Guern

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Guern
La mairie
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Pontivy
Intercommunalité Pontivy communauté
Maire
Mandat
Joseph Le Bouédec
2014-2020
Code postal 56310
Code commune 56076
Démographie
Gentilé Guernate
Population
municipale
1 395 hab. (2011)
Densité 30 hab./km2
Population
aire urbaine
42 209 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 01′ 53″ N 3° 05′ 26″ O / 48.0313888889, -3.0905555555648° 01′ 53″ Nord 3° 05′ 26″ Ouest / 48.0313888889, -3.09055555556  
Altitude Min. 67 m – Max. 188 m
Superficie 47,01 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Morbihan

Voir sur la carte administrative du Morbihan
City locator 14.svg
Guern

Géolocalisation sur la carte : Morbihan

Voir sur la carte topographique du Morbihan
City locator 14.svg
Guern

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Guern

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Guern
Liens
Site web Site officiel de la commune

Guern [ɡɛʁn] ou [gɥɛʁn][1] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne. Ses habitants se nomment les Guernates.

Nom[modifier | modifier le code]

Guern est un toponyme très fréquent en Bretagne puisqu'il est répertorié plus de 500 fois dans la péninsule. Il existe deux traductions possibles pour ce toponyme : il peut avoir le sens de marais, ou le sens d'aulnaie, l'aulne étant un arbre croissant dans les milieux humides. Guern tire probablement son nom des pâturages marécageux qui l'entourent[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

plan de la commune

La commune est située au Nord-Ouest du département du Morbihan, dans le Pays de Pontivy. Sa superficie est de 4 701 hectares. La commune, de forme étirée, atteint 11 km dans sa plus grande extension selon un axe est-ouest. Elle est traversée du nord au sud par la Sarre, un affluent du Blavet.

Les communes limitrophes sont au nombre de sept : Séglien au nord, Locmalo à l'ouest, Bubry au sud-ouest, Melrand au sud, Bieuzy au sud-est, Le Sourn à l'est et Malguénac au nord-est.

Le bourg occupe une position centrale. L'habitat est dispersé. Les villages les plus importants sont Quelven et Locmeltro. En 1896 le bourg comptait 320 habitants et le village de Quelven 280 habitants.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune est amputée en 1869 d'une partie de son territoire pour la création de la commune de Le Sourn. Sa superficie passe ainsi de 5 286 hectares[3] à 4 701 hectares.

En 1897, les surfaces cultivées occupaient 2 900,34 hectares dont 2 292,14 hectares de terres labourables, 501,73 ha de prés et 106,47 ha de jardins. Les principales cultures étaient par ordre d'importance décroissant le seigle (1 147 hectares), le sarrasin (825 ha), l'avoine (284 ha), les pommes de terre (65 ha), le chanvre (27 ha) et le froment (12 ha). La population bovine s'élevait à 3 545 individus dont 275 bœufs de travail, 60 taureaux et 805 vaches. On dénombrait 1 200 ruches sur la commune[4].

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Le Mouel Pierre   Laboureur
1791 1792 Lavenant Vincent    
1792 1793 Le Beller Olivier    
    Le Rouzic    
    Postic    
1806   Le Mouël Louis    
1833 1859 Le Cam Joseph   Cultivateur. Sujet d'une chanson en breton relatant ses voyages à Paris pour solliciter des crédits afin de reconstruire la tour de Quelven.
1859 1863 Le Mouël Julien    
1863 1869 Bigouin Louis-Mathurin    
1869 1878 Kervégant Joseph-Marie    
1878 1896 Philippe Jacques    
1896 1907 Kervégant Alexis    
1907 1919 Le Cam Louis    
1919 1947 Bellec Julien    
1947 1965 Le Pimpec Mathurin    
1965 1989 Le Goff Eugène    
1989 2001 Perez Yves    
2008 en cours Joseph Le Bouédec    

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Sites naturels[modifier | modifier le code]

Maisons et autres établissements[modifier | modifier le code]

  • le bourg et ses maisons anciennes
  • la maison du diable, située à Locmeltro

Vestiges préhistoriques et antiques[modifier | modifier le code]

  • Les colonnes ou stèles de Locmeltro
Article détaillé : Colonnes de Locmeltro.

Ces pierres sont situées à l'intérieur de l'enclos de la chapelle de Locmeltro. Elles auraient été déplacées et, en tout cas, christianisées au plus tard au milieu du XIXe siècle.

Si on retient l'hypothèse qu'elles aient été des colonnes itinéraires à l'époque romaine, elles étaient alors probablement situées au bord de l'ancienne voie du territoire des Vénètes[5], allant de Vorgium (Carhaix ?) à Darioritum (Vannes). On envisage maintenant que cette voie traversait la commune de Guern au Sud du hameau[6], puis continuait à l'Est vers les alentours de Ménorval (Mané-er-Val).

La plus grande colonne, bien qu'anépigraphe et sans décors, semble en un seul morceau et mesure environ 3 mètres de haut. Elle serait « du vingt-troisième lieue » depuis Vannes, selon Seymour de Ricci[7]. L'autre colonne serait en deux fragments, dont le plus petit a été évidé pour servir de bénitier[8], à l'entrée de la chapelle.

On envisage aussi que ces monolithes aient plutôt été des stèles protohistoriques[9], avant un remploi antique ou plus récent.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Châteaux & manoirs[modifier | modifier le code]

  • Le manoir de Menorval : il porte la date 1557.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Église et chapelles[modifier | modifier le code]

À la basilique, qui date du XVe siècle, une foule de fidèles se rassemble le 15 août pour prier et brûler des cierges devant la statue de la Vierge qui s'ouvre en trois panneaux évoquant la vie du Christ. Puis ils se rendent à la fontaine, dont l'eau est réputée remédier à la stérilité.

  • La chapelle de Saint-Jean 1585.
  • La Chapelle Saint-Meldéoc de Locmeltro XVIe siècle et sa fontaine.
  • La chapelle Boderel XVIIIe siècle.
  • La chapelle Saint-Gilles XVIIe siècle.
  • La chapelle Saint-Salomon.
  • La chapelle de Guermeur
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 395 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 500 2 237 3 058 3 079 3 386 3 468 3 327 3 619 3 564
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 280 3 229 3 341 2 654 2 709 2 734 2 766 2 746 2 677
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 787 2 863 2 714 2 524 2 575 2 655 2 466 2 440 2 144
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 896 1 670 1 555 1 534 1 409 1 398 1 445 1 451 1 395
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Erwan Vallerie : L'Art & la manière de prononcer ces sacrés noms de lieu de Bretagne, Le Chasse-Marée / Armen, 1996, page 99.
  2. Hervé Abalain, Noms de lieux bretons, http://books.google.fr/books?id=IG0fUrAqvMAC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=falseÉditions Jean-Paul Gisserot,‎ 2000, p. 25
  3. dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne par Jean Ogée, nouvelle édition, tome 1, page 328
  4. revue Mein ha Tud no 19, page 36, article d'après une enquête géographique et historique consultée aux archives départementales du Morbihan
  5. Selon la Table de Peutinger (Segm. I, 2, o).
  6. 48° 02′ 27″ N 3° 08′ 51″ O / 48.040881, -3.1474434 (Bornes milliaires de Locmeltro, localisation originale très hypothétique)
  7. Cf. Seymour de Ricci, « Répertoire épigraphique de la Bretagne occidentale, et en particulier du département des Côtes-du-Nord », dans Société d'émulation des Côtes-du-Nord. Bulletins et mémoires, 35, Saint-Brieuc, 1897, p. 279 (en ligne).
  8. Voir une image du bénitier sur t4t35.fr
  9. Cf. Patrick Galliou et al., préface de Jean Leclant, Le Morbihan, Paris, Académie des inscriptions et belles-lettres, 2009, p. 143 (Carte archéologique de la Gaule : Pré-inventaire archéologique, 56) (ISBN 978-2-87754-238-8).
  10. « Notice no PA00091251 » et « Notice no IA00010510 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011