solidaritéS

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Solidarité
Logotype de solidaritéS

solidaritéS est un parti politique de gauche anticapitaliste, socialiste, écologiste et féministe, présent en Suisse romande, dans les cantons de Genève, Vaud et Neuchâtel, ainsi que dans le canton suisse allemand de Bâle.

solidaritéS publie un bimensuel du même nom.

Histoire[modifier | modifier le code]

solidaritéS est fondé en 1992 à Genève à partir du regroupement de deux petites formations de la gauche issue de 68 – le Parti socialiste ouvrier (ex-Ligue marxiste révolutionnaire), d'origine trotskiste, et Pour le communisme, d'origine marxiste-léniniste –, ainsi que de plusieurs dizaines de militant-e-s politiquement inorganisés du mouvement syndical et associatif. Sur le plan électoral, il participe à la constitution de l'Alliance de Gauche (AdG) en 1993, avec le Parti du travail et un groupe d'indépendants de gauche. En 2003, solidaritéS réussit à faire élire Pierre Vanek au conseil national.

L'AdG se scinde lors des élections cantonales du 13 novembre 2005, le PdT et les indépendants présentant leur propre liste (6,9 %) et le mouvement SolidaritéS présentant la sienne (6,7 %). Du fait de cette division, aucune d'entre elles n'obtient le quorum de 7 % exigé pour obtenir une représentation au Grand Conseil. L'AdG ne s'en relèvera pas. SolidaritéS continuera cependant à promouvoir le regroupement des mêmes forces, auquel s'adjoindra désormais le petit groupe des Communistes, dans le cadre de la nouvelle coalition À gauche toute ! Genève, en septembre 2006, fondée désormais sur les décisions d'assemblées générales communes de l'ensemble des militant-e-s.

Cette nouvelle tentative conduira cependant à une nouvelle impasse, sanctionnée par la décision du Parti du travail de présenter une liste séparée aux élections nationales du 21 octobre 2007. Prenant acte de ces évolutions, solidaritéS a annoncé la tenue d'un congrès en mai 2008 à Genève, suivi d'un congrès en novembre au niveau inter-cantonal, pour débattre de l'évolution du contexte politique et du projet de construction d'une force politique anticapitaliste en Suisse. En octobre 2013, solidaritéS est à nouveau représenté au Grand Conseil genevois, dans le cadre d'une alliance de la gauche radicale dénommée "Ensemble à gauche".

Parallèlement au canton de Genève, le parti solidaritéS se développe dans d'autres cantons de Suisse romande, prioritairement Vaud et Neuchâtel. Ainsi, en 2008, SolidaritéS dispose de deux élus au niveau du Grand Conseil vaudois (Jean-Michel Dolivo, Anne Papilloud) et de quatre élus au parlement de la ville de Lausanne, siégeant au sein du groupe À gauche toute!. Dans le canton de Neuchâtel, solidaritéS dispose notamment de trois élus au législatif communal de la ville de Neuchâtel, siégeant au sein du groupe Popvertsol, et d'un élu à l'exécutif de la ville.

En 2008, les sections de Genève et de Vaud participent au lancement d'initiatives cantonales pour le « droit à un salaire minimum » garanti par la constitution[1]. En 2009, ces initiatives sont jugées non-conformes à la constitution cantonale par les parlements respectifs de Vaud et Genève dominés par une majorité bourgeoise[2],[3]. solidaritéS dépose dans les deux cantons un recours contre ces décisions et dénonce dans ces invalidations une « violation des droits populaires ». Le Tribunal fédéral donne raison à solidaritéS et annule la décision du Grand Conseil genevois car l'initiative n'est pas "manifestement contraire au droit supérieur"[4].

En mars 2009, solidaritéS tient son premier congrès, durant lequel l'organisation adopte un certain nombre de textes d'orientation politique commune, sur le socialisme du XXIe siècle, l'écologie et le féminisme. Le congrès adopte également une résolution qui vise à se distancer des gestions gouvernementales de la gauche plurielle et qui exclut les accords de gouvernement avec le Parti socialiste et Les Verts.

Doctrine politique[modifier | modifier le code]

solidaritéS se réclame de la gauche anticapitaliste, écologiste et féministe. L'organisation prône une transformation révolutionnaire de la société sur des bases socialistes et démocratiques[5].

Principales activités[modifier | modifier le code]

SolidaritéS s'investit dans les mouvements sociaux ; ses membres militent activement dans les organisations syndicales, dans diverses associations du mouvement ouvrier, dans le mouvement altermondialiste et sont actifs dans bien d'autres activités liées à la lutte des classes (mouvement des sans-papiers, grèves, mouvement anti-guerre, défense des victimes de l'amiante, lutte contre le racisme, mouvements féministes, etc.)[6].

Le mouvement mène aussi des campagnes électorales dans les trois principaux cantons où il est actif (Genève, Vaud, Neuchâtel). Pierre Vanek a été élu au Conseil national (chambre basse) de 2002 à 2007.

Relations internationales[modifier | modifier le code]

D'un point de vue international, solidaritéS appartient au réseau de la Gauche anticapitaliste européenne et participe régulièrement à ses conférences, aux côtés du NPA (France), du SWP (Royaume-Uni), de Respect (Royaume-Uni), du Bloc de gauche (Portugal), de l'Alliance rouge et verte (Danemark), etc. solidaritéS possède également le statut d'observateur permanent de la Quatrième Internationale (Secrétariat unifié).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]