Saint-Jean-de-Cuculles

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Saint-Jean-de-Cuculles
Le village et le sud de son territoire.
Le village et le sud de son territoire.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Canton Les Matelles
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Pic Saint Loup
Maire
Mandat
Jean-Pierre Rambier
2008 - 2014
Code postal 34270
Code commune 34266
Démographie
Population
municipale
481 hab. (2011)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 45′ 12″ N 3° 50′ 07″ E / 43.7533333333, 3.83527777778 ()43° 45′ 12″ Nord 3° 50′ 07″ Est / 43.7533333333, 3.83527777778 ()  
Altitude Min. 80[1] m – Max. 486[2] m
Superficie 9,09 km2
Localisation

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Saint-Jean-de-Cuculles

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Saint-Jean-de-Cuculles
Liens
Site web http://www.saint-jean-de-cuculles.fr

Saint-Jean-de-Cuculles est une commune française, située dans le département de l'Hérault en région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Saint-Jean-de-Cuculles se situe à environ 15 km à vol d'oiseau au nord du centre de Montpellier, environ 18 km par les routes départementales reliant Montpellier à Saint-Mathieu-de-Tréviers, limitrophe de Saint-Jean au nord-est.

Le territoire communal s'étend sur le versant sud du massif du pic Saint-Loup. Le village est construit en forte pente.

Le vieux village de Saint-Jean-de-Cuculles avec le pic Saint-Loup à l'arrière-plan.

Histoire[modifier | modifier le code]

La naissance du village remonte au Xe siècle, aux alentours de l’an 962, avec l’édification de son église dédiée à saint Jean-Baptiste, située dans son centre. Avec la guerre de Cent Ans qui éclate en 1340, l’insécurité règne. Saint-Jean-de-Cuculles se fortifie comme en témoignent les vieilles murailles qui le cernent, vestiges des anciens remparts. L’ancien village, proprement dit, était ceinturé de remparts, 3 portes en fermaient les issues, la principale située à l’est, c’était soi-disant un monastère. À côté de l’église était son cimetière, le village de Saint-Jean dépendait du château de Montferrand, lequel dépendait de l’évêché de Maguelone.

Au XIXe siècle, la paroisse construit à l’extérieur de l’église un baptistère (appelé tambour) qui n’existe plus de nos jours, il a été démoli en 1987. En 1888, la petite cloche de l'horloge sonnant les heures fut placée. En 1900, la place n'existait pas en l'état actuel, un rail de roue de charrette (à l'époque les charrettes avaient les roues bardées de fer) longeait une maison et le reste n'était qu'un tas de rocher. Un hiver plusieurs hommes jeunes de l'époque décidèrent avec l'avis du maire de la niveler moyennant finances, somme qui fut débloquée de suite après que le maire eut convoqué son conseil municipal. En 1906, la IIIe république laïque et anticléricale fait de l’église un bien de l’État. La mairie actuelle a été construite et terminée dans les années 1910-1911. Le premier mariage y a été célébré le 2 décembre 1911. Avant la guerre de 1914-1918, la Vierge de la Cabasse devait être placée sur la place du Plat, mais le quartier haut ne le voulait, alors le curé de l'époque trancha et décida de la placer sur la crête de la cabasse, d'où son nom. De 1929 à 1967, une dame assurait le tabac, la régie, la sonnerie de la cloche (matin, midi et soir), le montage de l'horloge, la cabine téléphonique (car avant, pas grand monde n'avait le téléphone) et un petit bistrot. En 1989, l’intérieur de l’édifice sera entièrement restauré.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Jean-de-Cuculles Blason D'azur à Saint Jean Baptiste d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 réélu en 2008 Jean-Pierre Rambier DVD Agent Immobilier
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 481 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
178 127 146 172 202 186 176 182 187
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
190 190 187 169 162 157 151 181 176
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
161 161 163 143 146 143 98 114 129
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
108 105 147 159 239 352 435 434 447
2011 - - - - - - - -
481 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

À Saint-Jean-de-Cuculles, deux édifices majeurs sont encore en élévation.

  • L'église, qui est datée du XIIe siècle, située dans le centre du village. Cet édifice, propriété de la commune, est inscrite monument historique depuis 1925 par arrêté du 21 décembre 1925.
  • Un pont romain avec deux piles est visible à la sortie de Saint-Jean-de-Cuculles, ce dernier est relativement bien conservé, mais non classé monument historique à ce jour.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Fulgence Ouedraogo, troisième ligne aile du Montpellier Hérault rugby et de l'équipe de France de rugby à XV[5].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dans la plaine de Montalet, près du pont à la limite avec Le Triadou, environ 80 mètres doit être l'altitude minimale de la commune de Saint-Jean-de-Cuculles d'après la courbe de niveaux sur la carte topographique n°2742ET, titrée Ganges, au 1/25 000e, Institut géographique national, 3e édition, 2008.
  2. Tout au nord de la commune, sur la ligne de crête du massif du pic Saint-Loup, au tripoint avec Cazevieille et Saint-Mathieu-de-Tréviers, le point d'altitude 486 mètres est indiqué sur la carte topographique n°2742ET, titrée Ganges, au 1/25 000e, Institut géographique national, 3e édition, 2008.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  5. « Qui suis-je ? », sur fulgenceouedraogo.net.