Parc du Bois-de-Coulonge

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Parc du Bois-de-Coulonge
Image illustrative de l'article Parc du Bois-de-Coulonge
Parc du Bois-de-Coulonge
Géographie
Pays Drapeau du Canada Canada
Commune Québec
Quartier Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge
Superficie 24 ha
Gestion
Protection Site patrimonial déclaré (1964, Site patrimonial de Sillery)
Localisation
Coordonnées 46° 47′ 17″ N 71° 14′ 19″ O / 46.788, -71.2386 ()46° 47′ 17″ Nord 71° 14′ 19″ Ouest / 46.788, -71.2386 ()  

Géolocalisation sur la carte : Québec

(Voir situation sur carte : Québec)
Parc du Bois-de-Coulonge

Géolocalisation sur la carte : Ville de Québec

(Voir situation sur carte : Ville de Québec)
Parc du Bois-de-Coulonge
Anciennes écuries
Allée de tulipes au printemps
Orme pleureur 'Camperdownii' de 150 ans.

Le parc du Bois-de-Coulonge est un parc public de Québec dans l'arrondissement de Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge sur la Grande Allée Ouest. Situé sur la colline de Québec, il domine le fleuve Saint-Laurent.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le fief original, dit de Belleborne (car délimité par deux ruisseaux), est d'abord concédé en 1637 à deux truchements (interprètes en langues indigènes et ambassadeurs de bonne entente) : Jean Nicolet (mort en 1642) et son associé Olivier LeTardif[1].

Érigée en fief de dignité le 9 avril 1657 en faveur du gouverneur retraité Louis d’Aileboust, est créée la châtellenie de Coulonge (325 arpents), comprenant la terre de Belleborne (160 arpents), qu'il avait acquise en 1653[1] — la seule châtellenie concédée en Nouvelle-France[1]. Elle est composée du regroupement entre 1649 et 1653 de plusieurs autres terres de Sillery, en banlieue de Québec.

Le Séminaire de Québec acquiert le fief de Coulonge le 12 mai 1676 et le conserve, pratiquement inchangé, pendant près de cent ans.

Après la Conquête, il est morcelé à quelques reprises et ses grèves sont louées à des marchands de bois d’origine britannique. En 1780, la partie nord de la châtellenie est achetée par le major Samuel Holland tandis que la partie sud-est est acquise par le général Henry Watson Powell. Celui-ci nomme son domaine Powell Place et s’y fait construire une somptueuse résidence d’été de style palladien. Le domaine passe aux mains du constructeur Patrick Beatson puis du parfumeur François Le Houiller. Le gouverneur James Craig loue Powell Place de 1807 à 1811.

Michael Henry Perceval achète la propriété en 1811 et la renomme Spencer Wood en l'honneur de son oncle, le premier ministre britannique Spencer Perceval. Ses héritiers revendent le domaine au marchand de bois à Cap-rouge puis à Saint-Romuald Henry Atkinson en 1835 . Celui-ci entreprend son réaménagement avec le jardinier Peter Lowe, qu’il fait venir d’Écosse. Une deuxième villa, Spencer Grange, est construite en 1844. C'est dans celle-ci que résidera Zita de Bourbon-Parme entre 1940 et 1948. Un petit cottage servant de résidence d'été est aussi construit en 1849. Spencer Cottage est aujourd'hui connu sous le nom de villa Bagatelle.

Henry Atkinson vend la partie est de son domaine au gouvernement canadien en 1854, afin d’y loger le gouverneur général du Canada-Uni. Trois gouverneurs généraux puis vingt-et-un lieutenants-gouverneurs du Québec s’y succèdent. En 1950, l’Assemblée législative de la province de Québec adopte à l’unanimité un projet de loi visant à rappeler l’héritage français de Spencer Wood en le renommant Bois de Coulonge.

Le 21 février 1966, la villa du Bois de Coulonge est rasée par un incendie qui fait pour seule victime le lieutenant-gouverneur Paul Comtois décédé dans des circonstances non-élucidées. La villa n’est pas reconstruite, et le site devient graduellement un parc public.

Son acquisition en 1985 par la Société immobilière du Québec permet de redonner vie aux aménagements du parc. Depuis 1996, la gestion et la mise en valeur du parc du Bois-de-Coulonge sont assurées par la Commission de la capitale nationale du Québec.

Parc public[modifier | modifier le code]

Le parc est accessible au public depuis les années 1970. C’est un grand domaine naturel avec des aires gazonnées et fleuries et des espaces boisés où dominent l'érable à sucre, le chêne rouge d'Amérique, l'orme d'Amérique, le hêtre d'Amérique et l'épinette blanche.

Attraits et services[modifier | modifier le code]

  • Jardins, aménagements horticoles, arboretum et anciennes serres.
  • Cabane à sucre.
  • Randonnée pédestre de trois kilomètres.
  • Piste cyclable.
  • Terrains de jeux.
  • Vestiges d'un terrain de boulingrin.
  • Aire de pique-nique.
  • Belvédère et sa gloriette avec vue sur le port de plaisance du Yacht-Club de Québec.
  • Visites guidées avec commentaires en baladodiffusion[2].
  • Salle de réception et de réunion dans les anciennes écuries.
  • Stationnement payant et stationnement pour autobus.
  • Accès aux personnes à mobilité réduite.

Archives[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Frédéric Smith, Parc du Bois-de-Coulonge (photographies de Louise Tanguay), [Montréal] : Éditions Fides (avec [Québec] : l'Association des jardins du Québec et la Commission de la capitale nationale du Québec), 2003, Collection « Les guides des jardins du Québec », 96 p. (ISBN 2-7621-2495-6) ; p. 12-13.
  2. « Circuit : Arrondissement historique de Sainte-Foy—Sillery—Cap-Rouge »
  3. Fonds Bois-de-Coulonge (P312) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]