Zhu Da

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Dans ce nom chinois, le nom de famille, Zhu, précède le nom personnel.

Bā dàshān rén
八大山人

Description de cette image, également commentée ci-après

« Lotus et canards, vers 1696, rouleau vertical, encre sur papier, 95,8 × 185 cm, Freer Gallery of Art.

Nom de naissance Zhū Dā 朱耷
Naissance
Nanchang, Jiangxi, Chine de la dynastie Ming
Décès
Nationalité Chinois (Ming) Drapeau de la Chine (Dynastie Ming)
Chinois (Qing) Drapeau de la Chine (Dynastie Qing)
Activités Artiste peintre (peinture chinoise), calligraphe, poète.
Mouvement artistique peinture chinoise
Influencé par Dong Qichang, Huang Zijiu, Lin Liang, Shen Zhou, Xu Wei.

Zhū Dā (chinois : 朱耷 ; pinyin : zhū dā ; Wade : Chu Ta, 1625 Nánchāng (Jiāngxī) – 1705), surnommé Badashan ren (八大山人, bādàshān rén, « l'homme des huit grandes montagnes ») est un artiste peintre et calligraphe chinois du XVIIe siècle, l'un des plus connus de la Voie excentrique sous la dynastie Qing.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1625 à Nanchang, dans la province du Jiangxi et descendant de la dynastie Ming par le prince Zhu Quan. Son prénom social est Ren'an et ses surnoms Shunian, Geshan, Lüwu (Maison de l'âne) et Renwu.

Il commença très jeune à peindre et à écrire des poèmes. En 1644, quand l'empereur Chongzhen se suicida après la prise de Beijing par une armée rebelle et le franchissement de la Grande Muraille de Chine par l'armée mandchoue, le jeune homme trouva refuge dans un temple bouddhiste et se fit moine à 23 ans sous le nom bouddhique de Chuanqi, obtenant rapidement le titre de prêtre puis d'abbé.

En 1672, à la mort de son maître spirituel, l'abbé Hong Min, il quitte le monastère et mène une vie de moine-artiste itinérant. Il rejoint la cour de Hu Yitang, magistrat du comté de Línchuān. Il hésitait à faire carrière en raison de son ascendance Ming.

Il prend à partir de 1684 le surnom religieux Bādàshān rén (八大山人, parfois retranscrit en Pa-ta-shan-jen), sous lequel il reste célèbre en Chine.

Il fut particulièrement contrarié par le départ de son protecteur, Hu Yitang. Le cœur brisé, à moins qu'il n'ait été atteint d'une affection cérébrale, il refusait de parler à quiconque ; sur sa porte il avait écrit le caractère (, « muet »). Il gesticulait frénétiquement, buvait à l'excès, alternant les rires et les pleurs. Dans un accès de rage, il aurait brûlé sa robe mettant ainsi un terme à sa vie monastique. À 54 ans, il renoue ainsi avec la vie profane et se marie tout en restant un peintre itinérant.

Style[modifier | modifier le code]

Sa réputation de peintre « sauvage » en a fait une légende. Ses coups de pinceau vifs et spontanés sont caractéristiques. En calligraphie, il s'inspire du style de Weijin. Pour la peinture de paysage, il a été « influencé » par Dong Qichang et Huang Zijiu. Et pour la peinture de fleurs et d'oiseaux, par Lin Liang, Shen Zhou et Xu Wei.

Sources biographiques anciennes[modifier | modifier le code]

  • Shao Ch'ang-heng : Ecrits de Ch'ing-men
  • Ch'en Ting : Biographies de Liu-chi
  • Chang Keng : Notes sur la peinture de la dynastie Qing
  • Histoire du monastère de Ch'ing-yun (dont la postface serait de Zhu Da)

Quelques œuvres[modifier | modifier le code]

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

Spécifiques[modifier | modifier le code]

  • François Cheng, Chu Ta - Le génie du trait, Paris, Phébus (Éditions),‎ 1986, 154 p. (ISBN 2859400702). Dernière édition 1999.
  • Richard Weihe, Mer d'encre, Arles, P. Picquier,‎ 2006, 135 p. (ISBN 2877308960). Biographie romancée.
  • François Cheng, Toute beauté est singulière - Peintres chinois de la Voie excentrique, Paris, Phébus (Éditions),‎ 2004, 234 p. (ISBN 2752900295).

Ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

  • Gabriele Fahr-Becker (sous la direction de), Les Arts de l'Asie orientale. Tome 1, Cologne, Könemann,‎ 1999, 406 p. (ISBN 382901743X).
  • Yang Xin, Richard M. Barnhart, Nie Chonghzeng, James Cahill, Lang Shaojun, Wu Hung, Trois mille ans de peinture chinoise, Arles, Philippe Piquier,‎ 2003, 402 p. (ISBN 2877306674).
  • Emmanuelle Lesbre, Liu Jianlong, La Peinture chinoise, Paris, Hazan,‎ 2004, 480 p. (ISBN 2850259225).
  • Yolaine Escande, L'Art en Chine. La résonnance intérieure, Paris, Hermann,‎ 2001, 310 p. (ISBN 2705664246).

Lien externe[modifier | modifier le code]

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