Daniel-Lesur

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Daniel-Lesur

Nom de naissance Daniel-Jean-Yves Lesur
Naissance 19 novembre 1908
Paris Drapeau : France
Décès 2 juillet 2002 (à 93 ans)
Paris
Activité principale Compositeur
Organiste
Activités annexes Enseignant
Administrateur
Producteur
Lieux d'activité Paris
Maîtres Charles Tournemire
Élèves Maurice Ohana
Pierre Wissmer
Jean-Jacques Werner

Daniel-Jean-Yves Lesur dit Daniel-Lesur[1] est un compositeur et organiste français né le 19 novembre 1908 à Paris où il est mort le 2 juillet 2002.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa mère, Alice Lesur, était une compositrice connue dans les années 1920. C'est avec elle qu'il commence à écrire avant d'entrer à 12 ans au Conservatoire de Paris dans la classe de Jean Gallon. Élève de Charles Tournemire, il enseigne dès 1935 à la Schola Cantorum dont il assure la direction 25 ans plus tard (de 1957 à 1962). Il est également organiste de l’abbaye bénédictine de Paris de 1935 à 1939 et de 1942 à 1944. En 1936, avec Yves Baudrier, André Jolivet et Olivier Messiaen, en réaction contre le néo-classicisme et contre l'esthétique abstraite de l'École de Vienne, ils constituent le Groupe Jeune France.

En 1944, il prend en charge l’information musicale à la Radiodiffusion française, avant de remplir les fonctions de conseiller musical de la télévision de 1961 à 1968, puis d’inspecteur général de la Musique au ministère des Affaires culturelles en 1973.

Le 23 mai 1971, il est nommé administrateur de la Réunion des théâtres lyriques nationaux (RTLN) et s'adjoint Bernard Lefort comme directeur. Ils sont remplacés le 1er janvier 1973 par le metteur en scène suisse Rolf Liebermann qui cumule les deux fonctions jusqu'à la dissolution de la structure en 1978.

Daniel-Lesur est élu à l'Académie des beaux-arts en 1982.

Il est inhumé au cimetière de Passy (5e division) dans le 16e arrondissement de Paris[2].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Il est l'auteur d'œuvres scéniques, parmi lesquelles trois opéras et un ballet, d'œuvres destinées au concert et de plusieurs pièces de musique vocale. Il a composé également pour la radio et le cinéma. Cinq Chansons Cambodgiennes : Le langage des fleurs, Sangiar, Pirogues, L' étang de Peï, Le voyage du Roi.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Gavoty et Daniel-Lesur Pour ou contre la musique moderne ?, Paris, Flammarion, 1957.
  • Christian Tournel, Daniel-Lesur ou l'Itinéraire d'un musicien du XXe siècle (1908-2002), L'Harmattan, 2009.
  • Cécile Auzolle (dir.), Regards sur Daniel-Lesur : Compositeur et Humaniste (1908-2002), avant-propos de Jean Roy, Paris, Presses de l'Université Paris-Sorbonne, 2009, 412 p.
  • Cécile Auzolle, L'Œuvre de Daniel-Lesur, catalogue raisonné, Paris, Éditions de la Bibliothèque nationale de France, 2009, 151 p.
  • Cécile Auzolle, « Daniel-Lesur et Charles Tournemire : Une filiation » dans Sylvain Caron et Michel Duchesneau (dir.),Musique, art et religion dans l'entre-deux guerres, Lyon, Symétrie, 2009, p. 155-179.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Contrairement à une erreur qui s'est répandue depuis la disparition du compositeur, son nom d'artiste est bien Daniel-Lesur, formé uniquement de son premier prénom et de son patronyme, ainsi que l'atteste entre autres la notice d'autorité de la BnF, et non Jean-Yves Daniel-Lesur comme on le voit parfois écrit. Il le choisit au début des années 1920, au moment de la composition de ses premières œuvres, pour se démarquer de sa mère qui commençait à être connue sous le nom de « Lesur ».
  2. « Daniel-Lesur » sur Cimetières de France et d’ailleurs

Liens externes[modifier | modifier le code]