Saint-Augustin-de-Desmaures

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Saint-Augustin-de-Desmaures
Saint-Augustin-de-Desmaures
Image illustrative de l'article Saint-Augustin-de-Desmaures
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Comté ou équivalent Agglomération de Québec
Statut municipal Ville
Maire
Mandat
Marcel Corriveau
2013-2017
Constitution 1er janvier 2006
Démographie
Gentilé Augustinois, oise
Population 18 612 hab. (2014)
Densité 217 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 26′ N 71° 17′ O / 46.44, -71.28 ()46° 26′ Nord 71° 17′ Ouest / 46.44, -71.28 ()  
Superficie 8 584 ha = 85,84 km2
Divers
Code géographique 23072
Localisation
Localisation de Saint-Augustin-de-Desmaures dans l'agglomération de Québec
Localisation de Saint-Augustin-de-Desmaures dans l'agglomération de Québec

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Saint-Augustin-de-Desmaures

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Saint-Augustin-de-Desmaures (communément appelée Saint-Augustin par les résidents de la région) est une ville du Québec située dans l'agglomération de Québec dans la région administrative de la Capitale-Nationale. Elle a été reconstituée le 1er janvier 2006 après avoir été fusionnée à la ville de Québec le 1er janvier 2002 dans le cadre des Réorganisations municipales québécoises. Par un référendum tenu le 20 juin 2004, les citoyens de Saint-Augustin ont décidé de quitter la ville de Québec et de redevenir une municipalité distincte. Cependant l'autonomie de la nouvelle ville est diminuée par rapport à ce qui existait avant 2002.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le développement de Saint-Augustin a commencé en 1647 avec la concession d'une seigneurie aux frères Jean Juchereau de Maur et Noël Juchereau Deschatelets[1]. Noël meurt peu après, laissant son frère prendre possession de sa seigneurie le 9 avril 1650. Le peuplement est cependant très lent puisqu'en 1663 seulement trois terres sont concédées.

À partir de ce moment les habitants deviennent plus nombreux. Un moulin banal est construit en 1672 là où la décharge du lac Saint-Augustin se jette dans le fleuve. La paroisse catholique est fondée en 1691. À cette époque le cœur de la seigneurie se situe sur le bord du fleuve puisque c'est là qu'on construit la première église en 1694. Une autre, en pierre, la remplace à l'Anse-à-Maheu en 1723.

La première voie de communication terrestre, le Chemin du Roy, traverse la seigneurie d'est en ouest à partir de 1716. En 1734 les Sœurs Hospitalières de Québec deviennent seigneuresses de Saint-Augustin et le restent jusqu'à l'abolition du régime seigneurial au milieu du XIXe siècle. Les revenus de la seigneurie servaient à l'entretien de l'Hôtel-Dieu de Québec.

En 1816 une troisième église, l'église actuelle, est inaugurée à environ 2 km plus au nord, sur la deuxième concession, signe du déplacement du centre de gravité du village. La nouvelle route qui passe à cet endroit (la future route 138) supplante le chemin du Roy.

Par la suite, la population augmente lentement (1 697 habitants en 1831, 1 748 en 1851), mais le territoire conserve son caractère rural et agricole. Ce n'est que vers les années 60 que la municipalité commence à acquérir un caractère de banlieue qui se développera fortement par la suite. Cependant une partie importante du territoire est encore occupée par des exploitations agricoles actives. Plus récemment, le 20 septembre 2007, le maire de St-Augustin de l'époque, Marcel Corriveau, faisait la manchette de plusieurs journaux de la région qui le déclaraient comme suit "parti en vadrouille aux États-Unis avec la belle-soeur de sa femme". Les titres ont fait un grand scandale à l'époque et le maire dû rentrer in-extremis des États-Unis pour rassurer la population de sa ville.

Le Saint-Augustin dont il est question est Augustin d'Hippone. Ce patron aurait été choisi pour honorer Charles Augustin de Saffray, sieur de Mésy, gouverneur de la Nouvelle-France de 1663 à 1665, ou peut-être Paul Augustin Juchereau, fils de Jean Juchereau de la Ferté[2].

Administration[modifier | modifier le code]

[4]

Géographie[modifier | modifier le code]

Lac Saint-Augustin

Saint-Augustin-de-Desmaures est situé le long du fleuve Saint-Laurent sur sa rive nord, en amont (donc à l'ouest) du centre-ville de Québec. Son territoire est de forme quadrangulaire, avec une façade de 12,3 km bordant le Saint-Laurent, et une profondeur moyenne de 10 km. Cependant la municipalité est peu ouverte sur le fleuve puisqu'on n'y retrouve aucun port ni aucun quai. La limite est du territoire se situe environ à 15 km à l'ouest du centre-ville de Québec.

Le relief de Saint-Augustin prend plusieurs formes du sud au nord. Il y a tout d'abord une bande de terre bordant le fleuve, large de 600 m au centre, mais presque inexistante à l'est. Vient ensuite un escarpement de quelques dizaines de mètres au maximum suivi d'une étendue presque plane constituant la plus grande partie du territoire. Enfin, au nord, se trouvent les premiers versants des Laurentides.

Un autre aspect important du territoire est la présence à son extrémité est du lac Saint-Augustin, long de 2,2 km et large d'environ 300 m.

Deux voies de chemin de fer traversent le territoire d'est en ouest: celle du Canadien National et celle des Chemins de fer Québec-Gatineau (anciennement Canadien Pacifique). Aucune gare ne se trouve sur le territoire mais un embranchement de la voie du CN dessert le parc industriel.

Les principaux axes routiers est-ouest sont l'autoroute 40 et la route 138, cette dernière constituant également la rue principale du secteur centre. Dans l'axe sud-nord, la route 367 (route de Fossambault) mène de la route 138 jusqu'à la limite nord, vers Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier.

Population[modifier | modifier le code]

Quartier résidentiel et commercial

La population de Saint-Augustin se concentre principalement en deux secteurs de taille et de population comparables. Le premier est le secteur centre, situé autour du noyau du village et au sud de la route 138. Outre cette route, la principale artère est la route Racette qui joint la route 138 au chemin du Roy, en bordure du fleuve. L'urbanisation de ce secteur a débuté dans les années 60, et se poursuit encore aujourd'hui, en empiétant sur des anciennes terres agricoles.

L'autre secteur est celui du Lac Saint-Augustin et des Bocages, situé à l'extrémité est du territoire. Le pourtour du lac était jusqu'à récemment un secteur de villégiature où de nombreux résidents de Québec possédaient une résidence secondaire. Maintenant de plus en plus de résidences principales remplacent les vieux chalets de bois. Le quartier-des-Bocages, pour sa part, se situe au sud du lac, en bordure de l'ancienne ville de Cap-Rouge, aujourd'hui un quartier de l'arrondissement Laurentien de Québec. Il constitue en fait le prolongement de l'expansion suburbaine de l'ouest de Québec. Son développement a commencé vers 1975. Les principales voies de communication sont la rue Saint-Félix (ancien Chemin du Roy), et la rue de l'Hêtrière.

Une portion moins importante de la population se répartit en dehors de ces deux secteurs, principalement le long de la route 138 et de la route de Fossambault, et sur les rangs qui parcourent les terres agricoles.

Industrie[modifier | modifier le code]

La plupart des industries sont regroupées dans le vaste parc industriel François-Leclerc.

Éducation[modifier | modifier le code]

La Commission scolaire des Découvreurs gère les écoles publiques de Saint-Augustin. Ces écoles sont :

  • Écoles primaires
    • École des Pionniers (pavillon Marguerite-Bourgeois et pavillon De La Salle)
    • École Les Bocages
  • École secondaire
    • École des Pionniers (pavillon Laure-Gaudreault)

De plus, un certain nombre d'écoles privées sont situées à Saint-Augustin :

Armoiries et logos[modifier | modifier le code]

En 1964, le conseil municipal a adopté des armoiries, dessinées par l'abbé Jean-Paul Gélinas[2], fondateur de l'Institut généalogique du comté de Portneuf. Elles sont blasonnées comme suit  :

« De gueules à une nef d'argent voguant sur un fleuve ondé du même, et au chef d'or chargé de trois flammes de gueules »

Blason ville ca Saint-Augustin (Quebec).svg

Un logotype a été créé en 1988, et sert depuis ce temps d'identification visuelle pour la ville. Ses principales composantes sont un arbre, symbolisant la nature, posé sur un quadrilatère de neuf carrés, qui représentent les différents quartiers et portions de territoire. Le tout surplombe une ligne ondulée, représentant l'élément aquatique, et deux lignes horizontales symbolisant les voies de communication, et par extension, le développement de la municipalité[2].

Les campus intercommunautaires de Saint-Augustin[modifier | modifier le code]

Cet ensemble de près de vingt édifices situés au sud-ouest du lac Saint-Augustin a été bâti vers 1965 par plusieurs communautés religieuses qui voulaient regrouper leurs ressources pour mettre sur pied deux institutions d'enseignement: l'École normale Notre-Dame-de-Foy (aujourd'hui le Campus Notre-Dame-de-Foy ou CNDF), et le Séminaire Saint-Augustin (plus tard le Collège Saint-Augustin, aujourd'hui il a été racheté par la Ville de Saint-Augustin et est utilisé à des fins multiples). Les bâtiments sont partagés en deux groupes, autour de chacune des écoles, c'est pourquoi on dit au pluriel les campus.

Occupant une superficie d'environ 100 hectares, ces édifices dont les plus élevés ont une dizaine d'étages, offrent un coup d'œil saisissant par leur architecture similaire, bien que pas deux ne soient pareils, et leur couleur uniformément blanche. Ils sont l'œuvre de l'architecte Jean-Marie Roy. Leur disposition rappelle les vastes campus à l'américaine à la mode à l'époque. Comparer avec le campus de l'Université Laval qui s'est développé à peu près en même temps. À l'époque de sa construction, l'ensemble était au milieu de boisés et de champs. Des moines ont même construit leur monastère à proximité mais ont quitté depuis. Chaque école possédait un vaste édifice principal, et les pavillons alentour appartenaient chacun à une communauté différente et servaient de résidence d'étudiants.

Avec les années et le déclin marqué des vocations religieuses, la plupart des communautés ont quitté le campus, et le CNDF est maintenant une corporation privée. La partie est du campus a été désignée Campus de haute technologie dans les années 1990 et 2000 alors que certains édifices ont abrité des industries naissantes sous l'égide de la municipalité, tandis que d'autres ont trouvé des usages aussi divers que:

  • une école de pompiers
  • un foyer pour personnes âgées
  • un centre pour toxicomanes
  • le Collège des sourds
  • une école privée bilingue
  • un camp de jour estival, etc.

Cependant à la fin de la décennie 2000 plusieurs de ces édifices ont été complètement transformés ou démolis pour faire place à de vastes immeubles en condominium. L'étalement urbain a également envahi le pourtour et même le centre du campus sous forme de maisons unifamiliales.

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source: "À l'aube d'un quatrième siècle", publié par la Municipalité de Saint-Augustin-de-Desmaures, 1991.
  2. a, b et c Logos et armoiriess, ville de saint-Augustin-de-Desmaures
  3. Les maires d'hier à aujourd'hui, site de la municipalité.
  4. Liste des maires de Saint-Augustin-de-Desmaures sur le site de la société d'histoire de Saint-Augustin-de-Desmaures

Liens externes[modifier | modifier le code]


Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Pont-Rouge Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier Rose des vents
Neuville N Québec (La Haute-Saint-Charles)
O    Saint-Augustin-de-Desmaures    E
S
Fleuve Saint-Laurent,
Lévis

Sources[modifier | modifier le code]