Michel Hollard

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Michel Hollard, né le 10 juillet 1898 à Épinay (Eure) et mort le 16 juillet 1993, est un lieutenant-colonel français, qui fut un résistant célèbre lors de la Seconde Guerre mondiale.

Le résistant[modifier | modifier le code]

Son réseau[modifier | modifier le code]

La France coupée en quatre : zone libre, zone occupée, départements annexés et Nord de la France directement sous administration militaire allemande, plus les zones interdites littorale et de l'est.
Vue de « La petite Bachaudie »

1941, il constitue le réseau AGIR, rattaché au Secret Intelligence Service (S.I.S.) et composé d'une centaine d'agents.

Il utilise une couverture de représentant d’une entreprise, la Maison Gazogène Autobloc (fabricant de gazogènes), pour justifier ses nombreux déplacements ; néanmoins, ses fréquents passages à la frontière furent toujours clandestins. Il franchira une centaine de fois la frontière suisse pour effectuer cette mission et grâce à des complicités locales (Denis et Alice Poncet), franchira la Valserine un grand nombre de fois (à environ 3 km du pont Charlemagne, près de la ferme des époux Poncet, connue sous le nom de « La petite Bachaudie »).

Les rampes de lancement des V1[modifier | modifier le code]

Site V-1 no 685 au Val Ygot près d'Ardouval (Seine-Maritime, France); V-1 sur une rampe de lancement reconstruite.
  • À l’été 1943, l’un de ses agents, Jean Henri Daudemard, un ingénieur des chemins de fer de Rouen, signale que plusieurs chantiers de construction d’une structure inhabituelle ont fait leur apparition en Haute-Normandie. Hollard se rend à Rouen, déguisé en pasteur protestant, et persuade un responsable local de lui communiquer la liste des chantiers. Ce sont des constructions de rampes de lancement des fusées V1. C'est à Yvrench dans la Somme qu'un de ses agents, André Comps, ingénieur chargé de la conception des rampes par les Allemands, lui fournit les plans.
  • Il communique ces renseignements aux Britanniques (MI6) par l'Ambassade de Grande-Bretagne à Berne, en passant lui-même la frontière suisse 98 fois (49 voyages).

L'arrestation[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

  • Descendant du pasteur Jean Monod (1765-1836)
  • Son père, Auguste Hollard, professeur de physique nucléaire à l'école de Physique et chimie de Paris et à la Sorbonne
  • Sa mère, Pauline Monod
  • Cousin germain de Théodore Monod (1902-2000) naturaliste, explorateur, érudit et humaniste français
  • Cousin germain de Jacques Monod (1910-1976), Prix Nobel 1965
  • Son fils Florian Hollard, chef d'orchestre. Longtemps directeur de l'orchestre symphonique de Tours et maître de chapelle de l'Oratoire du Louvre à Paris, il a aussi parcouru le monde et représenté son pays devant de nombreux auditoires étrangers.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Florian Hollard, Michel Hollard, le Français qui a sauvé Londres, Paris, Le cherche midi, coll. « Documents et Guides »,‎ 21 avril 2005, broché, 315 p. (ISBN 978-2-749-10387-7)
    livre écrit par son fils
  • George Martelli, L'homme qui a sauvé Londres [« The Man Who Saved London. The Story of Michel Hollard, DSO, Croix de guerre »], J'ai Lu, coll. « A 17/18 / Leur aventure »,‎ 1962 (réimpr. 1966 1972), poche, 375 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]