Saint-Jean-du-Corail

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Page d'aide sur l'homonymie Ne pas confondre avec Saint-Jean-du-Corail-des-Bois, également appelé Saint-Jean-du-Corail jusqu'en 1956
Saint-Jean-du-Corail
L'église Saint-Jean-Baptiste
L'église Saint-Jean-Baptiste
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Arrondissement Avranches
Canton Mortain
Intercommunalité Communauté de communes du Mortainais
Maire
Mandat
Jean-Paul Boulet
2014-2020
Code postal 50140
Code commune 50494
Démographie
Gentilé Saint-Jeannais
Population
municipale
261 hab. (2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 36′ 36″ N 0° 54′ 29″ O / 48.61, -0.908055555556 ()48° 36′ 36″ Nord 0° 54′ 29″ Ouest / 48.61, -0.908055555556 ()  
Altitude Min. 77 m – Max. 311 m
Superficie 14,04 km2
Localisation

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Saint-Jean-du-Corail est une commune française, située dans le département de la Manche en région Basse-Normandie, peuplée de 261 habitants[1] (les Saint-Jeannais).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est dans le Mortainais. Son bourg est à 5,5 km au sud de Mortain, à 9 km au nord du Teilleul, à 15 km à l'est de Saint-Hilaire-du-Harcouët et à 21 km à l'ouest de Domfront[2].

Le point culminant (311 m) se situe au nord-est, en forêt de la Lande Pourrie. Le point le plus bas (77 m) correspond à la sortie de la Sélune du territoire, au sud-ouest. La commune est bocagère.


Communes limitrophes de Saint-Jean-du-Corail[3]
Bion Bion Saint-Clément-Rancoudray (comm. ass. de Rancoudray)
Bion Saint-Jean-du-Corail[3] Barenton
Notre-Dame-du-Touchet,
Husson
Husson, Barenton Barenton

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'ancien français corail signifie « barrière ». René Lepelley attribue l'origine de cette désignation à un terrain fermé[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Saint-Jean-du-Corail est ancienne. Son origine remonterait au XIIe siècle, lors de sa séparation du fief voisin, Bion. Dans le passé, le sol ferrugineux a favorisé le développement de la commune. Dès 1793, du minerai de fer a été extrait sur les terres de l'actuel château de Bourberouge. Une usine métallurgique de transformation de fonte et de fer y employa jusqu'à 300 personnes mais cessa ses activités en 1862.

Dans un passé plus récent de la commune, au cours de la Seconde Guerre mondiale, la région de Saint-Jean-du-Corail fut un haut lieu de la Résistance en représailles de quoi plusieurs de ses habitants furent victimes de la barbarie nazie. Le 31 juillet 1944, cinq résistants de Fougerolles-du-Plessis furent capturés, emprisonnés dans le château de Bourberouge puis conduits dans une carrière voisine pour y être fusillés par l'occupant. Dans le but de maquiller cette exécution en accident, les nazis ont fait exploser une charge qui a enseveli leurs victimes sous une couche de pierres, mais un témoin qui avait assisté à la tragédie a pu dénoncer la supercherie. Un monument érigé en bordure de la D907 rappelle cet épisode tragique.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1860 1862 Hippolyte Sauvage   Avocat
         
 ? mars 2001 Théophile Le Monnier    
mars 2001 en cours Jean-Paul Boulet[5] SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.


Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 261 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2]. Saint-Jean-du-Corail a compté jusqu'à 729 habitants en 1851.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
672 724 722 701 648 633 644 666 729
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
694 676 644 599 617 599 608 604 580
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
550 521 523 422 434 412 446 446 456
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
455 389 350 342 311 283 270 261 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Jean-du-Corail a compté jusqu'à quatre châteaux qui n'appartenaient pas aux mêmes familles. Le château de Moissey n'existe plus aujourd'hui. Il s'agissait d'un château fort qui fut érigé vers le milieu du Xe siècle. Le démantèlement de ses tours fut ordonné au XVIIe par Louis XIII, en représailles contre le seigneur du château, qui était huguenot. Les derniers habitants de ce château furent les de Vauborel, illustre famille du Mortainais. Faute d'entretien, il disparut à la fin du XVIIIe siècle.

Hormis le château du Bois d'Husson et celui de Saint-Jean, un autre château marqua l'histoire de la commune : celui de Bourberouge (trois propriétés privées qui ne se visitent pas). Ce château moderne fut construit vers 1838 par la famille de Pracomtal, dont le tombeau se trouve aujourd'hui dans le cimetière de Bion. Le chevalier de Pracomtal avait racheté l'ancien domaine des comtes de Mortain : les halles, le château et sa place à Mortain, la prison de Tinchebray, le haut fourneau de Bourberouge et 3 500 hectares de la forêt de la Lande Pourrie. L'extraction du minerai de fer avait débuté depuis 1793 à Bourberouge.

Aujourd'hui, le bourg de Saint-Jean-du-Corail a conservé quelques-unes de ses anciennes maisons, notamment la maison des brigadiers du sel (propriété privée qui ne se visite pas) qui existe encore aujourd'hui à un carrefour du bourg. Son existence a pour origine le trafic du sel : tandis que les riverains de la baie du mont Saint-Michel étaient exemptés de gabelle, l'impôt sur le sel, Saint-Jean-du-Corail constituait la frontière avec le territoire voisin qui devait s'en acquitter.

L'église Saint-Jean-Baptiste, initialement chapelle paroissiale construite par les châtelains, fut remaniée au XVIIIe siècle. Une quinzaine de ses objets (mobilier, statues, bénitier…) sont notés au répertoire départemental. La croix du cimetière date de 1626, et trois de ses tombeaux sont remarquables : celui de Jean Roblin, curé de Saint-Jean-du-Corail et ceux de deux officiers de la Légion d'honneur.

Sur la D 587, la croix aux Morts dont le nom viendrait de sa situation au carrefour de chemins empruntés par les Maures daterait du XVIIe siècle.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Hippolyte Sauvage, historien, avocat et écrivain a été maire de Saint-Jean-du-Corail de 1860 à 1862.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  3. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  4. René Lepelley, Noms de lieux de Normandie et des îles Anglo-Normandes, Paris, Bonneton,‎ octobre 1999 (ISBN 2-86253247-9), p. 141
  5. a et b Réélection 2014 : « Saint-Jean-du-Corail (50140) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 27 mai 2014)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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