Cris

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Cris

Description de cette image, également commentée ci-après

Amérindien Cri, Old Nemaska

Populations significatives par région
Population totale 200 000
Autres
Langues

Cri, anglais, français

Les Cris (en anglais Cree ou Crees) sont une nation autochtone d'Amérique du Nord. Ils habitent des Montagnes Rocheuses à l'Océan Atlantique à la fois au Canada et aux États-Unis. La langue crie est l'une des langues amérindiennes les plus parlées de l'Amérique du Nord, mais tous les Cris ne la parlent pas couramment.

Avec plus de 200 000 individus, les Cris forment la plus grande nation amérindienne du Canada. Connus pour leur ouverture au mariage inter-tribal, ils ont engendré des métis, c'est-à-dire des descendants nés de l'union de Cris et, originairement, de Français du Canada.

Nom[modifier | modifier le code]

Cris est l'abréviation de Knistenaux (ou Christenaux) du nom français d'un ancien village appelé Kenisteniwuik[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Indien Cree, photographié par G. E. Fleming en 1903

Le premier contact entre les Européens et les Cris de la baie James date du XVIIe siècle en 1610 avec l'explorateur Henry Hudson. En 1670, ils ont commencé à faire le commerce de la fourrure avec la compagnie de la baie d'Hudson pour lequel ils avaient le monopole sur plus de 13 km. À partir du XVIIe siècle, cette région est le théâtre d'un important commerce des fourrures et de l'évangélisation des résidents. Vers 1950, avec le déclin de la traite des fourrures, les Cris n'eurent d'autres choix que de se sédentariser. Puis au milieu des années 1970, de grands projets de centrales hydroélectriques vinrent perturber de façon importante la vie de ces communautés autochtones. Le Grand Conseil des Cris signa en 1975, avec Hydro-Québec et les gouvernements du Québec et du Canada, la Convention de la Baie-James et du Nord québécois (CBJNQ) et en 2002, la Paix des Braves. Ces deux traités de l'ère moderne accordent aux Cris un certain nombre de droits et de pouvoirs ainsi que des compensations pour la perte de territoire et pour l'abandon de certaines activités traditionnelles.

Introduction[modifier | modifier le code]

La nation Cris est une nation autochtone qui est établie plus particulièrement au Nord du Québec depuis 7 000 ans. Voici l’historique et l’organisation d’une nation autochtone qui a mis le pied sur le sol québécois il y a plusieurs années.

Origines et historique[modifier | modifier le code]

La nation autochtone Cris est une nation qui est originaire de l’Ouest canadien. Cette nation réside dans plusieurs réserves autochtones comme celle de Chisasibi, Eastmain, Mistissini, Nemaska, Oujé-Bougoumou, Waskaganish et Waswanipi. Cette nation parle principalement la langue crie mais elle à aussi l’anglais comme langue seconde. En 1971, la construction de grands barrages hydroélectriques à grandement affecté le territoire de cette nation résident sur le territoire de la Baie-James. C’est en 1975 que les Cris on signés la convention de la Baie-James ce qui leurs accorda l’usage exclusif du territoire ainsi que le droit exclusif de chasse et de pêche sur le territoire[2].

Les Cris et l’industrie forestière[modifier | modifier le code]

Au cours des années 1990, les Cris ont entamés une poursuite judiciaire envers le gouvernement du Québec et les entreprises privées travaillant sur le territoire de la Baie-James pour cause d’entrave à la convention de la Baie-James. Plusieurs négociations ont eu lieux entre le gouvernement, les entreprises et les Cris. Le régime forestier a été adapté pour que les activités de piégeage, de chasse et de pêche des Cris ne soient pas affectées par les travaux forestiers effectués sur leurs territoires[3].


Croyances[modifier | modifier le code]

Parmi les croyances et autres pratiques culturelles des Cris, la notion de rêve était très importantes surtout lorsqu’il était question de chasse et de pêche. Ainsi, cette nation pouvait savoir si la chasse allait être bonne ou mauvaise et ainsi agir en conséquence, en interprétant les rêves ou différents signes par le Chaman. Chez les Cris, ce phénomène se nommait le phénomène de la tente tremblante. La pratique de la tente tremblante consistait à intervenir avec les esprits pour obtenir plusieurs informations. Par la suite, lorsque le chaman entrait en contact avec les esprits, cela faisait remuer la tente et, plus la concentration de puissance était élevée, plus la tente remuait[4].

Le chaman[modifier | modifier le code]

Le chaman, dans la nation Crie, était la personne qui était chargée de communiquer avec le monde des esprits. Celui-ci communiquait avec les esprits pour plusieurs raisons comme s’assurer que la chasse et la pêche soient bonnes, que la récolte soit bonne, pour amener la pluie dans les temps de sècheresse, assurer la protection de sa tribus et aussi pour guérir les maladies. Chez les Cris, on considère que, plus le chaman devenait vieux, plus son pouvoir grandissait. C’est lui qui avait le plus grand pouvoir dans son groupe pour intervenir avec les esprits. Chaque groupe avait son propre chaman, si le groupe n’en avait pas, il le remplaçait par un être ayant des connaissances religieuses particulières. Par contre, il ne faut tout de même pas confondre le chaman avec ceux qui «chamanisait». Chez les Cris, le monde des esprits était un monde que les Cris entraient souvent en communication. Il ne fallait pas absolument être un chaman pour entrer en communication avec les esprits, la grande différence entre ceux qui chamanisaient et le chaman est entre autres que le chaman était un expert dans la matière, qu’il avait une grande connaissance dans le chamanisme et aussi une très grande connaissance religieuse[4].


Le chef du groupe[modifier | modifier le code]

La nation crie était subdivisée en sous-groupes dont chacun désignait un chef de groupe. Celui-ci était chargée d’établir le territoire de chasse et de diriger ses troupes. Le chef du groupe était désigné comme étant la plus habile de son groupe. C’était donc lui qui était le meilleur chasseur, le meilleur pêcheur et c’est lui qui s’occupait de diriger les travaux de constructions lors de l’établissement des campements. La femme avait beaucoup de tâches et elle partageait plusieurs responsabilités avec les hommes[4].

Démographie[modifier | modifier le code]

Cris du Québec[modifier | modifier le code]

Les Cris du Québec sont réunis au sein du Grand Conseil des Cris (Eeyou Istchee en cri) et de l'Administration régionale crie ; depuis septembre 2005, Matthew Mukash en est le Grand Chef. Ce peuple se répartit en neuf communautés, soit le long du littoral est de la baie James, cinq communautés, Chisasibi, Eastmain, Waskaganish, Wemindji et Whapmagoostui et à l'intérieur des terres quatre communautés, Mistissini, Nemaska, Oujé-Bougoumou et Waswanipi.

Cris de Chisasibi, à la Baie James.
Population des Cris du Québec en 2004[5]
Communautés Total résidents non-résidents
Chisasibi 3 739 3 609 130
Eastmain 647 611 36
Mistissini 3 860 3 327 533
Nemaska 610 596 14
Oujé-Bougoumou 650 n.d. n.d.
Waskaganish 2 365 1 984 381
Waswanipi 1 749 1 337 412
Wemindji 1 335 1 221 114
Whapmagoostui 815 805 10
Cris (Total) 15 120 13 490 1 630

Ils étaient 5 000 en 1812[6], et 20 000 à la fin du XIXe siècle[7]

Cris de l'Ontario[modifier | modifier le code]

En Ontario, les communautés cries sont les suivantes : Attawapiskat, Bearskin Lake, Chapleau, Constance Lake (Calstock), Deer Lake, Flying Post (Nipigon), Fort Albany, Fort Severn, Kasaqbonika, Kingfisher Lake, Lansdowne House (Pickle Lake), MacDowellLake (Red Lake), Matachewan, Missanabie (Garden River), Mocreebec, Moose Factory, Moosonee, New Post (Cochrane), Weagamow Lake (North Caribou), Northwest Angle (Kenora), Sachigo, Wahgoshig (Mayheson), Wawakapewin (Long Dog), Webequie et Weenusk (Peawanuk).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Edward S. Curtis's The North American Indian - Uncorrected OCR Text for volume 18
  2. Denise Gaudreault, Amérindiens et Inuits : Portrait des nations autochtones du Québec p. 22-23
  3. Martin Hébert, Recherches amérindiennes au Québec, vol. 41, no 2-3, 2011, p. 210-212.
  4. a, b et c Martin Hébert, Recherche amérindiennes : Volume 39, numéro 1-2, 2009, p. 85-97
  5. Affaires indiennes et du Nord Canada (Région du Québec) http://www.ainc-inac.gc.ca/qc/aqc/pop_f.html
  6. Alphabetical Enumeration of the Indian Tribes and Nations
  7. Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Cris » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie,‎ 1878 (Wikisource)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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