Jacques Godechot

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Jacques Godechot

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Biographie
Naissance 3 janvier 1907
Lunéville (Meurthe-et-Moselle)
Décès 24 août 1989
Hèches (Gard)
Nationalité Drapeau : France Français
Thématique
Formation Université de Nancy et Université de Paris
Titres Agrégé d'Histoire
Docteur ès lettres
Professeur des universités
Approche histoire de la Révolution française (analyse d’une révolution « atlantiste »)
Travaux * Thèse de doctorat, Les Commissaires aux armées sous le Directoire (1937)
  • Les institutions de la France sous la Révolution et l'Empire (1951)
  • La contre-révolution (1789-1804) (1961)
Auteurs associés
Détracteurs
(Critiques)
Albert Soboul

Jacques Godechot, né à Lunéville le 3 janvier 1907 et mort à Hèches le 24 août 1989, est un historien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Lunéville en 1907, territoire de Lorraine demeuré sous le contrôle français après la guerre de 1870, Jacques Godechot est issu d’une famille juive de commerçants. Passionné à la fois par la Révolution française, dont le souvenir reste vif dans sa famille, et par la philosophie de Spinoza, il opte finalement pour l’histoire. Il commence ses études à Nancy et les finit à Paris. Il est reçu à l’agrégation d’histoire en 1928.

À Paris, il est très marqué par l’enseignement d’Albert Mathiez sous la direction duquel il commence sa thèse de doctorat sur Les Commissaires aux armées sous le Directoire. À la mort de Mathiez en 1932, il poursuit sa thèse avec Georges Lefebvre et la soutient en 1937.

À Strasbourg, il rencontre Lucien Febvre et Marc Bloch. Sans faire partie de l’école des Annales, il est aussi influencé par les pères des Annales d’histoire économique et sociale. Il est révoqué de l’enseignement secondaire par l’administration de Vichy du fait de ses origines juives. En 1945, il est nommé professeur à la faculté des lettres de Toulouse.

Il contribue à élargir l’étude de la Révolution française dans le temps et dans l’espace.

Il expose cette vision « atlantiste » dans le rapport sur Le Problème de l’Atlantique au XVIIIe siècle, qu’il présente au Congrès international des sciences historiques de Rome en mars 1955 en compagnie de l'historien américain Robert Roswell Palmer. Ce rapport subit des critiques énormes et dans un contexte de Guerre froide, où les oppositions entre les historiens marxisants et les autres sont exacerbées, il est accusé d’être payé par l’OTAN, si ce n’est par la CIA. Son analyse d’une révolution « atlantiste » est développée dans La Grande Nation (1956), Les Révolutions (1963), L’Europe et l’Amérique à l’époque napoléonienne (1967). Cela lui vaut d’être élu à la tête de la commission internationale d’histoire de la Révolution française du Comité international des sciences historiques.

Il s’intéresse également à la Révolution française à travers la Contre-révolution (1961), la Pensée révolutionnaire en France et en Europe (1964), la Prise de la Bastille (1965) et la Vie quotidienne sous le Directoire (1977).

On assiste à un apaisement avec les historiens marxisants dont Soboul, apaisement concrétisé en 1959 par sa désignation à la coprésidence de la Société des études robespierristes.

Il meurt en 1989, en plein milieu des commémorations du bicentenaire de la Révolution française, commémorations dont il avait aidé à la préparation.

En 2005-2006, le thème d'Histoire moderne au Capes et à l'agrégation d'Histoire-Géographie est directement inspiré de sa théorie des révolutions en chaîne (Révoltes et révolutions en Europe et aux Amériques, 1773-1802).

Œuvres (liste non exhaustive)[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]