a 1]. C'est d'ailleurs la première fois que le toponyme est attesté[3]. Entre 1647 et 1652, les seigneuries de Maur, à l'ouest, et de Gaudarville, à l'est, sont établies sur le territoire. À partir de ce moment, des censitaires s'établissent sur les terres de Cap-Rouge. Le village qui se forme est desservi par les paroisses de l'Ancienne-Lorette (1678) au nord, de Saint-Augustin (1691) à l'ouest et de Sainte-Foy (1698) à l'est[a 2].

Paroisse et municipalité[modifier | modifier le code]

Au début du XIXe siècle, un certain essor industriel et commercial (poterie, forge, briqueterie, commerce du bois) favorise l'expansion démographique[a 2]. Cependant, en 1850, Cap-Rouge n'avait toujours aucune institution civile ou religieuse en propre. Cette année-là, une municipalité scolaire est créée et les premiers commissaires d'écoles nommés. En 1856, un groupe de résidents adresse une requête au coadjuteur de l'archidiocèse, Mgr Baillargeon, pour obtenir la création d'une paroisse et la construction d'une église. Celui-ci refuse, justifiant sa décision par la population trop faible.

Cap-Rouge, Quebec
par Henry Richard S. Bunnett, 1886

Les habitants persévèrent et créent un comité pour construire une chapelle. Une pétition est adressée le 3 janvier 1859 à l'archevêché qui envoie le vicaire général Charles-Félix Cazeau visiter le terrain pressenti. La pétition mentionnait que même si Cap-Rouge ne comptait que 46 chefs de famille, elle soutenait une école élémentaire depuis plusieurs années et rétribuait bien l'instituteur[4]. Le rapport est favorable, et le 27 janvier 1859, cinq syndics sont nommés pour s'occuper du financement. La chapelle est nommée Saint-Félix en hommage au vicaire général. Le 18 avril suivant, le contrat pour la construction de la chapelle est signé. En novembre, Pierre-Olivier Drolet est nommé chapelain. Il assure l'exercice du culte, mais les curés de Sainte-Foy, Saint-Augustin et l'Ancienne-Lorette gardent leur autorité pour les mariages, baptêmes et sépultures[a 3]. C'est en 1862 que la paroisse Saint-Félix est érigée canoniquement, et que l'abbé Drolet devient officiellement le premier curé. La construction de l'église est complétée en 1864, sur des plans de l'architecte Joseph-Ferdinand Peachy.

Dix ans plus tard, en 1872, la municipalité de la paroisse de Saint-Félix-du-Cap-Rouge est créée et son premier maire est l'homme d'affaires Joseph Bell Forsyth. Elle changera de nom officiel et de statut en 1983 lorsqu'elle devient la ville de Cap-Rouge. Enfin, lors des réorganisations municipales québécoises, Cap-Rouge est regroupée avec 12 autres municipalités pour former la nouvelle ville de Québec, avec effet le 1er janvier 2002.

Portrait du quartier[modifier | modifier le code]

Le quartier de Cap-Rouge est niché dans la vallée de la rivière du Cap-Rouge et sur les plateaux situés de chaque côté. Un de ses attraits les plus spectaculaires est le tracel de Cap-Rouge qui franchit la vallée.

Artères principales[modifier | modifier le code]

  • Rue Provancher/rue du Domaine/route Jean-Gauvin
  • Boulevard de la Chaudière
  • Rue Saint-Félix/côte de Cap-Rouge/chemin Sainte-Foy
  • Rue de la Promenade-des-Sœurs
  • Autoroute Félix-Leclerc (autoroute 40)

Parcs, espaces verts et loisirs[modifier | modifier le code]

  • Le parc de la Plage-Jacques-Cartier sur les berges du Saint-Laurent
  • Club de golf Cap-Rouge
    • Grand terrain de golf de 18 trous construit en 1958. Club de golf privé l'été, il est ouvert à la population l'hiver pour le ski de fond, la luge et la raquette.
  • Parc Nautique de Cap-Rouge
  • Parc du Plateau
  • Parc Provancher
  • Parc Robert-L.-Séguin
  • Parc Les Sources
  • Parc des Potiers
  • Parc des Écores
  • Parc des Vétérans
  • Parc du Bon-Pasteur

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Musées, théâtres et lieux d'expositions[modifier | modifier le code]

  • Bibliothèque Roger-Lemelin
  • Maison Léon-Provancher, centre d'animation des milieux naturels et historiques.
  • Centre d'art Maison Blanchette, qui comprend la galerie d'art du Tracel.
  • Festival Découvr'Art, tenu chaque année au début juin[5].

Commerces et entreprises[modifier | modifier le code]

Parc de la Plage-Jacques-Cartier au bord du fleuve Saint-Laurent
Vue du tracel en direction est
  • Centre commercial Jean-Gauvin, route Jean-Gauvin
  • Mail Cap-Rouge, centre commercial, boulevard de la Chaudière

Lieux d'enseignement[modifier | modifier le code]

  • Commission scolaire des Découvreurs
    • École primaire Les Sources
    • École primaire L'Arbrisseau
    • École primaire Marguerite-d'Youville
    • École primaire et secondaire des Grandes-Marées (fermée en 2011)

Autres structures et édifices notables[modifier | modifier le code]

Jumelage[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Références tirées de : François Boulianne (dir.), Louise Slater (coordination), Vincent Giguère, Maurice Goulet, Odile Nadeau et Emmanuel Rioux, La paroisse de Saint-Félix de Cap-Rouge 1859-2009, Société historique du Cap Rouge, coll. « Itinéraires histoire et patrimoine / Histoire de raconter »,‎ 2009, broché, 52 p. (ISBN 978-2-920680-08-1)
  1. a et b p. 2
  2. a et b p. 3
  3. p. 4
  • Autres références

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]