Ekuanitshit
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| Ekuanitshit | ||
| Administration | ||
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| Pays | ||
| Province | ||
| Région | Côte-Nord | |
| Statut municipal | Réserve indienne | |
| Chef | Jean-Charles Piétacho | |
| Démographie | ||
| Population | 453 hab. (2011) | |
| Densité | 27 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Superficie | 1 689 ha = 16,89 km2 | |
| Divers | ||
| Fuseau horaire | UTC-5 | |
| Indicatif | 418/581 | |
| Code géographique | 98808 | |
| Localisation | ||
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Ekuanitshit (aussi appelée Mingan) est une réserve indienne innue située au Québec, dans la région de la Côte-Nord[1],[2].
Sommaire |
Situation [modifier]
Ekuanitshit est située à l'embouchure de la rivière Mingan, à 200 km à l'est de Sept-Îles, au cœur de l'archipel de Mingan. Elle est accessible par la route 138[3].
Bien qu'elle soit à l'intérieur de la Minganie, elle ne fait pas partie de la MRC.
Toponyme [modifier]
Dénommée Ekuanitshit en langue innue, Mingan était autrefois un lieu de rassemblement estival pour les Innus, où de nombreuses familles se retrouvaient après avoir passé l'hiver dans leurs territoires de chasse respectifs.
La Commission de toponymie du Québec précise : « Dans une étude publiée en 1931, l'anthropologue Frank G. Speck nomme Akwandjiwilnuts les Montagnais de Mingan. Il traduit ce terme par peuple de l'endroit où quelque chose est échoué. Selon Speck, il pourrait s'agir de baleines échouées car les îles de Mingan représentent un endroit de prédilection pour ces animaux. Speck ajoute que les Montagnais avaient encore, à cette époque, l'habitude de prélever la graisse des baleines échouées à l'embouchure de la rivière[4]. »
Histoire [modifier]
En 1661, la seigneurie de Mingan[5] est accordée et des Européens commencent alors à s'y établir et à faire la traite des fourrures. La Compagnie du Nord-Ouest puis la Compagnie de la Baie d'Hudson (de 1807 à 1873) ont tenu des postes de traite sous le nom de Mingan. Des Innus y demeuraient pendant l'été.
Le nomadisme des Innus commence à prendre fin durant la Seconde Guerre mondiale alors que des compagnies minières et forestières s'y établissent. Après la guerre, incités par un programme gouvernemental de construction de maisons, les Innus s'y installent de façon permanente.
Le 30 avril 1963, le gouvernement du Québec transfère 18 km2 de terre au gouvernement du Canada pour y établir une réserve. À ce moment, la réserve ne donnait pas accès à la rivière Mingan. À la demande des Innus, les rives sont ajoutées à la réserve en 1983. Le territoire est de nouveau augmenté en 1996.
Démographie [modifier]
Le recensement de 2011 y dénombre 453 habitants, soit 11,3 % de plus qu'en 2006.