Torsten Albig

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Torsten Albig
Torsten Albig, en août 2013.
Torsten Albig, en août 2013.
Fonctions
14e ministre-président du Schleswig-Holstein
En fonction depuis le 12 juin 2012
(&&&&&&&&&&&&07702 ans, 1 mois et 10 jours)
Gouvernement Albig
Législature 18e
Coalition SPD-Grünen-SSW
Prédécesseur Peter Harry Carstensen
Bourgmestre de Kiel
17 juin 200929 mai 2012
Prédécesseur Angelika Volquartz
Successeur Susanne Gaschke
Peter Todeskino (intérim)
Biographie
Date de naissance 25 mai 1963 (51 ans)
Lieu de naissance Brême (RFA)
Parti politique SPD
Diplômé de Université de Bielefeld
Profession Fonctionnaire

Torsten Albig
Ministre-présidents du Schleswig-Holstein

Torsten Albig, né le 25 mai 1963 à Brême, est un homme politique allemand, membre du Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD).

Juriste, puis fonctionnaire régional, il est embauché en 1996 par le SPD, il est brièvement porte-parole du ministère fédéral des Finances en 1998. Il rejoint le secteur privé en 2001 et fait son entrée au conseil municipal de Kiel l'année suivante. En 2006, il redevient porte-parole du ministère des Finances.

Il démissionne en 2009, après avoir été élu bourgmestre de Kiel dès le premier tour. En 2012, il remporte les élections régionales dans le Schleswig-Holstein, puis forme une coalition en feu tricolore danoise, lui permettant de devenir ministre-président du Land.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Après avoir grandi dans l'arrondissement du Holstein-de-l'Est, il déménage à Bielefeld, où il obtient son abitur en 1982. Il adhère, cette même année, au SPD.

Il entreprend des études d'histoire et de sciences sociales, à l'université de Bielefeld, qu'il abandonne en 1984, année de son élection à la présidence de la section sociale-démocrate de la ville, pour suivre un cursus de droit. En 1991, alors qu'il renonce à ses fonctions dans l'appareil du parti, il passe avec succès son diplôme d'expert judiciaire, auprès de la cour d'appel de Düsseldorf.

Carrière professionnelle publique[modifier | modifier le code]

Porté à la vice-présidence du SPD à Lütjenburg en 1992, il intègre, cette année-là, l'administration fiscale du Land de Schleswig-Holstein. Il devient directeur adjoint de l'école financière un an plus tard, puis rejoint, en 1994, la délégation du Land auprès du gouvernement fédéral, en tant que secrétaire des Finances et du Budget. Cette même année, il est élu au conseil municipal de Lütjenburg, où il prend la présidence du groupe social-démocrate.

En 1996, il est recruté par le bureau de planification du Parti social-démocrate d'Allemagne, avant d'être nommé, en 1998, chef du service de presse et des relations publiques, porte-parole du ministère fédéral des Finances, alors dirigé par Oskar Lafontaine,.

Ascension politique à Kiel[modifier | modifier le code]

Il se retire de la fonction publique en 2001, afin de prendre la direction du service de presse de la Dresdner Bank AG, à Francfort-sur-le-Main, mais est élu conseiller municipal de Kiel, en 2002. Chargé dans un premier temps des affaires citoyennes, de l'ordre public, du personnel et de l'intérieur, il est promu trésorier en 2003, puis adjoint à la Gestion des déchets et à la Culture deux ans plus tard. Il est désigné directeur de l'usine de gestion de déchets de Kiel (ABK) en 2005.

Bref retour au niveau fédéral[modifier | modifier le code]

Il retrouve, le 1er février 2006, son poste de porte-parole du ministre fédéral des Finances, en l'espèce le social-démocrate Peer Steinbrück. Il obtient dans le même temps la direction du service de communications du ministère, qu'il cumule avec celle du département des affaires juridiques à partir de 2008.

Bourgmestre de Kiel[modifier | modifier le code]

En 2008, il est choisi comme candidat social-démocrate à l'élection du bourgmestre de Kiel, qui se tient au suffrage universel direct le 15 mars 2009, au cours de laquelle il défait dès le premier tour la bourgmestre chrétienne-démocrate sortante, Angelika Volquartz, avec 52,1 % des voix contre 42,1 %. Ayant démissionné de ses fonctions fédérales le 1er mai, Torsten Albig prête serment le 11 juin, et entre en fonction six jours plus tard.

Élections régionales anticipées de 2012[modifier | modifier le code]

À la suite de la la décision de la Cour constitutionnelle du Schleswig-Holstein de déclarer la loi électorale contraire à la Constitution du Land et d'obliger à la tenue d'élections anticipées au plus tard le 30 septembre 2012, il fait part, en septembre 2010, de sa volonté d'être chef de file (Spitzenkandidat) du SPD pour ce scrutin anticipé[1]. Le président du groupe parlementaire et de la fédération régionale du parti, Ralf Stegner[2], ainsi que deux élus locaux, ayant également exprimé le même souhait, un vote facultatif des militants aura lieu le 26 février 2011 afin de départager les candidats.

Lors de cette consultation, il remporte 57,2 % des suffrages, contre à peine 32 % pour son principal adversaire. Il déclare alors qu'il s'agit d'un « grand jour » pour le SPD, en référence au taux de participation de 70 %, et dit être convaincu de gagner les prochaines régionales, car il dispose « du meilleur programme et des meilleures personnes », recevant les félicitations du ministre-président chrétien-démocrate Peter Harry Carstensen[3].

Ministre-président du Schleswig-Holstein[modifier | modifier le code]

Aux élections du 6 mai 2012, le SPD se redresse nettement, progressant de 5 points par rapport à 2009 et ne comptant que 4 500 voix de retard sur la CDU. Avec 22 députés sur 69, il fait jeu égal avec les chrétiens-démocrates et cette progression permet au centre-gauche de remporter un total de 35 députés, soit juste la majorité absolue. Il profite également du recul de Die Linke, qui passe sous la barre des 5 % et sort donc du Landtag.

Le SPD entame alors des entretiens exploratoires avec l'Alliance 90 / Les Verts (Grünen) et la Fédération des électeurs du Schleswig du Sud (SSW)[4]. À la suite du succès de ces discussions, des négociations en vue de constituer une coalition en feu tricolore « danoise » sont ouvertes le 16 mai[5]. Le 29 mai, Albig est contraint d'abandonner la mairie de Kiel après avoir accepté son élection au Parlement régional[6].

L'accord de coalition est approuvé, à l'unanimité du comité de négociation, le 3 juin, un mois environ après les élections. Selon Ralf Stegner, les points clés de l'accord sont l'éducation, l'emploi, la transition énergétique et l'assainissement des comptes publics. La volonté de l'alliance d'instaurer le droit de vote à 16 ans, de s'opposer à une loi sur la rétention des données informatiques et de faciliter le recours à l'initiative populaire pourrait être de nature à favoriser un vote favorable des six députés du Parti pirate allemand à l'investiture d'Albig. En outre, pour la première fois dans l'histoire régionale, un représentant de la SSW, en l'occurrence Anke Spoorendonk, se voit réserver un portefeuille ministériel[7]. Le 6 juin, il présente les sept ministres qui formeront son cabinet, à savoir trois sociaux-démocrates, deux écologistes, Spoorendonk et une indépendante choisi par lui[8]. Le 12 juin, il est effectivement investi ministre-président par 37 voix sur 69, soit deux de plus que ce dont dispose la nouvelle majorité[9].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marié et père de deux enfants, il vit à Kiel avec toute sa famille.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]