Paul-Marie Coûteaux

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Paul-Marie Coûteaux a un meeting de Philippe de Villiers à Toulouse en 2007

Paul-Marie Coûteaux, né le 31 juillet 1956 à Paris, est un écrivain et homme politique français souverainiste. Il incarne la tendance gaulliste au sein de la mouvance souverainiste.

Sommaire

[modifier] Biographie

Paul-Marie Coûteaux est le fils de l'écrivain André Couteaux. Ancien élève de l'Institut d'études politiques de Bordeaux, il est titulaire d'une maîtrise en droit public et d'un DEA en relations internationales. Il est également ancien élève de l'ENA, promotion Henri François d'Aguesseau (1982) en compagnie de Jean-Marie Messier.

Diplomate de formation, gaulliste, il dirige un temps la revue doctrinale Une certaine idée, éditée par le RPR. Il publie en 1998 Traité de savoir-disparaître à l'usage d'une vieille génération, essai en forme de pamphlet contre Mai 68.

Il fut conseiller dans différents cabinets, celui de Michel Jobert de 1981 à 1983, de Philippe de Saint Robert de 1984 à 1987, de Jean-Pierre Chevènement entre 1988 et 1991, de Boutros Boutros-Ghali de 1991 à 1993 puis de Philippe Séguin à l'Assemblée nationale de 1993 à 1996.

En 1999, il rejoint Charles Pasqua lors de sa scission avec le RPR et est élu député européen sur la liste conduite par Charles Pasqua et Philippe de Villiers. Membre du Rassemblement pour la France fondé par Pasqua, il finit par quitter ce parti.

En 2001, il crée l'Entente souverainiste, qui devient en 2003 le RIF, parti politique qui dénonce « la démission conjointe de ceux qui ont en charge l'intérêt national et le bien commun des Français ».

Lors de la campagne présidentielle 2002, il soutient activement la candidature de Jean-Pierre Chevènement. À la suite de la présence au second tour de Jean-Marie Le Pen, il n'appela pas à voter Chirac tout comme William Abitbol et Florence Kuntz, ce qui lui valut d'être exclu du Pôle républicain.

En 2004, il conserve son mandat de député européen, étant la tête de liste MPF en Île-de-France.

En 2005, il fait campagne pour un « non » souverainiste de droite dans la campagne référendaire sur le Traité établissant une Constitution pour l'Europe.

En novembre 2002, il crée une lettre d'actualité mensuelle, L'Indépendance, qu'il complète en 2006 en créant la revue trimestrielle Les Cahiers de l'Indépendance, consacrée à des analyses de fond et d'envergure.

À l'occasion du second tour de l'élection présidentielle française de 2007, il appelle à voter blanc, contrairement à Philippe de Villiers, qui « invite ses électeurs » à voter pour Nicolas Sarkozy afin de « faire barrage à la gauche » ; il est même allé jusqu'à évoquer un vote pour Ségolène Royal comme préférable à un vote pour Sarkozy.

En mai 2008, il est élu président du Rassemblement pour l'indépendance et la souveraineté de la France (RIF), succédant à Jean-Paul Bled.

Membre fondateur d'ATTAC[1], et ayant des sympathies pour le souverainisme de la Nouvelle Action Royaliste de Bertrand Renouvin, il est également connu pour être, comme Jean-Pierre Chevènement et Charles Pasqua, un fervent partisan du néo-jacobinisme, prônant le retour à un État centralisateur.

Après être intervenu très régulièrement dans le Libre Journal de Philippe de Saint Robert sur Radio Courtoisie, il a pris la direction d'un Libre Journal de la nuit[2] (tous les mercredis soirs, et rediffusés les vendredis soirs à 21h30), assistée par le spécialiste de la géopolitique, son condisciple à l'université de Bordeaux, Hervé Coutau-Bégarie.

Aux européennes de 2009, il n'est pas réinvesti par le MPF, qui lui préfère Jérôme Rivière comme tête de liste en Île-de-France. Il se rapproche alors de Nicolas Dupont-Aignan et de Debout la République que la tête de liste en Île-de-France, Anne-Marie Le Pourhiet, a quitté ; mais l'alliance ne se fait pas et M. Coûteaux annonce sa candidature, soutenue par le RIF et le collectif des « Gaullistes en colère »[3]. Constatant qu'aucune liste aux élections européennes ne voulait rompre avec l'Union européenne et que la stratégie de division optée par Libertas et Debout la République conduisait la base souverainiste de leur électorat dans une impasse, Paul-Marie Coûteaux se retire officiellement le 28 avril 2009, et prône le vote blanc ou l'abstention[4].

En 2010, il écrit la préface de La nouvelle extrême-droite de Jean Robin (éditions Xenia)[5].

En septembre 2010, il porte plainte contre son collègue eurodéputé, Michel Dary qu'il accuse de l'avoir spolié de ses indemnités[6],[7].

En mars 2011, il appelle son parti (RIF) à constituer une alliance avec le FN, DLR et le MPF pour les échéances législatives de 2012[8]. Après l'échec partiel de ces négociations, Paul-Marie Coûteaux se rallie finalement à la candidature de Marine Le Pen[9],[10]. Il ouvre la porte au ralliement au FN de Bertand Dutheil de La Rochère[11] et Florian Philippot[12]. Il crée fin 2011, son propre parti, le SIEL (« Souveraineté, indépendance et libertés »)[13].

Il est candidat aux élections législatives françaises de 2012 en Haute-Marne (2e circonsription, Saint-Dizier)[14].

[modifier] Œuvres

[modifier] Dans la fiction

Dans le roman uchronique de Frédéric Deslauriers (2011), Les Deux-Cents jours de Marine Le Pen, où Marine Le Pen gagne l'élection présidentielle de 2012, Paul-Marie Coûteaux devient ministre de la Jeunesse et des Sports[15].

[modifier] Voir aussi

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[modifier] Liens externes

[modifier] Notes et références

  1. « Les peuples qui ont dit non ont obtenu des renégociations », interview donnée au journal Metro, mai 2005
  2. Présentation de l'émission
  3. Le Monde du 22 avril 2009, p. 11.
  4. Entretien à la Revue Républicaine du 15 mai 2009
  5. Blog de Jean Robin
  6. Le Figaro.fr
  7. France Soir.fr
  8. AFP
  9. Rue89, David Mascré, le grand intello du FN qui fait mousser son CV, 31 août 2011
  10. L'Express, Gilbert Collard présidera le comité de soutien de Marine Le Pen, 30 août 2011
  11. Mediapart.fr
  12. Rue89.com
  13. Francesoir.fr
  14. Lemonde.fr
  15. Frédéric Deslauriers, Les Deux-Cents jours de Marine Le Pen, Plon, 2011, pages 20-21.
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