Anglo American

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Anglo American plc

Description de l'image  Anglo american logo.gif.
Dates clés 1917 : Création
Personnages clés Sir John Parker (président du conseil)
Mark Cutifani (CEO)[1]
Forme juridique Société à capital ouvert (LSE : AAL)
Siège social Drapeau de Grande-Bretagne Londres (Royaume-Uni)
Activité Mine
Produits Or
Platine
Diamants
charbon
Minéraux
métaux ferreux
métaux industriels
Effectif 100 000 (en 2011)[2]
Site web angloamerican.com
Chiffre d’affaires 28,761 milliards USD (2012)[3]

Anglo American plc (LSE : AAL) est une holding britannique principalement active dans la production et la transformation minière. Fondée en Afrique du Sud comme une entreprise minière, elle se diversifie depuis quelques années.

Description[modifier | modifier le code]

Depuis 1998 son siège social est basé à Londres. Il se trouvait auparavant à Johannesburg.

Histoire[modifier | modifier le code]

Elle est issue du Anglo American Corporation fondé en 1917 par Sir Ernest Oppenheimer. Le nom rappelle les pays d'où le financement initial provenait. En 1999, après la fusion avec Minorco, elle se renomme Anglo American. Les opérations minières sur l'or font maintenant partie du spin off AngloGold, qui fusionne plus tard avec Ashanti Goldfields Corporation pour devenir AngloGold Ashanti.

En juin 2005, elle est dénoncée par Human Rights Watch pour des atrocités commises au Congo-Kinshasa[4].

En 2007, Anglo American scinde ses activités "papier et emballage" de sa filiale, Mondi, qui devient indépendante[5].

En 2009, suite à la crise économique de 2008, Anglo American a réduit fortement sa production. En février 2009, elle a mis en place un plan de restructuration prévoyant notamment la suppression de 19 000 postes de par le monde. En juin 2009, malgré sa situation précaire, elle a rejeté une offre de fusion avec Xstrata, dont la valeur est estimée à environ 41 milliards £[6].

En juillet 2014, Anglo American annonce son souhait de se détacher de plusieurs mines de platines, notamment celles nécessitant le plus de main d'oeuvre, en Afrique du Sud après d'importantes grèves dans le pays dans le secteur. Ce qui représenterait près d'un quart de sa production de platine[7].

Filiales[modifier | modifier le code]

Le groupe possède 50 % du capital de Tarmac (G.-B.) et de Copebras (Brésil). Il est aussi propriétaire à 45 % de De Beers.

Le groupe s'est séparé en juillet 2007 de sa division papier et emballage, et a réduit en octobre 2007 sa participation dans sa filiale de production d'or Anglogold Ashanti à 17,3 % contre 41,6 % auparavant.

Controverses[modifier | modifier le code]

Le groupe Anglo American a été vivement critiqué en août 2007 par l'ONG britannique War on Want pour son dossier peu reluisant en droits humains. Selon un rapport de l'ONG, Anglo American serait coupable d'évictions massives aux Philippines et en Afrique du Sud et de pratiques environnementalement destructrices au Ghana et au Mali[8].

La holding britannique a aussi été critiquée en 2007 par divers groupes environnementaux pour son rôle dans le développement de Pebble Mine, en Alaska. Selon les opposants au projet, le complexe minier risque de grandement modifier l'environnement de la région de Bristol Bay en bloquant le frayage de la plus grande population restante de saumons rouges au monde[9].

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Anglo American appoints Mark Cutifani as Chief Executive » (consulté le 18 juillet 2013)
  2. « At a glance », Anglo American plc (consulté le 31 août 2010)
  3. [PDF] (en) Preliminary Results 2012
  4. Human Rights Watch, D.R. Congo: Gold Fuels Massive Human Rights Atrocities, Leading international corporations established links to warlords, 2 juin 2005
  5. Mondi demerger from Anglo American gets go-ahead from High Court
  6. AFP, « Industrie minière - Anglo American rejette la proposition de fusion de Xstrata », Le Devoir,‎ 23 juin 2009 (lire en ligne)
  7. Amplats to sell strike-hit South African mines, Ed Stoddard et Zandi Shabalala, Reuters, 21 juillet 2014
  8. Anglo American: The Alternative Report
  9. The Washington Post, « Alaskans Weigh the Cost of Gold » (consulté le 27 décembre 2007)