Anglo American

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Anglo American plc

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Dates clés 1917 : Création
Personnages clés Sir John Parker (président du conseil)
Mark Cutifani (CEO)[1]
Forme juridique Société à capital ouvert (LSE : AAL)
Siège social Drapeau de Grande-Bretagne Londres (Royaume-Uni)
Activité Mine
Produits Or
Platine
Diamants
charbon
Minéraux
métaux ferreux
métaux industriels
Effectif 100 000 (en 2011)[2]
Site web angloamerican.com
Chiffre d’affaires 28,761 milliards USD (2012)[3]

Anglo American plc (LSE : AAL), créée en 1917 en Afrique du Sud, est une holding britannique principalement active dans la production et la transformation minière. Fondée comme une entreprise minière, elle se diversifie depuis quelques années[Comment ?].

Histoire[modifier | modifier le code]

Anglo American est issue du Anglo American Corporation fondé en 1917 par Sir Ernest Oppenheimer. Le nom rappelle les pays d'où le financement initial provenait. En 1999, après la fusion avec Minorco, elle se renomme Anglo American. Les opérations minières sur l'or font maintenant partie du spin off AngloGold, qui fusionne plus tard avec Ashanti Goldfields Corporation pour devenir AngloGold Ashanti.

En juin 2005, elle est dénoncée par Human Rights Watch pour des atrocités commises au Congo-Kinshasa dans le but de mettre la main sur des mines de Mongbwalu, dans le district d'Ituri. Anglo American aurait financé le groupe armé FNI (Front Nationaliste et Intégriste) et aurait revendu l'or en le faisant transité par l'Uganda[4].

En 2007, Anglo American scinde ses activités "papier et emballage" de sa filiale, Mondi, qui devient indépendante[5].

En octobre 2007, sa participation dans sa filiale de production d'or Anglogold Ashanti passe de 41,6 % à 17,3 %.

En 2009, à la suite de la crise économique de 2008, Anglo American a réduit fortement sa production. En février 2009, la société a mis en place un plan de restructuration prévoyant notamment la suppression de 19 000 postes de par le monde. En juin 2009, malgré sa situation précaire, elle a rejeté une offre de fusion avec Xstrata, dont la valeur est estimée à environ 41 milliards £[6].

En 2013, après avoir investi 580 millions USD sur 6 ans avec son partenaire canadien Northern Dynasty Minerals (NAK) dans le projet de Pebble Mine (Alaska), un site connu pour détenir l'un des plus gros potentiel en exploitation d'or, le groupe se retire et écrit cette perte[7].

En juillet 2014, Anglo American annonce son souhait de se détacher de plusieurs mines de platines, notamment celles nécessitant le plus de main d'oeuvre, en Afrique du Sud après d'importantes grèves dans le pays dans le secteur. Cela représenterait près d'un quart de sa production de platine[8].

En novembre 2014, le groupe annonce avoir placé 100 millions de dollars dans un fonds d'investissement qui s'intéresse à l'innovation autour du des produits à base de platinum[9].

Activité[modifier | modifier le code]

Depuis 1998 son siège social est basé à Londres. Il se trouvait auparavant à Johannesburg.

Filiales[modifier | modifier le code]

Le groupe possède 50 % du capital de Tarmac (G.-B.) et de Copebras (Brésil). Il est aussi propriétaire à 85 % de De Beers.

Sa filiale Anglo American Platinum (filiale à 80%) est le premier producteur mondial de platinum, malgré un recul de 20 % de son chiffre d'exploitation en 2014 à la suite de grèves prolongées[10].

Anglo American possède 50,1% des mines de cuivre de Los Bronces au Chili, aux côtés des japonais Mitsui et Mitsubishi, une filiale qui a été également impactée par de forts mouvements sociaux en 2014[11].

Au sud-est du Brésil, Anglo American possède la mine de minerai de fer de Minas-Rio, un lieu de production dont la construction a couté 8,8 milliards de dollars au groupe[12].

Controverses[modifier | modifier le code]

Le groupe Anglo American a été vivement critiqué en août 2007 par l'ONG britannique War on Want pour son dossier peu reluisant en droits humains. Selon un rapport de l'ONG, Anglo American serait coupable d'évictions massives aux Philippines et en Afrique du Sud et de pratiques environnementalement destructrices au Ghana et au Mali[13].

La holding britannique a aussi été critiquée en 2007 par divers groupes environnementaux pour son rôle dans le développement de Pebble Mine, en Alaska. Selon les opposants au projet, le complexe minier risque de grandement modifier l'environnement de la région de Bristol Bay en bloquant le frayage de la plus grande population restante de saumons rouges au monde[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Anglo American appoints Mark Cutifani as Chief Executive » (consulté le 03/12/2014)
  2. « At a glance », Anglo American plc (consulté le 03/12/2014)
  3. [PDF] (en) Preliminary Results 2012
  4. D.R. Congo: Gold Fuels Massive Human Rights Atrocities, Leading international corporations established links to warlords, Human Rights Watch, 2 juin 2005
  5. « Mondi demerger from Anglo American gets go-ahead from High Court » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  6. « Industrie minière - Anglo American rejette la proposition de fusion de Xstrata » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), juin 2009. Consulté le 23 juin 2009
  7. (en) Brad Wieners, « Why Miners Walked Away From the Planet's Richest Undeveloped Gold Deposit », Bloomberg Businesswee,‎ 27 septembre 2013 (lire en ligne)
  8. (en) Ed Stoddard, Zandi Shabalala, Amplats to sell strike-hit South African mines, Reuters, 21 juillet 2014
  9. (en) James Wilson, « Anglo American behind $100m platinum fund », sur Financial Times,‎ 23 novembre 2014
  10. « Afrique du Sud : Anglo American Platinum prévoit un bénéfice 2014 en recul de 20 % », sur Jeune Afrique,‎ 1er décembre 2014
  11. (en) « Anglo American’s Los Bronces mine in Chile hit by strike », sur Mining.com,‎ 28 novembre 2014
  12. (en) Paul Kiernan, « Anglo American’s Troubled Brazil Mine Finally Ships Iron Ore », sur The Wall Street Journal,‎ 3 novembre 2014
  13. Anglo American: The Alternative Report
  14. The Washington Post, « Alaskans Weigh the Cost of Gold » (consulté le 27 décembre 2007)

Liens externes[modifier | modifier le code]