Saint-Mathieu-de-Tréviers

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Saint-Mathieu-de-Tréviers
Vue sur Saint-Mathieu-de-Tréviers
Vue sur Saint-Mathieu-de-Tréviers
Blason de Saint-Mathieu-de-Tréviers
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Canton Les Matelles
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Pic Saint Loup
Maire
Mandat
Jérôme Lopez
2014-2020
Code postal 34270
Code commune 34276
Démographie
Population
municipale
4 671 hab. (2011)
Densité 213 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 46′ 14″ N 3° 52′ 10″ E / 43.7706, 3.869443° 46′ 14″ Nord 3° 52′ 10″ Est / 43.7706, 3.8694  
Altitude Min. 78 m – Max. 400 m
Superficie 21,92 km2
Localisation

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Saint-Mathieu-de-Tréviers

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Saint-Mathieu-de-Tréviers

Saint-Mathieu-de-Tréviers est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Saint-Mathieu-de-Tréviers est située à environ 20 km au nord du centre de Montpellier, sur la route départementale 17 conduisant aux villes gardoises de Saint-Hippolyte-du-Fort à 24 km de route plus au nord (dont deux cols) et de Quissac à 20 km au nord-est de Saint-Mathieu.

Le territoire communal est composé d'un espace de plaine où s'est développée la principale agglomération. Sur son pourtour occidental, le territoire comprend et est dominé par le massif du pic Saint-Loup, sur les premiers flancs duquel s'est développé le village de Saint-Mathieu ; Tréviers est un lieu-dit de la plaine.

Bien que le chef-lieu du canton soit la commune des Matelles, Saint-Mathieu-de-Tréviers est plus peuplée et tient une place plus importante pour les communes de l'est du canton et du canton de Claret grâce à sa position à un carrefour de routes départementales.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Mathieu-de-Tréviers

Les armes de Saint-Mathieu-de-Tréviers se blasonnent ainsi : de sable à un saint Martin à cheval donnant la moitié de son manteau à un pauvre, le tout d'or.[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Mathieu-de-Tréviers a un riche passé préhistorique. L'homme de Néanderthal s'installa dans la grotte de l'Hortus à partir de 55 000 ans avant notre ère, au pied de la falaise éponyme qui surplombe le village[2],[3]. La statue-menhir exposée dans le hall de la mairie témoigne de la présence de l'homme il y a 5 000 ans sur son territoire. Le château du Lébous est un site archéologique datant du XXIVe siècle av. J.-C.. Il comprenait plusieurs tours et des murs composés de deux épaisseurs de pierre, formant une enceinte de 50 m sur 75. C'est la seule construction de ce type connue pour cette époque. Plus tard au Ve siècle de notre ère, les Wisigoths ont fait bon ménage avec la population indigène et nous connaissons trois de leurs cimetières dont un sarcophage repose dans le jardin intérieur de la maison communale.

Une charte de 978 en citant la viguerie de Terrivias (trois voies) donne pour la première fois le nom du village.

En 1090, le comte de Melgueil (Mauguio) achève la construction du château de Montferrand, sur le territoire de la paroisse de Saint-Martin--de-Tres-Vies avec sa chapelle dédiée à saint Mathieu. Une forteresse ayant toujours besoin de main-d’œuvre pour l’entretenir ou la transformer, rapidement, les artisans accourent et fondent à son pied le hameau qui prendra bientôt le nom de Saint-Mathieu. Tréviers formé de mas ou de hameaux évolue plus lentement.

En 1215, le comté de Melgueil passe entre les mains de l’évêché de Maguelone. Quarante ans après, l’évêché instaure la République libre des Matelles. Cette collectivité a fait l’objet de nombreux avantages de la part de tous les évêchés pour augmenter le bien-être de sa population.

En 1574, les calvinistes s’emparent du château et provoquent de nombreux dégâts dans le village. Dix ans plus tard, Antoine de Cambous le reprend pour le compte de l’évêque. La paroisse de Saint-Martin-de-Tréviers se transforme en 1660 en commune de Sain- Mathieu-de-Tréviers en souvenir de la chapelle du château démantelé.

Lors des rébellions huguenotes, en 1622, le château de Montferrand est assiégé, sans succès, par les troupes catholiques du duc Henry de Montmorency avant le siège de Montpellier.

Pendant la révolution, le village ne s’appelle plus que Tréviers et récupérera son patron saint Mathieu sous le premier Empire. En 1884, la mairie passe de Saint-Mathieu à Tréviers dont la population se multiplie le long de la route D 17.

Vignobles et vins[modifier | modifier le code]

Une grande partie des vignobles de la commune sont classés en AOC Coteaux du Languedoc, pic Saint-Loup. Les domaines de cette appellation sur la commune sont la cave coopérative Les Vignerons du Pic, le Clos des Augustins, le domaine de la Vieille, le Château des Mouchères, le domaine Devois de Claus, le domaine Chazalon et l'Ermitage du Pic Saint-Loup [4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours Jerôme Lopez PS  
2006 2008 Robert Yvanez DVG  
1965 2006 Gérard Saumade PS puis
MDC
Député de 1988 à 2002
Président du conseil général de l'Hérault de 1979 à 1998
1945 1965 Eugène Saumade [[]]  
1944 1945 Gaston Durand [[]]  
1940 1944 Eugène Saumade [[]]  
1906 1940 Louis Cancel [[]]  
1900 1906 Eugène Saumade [[]]  
1896 1900 Louis Cancel [[]]  
1892 1896 Auguste Vidal [[]]  
1881 1892 Olivier Félise [[]]  
1878 1881 Lucien Euzet [[]]  
1876 1878 Tulipe Dusfour [[]]  
1874 1876 Martin Bruguière [[]]  
1871 1874 Jean-Jacques Coulombet [[]]  
1870 1871 Martin Bruguière [[]]  
1844 1870 Jean-Marc Euzet [[]]  
1834 1844 Joseph Vincent [[]]  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 671 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
317 279 333 375 371 366 378 394 429
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
427 417 442 445 400 388 410 403 428
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
544 565 566 623 544 566 578 529 561
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
534 571 954 1 505 2 623 3 713 4 341 4 641 4 662
2011 - - - - - - - -
4 671 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Raphaël de Saint-Mathieu (MH)( "village haut" ), a été fortement remaniée au milieu du XIXe siècle notamment au niveau mobilier. Le clocher bien que relativement modeste, typique de la vague romano-gothique de la seconde moitié du XIXe, surmonté d'une flèche en pierre, abrite trois cloches ; la plus importante date de 1869 et a été fondue à Lyon par " Burdin ainé " (maîtres fondeurs originaires de la région de Lyon de père en fils tout au long du XIXe siècle). En 2010, ces cloches sont hors d'usage étant donné la vétusté des installations.
  • Église Saint-Martin-de-Pourols à Tréviers (MH) dont l'ensemble ecclésiale a bénéficié d'une importante restauration . Clocher à deux baies, récemment restauré milieu XIXe, sur le pignon de la façade remaniée également durant la seconde moitié du XIXe siècle tout comme l'intérieur. Mais ce clocher d'une architecture trop faible dès sa construction, les deux cloches qu'il abrite sont hors-service depuis lors ..., déposées hélas au pied des baies sur des barres métalliques. L'une date de 1765 et a été fondue par Jean Poutingon (classée MH en 1959), la seconde est curieusement en fonte de fer et se trouve particulièrement abîmée et corrodée, elle ne comporte d'ailleurs aucune inscription. Un clocher moderne attenant de forme cubique, récemment restauré aussi et peu harmonieux avec le reste de l'édifice a été rajouté pour loger une cloche plus importante datant de 1932 offerte par une famille locale. La couleur étonnante verte de cette cloche est due au fait que les maçons n'ont pas protégé la cloche des projections d'enduits ce qui a oxydé le bronze. L'intérieur de l'église présente un étonnant mélange de styles, roman à l'origine, les voutes ont été refaites sur croisées d'ogives. Remarquer le chœur à la décoration d'inspiration quelque peu baroque 18e et première moitié 19e présentant un décor de menuiserie ouvragée donnant l'impression d'un grand retable. Il abrite de belles statues en bois polychrome dorées à la feuille d'or. Dans cette église, fut découverte notamment dans les années 1920 une précieuse châsse en émaux de Limoges sans doute du XIIIe siècle. Elle fut hélas vendue à cette époque puis se retrouva un peu plus tard en salle des ventes. ( Qu'est-elle devenue aujourd'hui ?…).
  • Couvent des dominicaines (moderne).
  • Fontaine de la République avec statue de la République en fonte de fer fin XIXe au pied de la mairie surmontée d'une horloge abritant une petite cloche.
  • Lac et site naturel de Cécélès.

Equipements culturels et sportifs[modifier | modifier le code]

  • Gymnase du Galion
  • Plateau multisport des Champs Noirs :
Terrain de football synthétique
Piste d'athlétisme
Terrain de tambourin
Gymnase
Skate Park
  • Terrains de tennis de Pourols
  • Boulodrome de Pourols
  • Médiathèque Jean-Arnal

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Didier Catarina et Jean-Paul Fernon, Armorial des communes de l'Hérault, Artistes en Languedoc, (ISSN 1264-5354), p 65.
  2. Patrimoine préhistorique et spéléologie : la grotte de l'Hortus témoin de notre passé.
  3. Loupic
  4. Le Pic Saint-loup - Balades et découvertes. Christian Cayssiols, Editions E&C, 2008
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011


Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]