Jacques Hogard

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Jacques Hogard
Naissance 1955
Origine Drapeau de la France France
Arme Légion étrangère
Grade Colonel
Années de service 19742000
Conflits Tchad
Djibouti
Somalie
Rwanda
Kosovo
Commandement Groupement interarmées des forces spéciales
Faits d'armes Opération Turquoise Opération Oryx Opération Trident
Distinctions Officier de la Légion d'honneur
Officier de l'ordre national du Mérite
Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs
Croix de la Valeur militaire
Autres fonctions Président directeur général d'E.P.E.E

Jacques Hogard (né le 16 décembre 1955) est un officier parachutiste de la Légion étrangère, de nationalité française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une vieille famille lorraine, il est le fils du général Jacques Hogard, officier d'infanterie de marine, combattant de la Seconde Guerre mondiale et des guerres d'Indochine et d'Algérie, et le neveu du général Pierre de Bénouville, héros de la Résistance et Compagnon de la Libération.

Il effectue sa formation d'officier à l'École militaire interarmes de Saint Cyr Coëtquidan (Promotion Général Laurier, 1978-79), puis, ayant choisi l'infanterie, entre en service dans la Légion étrangère, où il est lieutenant, puis capitaine au 2e régiment étranger de parachutistes, et enfin officier supérieur et colonel. Il participe à plusieurs missions extérieures dans les années 1980 et 1990, en Afrique notamment.

En 1992, il est affecté comme chef de bataillon au bureau opérations de l'état-major des troupes françaises stationnées à Djibouti. Il dirige le "bureau opérations" de l'opération Oryx en Somalie (1992-1993) durant la tentative des Nations unies de stopper la guerre civile somalienne, de l'opération Iskoutir en République de Djibouti, de l'opération Diapason au Yémen. Nommé lieutenant-colonel en 1993 à l'âge de 37 ans, il est commandant du groupement de Légion Étrangère lors de l'opération Turquoise au Rwanda, en 1994. À ce titre, il est membre fondateur de l'association France-Turquoise, dont l'objet principal est le "rétablissement de la vérité sur l'action de l'armée française et des militaires français au Rwanda" suite aux allégations concernant ceux-ci durant le génocide au Rwanda, entre autres par la Commission Mucyo. Il écrira plus tard en 2005 son témoignage sur sa participation à l'opération Turquoise, "Les larmes de l'honneur, 60 jours dans la tourmente du Rwanda" paru aux éditions Hugo. Il rejoint ensuite l'état-major de la Légion étrangère, puis celui de l'armée de terre française et enfin le commandement des opérations spéciales (COS). Promu colonel, il commande le groupement interarmées des forces spéciales qui ouvre la voie à la Brigade Leclerc en Macédoine, puis au Kosovo, en 1999 lors de la guerre du Kosovo. Sa décision de porter secours aux communautés monastiques en danger et de protéger les monastères orthodoxes, notamment celui de Devic victime en juin 1999 des pires exactions de la part des rebelles albanais de l'UCK, lui vaudra la remise de la plus haute distinction de l'Église serbe orthodoxe, l'ordre de Saint Sava.

Le colonel Hogard prend sa retraite anticipée en 2000. Il fonde et dirige depuis une entreprise de conseil spécialisée en intelligence stratégique et en diplomatie d'entreprises à l'international. Jacques Hogard est diplômé du CPA (Centre de Perfectionnement aux Affaires), Executive MBA d'HEC.

Le 13 mai 2009, avec un certain nombre d'autres anciens officiers de l'armée française ayant servi au Rwanda entre 1990 et 1994, il est distingué par un décret du Président de la République et promu au grade d'officier de la Légion d'honneur.

Décorations[modifier | modifier le code]

Legion Honneur Officier ribbon.svg Ordre national du Merite Officier ribbon.svg Croix de Guerre des Theatres d'Operations Exterieurs ribbon.svg
Croix de la Valeur Militaire ribbon.svg

Intitulés[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

  • Son grand-père : le général Emile-Louis Hogard (1894-1990), officier de l'armée d'Afrique, proche collaborateur du Maréchal Lyautey au Maroc, commandant les Goums Marocains (1944-45)
  • Son père : le général Jacques Hogard (voir page spécifique)
  • Son frère : le général Jean-François Hogard, actuel Commandant supérieur des force françaises de l'Océan Indien, ancien chef de corps du 3e RPIMa (2002-04), ancien Conseiller Afrique du Ministre de la Défense (2007-2009) commandant de la Force Licorne en Côte d'Ivoire en 2009, commandant de la 9ème Brigade Légère Blindée d'Infanterie de Marine (basée à Poitiers) et de la Brigade La Fayette en Afghanistan (2010-2011).
  • Son oncle : le général Pierre de Bénouville, héros de la Résistance et compagnon de la Libération, ancien député d'Ille-et-Vilaine et ancien député de Paris.
  • Son cousin : François Guillaume, ancien Ministre, ancien président de la FNSEA, député de Meurthe-et-Moselle

Publications[modifier | modifier le code]

  • Les larmes de l'honneur : 60 jours dans la tourmente du Rwanda, Jacques Hogard, Hugo et Compagnie, 2005, ISBN 2-7556-0054-3
  • Désinformation : le cas rwandais in Cahiers du CESAT (Collège d'Enseignement Supérieur de l'Armée de terre), n°13, septembre 2008
  • À propos du Rwanda, des Grands Lacs et de la politique française en Afrique in Revue "Diplomatie", numéro 37 (mars-avril 2009), voir www.areion.fr
  • La Russie, ce marché qui vous tend la main! in Revue "Constructif", publication trimestrielle de la Fédération Française du Bâtiment, numéro 32 (Juin 2012).

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Nota : M. Jérôme Bicamumpaka sera acquitté de tous les chefs d'accusation pesant contre lui, dont celui de "génocide" par le Tribunal Pénal International pour le Rwanda, le 30 septembre 2011, après 11 ans de détention préventive...

Dépêche du 16-03-2012 à 16h00 : Le journaliste Patrick de Saint Exupéry sera rejugé. Le comte Patrick de Saint Exupéry et son éditeur Laurent Beccaria, relaxés alors qu'il étaient poursuivis par plusieurs militaires français pour leur livre sur le génocide rwandais, seront rejugé par la cour d'appel de Paris, a-t-on appris le 16 mars 2012, de source judiciaire. Dans un arrêt rendu mardi, la chambre criminelle de la Cour de cassation a annulé l'arrêt de relaxe rendu le 29 juin 2011 par la cour d'appel de Paris et renvoyé le dossier devant la même cour, mais autrement composée. Publié en 2004 sous le titre "L'inavouable, la France au Rwanda", l'ouvrage avait été réédité en mars 2009 aux éditions des Arènes sous un nouveau titre avec une nouvelle introduction. La page de couverture comportait en son centre le titre du livre "Complices de l'inavouable" et le nom de l'auteur, en caractères noirs. Tout autour figuraient, en caractères de couleur et de taille différentes, le nom de nombreuses personnalités, parmi lesquelles des responsables politiques (François Mitterrand, Dominique de Villepin, Hubert Védrine...), des militaires de haut rang, le juge Bruguière ou encore le nom des banques Crédit Lyonnais et BNP. À la suite de la publication de ce livre, plusieurs militaires français cités en première page et estimant être taxés de "complices" du génocide avaient attaqué le journaliste et son éditeur en diffamation. Le 29 juin 2011, la cour d'appel de Paris a confirmé les jugements de première instance et donné tort à quatre de ces militaires ayant servi au Rwanda : le colonel Jacques Hogard et les généraux Eric de Stabenrath, Jean-Claude Lafourcade et Didier Tauzin. La cour d'appel soulignant les "éléments sérieux" dont disposait le journaliste pour nourrir son enquête, avait estimé qu'il était "légitime" pour les prévenus de "procéder à l'occasion du quinzième anniversaire du génocide rwandais à la nouvelle publication (...) d'un ouvrage déjà édité en 2004, qui n'avait fait l'objet d'aucune poursuite" à l'époque. Les officiers s'étaient pourvus en cassation. C'est sur ces pourvois que s'est prononcée la Cour mardi. Elle leur a donné raison et a cassé les deux arrêts poursuivis. Les motivations de la décision de cassation n'étaient pas disponibles dans l'immédiat.