Bréhan

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Bréhan
Entrée de l'abbaye Notre-Dame de Timadeuc.
Entrée de l'abbaye Notre-Dame de Timadeuc.
Blason de Bréhan
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Rohan
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Pontivy
Maire
Mandat
Hervé Guillemin
2014-2020
Code postal 56580
Code commune 56024
Démographie
Gentilé Bréhannais, Bréhannaise
Population
municipale
2 334 hab. (2011)
Densité 45 hab./km2
Population
aire urbaine
42 209 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 03′ 42″ N 2° 41′ 10″ O / 48.0616666667, -2.6861111111148° 03′ 42″ Nord 2° 41′ 10″ Ouest / 48.0616666667, -2.68611111111  
Altitude Min. 45 m – Max. 158 m
Superficie 51,65 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.brehan.fr/

Bréhan [bʁeɑ̃] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Le nom breton de la commune est Brehant-Loudieg et le nom Gallo est Beurhan.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Par décret en date du 27 septembre 1977 la commune de Bréhan-Loudéac porte désormais le nouveau nom de Bréhan[1].

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason Bréhan 56.svg

Les armoiries de Bréhan se blasonnent ainsi :

De gueules à trois mâcles d’or.
(Armes d’une branche de la famille de Bréhand)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1797 Jean Baptiste Guillemot    
1797 1799 Rouillard    
1799 1811 Yves Marie Guillemot    
1811 1815 François Marie Guillemot    
1815 1821 Pierre Joseph Ropert    
1821 1835 Jacques Boschet    
1835 1860 François Marie Jégouin    
1860 1865 Auguste François Marie Collin    
1865 1868 Hippolyte L'Evesque de la Ferrière    
1868 1873 Mathurin Marie Boschet    
1873 1874 Louis Rouillard    
1874 1881 Louis Marie Coquantif    
1881 1884 Mathurin Marie Boschet    
1884   Louis Marie Coquantif    
mars 2001 mars 2008 Henri Ollivier    
mars 2008 mars 2014 Hervé Guillemin    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 334 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 538 2 596 2 624 2 389 2 427 2 480 2 346 2 433 2 400
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 479 2 439 2 487 2 445 2 497 2 462 2 559 2 555 2 686
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 709 2 596 2 646 2 406 2 407 2 459 2 424 2 287 2 095
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 997 1 885 2 005 2 257 2 284 2 314 2 311 2 307 2 334
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'imprimerie bréhannaise[modifier | modifier le code]

Au cours de l'année 1484, Jean I de Rohan du Gué de l'Isle s'assure les services de Robin Fouquet, maître imprimeur, et de Jean Crès, compagnon, afin de faire fonctionner la première presse d'imprimerie bretonne. La présence d'un voire deux moulins à papier sur les rives du Lié, appartenant au même Jean I de Rohan du Gué de l'Isle, aide à la réussite du projet et, le 16 décembre 1484, sort le premier incunable breton : Le Trépassement de la Vierge.

À cette époque, le moulin à papier produit 1000 rames de papier par an, principalement destinées à l'écriture et à l'emballage. À présent ce moulin est reconverti dans la production de farine, mais il a conservé le nom de « moulin à papier ».

L'église de Bréhan[modifier | modifier le code]

Reconstruite sur les ruines de l'ancienne église entre 1880 et 1884, l'église paroissiale de Bréhan a été inaugurée et consacrée le 10 septembre 1884. De style néo-gothique, ce grand édifice en pierres enduites est dessiné sur le plan d'une croix latine. Le clocher inachevé est sujet à deux hypothèses : La première, veut que faute de moyens, la construction de l'édifice ait été arrêtée avant la fin. La seconde, suppose que le terrain n'aurait pas supporté le poids d'un clocher classique. L'intérieur en revanche est très richement doté, tant au point de vue mobilier que décoratif (statuaire, boiseries, stalles de bois).

Les chapelles[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Marc[modifier | modifier le code]

La chapelle originelle date du XVIe siècle et été dédiée à saint Samson. Partiellement démolie puis reconstruite en 1775 par le Marquis de Grasse sur la même forme rectangulaire. La nouvelle chapelle conserve tout de même la charpente de son ainée, le dallage en terre cuite l'allée centrale en schiste et les enduits de terre chaulée. Sur un fragment de vitrail, les armes de la Bretagne et de Rohan: « 9 hermines et 3 macles d'or » sont figées ainsi que sur deux dalles funéraires remarquables.

La chapelle Saint-Yves[modifier | modifier le code]

La première chapelle en ce lieu date de 1535 et seuls quelques éléments de la charpente et une pierre gravée sont encore présent dans l'actuel édifice. La chapelle reconstruite au XIXe siècle sur un plan rectangulaire, la chapelle est dotée d'un chevet à trois pans. C'est ce chevet qui supporte le poids du clocher. En entrant, il est possible de voir sur le fronton du portail, les armes des Bréhans incrustées dans une rosace.

La chapelle Saint-Isidore[modifier | modifier le code]

C'est l'abbé Collet qui en 1718 prend l'initiative de construire grâce à la générosité des paroissiens une chapelle dédiée à saint Isidore. La procession du 5 février 1719 pour sa bénédiction reste dans les annales de la paroisse. L'édifice est relativement simple. Construit sur un plan rectangulaire et surmonté d'un clocheton charpenté l'extérieur sobre cache un mobilier somptueux.

Les calvaires[modifier | modifier le code]

Le calvaire de la Croix Mal-Mise[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Croix Mal-Mise d'Eslan.

Daté de 1711, ce calvaire est composé d'une croix à double face reposant sur un socle en pierre. Malgré cette datation, certains éléments laissent à penser que le calvaire date en partie du XVIe siècle. Il est nommé ainsi à cause d'un élément remarquable par tout un chacun. En effet le pied gauche du Christ recouvrant le pied droit n'est pas habituel et ne correspond pas aux conventions de l'Église.

Le Calvaire de Timadeuc[modifier | modifier le code]

Calvaire de Timadeuc.

Élevé en 1946 en mémoire du père Guénaël de l'abbaye de Timadeuc, le calvaire de Timadeuc rappelle son courage et le rôle de l'abbaye qui servit d'accueil pour les résistants et les fugitifs, et de cache d'armes (après le parachutage d'armes, elles furent testées sur le lieu même). Arrêté le 14 juin 1943 par la Gestapo et déporté pour faits de résistance, le père décède le 3 janvier 1945 au camp de Buchenwald. L'année suivante, l'abbaye a reçu la médaille de la Résistance française « pour son attitude courageuse face à l'envahisseur nazi » comme le rappelle une plaque sur le calvaire[4]. Ce calvaire est visible en remontant de l'écluse du même nom (sur le canal de Nantes à Brest) vers l'abbaye.

Le calvaire de Quengobrien[modifier | modifier le code]

C'est un des plus vieux monuments religieux de la paroisse. Les seuls décorations qu'on peut y trouver sont des aspérités sculptées sur le fût monolithe de la croix.

Calvaire et fontaine de Duran[modifier | modifier le code]

Ici, il s'agit certainement du monument religieux le plus récent de la commune car daté du XXe siècle. La fontaine est surmontée du calvaire monolithe en granit posé sur un fronton sculpté. Si la fontaine et l'ouvrage semblent récents, le calvaire semble être antérieur à l'édification de ce lieu. Tous les 15 août pour l'Assomption, la statue de Notre-Dame de Bréhan est portée en procession jusqu'à la fontaine.

Croix Saint Mélec[modifier | modifier le code]

Ce calvaire est lié à une légende selon laquelle, saint Mélec, de passage dans la région aurait été mal accueilli par les habitants de Brémaudé. Très en colère, il leur aurait prédit les pires maux. Pris de remords ces derniers auraient élevé un calvaire dédié au saint homme afin d'éloigner le mauvais œil. En réalité, le calvaire date de 1770, et saint Mélec serait lié au fils d'un compte de Cornouaille ayant vécu au VIIIe siècle.

Notre-Dame de Bréhan[modifier | modifier le code]

La patronne des Bréhannais et Bréhannaises est représentée en Vierge à l'enfant, couronnée et vêtue d'un manteau brodé de fils d'or. Très honorée dans la paroisse, la statue est emmenée en procession tous les 15 août pour l'Assomption à la fontaine de Duran.

Le patrimoine historique[modifier | modifier le code]

L'estuer[modifier | modifier le code]

Blason de la Famille d'Estuer

Fortifié en 1550, le château de l'Estuer abritait la seigneurie de la famille Estuer Roque. Une chapelle privée dédiée à Saint Jean a été détruite lors de la Révolution, mais certains vestiges ont survécu tels que les ruines d'une tour de défense avec ses meurtrières ou l'entrée d'un souterrain reliant autrefois la commune de La Chèze à Rohan. Le manoir reste un élément important et magnifique de la commune.

Le moulin de La Fosse[modifier | modifier le code]

Sur les rives du Lié dans un défilé remarquable de falaises de schistes, ce moulin est un des plus beaux exemples de ce type de monument dans la région. Construit en 1850, il a abrité pendant l'occupation allemande un poste radio émetteur de la résistance, en liaison directe avec Londres. Son activité de minoterie s'est prolongée pendant 116 ans avant l'arrêt définitif intervenu en 1966. À présent partagé entre gîte et centre d'art et de sculpture, il est le lieu de départ de très belles promenades. Son architecture très bien conservée permet de mieux comprendre le fonctionnement des minoteries traditionnelles.

Aspect médical[modifier | modifier le code]

La commune de Bréhan a la particularité de disposer de 6 centres médicalisés sur son territoire. Ces centres sont une des principales sources d'emploi de la commune avec l'agriculture et l'industrie agroalimentaire. Environ 400 emplois sont donc générés par la présence des centres suivants :

  1. Maison de cure de Kerlaouën: Hôpital longs séjours médicalisés pour membres de communautés religieuses.
  2. Centre Gwenn Ran : traitement de polyhandicaps.
  3. Barr Héol : Soins et recherche sur la maladie d'Alzheimer.
  4. Maison de Kervihan : Centre d'accueil d'enfants handicapés (-de 12 ans).
  5. Maison de Kersioul : Centre d'accueil de jeunes adultes handicapés.
  6. Maison de repos de Penker : Maison de convalescence et repos.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. JO du 4 octobre 1977 sur Légifrance
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  4. Plaque apposée en 1990 par la section du Morbihan de l'A.N.M.R.F. (Association nationale des Médaillés de la Résistance française)