Marcel Schwob
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par Félix Valloton
paru dans Le Livre des masques
de Remy de Gourmont (1898).
Marcel Schwob, né à Chaville (Seine-et-Oise, aujourd'hui Hauts-de-Seine) le 25 août 1867 et mort à Paris le 26 février 1905, est un écrivain français — conteur, poète, traducteur, érudit — proche des symbolistes.
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[modifier] Biographie
Marcel Schwob naît dans une famille de lettrés (son père, George Schwob, était un ami de Théodore de Banville et de Théophile Gautier tandis que sa mère, Mathilde Cahun, appartenait à une famille d'intellectuels juifs originairesd'Alsace[1].) Les Schwob s'installent à Nantes à partir de 1876. George Schwob a acheté le quotidien républicain Le Phare de la Loire dont il est devenu rédacteur. Son autre fils, Maurice, lui succédera.
En 1881, Marcel est envoyé à Paris chez son oncle maternel Léon Cahun, bibliothécaire en chef de la Bibliothèque Mazarine, afin d'y poursuivre ses études. Il entre au lycée Louis-le-Grand, où il se lie d'amitié avec Léon Daudet et Paul Claudel[1]. Il devient rapidement polyglotte. Il échoue au concours d'entrée de l'École normale supérieure, mais est reçu premier à la licence ès lettres en 1888. Il échoue également à l'agrégation en 1889.
En 1884, il découvre Robert Louis Stevenson, qui sera un de ses modèles.
Il se passionne également pour l'argot, et notamment pour le langage des coquillards utilisé par Villon dans ses ballades en jargon : contrairement à l'opinion répandue à l'époque (et qui avait été celle qu'avait développé Victor Hugo dans les Misérables), Schwob considère que l'argot n'est pas une langue qui se crée spontanément, mais qu'elle est en réalité un langage artificiel et codé[1].
Il se met à publier des séries de contes, à la limite du poème en prose, où il crée des procédés littéraires qui seront repris par d'autres ultérieurement. Ainsi Le Livre de Monelle, en 1894, annonce Les Nourritures terrestres d'André Gide (Marcel Schwob lui en voudra pour cela) ; La Croisade des enfants, l'année suivante, annonce William Faulkner dans As I Lay Dying ; Borges aussi lui avouera une grande dette.
En 1900, il épouse l'actrice Marguerite Moreno, l'amie incomparable de Colette, qu'il a rencontrée en 1895. Colette avait pour lui une affection particulière. Leur franche camaraderie était un mélange d'humour et de rosserie. Elle notera dans Mes apprentissages : « Le plus menaçant visage qui pût couvrir, comme un masque de guerre et d'apparat, les traits mêmes de l'amitié ».
La santé de Marcel Schwob est des plus mauvaises. Il tente de fuir son destin en voyageant, à Jersey et jusqu'à Samoa, là même où Stevenson avait fini sa vie. Un peu à la manière des enfants de cette Croisade, qui furent massacrés avant d'atteindre le tombeau du Christ. Marcel Schwob eut cependant le temps de revenir en France, terminant sa vie en reclus, laissant une oeuvre inachevée.
Il meurt d'une grippe le 26 février 1905, à l'âge de trente-sept ans.[1].
Il est inhumé au cimetière du Montparnasse.
[modifier] Œuvres
- Étude sur l’argot français (1889)
- Cœur double (1891) Texte en ligne : Wikisource, (marcel-schwob.org)
- Les Jeux des Grecs et des Romains (traduction de l'étude de Richter: 1891)
- Le Roi au masque d’or (1892) Texte en ligne
- Mimes (1893)
- Le Livre de Monelle (1894) Texte en ligne : (marcel-schwob.org), (scribd.com)
- Annabella et Giovanni (1895)
- Heurs et Malheurs de la fameuse Moll Flanders (traduction du roman de Daniel Defoe: 1895) Texte en ligne : Gallica, Project Gutenberg
- La Croisade des enfants (1896) Texte en ligne : Wikisource, (ebooksgratuits.com)
- Spicilège (1896) Texte en ligne
- Vies imaginaires (1896)
- La Légende de Serlon de Wilton (1899)
- La Tragique Histoire de Hamlet (traduction de la pièce de William Shakespeare, en collaboration avec Eugène Morand: 1900)
- Francesca da Rimini (traduction de la biographie de F. M. Crawford: 1902)
- La Lampe de Psyché (1903)
- Mœurs des diurnales (sous le pseudonyme de Loyson-Bridet) (1903)
- Le Parnasse satyrique du XVe siècle (1905)
- Il Libro della mia Memoria (inachevé, 1905) Texte en ligne
- François Villon (1912)
- Chroniques (1981)
- Vie de Morphiel (1985)
- Correspondance inédite (1985)
- Correspondance Schwob-Stevenson (1992)
- Dialogues d'Utopie (2001)
- Vers Samoa (2002)
[modifier] Sur Marcel Schwob
- Pierre Champion, Marcel Schwob et son temps. Paris : Bernard Grasset, 1927.
- Sylvain Goudemare, Marcel Schwob ou les vies imaginaires. Paris : Le Cherche Midi, 2000.
[modifier] Liens externes
- Site de la société Marcel Schwob.
- Dossier sur Marcel Schwob, sur le site de la revue des ressources.
[modifier] Notes et référence
- ↑ a b c d Cf. Biographie de Marcel Schwob sur le site de la Société Marcel Schwob

