Le Petit-Celland

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Le Petit-Celland
L'église Saint-Ouen.
L'église Saint-Ouen.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Arrondissement Avranches
Canton Brécey
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Sée
Maire
Mandat
Bérengère Jehan
2014-2020
Code postal 50370
Code commune 50399
Démographie
Gentilé Cellandais
Population
municipale
190 hab. (2011)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 41′ 48″ N 1° 12′ 32″ O / 48.6966666667, -1.2088888888948° 41′ 48″ Nord 1° 12′ 32″ Ouest / 48.6966666667, -1.20888888889  
Altitude Min. 22 m – Max. 193 m
Superficie 6,57 km2
Localisation

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Liens
Site web www.lepetitcelland.fr

Le Petit-Celland est une commune française, située dans le département de la Manche en région Basse-Normandie, peuplée de 190 habitants[Note 1] (les Cellandais[1]).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est au centre de l'Avranchin. Son bourg est à 5 km au sud-ouest de Brécey, à 12 km à l'est d'Avranches, à 13 km au nord-est de Ducey et à 20 km au nord-ouest de Saint-Hilaire-du-Harcouët[2].

Communes limitrophes du Petit-Celland[3]
Vernix Vernix Brécey
La Gohannière du Petit-Celland[3] Le Grand-Celland
Saint-Ovin Saint-Ovin commune associée de La Boulouze (sur quelques dizaines de mètres) Le Grand-Celland

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'étymologie de Celland est obscure. Elle reposerait sur l'élément prélatin anda au sens incertain[4].

Jadis on disait Saint Ouen de Celland, comme on disait aussi Saint Médard de Celland pour Le Grand-Celland. Cependant on trouve aussi quelquefois le Petit Celland et le Grand Celland.

Histoire[modifier | modifier le code]

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Saint Ouen de Celland ou le Petit Celland faisait partie du doyenné de Tirepied, et pour le civil dépendant du vicomte d'Avranches, cette paroisse étant comprise dans la sergenterie de Pégace[Où ?]. Lorsque César fit la conquête des Gaules, tout le versant septentrional de la colline sur laquelle l'église est bâtie était couvert de bois, et il l'est encore en partie. Le bois connu sous le nom de bois Châtelier, se trouve à sa limite occidentale, sur le bord du ruisseau d'Orceil qui sépare Le Petit-Celland de La Gohannière. C'est une colline arrondie, resserrée entre deux gorges profondes, la nature en a fait une forteresse, la main de l'homme a fait le reste. On domine encore les tracés d'un camp d'où domine une vaste étendue du bassin de la Sée. Autour du point culminant, on distingue encore facilement une double enceinte avec un fossé intermédiaire. Cette enceinte a un développement de 600 mètres et une superficie de 21 hectares. Il y avait deux entrées dont l'une est relativement facile à reconnaître.

En 1863, par ordre de l'empereur Napoléon III, des officiers du génie accompagnés de savants et antiquaires, investissent les lieux, pour commencer des fouilles et après une inspection minutieuse en concluent que le bois Chatelier avait été un camp romain et de préciser que non loin de là, dut être livrée la bataille sur les frontières des Unelles. César en fait allusion dans ses commentaires, bataille livrée par Titunius Sabinus, lieutenant du conquérant des Gaules, contre Virivodia, chef gaulois. Toutefois, en dépit des affirmations des savants de l'Empereur, rien ne vient corroborer cette thèse et tout reste à démontrer. Une raison à cela, les frontières des Unelles étaient assez éloignées du bois Chatelier. Il faut aussi préciser que le camp Chatelier n'a pas été édifié en quelques jours. La surface à aménager représentait des volumes de terre importants à dégager, même avec une garnison de trois mille hommes. Certes, les légions romaines y ont séjourné longtemps et vraisemblablement à plusieurs reprises. Tout porte à croire qu'il s'agissait d'un camp d'observation idéal en raison de sa situation géographique grâce à un panorama culminant à 170 mètres de hauteur. Pour en revenir au Petit-Celland, on ne connaît pas avec précision l'époque où le christianisme y fut prêché. Il n'existe aucun document pour l'attester. L'hypothèse la plus « crédible » penchant plutôt en direction de la légende de saint Gerbold, évêque de Bayeux, né au village de la Berrière, à quelque pas de l'église. Il y vécut quelques années, et il y aurait dit-on fait des miracles. Les légendes aussi romantiques soient-elles ne sauraient remplacer la vérité historique. Saint Gerbold n'est certainement pas né à la Berrière, il était natif du diocèse de Bayeux où la paroisse de Livry revendique l'honneur de lui avoir donné le jour. En revanche, si saint Gerbold n'est pas natif de la Berrière, il a pu y séjourner quelque temps, mais rien ne l'indique avec certitude. Les historiens qui se sont penchés sur son histoire disent qu'il avait un goût prononcé pour les voyages. Après avoir séjourné au monastère de Scissy où il vécut en ermite, il fut appelé au diocèse d'Avranches avant d'être envoyé dans le territoire du Petit-Celland. Il bâtit à la Berrière une cellule et un oratoire qui fut la première église. Saint Gerbold parcourra plusieurs autres monastères et églises du diocèse d'Avranches. Le culte qu'on lui rendit par la suite à Chalendrey, La Mancellière, Saint-Brice-de-Landelles, Bacilly, et d'autres, semble en être la preuve. Si saint Gerbold fut le fondateur du premier oratoire édifié au Petit-Celland, l'origine de cette paroisse remonterait à la première moitié du VIIe siècle. L'église telle qu'on peut la voir aujourd'hui remonte aux environs du XIe siècle, époque à laquelle elle fut reconstruite après sa destruction par les bandes de Vikings au IXe siècle.

Le Petit-Celland faisait partie de la baronnie d'Avranches et les évêques possesseurs de cette baronnie n'aliénèrent pas ce fief. Ils furent toujours seuls seigneurs et patrons temporels du Petit-Celland. Ce sont eux qui nommaient les curés. La terre du Petit-Celland est très morcelée, il n'y a pas de grandes propriétés et il semble qu'il n'y en ai jamais eu. Ce qui laisse supposer que ce fut l'évêque d'Avranches qui fit reconstruire l'église après la conversion des Normands. Cette reconstruction dut avoir lieu peu de temps après celle de Saint-Ovin, et comme elle, placée sous le patronage de saint Ouen. Saint Gerbold non plus ne fut pas oublié en raison des souvenirs qu'il avait laissé à Petit-Celland. Plus tard, on dressa un autel dans l'église où l'on vint le prier pour être préservé de la dysenterie à une époque où elle faisait des ravages dans la population. Du coup, Petit-Celland devient un lieu de pèlerinage, et l'on se déplace de Rennes, de Coutances ou de Bayeux prier Saint Gerbold. En 1766, Samson de Gouvets, seigneur de la Lande, de Vernix, vint habiter la Fouguière au Petit-Celland et y fit souche. Ses descendants s'y perpétuèrent jusqu'au début du XIXe siècle. Les Gouvets habitaient Vernix, mais ils venaient de la paroisse de Gouvets dont ils tiraient leur nom de famille. La Douétée appartenait à une famille Lethimonnier qui passera plus tard dans la famille de la Huppe de Larturière. Parmi les noms les plus anciens de cette région on remarque : Sauvé, Bazire, Allain, Salle, Lebrun, Regnault, Desfeux, Jouenne, Poirier, Guymont, Croussier, Anfray, Poussard, Gefiroy, Gossen, Frault, Rault, de Villardit, Legemble, Brière, Lahuppe, de Mazier, Bierel, Guion, Rioult, Hallais, Harel, Paimblanc.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1989 Marcel Serrant    
1989 mars 2014 François Serrant SE Agriculteur, fils du précédent
mars 2014[5] en cours Bérengère Jehan SE Responsable de musée
Les données manquantes sont à compléter.


Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 190 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3]. Le Petit-Celland a compté jusqu'à 597 habitants en 1846.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
510 446 462 556 533 572 548 597 576
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
548 544 511 510 452 436 410 407 386
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
371 341 338 289 274 314 310 278 312
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
292 244 215 194 153 161 176 180 190
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les Trois Croix.
  • Église Saint-Ouen du milieu du XVIIIe siècle.
  • Les Trois Croix érigées en l'honneur des victimes des combats locaux de la Chouannerie.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

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  • Brigitte Huyghes de Beaufond. 1922-2008

Née le 29 septembre 1922 à Paris, Brigitte Huyghues de Beaufond, issue par sa mère d’une famille de propriétaires terriens implantés depuis le XVIe siècle dans la presqu’île du Cotentin et petite cousine de l’Impératrice Joséphine par son père, est élevée dans la haute bourgeoisie de la Plaine-Monceau. La musique fait partie de l’éducation de sa mère qui joue du piano en amateur dans un corps de musique de chambre dont le professeur, Carmen Forte, une violoniste italienne à la personnalité entreprenante, lui fait promettre de lui présenter sa fille âgée de cinq ans. Dès 1927, Brigitte est soumise à un emploi du temps rigoureux organisé avec l’approbation maternelle : une leçon particulière par semaine chez Carmen, une répétitrice tous les jours à la maison, une leçon particulière par semaine chez un professeur de solfège, un cours par semaine chez Carmen où elle retrouve d’autres élèves tels que François de La Rochefoucauld, Charles d’Harcourt, et la fille du directeur de la Banque de France, Jacqueline Tannery. On découvre très vite son oreille absolue, ses facilités manuelles, sa mémoire, sa tenue, sa justesse, son tempérament, sa brillante assurance aux auditions de Carmen. Mademoiselle Courcelle, institutrice à la retraite d’un cours connu (le Cours de la Madeleine) vient chaque jour lui enseigner ce qu’elle n’a pas le temps de recevoir en scolarité normale. Dès l’âge de dix ans, Carmen Forte l’invite avec ses parents à des dîners où elle reçoit des compositeurs, des pianistes et des violonistes de renom international, de passage à Paris. Après le dîner, l’enfant joue, accompagnée de l’un de ces virtuoses, en particulier le pianiste Benvenuti. C’est au cours de ces soirées musicales qu’elle est présentée à Reynaldo Hahn et à Philippe Gaubert. Sa rencontre avec Jacques Thibaud décide de son avenir. Durant ces années, accompagnée de sa mère, la petite Brigitte ne manque aucun des récitals données à Paris par de grands violonistes tels que Kreisler, Enesco, Thibaud, et Heifetz. L’été 1934, afin de la préparer au mieux, Carmen Forte propose à ses parents de la conduire pour étudier à Étretat où elle sera accueillie, ainsi que deux autres élèves dont François de La Rochefoucault, par une amie américaine chez qui elle-même résidera pendant tout le mois d’août avec son mari. Le Duc venant voir son fils choisit Brigitte pour l’accompagner au Havre à l’inauguration du paquebot Normandie. La Duchesse séjournant quelques jours dans la région la fait poser pendant des heures en robe longue avec son violon pour la dessiner, et lui fait cadeau de la gouache. Au cours de l’une des promenades quotidiennes et minutées avec Carmen elle fait aussi la connaissance de Maurice Leblanc dont elle lira plus tard les exploits de son héros : Arsène Lupin. C’est donc en 1934, à l’approche de ses douze ans, que Carmen Forte décide de la présenter au Conservatoire national supérieur de musique de Paris dont le directeur d’alors est Henri Rabaud, et s’assure que Jules Boucherit, connu pour accepter de jeunes élèves dans sa classe (Ginette Neveu) sera d’accord pour la prendre si elle réussit son concours d’entrée en octobre. Admise, Brigitte fait alors connaissance avec les classes de solfège, de musique de chambre et d’orchestre dont le professeur est Philippe Gaubert.

L’origine les de Larturière semble se situer à Brécey ou aux environs soit dans Le Grand soit dans le Petit-Celland. jadis paroisses de Saint-Médard et de Saint-Ouen-de-Celland, et la famille occupait un rang très honorable dans la région. En 1642, un Jean de la Huppe épouse Suzanne de Brécey. En 1661, Gabriel de la Huppe sieur de Larturière, écuyer, est nommé garde du corps du roi. En 1665, Richard de la Huppe sieur de la Moussardière (ce lieu est situé dans Le Grand-Celland), écuyer, conseiller du roi, époux de dame Christine Turquetil de l’Isle, figure comme témoin pour l’élection en baronnie des fiefs de Brécey en Faveur du sieur de Vassy. Ce Richard de la Huppe eut pour fils Gabriel de la Huppe de Larturière écuyer, garde du corps, lequel épousa dame Françoise Le Comte et acheta l’office de Conseiller du Roy, lieutenant civil et criminel du bailliage d’Avranches en 1701. À son décès, un conseil de famille composé de Gabriel de la Robichonnière, prêtre (fondateur du séminaire de la Garlière, en la paroisse de Saint-Laurent-de-Cuves), de Claude-François de la Huppe, avocat, de François de Brécey, de François de Bréhier et du sieur de la Bodinière, nommait sa veuve, Françoise Le Comte, tutrice de ses enfants. En 1720 intervint un partage entre les deux fils : l’aîné, Jean-Baptiste de la Huppe, eut dans son lot les terres de la Moussardière et de Larturière ; le second, Claude-François Angélique eut les terres de Notre-Dame-de-Livoye et de Malaize et se fit appeler sieur de Malaize. En 1723, l’aîné, J-B de la Huppe, sieur de la Moussardière, écuyer, qui tenait de son père la charge de lieutenant civil et criminel, épousa Françoise Lethimonnier fille de Gabriel Lethinonnier garde de la porte sous Louis XV, et de Françoise de Brécey, qui lui apporta en dot La Douettée, petite gentihommière en Le Petit-Celland, ainsi que le manoir de Servon. Dès lors, J-B de Larturière fit sa résidence de campagne à la Douettée. Il décéda en laissant quatre enfants dont un fils et trois filles mortes sans postérité.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[8].
  1. « Ouest-france.fr - Mairie du Petit-Celland » (consulté le 3 mai 2012)
  2. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  3. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  4. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet,‎ 1996 (ISBN 2-95480-455-4 (édité erroné), notice BnF no FRBNF36174448), p. 138
  5. a et b « Le Petit-Celland (50370) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 12 mai 2014)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  8. « Le Petit-Celland sur le site de l'Institut géographique national » (archive Wikiwix)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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