Loi Marthe Richard

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Loi Marthe Richard

Présentation
Référence 46-685
Pays Drapeau français France
Territoire d'application France métropolitaine
Langue(s) officielle(s) Français
Adoption et entrée en vigueur
Adoption 13 avril 1946
Promulgation 14 avril 1946

Lire en ligne Fac-similé sur Légifrance

La loi Marthe Richard du 13 avril 1946 abolit le régime de la prostitution réglementée en France. Elle impose la fermeture des maisons closes (« maisons de tolérance »). La loi porte le nom de Marthe Richard, alors qu'elle est conseillère municipale de Paris et non parlementaire (et de surcroît de nationalité anglaise suite à son mariage avec Thomas Crompton, directeur financier de la fondation Rockefeller), grâce à son entregent et une importante campagne de presse.

Après l'adoption de la loi, Marthe Richard s'assure que l'on vote bien l'article 5 du texte qui prévoit la suppression du fichier national de la prostitution, dans lequel elle est encore fichée[1].

Cette loi fait d'abord sourire la brigade mondaine du 3e étage du 36, quai des Orfèvres puisqu'elle émane de Marthe Richard, qui fut elle-même une prostituée jusqu'aux alentours de 1915, quand elle désire faire table rase de son passé de prostituée ; par la suite, la police la voit d'un mauvais œil car elle risque de la priver de ses sources de renseignement que sont ces prostituées[2].

Notes et références [modifier]

  1. Nicolas Charbonneau et Laurent Guimier, Le Roman des Maisons Closes, Ed.du Rocher, 2010
  2. Matthieu Frachon, 36, quai des Orfèvres : Des hommes, un mythe, du Rocher, 16 juin 2011, 197 p. (ISBN 978-2-268-07098-8) 

Bibliographie [modifier]