Feurs

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Feurs
Feurs avec au premier plan la statue de Michel Combes
Feurs avec au premier plan la statue de Michel Combes
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Montbrison
Canton Feurs
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de Feurs en Forez
Maire
Mandat
Jean-Pierre Taite
2014-2020
Code postal 42110
Code commune 42094
Démographie
Gentilé Foréziens
Population
municipale
7 922 hab. (2011)
Densité 325 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 44′ 30″ N 4° 13′ 36″ E / 45.7416666667, 4.2266666666745° 44′ 30″ Nord 4° 13′ 36″ Est / 45.7416666667, 4.22666666667  
Altitude Min. 327 m – Max. 366 m
Superficie 24,39 km2
Localisation

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Feurs

Feurs est une commune française située dans le département de la Loire en région Rhône-Alpes.

Les habitants de Feurs sont les Foréziens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Feurs est située en plein cœur de la plaine du Forez, dans le département de la Loire (42). Elle est considérée comme la capitale du Forez.

Histoire[modifier | modifier le code]

Feurs est la contraction de Forum Segusiavorum (« Marché des Ségusiaves »), la capitale des Ségusiaves à l'époque gallo-romaine, elle est signalée par Ptolémée et apparaît sur la table de Peutinger. Elle a donné son nom au Forez.

Ont été mis au jour un théâtre, des égouts, des bornes milliaires, des inscriptions, des statuettes et des poteries qui témoignent de l'importance, à cette époque, de la ville, située à proximité d'importantes voies romaines.

La ville de Feurs dans l'armorial de Guillaume Revel.

Une église sous le vocable de saint Baudile y est signalée en 960. Une deuxième dédiée à la Vierge apparaît dans les textes en 1001.

Le château de Feurs est signalé en 1246.

Au Moyen Âge, la ville n'avait pas de pont sur la la Loire mais il existait un port à Feurs même (953) et un autre tout proche à Randans (1060).

Sous la Révolution, le tribunal révolutionnaire dirigé par Claude Javogues fit de nombreuses victimes. La Révolution fut très active et les horreurs de la guillotine marquèrent ses habitants. Les 80 victimes du Tribunal révolutionnaire furent presque toutes exécutées à l'emplacement de la chapelle des Martyrs. La chapelle des martyrs fut érigée plus tard par le maire Pierre-Marie d'Assier en 1826.

Elle fut pendant un court moment chef-lieu du département de la Loire de 1793 à 1795.

Elle eut un des premiers chemins de fer : la 3e ligne de France Andrézieux - Roanne ouvre sa 1re section le 1er août 1832 entre Saint-Bonnet-les-Oules et Balbigny. C'est à Feurs, qui se trouve sur cette section, que sont installés les ateliers de la compagnie qui construiront plusieurs locomotives sous les ordres de l'ingénieur Régnié.

Feurs est, aujourd'hui, définitivement tournée vers Saint-Étienne, une ville-modèle pour elle. Cependant, Feurs tente depuis de nombreuses décennies d'exploiter sa position de carrefour entre les métropoles de Clermont-Ferrand et Lyon pour l'axe ouest-est, et entre Roanne et Saint-Étienne, pour l'axe nord-sud.

Les sites d'intérêt archéologique sont nombreux mais tous sont découverts au cours des différents travaux sur la commune.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Feurs (Loire).svg

Les armoiries de Feurs se blasonnent ainsi :

D'or au pot de sable enflammé de gueules.

Devise : « forum segusiavorum ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1855 1865 Auguste Broutin Parti de l'Ordre  
1878 1881 C Pariat    
1881 1891 Jean-Marie Nigay    
1891 1896 Félix Nigay    
1896 1900 Charles Dorian    
1900 1904 Joseph Ory    
1904 1908 Joannès Mollon    
1908 1912 Joseph Ory    
1912 1940 Antoine Drivet PRRRS Parlementaire
1940 1944 Charles Maxime Geny DVD  
1953 1974 Félix Nigay DVD  
1974 1977 Maurice Desplaces DVD  
1977 2001 André Delorme DVD  
2001 2008 Benoît Gardet DVG  
2008 en cours Jean-Pierre Taite DVD Président de la communauté de communes, conseiller régional
L’hôtel de ville

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune de Feurs sont les suivantes :

Élection Territoire Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Municipales Feurs Maire Jean-Pierre Taîte 2008 2014
Cantonales Feurs Conseiller général Henri Nigay 27 mars 2011 2015
Législatives 6e circonscription Député Paul Salen 10 juin 2012 juin 2017
Régionales Rhône-Alpes Président du conseil régional Jean-Jack Queyranne 2 avril 2004 2015
Présidentielles France Président de la République François Hollande 6 mai 2012 mai 2017
Autres résultats : Élections à Feurs

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 922 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 600 1 796 1 837 1 937 2 240 2 571 2 646 2 816 2 943
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 894 2 823 3 060 3 048 3 216 3 249 3 451 3 492 3 719
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 766 3 983 3 995 3 956 4 337 4 561 4 759 5 194 5 381
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
6 272 6 649 8 017 8 012 7 803 7 669 7 408 7 380 7 921
2011 - - - - - - - -
7 922 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Sports[modifier | modifier le code]

Le club de basket-ball nommé les Enfants du Forez qui évolue en Nationale 2 pour la saison 2013-2014.

Le club de football nommé l'US Feurs qui évolue en CFA 2 pour la saison 2012-2013.

Le club de rugby nommé Le Rugby Club Forézien.

Le club de vélo Vélo Club Feurs Balbigny qui est affilié à la fédération Française de Cyclisme et à la Fédération Sportive et Gymnique du travail.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voies[modifier | modifier le code]

227 odonymes recensés à Feurs
au 19 avril 2014
Allée Ave. Bld Carr. Chemin Cité Clos Imp. Montée Pass. Place Pont Route Rue Ruelle Sentier Square Autres Total
4 [N 1] 1 [N 2] 8 1 [N 3] 19 1 [N 4] 0 23 0 0 10 [N 5] 0 9 125 [N 6] 0 0 0 26 [N 7] 227
Notes « N »
  1. Allée de la Loise, Allée du Bois, Allée du Château et Allée du Parc.
  2. Avenue Jean Jaurès.
  3. Carrefour de la Libération.
  4. Cités Rousson.
  5. Dont Place du 11-Novembre.
  6. Dont Rue du 8-Mai et Rue du 19-Mars-1962.
  7. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, parcs, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap

Édifices et sites[modifier | modifier le code]

La gare
Loise
  • Musée d'Assier d'archéologie, 3 rue Victor de Laprade.
  • La chapelle des martyrs, construite en mémoire des victimes guillotinées au cours de la Révolution de 1789. Des personnes y furent guillotinées et fusillés.
  • La « Font qui pleut », fontaine dont l'origine se perd dans la nuit des temps. Une source d'eau gazeuse est mentionnée par Auguste Broutin dans son ouvrage "Histoire de la ville de Feurs et de ses environs" dans le quartier du chemin des quatre.
  • Le Forum romain sur la place de la poste (vestige).
  • Les Jacquemart de l'église Notre-Dame de Feurs.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Olching est situé à environ 20 km à l'ouest de Munich, en Bavière.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Valette, Forum Segusiavorum. Le cadre urbain d'une ville antique (Ier s. - IIIe s.), Paris, diff. De Boccard, 1999, 244 p., ill.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]