Barenton

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Barenton
L'église paroissiale
L'église paroissiale
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Arrondissement Avranches
Canton Barenton (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Mortainais
Maire
Mandat
Hubert Guesdon
2008-2014
Code postal 50720
Code commune 50029
Démographie
Gentilé Barentonnais
Population
municipale
1 255 hab. (2010)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 36′ 00″ N 0° 49′ 51″ W / 48.6, -0.83083333333348° 36′ 00″ Nord
       0° 49′ 51″ Ouest
/ 48.6, -0.830833333333
  
Altitude Min. 88 m — Max. 297 m
Superficie 34,88 km2
Localisation

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Liens
Site web www.barenton.fr

Barenton (prononcer /baʁɑ̃tɔ̃/ ou mieux /baɾɑ̃tɔ̃/) est une commune française, située dans le département de la Manche et la région Basse-Normandie, peuplée de 1 255 habitants[Note 1] (les Barentonnais).

Sommaire

Géographie [modifier]

La commune de Barenton est située à l'extrême sud-est du département de la Manche, non loin des limites ornaise et mayennaise. Située aux confins du Mortainais et du Domfrontais, elle est au cœur du Bocage normand.

Le territoire est bordé au nord par la forêt de la Lande Pourrie et au sud par la Sélune, fleuve côtier prenant sa source dans le canton (à Saint-Cyr-du-Bailleul).

Accès [modifier]

L'axe routier principal de Barenton est la route départementale 907. Auparavant classée route nationale 807, celle-ci a été déclassée en RD 907 entre Domfront et Mortain, suite à la réforme de 1972.

Barenton avait, en commun avec Le Teilleul, une station ferroviaire, dénommée Barenton-Le-Teilleul, située sur la ligne Domfront - Avranches. La circulation ferroviaire n'ayant plus cours aujourd'hui sur cette ligne, la voie ferrée a été réaménagée en voie verte, et l'ancienne gare existe toujours, dans le canton de Barenton, sur la commune de Saint-Cyr-du-Bailleul. Elle a été réhabilitée en gite depuis l'année 2012.

Communes limitrophes de Barenton[1]
Saint-Clément-Rancoudray,
Saint-Jean-du-Corail
Ger Saint-Georges-de-Rouelley
Saint-Jean-du-Corail,
Husson
Barenton[1] Saint-Georges-de-Rouelley
Saint-Cyr-du-Bailleul Saint-Cyr-du-Bailleul Saint-Cyr-du-Bailleul

Toponymie [modifier]

L'origine du toponyme n'est pas élucidée. René Lepelley émet l'hypothèse, comme pour Barentin, d'une origine gauloise évocant l'eau[2]. Albert Dauzat et Charles Rostaing conjecturent sur l'anthroponyme latin Barus[3].

Histoire [modifier]

Jean de Tréhal, écuyer, seigneur de Laventure, et ses frères, vendirent Barenton aux trois frères Juhé, par contrat passé à Rennes, le 13 août 1478, moyennant le prix de 1 460 livres tournois. Jean semble avoir hérité de ses deux frères qui étaient chanoines, et tenu seul la Filolaye, pour laquelle il fut, en 1500, puis 1501, dans la nécessité de contraindre Florentin Girard, seigneur de la deuxième moitié de Barenton, à remettre ses titres pour les soumissions de son fief. L'année suivante, en 1502, il eut un procès avec le même seigneur pour le paiement de 8 livres de rente, dues au premier fief de Barenton comme récompense du patronage de l'église, abandonné par lui. Les armoiries de Juhé figuraient encore à la vitre du principal autel de cette même église. Elles étaient d'argent au chevron de gueules, accompagné de trois étoiles de même posées 2 et 1[4].

Vers la fin du XIXe siècle, la famille Parey possédait une bonne partie du bourg et notamment beaucoup de fermes.

Entre le 11 avril 1941 et le 8 octobre 1942, l'un des quarante camps français d'internement pour Tziganes est implantée sur le territoire de la commune[5]. Fait oublié, il est remis en lumière par le MRAP qui milite à partir de 1997, pour l'installation d'une stèle commémorative sur une partie du terrain, achetée par l'association en décembre 2002. Soutenu financièrement par le Conseil régional de Basse-Normandie et le Conseil général de la Manche, le projet s'est heurté au refus de la municipalité. La stèle sera finalement inaugurée le 11 octobre 2008[6], à proximité de la limite avec Saint-Clément-Rancoudray.

Dans les années 1960, Barenton est le cadre des débuts de l'autocross[7]. Par la suite, en 1969, un groupe de cascadeurs amateurs s'est formé : les Fermax, à l'initiative de deux pilotes d'auto-cross (Fernand et Maxime).

Administration [modifier]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
 ?  ? Louis-Pierre Leroux[8]    
         
1962 1983 Émile Bizet   Vétérinaire, député, cons. gén.
1983 en cours Hubert Guesdon UMP Médecin, conseiller général de la Manche
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints.

Barenton est le chef-lieu d'un canton de quatre communes, constitué de Ger, Saint-Cyr-du-Bailleul et Saint-Georges-de-Rouelley. De 1989 à 2012, Barenton a été rattachée à la communauté de communes de la Sélune, qui a été intégrée dans la communauté de communes du Mortainais au 1er janvier 2013. À plus grande échelle, la commune est incluse dans le Pays de la Baie du Mont-Saint-Michel.

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 1 255 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3]. Barenton a compté jusqu'à 3 309 habitants en 1806.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 100 3 117 3 309 2 965 3 106 3 047 3 086 2 992 3 009
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 945 2 818 2 768 2 584 2 445 2 377 2 416 2 516 2 208
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 100 2 091 2 131 1 821 1 738 1 785 1 826 1 842 1 774
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2010
1 672 1 598 1 452 1 547 1 437 1 348 1 293 1 282 1 255
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[9] puis Insee à partir de 1968[10].)


Histogramme de l'évolution démographique

Économie [modifier]

Lieux et monuments [modifier]

Grâce à la forêt de la Lande Pourrie, où passe le sentier de grande randonnée GR 22, et à un patrimoine bocager typique (pommiers, poiriers), Barenton fait partie du parc naturel régional Normandie-Maine. C'est dans ce cadre qu'on peut trouver, à Barenton, La Maison de la Pomme et de la Poire, musée consacré à la tradition cidricole de la région et verger conservatoire.

Patrimoine religieux [modifier]

Le portail du cimetière de Notre-Dame de Montéglise.

Activité et manifestations [modifier]

Sport [modifier]

L'Union sportive de la Sélune fait évoluer une équipe de football en en troisième division de district[12], le président actuel du club est Bernard Ducreux.

Barenton dispose également d'un club de tennis, le Tennis Club Barenton-Ger créé dans les années 1995 présidé par M Gérard.

Culture [modifier]

Depuis 2004, une médiathèque permet la consultation d'ouvrages et CD parmi 4 000 références.

Depuis 2009, un espace public numérique permet d'avoir accès à du matériel informatique et des ateliers spécifiques.

Jumelage [modifier]

Personnalités liées à la commune [modifier]

  • Guillaume Postel (1510 au village de la Dolerie à Barenton - 1581) est un orientaliste, philologue et théosophe français de confession catholique. Esprit universel et cosmopolite, Postel est le représentant français le plus caractéristique de la kabbale chrétienne.
  • Catherine Théot (1716 à Barenton - 1794) est une prophétesse auto-proclamée de l'époque de la Révolution française.
  • Siméon Bonnesoeur-Bourginière (1754 - 1844 à Barenton). Conventionnel, député, commissaire du département de la Manche, avocat, président du tribunal de Mortain. inhumé dans l'église de Montéglise, il était l'oncle du peintre Géricault.
  • Arthur Legrand (1833 - 1916), homme politique, conseiller général du canton de Barenton en 1866.
  • Hilaire de Barenton (1864 à Barenton - 1942), de son vrai nom Étienne-Marie Boulé, est un père capucin, historien des langues du Moyen-Orient.
  • Georges Lemare (1917 à Barenton - 1948) est un aviateur français qui s'est distingué au cours de la Seconde Guerre mondiale. Avec 13 victoires aériennes homologuées, il est l'un des premiers as français de la Seconde Guerre mondiale.
  • Émile Bizet (1920 - 1983), député de la Manche et maire de Barenton de 1962 à 1983.
  • Vladimir Volkoff (1932 - 2005), écrivain, a vécu à Barenton pendant la Seconde Guerre mondiale.

Voir aussi [modifier]

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Population municipale 2010.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  • Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[13].
  1. Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée
  2. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet, 1996 (ISBN 2-95480-455-4), p. 58 
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse, 1963 
  4. Jean de Tréhal : Hippolyte Sauvage, Revue historique, archéologique et monumentale de l'arrondissement de Mortain, 1881 
  5. Travail de mémoire mené par le MRAP pour la communauté rom et conflits avec la municipalité de Barenton
  6. « Une stèle à la mémoire des Tziganes du camp de Barenton », Ouest-France, 19 septembre 2008
  7. Les débuts de l'autocross, www.autocross-france.net
  8. Annuaire du département de la Manche, 12e année, 1840, p 225.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  11. Chapelle Notre-Dame-de-Montéglise, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – U.S. de la Selune. Consulté le 17 février 2013
  13. Barenton sur le site de l'Institut géographique national (archive Wikiwix)

Liens externes [modifier]

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