Steige

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Steige
Entrée du village de Steige avec la distillerie Nusbaumer et son alambic en cuivre martelé.
Entrée du village de Steige avec la distillerie Nusbaumer et son alambic en cuivre martelé.
Blason de Steige
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin (Strasbourg)
Arrondissement Sélestat-Erstein
Canton Villé
Intercommunalité C.C. du canton de Villé
Maire
Mandat
Roland Mangin
2014-2020
Code postal 67220
Code commune 67477
Démographie
Gentilé Steigeois(es)
Population
municipale
601 hab. (2011)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 21′ 42″ N 7° 14′ 22″ E / 48.36166667, 7.2394444448° 21′ 42″ Nord 7° 14′ 22″ Est / 48.36166667, 7.23944444  
Altitude Min. 317 m – Max. 1 020 m
Superficie 9,86 km2
Localisation

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Liens
Site web steige.free.fr

Steige est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace. Elle fait partie de l'arrondissement de Sélestat et du canton de Villé.

Géographie[modifier | modifier le code]

Milieu du village de Steige.

Le village de Steige est situé à 6 km au nord-ouest de Villé et est la dernière commune de la vallée avant de passer la crête vers la haute vallée de la Bruche. Il est à la limite des sources du Giessen et sur la limite du département des Vosges. Le village de Steige est très long et divisé en quatre quartiers; toutes les maisons sont situées sur la route, dont il a pris le nom allemand. Le ban communal (986 ha) se divise en deux domaines bien distincts :
Au Sud, la partie de la crête de la Honel, culminant à 668 mètres près du Blanc-Noyer, domine le vallon de Charbes. Plus à l'ouest, la crête bien individualisée de la Honel fait place à un massif montagneux plus confus, le Mont qui atteint 822 mètres avant de s'orienter vers le replat et le sommet du Climont. La partie basse de ces versants, plus empâtée, a fait jadis l'objet d'un aménagement de terrasses de culture encore bien visibles de nos jours. À l'ouest, le col de Steige, peu élevé (535 m) fait communiquer le Val de Villé avec la haute vallée de la Bruche (Ranrupt et Bourg-Bruche) et permet également de passer de la vallée de Steige à la vallée d'Urbeis par la Salcée (ancienne route du sel) et le hameau du Climont. Au nord, les crêtes s'élèvent progressivement du col de Steige (534 m) vers le puissant massif du Champ du feu et atteignent 1020 mètres à la Grande-Goutte, non loin du col de la Charbonnière. Elles dominent alors les localités de la haute vallée de la Bruche (Ranrupt) et du Ban de la Roche (Bellefosse). Le village (altitude 350 m au centre) formé à l'origine de plusieurs quartiers bien distincts (La Croix, Beulot, Chênesire, Gasse, Haut de Steige) s'étire le long de la route du Col, devant les premiers lacets. Il domine d'une dizaine de mètres le fond de la vallée du Giessen. L'influence lorraine se traduit par la présence de quelques "fermes" disséminées dans la montagne ou les vallons.

Le village de Steige longe la route départementale no 424 sur plus de 3 kilomètres autour duquel viennent se greffer des maisons d'habitation. Le cœur historique de Steige, qui depuis s'est allongé, est interrompu à l'ouest par une seconde rangée de maisons et à l'est par d'autres pâtés de maisons. La partie nord, derrière l'église, concentre une autre partie de maisons d'habitation avec notamment La Goutte et le Haut de Steige.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Architte
  • Bas-des-Monts
  • Champ-Marchal
  • La Mine
  • Roseprés
  • Woisselingoutte

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom provient de l'ancien allemand Stig signifiant « mouvement ascendant ». La plus ancienne signification de Steig avait le sens de « sentier étroit et rocailleux ». Le mot allemand de Steige et l'ancien alsacien Stegge désignent une route pentue, un passage au col. Au XIVe siècle déjà, on relève Steige dans le terrier des Habsbourg. En 1576, on relève la graphie Steg, puis Steeg dans l'enquête pastorale de 1665. On fera le rapprochement avec l'Estaye, nom porté au XVe siècle par la col de Bussang.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un village appartenant aux Habsbourg[modifier | modifier le code]

Dès le XIIIe siècle, le village fait partie de la seigneurie de Villé, possession des Habsbourg, dont elle partage le sort jusqu'à la Révolution.

Les conflits et fléaux[modifier | modifier le code]

Steige est peut-être dévasté en janvier 1262 par les troupes de l'évêque de Strasbourg qui saccagent les possessions des Habsbourg dans le Val de Villé, mais également dans la haute vallée de la Bruche. Steige est donc vulnérable car se trouvant sur la route allant d'Alsace en Lorraine fréquemment emprunté par les troupes étrangères. Le village subit d'autres assauts : guerre entre les Müllenheim et les Zorn, incursions des Armagnacs stationnés à Châtenois (1445-1445). Le mécontentement général contre les privilèges de l'Église et les seigneurs trouvent des échos chez les paysans qui deviennent ainsi les plus farouches partisans de la Réforme lors de la Guerre des paysans en 1525. Les paysans (appelés aussi en Alsace les Rustauds) seront écrasés par les troupes lorraines du duc Antoine près de Scherwiller le 20 mai 1525. Le lendemain le duc Antoine reprend la route de la Lorraine en passant par Villé, Saint-Martin, Maisonsgoutte et Steige. Les Steigeois prenant probablement également part au sac de l'abbaye de Honcourt ne seront pas montrés du doigt par la Régence d'Ensisheim. En tout cas la commune ne sera pas condamnée à participer à l'indemnisation de l'abbaye de Honcourt, en 1526, contrairement aux autres communes limitrophes.

La guerre de Trente Ans[modifier | modifier le code]

La guerre de Trente Ans apporte son cortège de malheurs. En 1633 les Suédois et leurs mercenaires mettent le feu au village ou tuent une grande partie de la population qui n'a pas eu le temps de fuir. Les autres restés sur place meurent d'épuisement et de faim. La paix revenue en 1648, la commune de Steige ne compte plus qu'une trentaine d'habitants.

Le village se repeuple[modifier | modifier le code]

Après la guerre de Trente Ans, Louis XIV encourage par un édit la venue de nouveaux habitants à venir s'installer dans les villages meurtris. C'est ainsi qu'on voit arriver à Steige des immigrants venus de Lorraine, de Provence et de Picardie. L'activité économique repose alors essentiellement sur l'agriculture et la viticulture. L'apport massif d'immigrés venus des autres régions permet au village de se reconstruire et de connaître à partir du XVIIIe siècle une expansion démographique. Le village de Steige voit fleurir des maisons de type vosgien qui font encore aujourd'hui le charme de cette bourgade.

La Révolution[modifier | modifier le code]

La Révolution avec son cortège d'excès et d'animosités produit aussi de nouvelles libertés. La municipalité se voit contrainte de fermer l'église. Malgré quelques réticences, les biens de l'Église sont vendus sous enchères. Steige est bien obligé de s'incliner devant les menaces, réquisitions et assignations à comparaître pour les récalcitrants. Deux citoyens de Sélestat, Riettlinger et Perrin, sont chargés d'effectuer le sale boulot et de descendre la croix de l'église contre une rétribution de 100 livres. Mais une partie de la population prenant parti pour le curé vont cacher les ornements qui sont pour la plupart enterrés. Les Révolutionnaires transforment l'église de Steige en Temple de l'Être Suprême, puis en étable.

Deux prêtres fidèles à Rome prennent clandestinement possession des lieux. Il s'agit de l'abbé Louis Saulcy ancien vicaire de Saint-Martin et de Dom Joseph Fréchard originaire de la principauté de Salm. Les deux religieux continuent temporairement à célébrer clandestinement la messe et se cachent à proximité des vieux sanctuaires des forêts où les fidèles viennent les rejoindre pour recevoir les sacrements et assister aux messes. Mais les risques encourus sont énormes et il n'est pas rare que des citoyens appâtés par les gains dénoncent les ecclésiastiques. L'un d'eux, l'abbé Saulcy est ainsi arrêté à Steige le 5 juillet 1798 et enfermé dans une prison de l'île de Ré. Dom Fréchard est capturé à Nancy, mais réussit à s'évader. Il fondera par la suite une nouvelle communauté : les "Frères de la Doctrine Chrétienne" dans le diocèse de Nancy où il meurt en 1849.

La guerre de 1870[modifier | modifier le code]

La guerre de 1870 apporte beaucoup de bouleversements. Proche de la frontière française, Steige possède un fort noyau de citoyens francophiles qui n'aspirent pas à devenir allemands. De nombreux Steigeois optent donc tout naturellement pour la citoyenneté française. Le village se fait également remarquer par un grand nombre de réfractaires à l'emprise allemande De 1880 à 1902, 66 personnes refusent de porter l'uniforme allemand.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Steige

Les armes de Steige se blasonnent ainsi :
« D'argent à la croix de sable cantonnée de quatre molettes d'éperon du même. »[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Roland Mangin[2]    
mars 1989 mars 2008 Roland Mangin    
mars 1977 mars 1989 Nusbaumer Joseph   Distillateur
mai 1960 mars 1977 Camille Mangin    
1945 mars 1960 Charles Dillienseger    
mai 1935 1945 Alphonse Werver   Charron
octobre 1920 mai 1935 Léon Meister   Cultivateur
Décembre 1919 octobre 1920 Joseph Quirin   Maréchal Ferrant
Novembre 1917 Décembre 1919 Isidore Bailly   Menuisier
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 601 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
828 827 880 1 021 1 221 1 289 1 253 1 260 1 330
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 310 1 400 1 477 1 447 1 338 1 160 1 050 1 017 1 018
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 023 964 806 734 676 666 638 587 582
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
530 540 518 505 459 505 543 601 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Madeleine[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Madeleine de Steige.

L'église Sainte-Madeleine de Steige comporte un clocher qui est incorporé dans la façade, donnant ainsi une impression de force solide et tranquille. Les péripéties qui ont marqué sa construction au XIXe siècle ont soulevé de vives polémiques. De fortes oppositions surgissent en effet, comme dans d'autres communes, entre les partisans d'un agrandissement de l'ancienne église et ceux qui prônent la construction d'un bâtiment neuf. Les vives polémiques vont avoir un effet inattendu sur la vie municipale; le conseil démissionnera le 9 janvier 1854 pour marquer son opposition au choix soulevé[5]. C'est en effet la seconde solution qui est adoptée, en dépit d'un coût plus élevé pour les finances de la commune dont l'essentiel des revenus provient de la forêt. Le bâtiment à peine monté et inachevé en 1861-1862 s'effondre en raison d'une mauvaise qualité du matériel utilisé par le constructeur. Après les mises au point entre la commune, l'administration et l'entrepreneur, le chantier reprend en 1868 et s'achèvera avec la bénédiction de l'édifice le 20 janvier 1873.

Trois portes s'ouvrent sur la nef, les deux portes latérales, symétriques à l'entrée principale, confèrent à la façade une unité harmonieuse. Dans le pignon se répètent les deux fenêtres circulaires des portes latérales. Une niche centrale abrite une statue du Christ, bénissant d'une main et portant le globe terrestre de l'autre. La statue est l'œuvre de Gachon, sculpteur de Villé. Le cintre porte l'inscription: POS.AN.IUB. 1879 CIV. ET. COM. C'est donc en 1879, année du jubilé du pape Léon XIII que la statue est installée.

Chapelle du cimetière[modifier | modifier le code]

Cuve baptismale de la chapelle du cimetière.
Chapelle du cimetière de Steige.

L'actuelle chapelle du cimetière de Steige constitue les restes d'un ancien vestige de l'église primitive du village. Celle-ci construite à la fin du XVIIe siècle, est agrandie (1719-1729), puis subit les assauts de la Révolution[non neutre] qui transforme l'édifice en « temple de l'Être suprême », puis en étable. Rendue au culte en 1801, la chapelle se révèle trop petite pour accueillir les paroissiens en forte augmentation. Un long et laborieux débat entre les partisans d'une nouvelle construction et d'un agrandissement tourne à l'avantage des premiers. Les premiers travaux de démolition ont lieu en mai 1877, le lundi des rogations. La chapelle disparaît ainsi sous les coups de pioche, hormis le chœur. Dotée la même année d'une tour, elle devient dès lors chapelle mortuaire. L'édifice se compose autour de l'ancien chœur pentagonale et du clocher de forme carrée. Les angles du chaînage sont renforcés, ce qui donne à l'ensemble une certaine robustesse. Les ouvertures cintrées sont visibles sur les faces ouest de la tour et géminées au deuxième étage. Le toit de la chapelle est pyramidal et l'encadrement de la porte baroque. Le porche de la chapelle dont l'année indiquée est difficilement déchiffrable, provient de l'ancienne église qui occupait le lieu. Seul le monogramme du Christ IHS est encore lisible. Les deux battants de porte sont moulurés. L'intérieur de l'ancien chœur est circulaire et non polygonal comme à l'extérieur. L'autel épouse une forme arrondie. Quatre angelots reposent sur les colonnes peintes en faux marbre. Sur le fronton on trouve une colombe entourée de volutes de nuages. Au-dessus de l'autel, on aperçoit un grand tableau dessiné par Frantz Joseph Stöber, daté de 1808 et restauré en 1878. Il représente Marie-Madeleine agenouillée, les cheveux pendants, le manteau rejeté. Son regard s'élève vers la croix contemplant un ange descendu des cieux. Plusieurs autres tableaux sont représentés sur les murs : un Sacré Cœur, le cœur de Marie, saint Joseph le charpentier, portant maillet et ciseau, soutenant l'enfant qui tient le globe, l'Immaculée Conception de la Vierge Marie qui écrase le serpent de son pied gauche.

Fonts baptismaux de la chapelle[modifier | modifier le code]

D'inspiration romane, la cuve baptismale remonte au XIIe siècle. Elle repose sur un socle carré aux angles biseautés, décoré de chaque côté par des perles et des moulures, supportant un fût, qui s'élève en s'évasant en un polygone aux faces multiples. Cette cuve baptismale a été classée par les Monuments historiques en 1935 (I.M.H. 1935).

Maison de Joseph Meister[modifier | modifier le code]

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Plusieurs croix sont encore visibles sur le ban de Steige. Plusieurs d'entre elles ont disparu dont l'une pendant la guerre des paysans. La croix la plus ancienne est celle du Haut de Steige appelée aussi croix du D'Zour, qui est située sur l'ancien chemin qui mène au col de Steige. Selon la légende, elle devait "protéger les habitants du village des glissements de terrain et des avalanches de pierres et de boue très fréquents à l'époque qui menaçaient le village". Cette croix en grès rose est datée de 1747. À quelques mètres vers l'avant, se trouve une pierre rectangulaire qui indique la date de 1744 inscrite dans une rosace carrée. Ce monument servait de reposoir à l'une et l'autre statue pendant les processions. Deux autres croix rappellent des faits tragiques : la croix Clavelin qui témoigne d'un accident de schlittage et la petite croix en bois de Catherine Spies qui indique le lieu de l'assassinat d'une pauvre marchande sur l'ancienne route qui reliait, par la forêt, le col du village.

Les pierres bornes[modifier | modifier le code]

Les bornes recensées sur le banc de Steige se trouvent en majorité sur les limites communales avec Ranrupt, Breitenbach, et Lalaye. D'âges variables, elles ont été implantées entre 1731 et 1837. Les bornes sont quelquefois marquées par les initiales S.T. ou B.S. (ban de Steige).

Ancien moulin à l'huile[modifier | modifier le code]

On peut encore apercevoir à Steige un ancien moulin à huile qui a fait partie d'une ancienne scierie alimentée en eau par le débit du Giessen. Au XIXe siècle, l'exploitation du bois était encore très importante dans l'arrière-vallée et rapportait de confortables revenus à la commune.

Alambic[modifier | modifier le code]

Distillerie artisanale Nusbaumer.

Au XVIIIe siècle, la distillerie domestique est très répandue dans la commune. C'est aussi l'époque à laquelle sont fabriqués de nombreux bacs de refroidissement. Cette activité s'appuie surtout sur la production fruitière des coteaux en cerise donnant du kirsch et sur la présence de sous-produits de la vigne : marc et la lie. À partir du XIXe siècle, la commune de Steige voit fleurir de nombreux bacs d'alambics maçonnés. L'État tente alors de taxer la distillation, ce qui provoque une révolte des bouilleurs de cru de la vallée en 1838. Avec la disparition progressive des bouilleurs de cru domestiques due à une fiscalité trop élevé, seules quelques distilleries familiales se maintiennent encore, produisant alors une gamme d'eaux-de-vie blanches fort appréciées dans la vallée et au-delà.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Joseph Meister (1876-1940) premier humain vacciné contre la rage par Louis Pasteur lui-même le 6 juillet 1885, était le fils du boulanger du village dont sa mère également originaire[6],[7].
  • Théodore Nartz Chargé d'âme de Steige (1875-1883) et historien.

Source[modifier | modifier le code]

Tout ou partie de cet article est tiré de l'ouvrage : Le Val de Villé, un pays des hommes, une histoire éditée par la Société d'histoire du Val de Villé et la Communauté des Communes du Canton de Villé et de plusieurs numéros de l'annuaire de la Société d'histoire du Val de Villé. Le contenu a pu être modifié depuis.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.newgaso.fr (consulté le 24 mai 2009)
  2. [PDF] Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  5. Histoire mouvementée de la construction de l'église de Steige 1853-1873 - Annuaire de la Société d'Histoire du Val de Villé, 1985
  6. Joseph Meister sur le site officiel de Steige.
  7. Joseph Meister Premier humain sauvé de la rage - Amicale des Alsaciens et Lorrains de Rueil-Malmaison


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Société d'Histoire et Communauté de Communes du Canton de Villé : Le Val de Villé, un pays, des hommes, une histoire, 1995

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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