Blandine Kriegel

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Blandine Kriegel, née le 1er décembre 1943 à Neuilly-sur-Seine, est une philosophe, professeur des universités, ancienne présidente du Haut Conseil à l’intégration, conseillère de Jacques Chirac et ancien membre du Comité consultatif national d'éthique.

Elle fut assistante de Michel Foucault au Collège de France[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est la fille du résistant, juriste et député communiste Maurice Kriegel-Valrimont et la nièce d'Annie Kriegel[1].

En 1967, elle adhère à l'Union des jeunesses communistes marxistes-léninistes[1]. Elle obtient l'agrégation de philosophie en 1968 et devient professeur de philosophie au lycée d'Amiens[1]. Elle rompt avec l'engagement politique en 1970[1]. Elle devient attachée de recherche au CNRS en 1978[1].

Elle rompt avec le marxisme avec la publication de L’État et les Esclaves en 1979[1].

En 1994, elle devient professeur de politique à l'Université Paris Ouest Nanterre La Défense[1].

En 1995, elle soutient la candidature de Jacques Chirac à l'élection présidentielle[1].

En 2002, elle préside la mission d'évaluation, d'analyse et de propositions relative aux représentations violentes à la télévision, qui remet un rapport au ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon[2]. Ses conclusions n'ont pas été appréciées par « la presse post-soixante-huitarde », selon les mots d'Alain Finkielkraut[3].

Elle est nommée présidente du Haut Conseil à l'intégration en octobre 2002[1].

Elle est opposée à la discrimination positive[4] mais est membre du comité de parrainage de l'association Marianne de la diversité.

Elle a travaillé aussi à faire connaître aux francophones le courant intellectuel appelé « École de Cambridge »[réf. nécessaire] (John Greville Agard Pocock, Quentin Skinner).

En 2008, elle est promue commandeur de l'ordre national de la Légion d'honneur[5].

En 2011, dans La République et le Prince moderne, elle suggère que la première vraie révolution « républicaine » en Europe fut celle des Pays-Bas, à travers l'Acte de La Haye que les États du nord rédigèrent pour proclamer la déchéance du roi d’Espagne Philippe II. Cette révolution aurait, selon elle, anticipé avec deux siècles d’avance celle des États-Unis d’Amérique en 1776 et de France en 1789.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle est l'épouse de l'historien Alexandre Adler[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • L’État et les Esclaves, 1979 (ISBN 978-2702103340)
  • Les Chemins de l’État, 1986 (ISBN 978-2702113448)
  • L’État et la Démocratie, 1986 (ISBN 2110015748)
  • Les Historiens et la Monarchie, 1988
  • Les Droits de l’homme et le Droit naturel, 1989 (ISBN 978-2130428732)
  • Propos sur la démocratie, 1994
  • La Politique de la raison, 1994
  • La Cité républicaine, 1996
  • L'Histoire de l'âge classique, 4 volumes, PUF, 1996
  • Philosophie de la République, Plon, 1998
  • La Défaite de l'érudition, PUF, 1998
  • Le Sang, la justice, la politique, 1999
  • Réflexions sur la justice, Plon, 2001
  • État de droit ou Empire ?, Bayard, 2002
  • Études et intégration : Avis sur le logement des personnes immigrées ; Rapport statistique annuel ; Présentation de l'Institut d'études, Documentation française, 2008
  • Querelles françaises, avec Alexis Lacroix, Grasset, 2009
  • Le Big bang et après ?, avec Alexandre Adler, Marc Fumaroli et Trinh Xuan Thuan, Albin Michel, 2010
  • La République et le Prince moderne, PUF, 2011 (ISBN 2-1305-8557-4)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Pascale Nivelle, « Droite », Libération,‎ 15 novembre 2002, p. 48 (lire en ligne)
  2. « La violence à la télévision : rapport de Mme Blandine Kriegel à M. Jean-Jacques Aillagon ministre de la Culture et de la Communication », ladocumentationfrancaise.fr, 2002.
  3. Anna Bitton, Marianne, 2 décembre 2002, p. 36.
  4. « Blandine Kriegel : les États-Unis et l’intégration à la française », Le Figaro, 4 octobre 2006.
  5. Décret du 11 juillet 2008 publié au JORF du 13 juillet 2008.

Liens externes[modifier | modifier le code]