Saint-Clément-de-Rivière

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Saint-Clément-de-Rivière
La source du Lez
La source du Lez
Blason de Saint-Clément-de-Rivière
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Canton Les Matelles
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Pic Saint Loup
Maire
Mandat
Rodolphe Cayzac
2014-2020
Code postal 34980
Code commune 34247
Démographie
Population
municipale
4 926 hab. (2011)
Densité 387 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 41′ 04″ N 3° 50′ 50″ E / 43.6844, 3.847243° 41′ 04″ Nord 3° 50′ 50″ Est / 43.6844, 3.8472  
Altitude Min. 46 m – Max. 146 m
Superficie 12,73 km2
Localisation

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Saint-Clément-de-Rivière

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Saint-Clément-de-Rivière
Liens
Site web http://www.saint-clement-de-riviere.com/

Saint-Clément-de-Rivière est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Languedoc-Roussillon au nord de Montpellier.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Située au nord de Montpellier, Saint-Clément est incluse dans le périmètre initial de la communauté d'agglomération de Montpellier ; elle l'a quittée en janvier 2004, le conseil municipal n'ayant pas accepté l'adhésion.

Le territoire de Saint-Clément est limitrophe des Matelles au nord, de Prades-le-Lez à l'est, Montferrier-sur-Lez au sud-est, Montpellier au sud, Grabels au sud-ouest, Saint-Gély-du-Fesc à l'ouest.

Ce territoire présente la particularité d'être composé de deux morceaux qui ressemblent à peu près à deux quadrilatères, reliés entre eux par un étroit espace où passent deux routes. Cette commune s’étend sur 8 km de long du nord au sud.

  • La partie la plus petite au sud est mitoyenne de Montpellier. Encore largement composé de forêts, cet espace connaît des urbanisations encore restreintes de villas cossues au sud, d'immeubles sociaux et étudiants au nord. C'est là que se trouve une des plus importants hypermarchés de l'agglomération montpelliéraine, le centre commercial Trifontaine du groupe Carrefour et dont le toit est visible des villas construites en haut de la colline.
  • La partie nord, plus étendue, est aussi formée de collines boisées. Ces collines ont été en bonne partie mitées par la périurbanisation. Les dernières installations scolaires, un collège et un lycée, sont ainsi construits tout au nord près du bois de Saint-Sauveur et entourés par quelques cliniques et entreprises. Plus au nord, les forêts et les garrigues sont encore épargnées. Près du cours du Lez à l'est de la commune, la plaine accueille quelques vignes.


  • le centre du village est le fruit de l’architecte François Spoerry, également concepteur de Port Grimaud. Contrairement aux villages voisins, Saint-Clément-de-Rivière ne dispose pas d'un centre ancien. Les villas et les bâtiments collectifs y arborent les couleurs ocre de la Méditerranée.

C'est sur cette commune que se trouve la source du Lez, fleuve côtier coulant ensuite à Montpellier et se jetant dans la mer Méditerranée après un canal traversant les étangs côtiers.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Clément-de-Rivière

Les armes de Saint-Clément-de-Rivière se blasonnent ainsi : taillé, de gueules à un bélier arrêté d'argent et d'or à un rameau de pin au naturel posé en barre, fruité d'une pomme en bande, feuillé de deux faisceaux d'aiguilles au naturel, celui de dextre tourné vers la pointe, celui de senestre vers le chef, à un aqueduc de dix arches d'argent brochant en barre sur la partition, soutenu d'une traverse ondée d'azur[1].

Symbolique

Le haut de l'écusson représente le fougueux bélier de la légende (c'est lui qui aurait découvert la source de Saint-Clément, en frappant le sol de son sabot).

La barre transversale indique l'aqueduc de Saint-Clément, réalisé de 1753 à 1766 sur les plans de l'ingénieur Pitot et destiné à alimenter Montpellier en eau potable. Sous l'aqueduc, la rivière dessinée symbolise le Lez, prenant sa source sur la commune.

Enfin, le bas de l'écusson représente une pomme de pin symbolisant l'existence des pinèdes qui contribuent à la réputation des sites.

Histoire de Saint-Clément-de-Rivière[modifier | modifier le code]

Les premiers habitants préhistoriques de ce lieu furent présent dès 2300 avant J.-C., d'après les fouilles de 1977-1978 au niveau de la grotte de la Colline, aujourd'hui détruite aux 3/4 lors de la construction d'une route pour relier le lotissement de la Colline au centre-ville.

Le nom de Saint-Clément apparaît pour la première fois en 1109.

En 1276, Saint-Clément et huit autres communes (Saint-Gély-du-Fesc, Saint-Mathieu-de-Tréviers, Saint-Vincent-de-Barbeyrargues, Saint-Jean-de-Cuculles, Les Matelles, Valflaunès, Combaillaux, et Cazevieille) soutiennent la République de Montferrand, du nom du château fort aujourd'hui en ruines se situant sur le pic Saint-Loup. Cette république se constitue pour contrer le seigneur de Montpellier qui voulait déjà taxer ces communes. Cette république de Montferrand pratiquait le suffrage universel pour élire les maires et leurs conseillers, et que les femmes disposaient déjà du droit de vote. Aujourd'hui, ces villages sont toujours unis, ainsi que d'autres, dans la communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup.

Le 18 octobre 1817, sur la demande expresse des habitants de la commune de Saint-Clément formulée par son maire au préfet, et après de longues tractations, le roi Louis-Philippe autorisa la commune à acquérir pour la somme de 600 francs l'église Saint-Clément, afin de la rendre à sa destination. Sa restauration débute en 1896, mais aujourd'hui seul ce vestige subsiste à Saint-Clément, au lieu-dit la Clastre, le cloître en occitan.

L'histoire de la ville est depuis longtemps mêlée à celle de l'aqueduc du même nom, l'aqueduc Saint-Clément. En effet, la ville de Montpellier a besoin d'eau depuis le XIIe siècle pour alimenter sa population. Au XVIIIe siècle, un projet d'aqueduc voit le jour grâce à Henri Pitot reliant la source du Boulidou de Saint-Clément, au centre-ville de Montpellier (Peyrou). Les travaux débutent en 1753, et se terminent dix ans plus tard (1766). Il apporte alors 25 litres par seconde à la ville.

Mais au début du XXe siècle, le débit de cette source devient trop peu par rapport à la demande croissante en eau, ce qui entraîne un rallongement de l'aqueduc jusqu'à la source du Lez, toujours sur la commune de Saint-Clément. Lors des inondations de 1933, l'aqueduc cède sous la pression de l'eau. Il fut utilisé jusque dans les années 1970. Le 1er avril 1981, les travaux d'implantation d'une usine souterraine démarrent. On estimait qu'elle pourrait produire en toute saison, pour Montpellier, 2 000 litres par seconde.

L'aqueduc détruit, et en fond le hameau de la Clastre

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 1995 Alphonse Cacciaguera RPR  
1995 2001 Alphonse Cacciaguera RPR  
2001 2008 Alphonse Cacciaguera RPR puis UMP  
2008 2014 Alphonse Cacciaguera UMP Conseiller régional de 1998 à 2010
2014 2020 Rodolphe Cayzac DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 926 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
100 57 96 90 113 127 130 124 129
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
111 120 127 132 129 127 132 149 211
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
163 169 184 188 231 185 169 171 168
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
177 236 948 2 100 4 242 4 581 4 983 5 097 4 926
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La source du Lez
  • Le Boulidou : centre-commercial
  • L'aqueduc de Saint-Clément
  • Centre commercial Trifontaine

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Spoerry (1912-1999), architecte, concepteur du "cœur du village" de Saint-Clément-de-Rivière.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Didier Catarina et Jean-Paul Fernon, Armorial des communes de l'Hérault, Artistes en Languedoc, (ISSN 1264-5354), p 61.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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