Saint-Jean-de-Buèges

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Saint-Jean-de-Buèges
Le village au fond de la vallée de la Buège
Le village au fond de la vallée de la Buège
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Lodève
Canton Saint-Martin-de-Londres
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Pic Saint Loup
Maire
Mandat
Laurent Senet
2014-2020
Code postal 34380
Code commune 34264
Démographie
Population
municipale
211 hab. (2011)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 49′ 46″ N 3° 37′ 06″ E / 43.8294, 3.6183 ()43° 49′ 46″ Nord 3° 37′ 06″ Est / 43.8294, 3.6183 ()  
Altitude Min. 144 m – Max. 806 m
Superficie 16,9 km2
Localisation

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Saint-Jean-de-Buèges (Sant Joan de Buòja en occitan) est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Saint-Jeannais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Saint-Jean-de-Buèges est situé dans la vallée de la Buèges, affluent de l'Hérault, entre côté amont Pégairolles-de-Buèges, commune où se trouve la source de la Buèges, et vers l'aval les gorges de la Buèges en direction de Vareilles. Située dans la garrigue languedocienne, juste au sud des Cévennes, le bourg se caractérise par ses hautes maisons en pierre ornées de belles portes arrondies et de petites fenêtres, dans un site très encaissé, au pied de son château.

Spéléologie[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-de-Buèges est la capitale spéléologique de la vallée au sein de laquelle court le lit de la rivière Buèges. Parmi les nombreuses cavités qui percent la montagne de la Séranne[1], massif au pied duquel se blottit le village, la grotte du Garrel découverte par la section spéléologique du CLPA en 1974 est la plus importante. C’est grâce à une équipe de plongeurs de ce club et à des travaux de percement d’une entrée artificielle que son exploration a pu être entreprise, exploration rendue difficile par la présence de nombreux dédales de galeries à caractère labyrinthique.

Avec ses 7 500 mètres de galeries topographiées, ses grandes salles (salle des « Niphargus », salle des « Pas Perdus ») et ses hautes cheminées remontantes (+300 m) tendant à rejoindre la grotte de l’Ours située plus haut dans le massif, la grotte exsurgence du Garrel est une des plus vastes du département de l’Hérault. Cette grotte, dont les galeries sont temporairement et à l’occasion de fortes précipitations en tout ou partie immergées, alimente à l’étiage et en permanence la source du Garrel. Ses galeries assez vastes et taraudées par les eaux se développent en deux réseaux bien distincts. L’un, en direction de la combe des Natges (réseau principal) passe pratiquement à l’aplomb de la grotte de l’Ours, tandis que l’autre opposé (affluent) se dirige vers le roc du Midi. Une coloration des eaux souterraines qui circulent temporairement dans l’aven de Fouillac, cavité bien connue située non loin du hameau des Natges montre que la branche Ouest de la cavité (réseau principal), faisant actuellement obstacle aux explorations se termine par un siphon. Ce dernier se développe vers le « Devés de Lesplech » c'est-à-dire vers le versant nord du Peyre-Martine dont il collecte les eaux. L’autre, quant à lui, d’aspect très complexe car labyrinthique tend à suivre l’orientation de la vallée en empruntant le grand accident tectonique qui limite le versant ébouleux de la montagne de la Séranne. Les perspectives d’exploration de la cavité restent importantes, tant en développement qu’en prolongement vertical. Toutefois, les difficultés de son parcours limitent quelque peu ces dernières. Les spéléologues ont cependant espoir d’y atteindre bientôt les dix kilomètres de galeries… à suivre donc[2].

Une autre cavité, la grotte de l'Ours dont un des orifices est visible au-dessus du village sous le "roc de onze heures" revêt une importance capitale. Cette grotte au développement de 320 mètres est une ancienne résurgence, aujourd'hui fossile, ancienne Buèges dont le cours sinueux ancien est visible sous la forme de grands méandres sur le causse de la Celle. L'ouverture tectonique de la vallée de la Buèges a mis fin au fonctionnement de cette résurgence aujourd'hui "suspendue" au-dessus de la vallée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dépendante de la baronnie de Pégairolles, la seigneurie de Saint-Jean-de-Buèges est mentionnée dans des documents historiques dès l'an 990. La seigneurie érige, aux environs du XIIe siècle, une tour maîtresse servant de point de contrôle et de surveillance de la baronnie de Pégairolles. Ce donjon n'abrite qu'une faible garnison.

Le donjon est agrandi aux XIIIe et XIVe siècles et devient un véritable château entouré d'une première enceinte avec meurtrières, d'une citerne et d'un magasin. En 1593, le château devient propriété de Jean de Trinquière puis, en 1679, le seigneur de Cambous (issu d'un puissant lignage et riche propriétaire) rachète le château et entreprend sa transformation.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement les noms de La Sentinelle, Roche-au-Midi et Rochemidy[3].

En 1813, la famille de Turenne vend les ruines du château qui, depuis 1749, sert de carrière de pierres, à Hilaire de Girard du Lac, gentilhomme verrier, dont l'héritière en 1848, épouse Henri Sicard. Si certains remparts sont remontés, le château est reconverti en bergerie. En 1987 Joseph Sicard, maire de Saint-Jean et propriétaire du château, en fait don à la commune et, à partir de 1990 les travaux de sauvegarde et restauration sont entrepris.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason à dessiner Blason D'azur à Saint Jean Baptiste, habillé d'une peau de chameau d'or, ayant un agneau d'argent sur le bras.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Gilles Mazel SE
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 211 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
515 492 546 598 637 727 702 765 788
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
766 734 675 623 651 644 614 610 562
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
603 508 431 328 323 321 272 206 182
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
142 115 123 125 124 184 176 168 201
2011 - - - - - - - -
211 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale
  • Les gorges de la Buèges
  • La source de la Buèges
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. D. Caumont. "Sur quelques caractéristiques hydrogéologiques et spéléologiques du massif de la Séranne". Annales du congrès spéléologique des Grands-Causses, 1990, p.79-109
  2. D. Caumont. "La grotte exsurgence du Garrel et son contexte karstique". Annales du congrès spéléologique des Grands-Causses 1979. Bulletin n°2 - 1979, p.157-183
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011